Communiqués de presse

Environnement : la science contre-attaque !

Le 14 mars 2012 | Affiché dans

Les experts scientifiques bénévoles de la Fondation David Suzuki prennent la parole pour remettre la science au cœur des discussions environnementales

Montréal- C'est à la Maison du développement durable de Montréal aujourd'hui à 12 h 30 que le Cercle scientifique la Fondation David Suzuki a tenu une table ronde animée par Mathieu-Robert Sauvé, Président de l'Association des communicateurs scientifiques du Québec, afin de discuter du rôle de la science dans les débats environnementaux. L'événement, organisé par la Fondation David Suzuki, se tenait dans le contexte de la censure récente imposée aux scientifiques par Ottawa. Ces scientifiques bénévoles, membres du Cercle scientifique David Suzuki, mettent leurs connaissances et expertises au service de la communauté et des médias, afin de redonner à la science la place qui lui revient dans nos débats publics.

Parmi les membres du Cercle présents à la table ronde se trouvaient le Dr François Reeves, cardiologue et auteur du livre Planète Cœur, Jérôme Dupras, spécialiste en économie écologique et bassiste du groupe Les Cowboys Fringants, Thomas Gervais, spécialiste en génie biologique et animateur de l'émission « Le Code Chastenay » diffusé à Télé-Québec, Diane Bastien, spécialiste en génie du bâtiment, Marie-Christine Dubé, spécialiste en écologie et biodiversité, et Jonathan Verreault, spécialiste en toxicologie de l'environnement

Ces experts, provenant de domaines variés allant du génie du bâtiment, à la chimie environnementale, en passant par l'économie écologique et jusqu'à la médecine, ont à cœur la science et la diffusion d'information claire et précise au grand public, ce qui est de plus en plus difficile au pays dans les dernières années. Rappelons que la revue prestigieuse Nature a récemment publié un article dénonçant le musèlement des scientifiques au pays.

« Peu importe les censures imposées par Ottawa, les scientifiques d'un bout à l'autre du pays, ont le devoir de partager leurs connaissances afin de s'assurer que le public et les médias soient bien informés des enjeux qui affectent leur environnement et leur santé, et que les politiques publiques soient fondées sur la science », affirme Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « Notre qualité de vie et celle des générations à venir dépend en grande partie de cette diffusion d'information essentielle; la Fondation David Suzuki est donc fière d'offrir aux scientifiques une plateforme publique pour s'exprimer ouvertement », renchérit-il.

« La science ne progresse que dans la vérité et la transparence », ajoute le Dr François Reeves, membre du Cercle scientifique depuis quelques années. « Pour citer le Chevalier François de Haddock (personnage dans le livre Le Secret de la Licorne de Hergé) : "Car c'est de la lumière que viendra la lumière" », conclut-il.

Dans le but de poursuivre l'échange entre expert et public, un membre du Cercle scientifique offre gratuitement tous les mois une conférence faisant un lien entre son domaine d'expertise et l'environnement. Ces rencontres sont un lieu privilégié et accessible à tous pour mieux comprendre les enjeux environnementaux sous un autre angle et pour échanger sur des thématiques scientifiques, afin d'acquérir et de partager de nouvelles connaissances, sans restriction ni censure. Ces conférences sont aussi accessibles gratuitement en direct sur Internet pour tous les membres de la Fondation David Suzuki. Le Cercle offre aussi au public plusieurs options de conférences dont on peut en faire la demande sur le site Web de la Fondation.

Pour de plus amples renseignements sur le Cercle scientifique, qui célèbre cette année son deuxième anniversaire, visitez le site Web de la Fondation David Suzuki

—30 —

Sources :

Manon Dubois Crôteau, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki : 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Adoption du premier Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) à la CMM

Le 12 mars 2012 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki salue l'entrée en vigueur de ce plan tant attendu et appelle tous les acteurs à doter dès maintenant le grand Montréal d'une ceinture et trame verte et bleue

Montréal- La Fondation David Suzuki se réjouit de l'adoption du tout premier Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) annoncé aujourd'hui par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, monsieur Laurent Lessard et le maire de Montréal et président de la CMM, monsieur Gérald Tremblay. Ce tout premier plan permettra un virage important en matière d'aménagement et de développement durable sur le territoire de la CMM, en faisant plus de place au transport collectif, en mettant l'emphase sur la densification du territoire et en établissant une trame verte pour le Grand Montréal.

Pour le directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand, le PMAD est d'autant plus attrayant de par la volonté clairement exprimée de définir et créer une ceinture et trame verte et bleue pour le Grand Montréal. « Beaucoup de citoyens et de groupes environnementaux, dont la Fondation David Suzuki, ont vu leur appel pour la création d'une trame verte et bleue entendu, ce qui est une excellente nouvelle en soi », d'affirmer monsieur Mayrand. « Cette volonté doit toutefois se traduire dès maintenant par une mobilisation de tous les acteurs pour la création rapide de cette infrastructure qui permettra de protéger et mettre en valeur les écosystèmes du Grand Montréal qui contribuent à la qualité de vie et à la santé des citoyens », ajoute-t-il.

La Fondation David Suzuki déplore cependant que la demande de gel du territoire agricole pour les 20 prochaines années n'a finalement été adoptée que pour cinq ans, mettant ainsi en péril la pérennité des terres agricoles de la CMM, parmi les plus fertiles au Québec, et un maillon essentiel de la trame verte et bleue. « Il est absolument essentiel que l'on mette un terme à la spéculation effrénée qui met de ces terres en péril, en gelant dès maintenant et pour vingt ans le périmètre agricole », a-t-il poursuivi.

Afin de contribuer au grand chantier qui permettra de créer une trame verte et bleue dans le grand Montréal, la Fondation David Suzuki publiera bientôt deux rapports portant d'une part sur la création d'une trame verte et bleue pour le Grand Montréal et d'autre part sur la valeur des biens et services écologiques que procurent cette trame verte et bleue à la collectivité montréalaise. Ces rapports paraîtront en mai 2012. « Les terres agricoles et les milieux naturels du Grand Montréal regroupent les écosystèmes les plus riches du Québec en terme de biodiversité, et ont donc une grande valeur écologique » d'enchérir Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « Ces écosystèmes procurent à la collectivité montréalaise des biens et services d'une valeur de plusieurs milliards de dollars annuellement. Il nous faut donc les préserver dès maintenant » conclut, monsieur Toussaint.

— 30 —
Source :

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514-679-0821/ mdubois@davidsuzuki.org

Interpellation au Sénat et communiqué de presse antidémocratiques

Le 9 mars 2012 | Affiché dans

Montréal- Une interpellation inconsidérée et réclamée à la hâte au Sénat ainsi qu'un communiqué de presse provenant du sénateur Larry W. Smith révèlent un effort concerté pour étouffer une conversation intelligente et démocratique sur les solutions à nos défis communs en matière d'environnement, de santé et d'énergie, selon la Fondation David Suzuki.

L'interpellation, aux frais des contribuables, au sujet du financement international des organisations environnementales et le communiqué de presse intitulé « Les fondations étrangères sont une menace pour la souveraineté économique du Canada », sont trompeurs et apportent peu au dialogue national sur des enjeux cruciaux.

« Associer les montants relativement faibles que les organisations environnementales du Canada reçoivent de sources internationales à une sorte de complot radical et à une menace contre la souveraineté canadienne porte préjudice à tous les Canadiens et Canadiennes », affirme Peter Robinson, chef de la direction de la Fondation David Suzuki. « Plus de 90 pour cent du financement de la Fondation David Suzuki provient de donateurs canadiens qui ont à cœur l'avenir du pays, et nous sommes transparents à propos de notre financement. »

Le gouvernement, les sénateurs et, en réalité, tous les Canadiens et les Canadiennes devraient se soucier davantage du fait que le financement privé des lobbys du monde des affaires soit invisible au public. La Fondation David Suzuki s'inquiète aussi de ce que les organismes écologiques sont ciblés, en vertu d'une conviction erronée selon laquelle ces organismes s'écarteraient des intérêts de la population canadienne que les sénateurs ont le mandat de représenter. Jamais nous n'exigerions que le financement des nombreuses autres organisations canadiennes qui partagent le même statut caritatif que les ONGE (organisations non gouvernementales de l'environnement) soit restreint.

« Tout comme nous applaudissons les Canadiens et les Canadiennes qui appuient des activités caritatives menées à l'étranger, des secours après un tremblement de terre à l'aide alimentaire et aux enjeux de conservation, nous félicitons tous ceux qui travaillent pour que le Canada joue un rôle prépondérant dans la protection des écosystèmes dont la communauté mondiale dépend pour sa subsistance et sa survie », commente M. Robinson.

Les organismes de charité prennent une part essentielle à la discussion démocratique dans ce pays, en fournissant de l'information exacte et en temps opportun. Les gouvernements ont besoin de cette information pour formuler des politiques reflétant fidèlement les différents besoins et opinions de leurs citoyens. Le Canada est fondé sur des principes démocratiques et la liberté d'expression. Le fait que les organismes de bienfaisance soient autorisés à participer aux activités et aux revendications politiques contribue de façon non négligeable au bon fonctionnement de la démocratie.

En outre, le communiqué de presse du sénateur Smith est truffé d'erreurs. Son affirmation au sujet de la baisse des revenus de la pêche aux saumons révèle une confusion entre la pêche et l'élevage des saumons. En fait, la plus grande part de la baisse des revenus tirés de la pêche aux saumons est attribuée à l'effondrement rapide des cours mondiaux du saumon, qui s'est produit lorsque les saumons d'élevage ont saturé le marché dans les années 1990. Si le sénateur voulait plutôt s'exprimer à propos des baisses de revenu éprouvées par les salmoniculteurs, il devrait savoir qu'elles sont causées par l'industrie salmonicole du Chili, dont l'offre a inondé le marché, et par les crises économiques mondiales plutôt que par des préoccupations environnementales.

« Suggérer qu'une brochure imprimée en 2000 puisse être liée au cours des produits agricoles sur le marché instantané en 2009, c'est s'éloigner de toute analyse économique crédible dont nous ayons eu connaissance », ajoute Peter Robinson.

La brochure de la Fondation David Suzuki intitulée Why You Shouldn't Eat Farmed Salmon a été publiée il y a plus d'une décennie, et sa production n'a pas coûté 1,5 million de dollars. Elle a été réalisée dans le cadre d'un programme de recherche pluriannuel sur l'aquaculture, un travail qui a évolué considérablement depuis. Tout comme les études menées par d'autres organismes, cette recherche a mis au jour les problèmes chroniques que les entreprises de pisciculture à enclos ouverts causent aux populations de saumons sauvages.

« Nous ne réclamons pas la fin de la pisciculture, affirme Jay Ritchlin, directeur du Programme de conservation des espèces marines à la Fondation David Suzuki. Nous avançons que les preuves scientifiques étayées montrent qu'il faut remplacer ces méthodes par des systèmes fermés qui ne nuisent pas aux environnements marins locaux. »

M. Robinson ajoute : « Ce communiqué de presse et l'interpellation du Sénat font partie d'une tentative mal avisée, illogique et malhonnête d'étouffer la participation démocratique aux discussions au sujet du bien-être et de l'avenir de notre pays et de ses citoyens. Nous sommes ouverts à un dialogue constructif — à propos du financement, de la politique et de l'intérêt national. Comme de nombreux Canadiens et Canadiennes de tous les horizons, nous nous opposons absolument à toute atteinte aux droits légitimes et démocratiques des citoyens de s'exprimer et d'être entendus, ainsi qu'à leurs droits d'être informés et de discuter des enjeux essentiels à tous les Canadiens. »

—30 —
Sources :

Manon Dubois Crôteau, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki : 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Pesticides utilisés à des fins esthétiques: Québec doit rattraper son retard

Le 5 mars 2012 | Affiché dans

86 % des Québécois souhaitent un renforcement du Code de gestion des pesticides

Montréal- Le Québec, pionnier en 2003 avec l'adoption du Code de gestion des pesticides, a maintenant été dépassé par d'autres provinces en matière de réglementation des pesticides utilisés à des fins esthétiques (i.e. aménagements paysagers et surfaces gazonnées) et doit rattraper son retard, d'après une coalition de groupes de défense de l'intérêt public. De plus, selon un récent sondage Léger Marketing, 86 % des Québécois sont d'accord à ce que le Québec autorise seulement la vente et l'usage de pesticides à faible impact comme en Ontario et en Nouvelle-Écosse.

La Fondation David Suzuki, Équiterre, Nature Québec, Option consommateurs et l'Association Canadienne des Médecins pour l'Environnement ont écrit dernièrement au ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec, M. Pierre Arcand, afin de lui faire part de leurs attentes face à la révision du Code de gestion des pesticides.

Ces organisations se réjouissent que le ministère ait entrepris de réviser le Code, dont le contenu sera présenté d'ici quelques semaines.

Ces organisations estiment que Québec doit regagner sa position de chef de file en matière d'encadrement des pesticides utilisés à des fins esthétiques en renforçant son Code de manière à assurer une protection pour la santé et l'environnement qui soit équivalente aux politiques en vigueur en Ontario et en Nouvelle-Écosse.

« Un Code de gestion remis à niveau devrait interdire la vente et l'usage de tout pesticide utilisé à des fins esthétiques, sauf s'il est démontré qu'ils se conforment à des critères de faible impact, comme c'est le cas en Ontario et en Nouvelle-Écosse», explique Sidney Ribaux d'Équiterre. Actuellement, le Code de gestion du Québec interdit une vingtaine d'ingrédients actifs utilisés pour l'entretien des pelouses, alors qu'en Ontario près de 100 ingrédients actifs sont bannis et l'interdiction couvre aussi tout élément d'un aménagement paysager.

« Une approche de précaution s'impose. Les exemptions ne doivent pas devenir la règle et doivent permettre l'utilisation des pesticides qui ne se conforment pas à des critères de faible impact seulement s'il est démontré que la protection de la santé et de la sécurité publique est en jeu » fait valoir Christian Simard de Nature Québec.

« Il est essentiel que Québec mette à profit les récents développements dans les autres provinces en matière d'encadrement des pesticides utilisés à des fins esthétiques et ainsi, qu'il offre aux Québécois une protection équivalente à celle dont peuvent bénéficier les Ontariens et les Néo-écossais » affirme Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki. En outre, Québec jouirait de la faveur du public en posant ce geste.

Autre problème : « dans la situation actuelle, des villes comme Montréal, qui ont adopté une règlementation interdisant l'usage de tout pesticide autres que ceux à faible impact, peuvent retrouver en vente libre sur leur territoire des pesticides qu'elles ont interdits, mais que le gouvernement du Québec a autorisés », renchérit Caroline Arel d'Option consommateurs.

« Selon nous, l'usage de pesticides à des fins esthétiques expose inutilement la population à des risques pour leur santé et l'environnement. Et le Québec, encore une fois, peut montrer la voie à suivre », conclut Dr Éric Notebaert de l'Association Canadienne des Médecins pour l'Environnement et membre du Cercle scientifique de la Fondation David Suzuki.

— 30 -


Pour consulter la lettre envoyée au ministre de l'Environnement : http://www.equiterre.org/publication/lettre-au-ministre-de-lenvironnement-du-quebec-code-de-gestion-des-pesticides-2012


Pour informations :

Émilie Vallières, Agente de relations médias
Équiterre
514 522-2000, poste 291 / cellulaire 514 605-2000 / evallieres@equiterre.org

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514 679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Mylène Bergeron, Coordonnatrice aux communications et aux sollicitations

Nature Québec
418 648-2104, poste 2074 / cellulaire 418 931-1131 / communications@naturequebec.org

Trois grandes îles de la rivière des Mille-Îles

Le 27 février 2012 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki accueille favorablement la mise en réserve et encourage le gouvernement du Québec à agir diligemment pour la création d'une aire protégée

Montréal — Le gouvernement du Québec a annoncé aujourd'hui la mise en réserve pour fins publiques de trois îles de la rivière des Mille-Îles : les îles Saint-Joseph, aux Vaches et Saint-Pierre. La Fondation David Suzuki accueille favorablement cette mise en réserve qui met temporairement terme à la spéculation immobilière qui menaçait les îles et leurs riches écosystèmes. La Fondation David Suzuki rappelle cependant que la mise en réserve de ces îles n'est qu'une première étape et encourage le gouvernement du Québec à agir avec diligence pour acquérir ces îles et leur conférer le statut d'aire protégée.

« Les trois grandes îles de la rivière des Mille-Îles font l'objet de spéculation depuis longtemps. En annonçant leur mise en réserve, la gouvernement lance un signal fort pour leur protection », a affirmé Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Ces îles sont une des pièces importantes de la trame verte et bleue du grand Montréal, tant par leur localisation que par la grande richesse de leurs écosystèmes. Il est essentiel de les protéger », a-t-il ajouté.

Rappelons que la Fondation David Suzuki, comme de nombreuses autres organisations, souhaite la création d'une trame verte et bleue dans le Grand Montréal, c'est-à-dire un réseau intégré de milieux naturels reliés par des corridors et permettant de freiner le déclin des écosystèmes de la région. Le nouveau Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) adopté par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) en décembre dernier prévoit la création d'une telle trame verte et bleue.

« Peu de gens réalisent que la biodiversité la plus riche au Québec se retrouve dans le sud-ouest de la province autour de Montréal. C'est également dans cette région que l'on retrouve le plus grand nombre d'espèces menacées », a expliqué le Dr Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « En raison de l'étalement urbain, à chaque année, nous perdons 1,8 % des milieux naturels du Grand Montréal. À ce rythme, il ne restera pratiquement plus rien dans une génération », a-t-il ajouté.

Pour plus d'Information : http://www.davidsuzuki.org/fr/publications/rapports/2011/decouvrir-notre-vraie-nature/

— 30 —

Renseignements : Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 | mdubois@davidsuzuki.org

Réfection de Gentilly-2 : Un éléphant blanc aux dépens des contribuables québécois

Le 22 février 2012 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki déplore que le milieu des affaires se mobilise en faveur d'un gaspillage inutile de fonds publics

Montréal — Le gouvernement du Québec doit décider ce printemps s'il va procéder à la réfection ou au démantèlement de la centrale Gentilly-2 qui arrive au terme de sa vie utile. Alors que les élus et la communauté d'affaires du Centre du Québec se mobilisent pour soutenir l'injection massive de fonds publics dans la réfection de cette centrale, la Fondation David Suzuki met en garde le gouvernement contre les risques importants de dérapages financiers d'une telle décision.

« Il est étonnant qu'en ces temps d'austérité budgétaire, les milieux d'affaires soient en faveur d'une aventure financière qui risque d'avoir des répercussions majeures sur les finances d'Hydro-Québec et sur les tarifs d'électricité des Québécois », a déclaré Karel Mayrand, directeur général pour le Québec à la Fondation David Suzuki.

La Fondation David Suzuki rappelle que la réfection de la centrale de Pointe Lepreau au Nouveau-Brunswick, centrale jumelle de Gentilly II, accuse des retards et des dépassements de coûts importants, ce qui est la règle générale dans l'industrie nucléaire. De plus, les nouvelles normes de sécurité exigées après la catastrophe de Fukushima font déjà augmenter les coûts de construction des centrales nucléaires partout à travers le monde.

« Le Québec jouit présentement de confortables surplus énergétiques. Il n'y a aucune nécessité de procéder à la réfection de Gentilly II » a mentionné Karel Mayrand. « Dans ce contexte, Gentilly II risque d'être un éléphant blanc coûteux et sous-utilisé, un stade olympique dans le secteur énergétique ».

La Fondation David Suzuki rappelle que plusieurs pays, dont l'Allemagne, l'Italie et la Suisse, ont annoncé l'abandon de l'énergie nucléaire. En développant une expertise dans le déclassement de la centrale Gentilly -2, le Québec pourrait maintenir la majorité des emplois à la centrale et développer une expertise de pointe, et ce, sans refiler à la prochaine génération la facture du démantèlement de cette infrastructure désuète.

— 30 —

Pour plus de renseignements, joindre :

Nadine Légaré, coordonnatrice des communications, Fondation David Suzuki, nlegare@davidsuzuki.org
514-871-4932 poste 1455
Cellulaire : 514-679-0821

Old Harry : les intérêts privés priment sur les intérêts publics

Le 30 janvier 2012 | Affiché dans

La Coalition Saint-Laurent dénonce le traitement de faveur accordé à Corridor Resources

Îles-de-la-Madeleine — Alors que la Coalition Saint-Laurent, à l'instar de très nombreux groupes autour du golfe, demande sans succès un moratoire pour l'ensemble du golfe du Saint-Laurent, notamment sur le projet Old Harry, c'est la compagnie Corridor Resources qui obtient des privilèges du gouvernement fédéral et de celui de Terre-Neuve.

La Coalition Saint-Laurent juge inacceptable le délai de deux ans accordé en catimini à Corridor Resources le 23 novembre 2011. Corridor Resources a maintenant jusqu'au 15 janvier 2015 pour débuter son forage controversé à Old Harry, un changement approuvé par le ministre fédéral des Ressources naturelles, M. Joe Oliver, ainsi que par son homologue à Terre-Neuve, M. Jerome Kennedy. À l'origine, la compagnie était dans l'obligation de commencer à forer un puits avant le 15 janvier 2013 sous peine de perdre son permis. Or, craignant de ne pouvoir y arriver à cause des consultations publiques prévues par M. Bernard Richard, Corridor a demandé un report de la date fatidique, ce qui lui a été accordé.

« En principe, Corridor Resources pouvait obtenir une extension d'une année supplémentaire de son délai de forage moyennant un dépôt de 1 million $. La compagnie a carrément contourné cette clause de son permis avec l'approbation des ministres fédéral et provincial des ressources naturelles et ce sans que l'Office Canada-Terre-Neuve sur les hydrocarbures extracôtiers (l'Office) n'en avise le public », de dénoncer Danielle Giroux, présidente d'Attention FragÎles et porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

Malgré ce délai de deux ans, Corridor Resources craint toujours de ne pouvoir débuter son forage avant la date butoir du 15 janvier 2015. Pour éviter de perdre son permis, la compagnie demande un nouveau sursis au gouvernement. Cette fois, Corridor Resources demande un gel temporaire de son permis, le temps que soit complétée la mise à jour de l'évaluation environnementale stratégique (ÉES) dans la portion terre-neuvienne du golfe. Comme il l'a affirmé en entrevue récemment, le président de Corridor Resources craint que cette évaluation environnementale stratégique ne l'empêche de réaliser son forage à temps.

Le but d'une évaluation environnementale stratégique (ÉES) est de fournir une vision globale et de paver la voie aux éventuelles évaluations environnementales de projet (ÉEP), dans ce cas-ci le projet Old Harry. Or, l'Office est présentement en train de réaliser les deux processus (ÉES et ÉEP) en même temps, une situation tout à fait illogique. La Coalition Saint-Laurent dénonce ce fait et est d'avis que toute évaluation environnementale de projets, tel que Old Harry, ne devrait débuter qu'après les conclusions de l'ÉES en cours, dans la partie terre-neuvienne du golfe.

« Le golfe du Saint-Laurent est un écosystème unique et fragile qui mérite d'être adéquatement protégé avec une vision globale et unifiée. La multiplication des évaluations environnementales partielles, à droite et à gauche, ÉES2 au Québec, ÉES à Terre-Neuve, évaluation du projet Old Harry, ne fait que semer la confusion en fragmentant le golfe et en le regardant avec des œillères. Nous estimons que seule une commission d'examen fédérale, refusée par le ministre de l'Environnement Peter Kent en août dernier, couplée à un moratoire sur l'ensemble du golfe, peut fournir la vision intégrée qui fait cruellement défaut ces jours-ci », d'expliquer Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki.

« Au-delà des intérêts privés de Corridor Resources et au-delà des traitements de faveurs que la compagnie exige, ce sont plutôt les intérêts du public, entre autres des communautés côtières dépendantes de la santé du golfe, qui devraient primer » selon Sylvain Archambault, biologiste à la SNAP Québec.

- 30 -

La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non autochtones, provenant de 65 organismes et associations et 3 500 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Christian Simard, directeur général
Nature Québec
418-648-2104 ×2071 / direction@naturequebec.org

Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire
Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec (SNAP Québec)
418-686-1854 / sarchambault@snapqc.org

La Fondation David Suzuki, le Mouvement Desjardins et leurs partenaires donnent le coup d'envoi de la deuxième édition du Sommet de l'hiver

Le 16 janvier 2012 | Affiché dans

Trois jours de science, de culture et de sport au Carnaval de Québec pour protéger nos hivers

Québec — La Fondation David Suzuki, le Mouvement Desjardins et leurs partenaires ont dévoilé aujourd'hui à l'Hôtel de Glace la programmation de la deuxième édition du Sommet de l'hiver, qui se tiendra du 27 au 29 janvier 2012 dans le cadre du 58e Carnaval de Québec. Cet événement, qui comprendra une demi-journée de conférences scientifiques gratuites, une soirée gala haute en couleurs ainsi que trois matchs de hockey extérieur, a pour objectif de sensibiliser les citoyens et les visiteurs de la région aux impacts des changements climatiques sur nos hivers.

Les activités du Sommet de l'hiver 2012 sont l'occasion idéale pour tous de s'impliquer, peu importe l'âge ou les intérêts, et de célébrer en famille l'hiver, saison de plus en plus affectée par le réchauffement planétaire.

Ces activités, présentées par la Fondation David Suzuki et le Mouvement Desjardins, sont rendues possibles grâce à la collaboration de précieux partenaires dont l'Université Laval, Fairmont Le Château Frontenac, Le Soleil, le Carnaval de Québec, la Fondation Prince Albert II de Monaco-Canada et le Projet de la Réalité Climatique Canada d'Al Gore.

La Fondation David Suzuki et le Mouvement Desjardins sont fiers d'offrir aux citoyens de Québec une programmation dynamique et variée pour célébrer nos hivers tout en soulignant l'importance de les préserver. « Les hivers sont profondément ancrés dans notre histoire et notre identité, c'est donc dans l'intérêt collectif de vouloir les protéger. Avec un réchauffement qui atteindra deux degrés en 2020 au Québec, l'hiver est plus que jamais affecté par le réchauffement climatique », affirme Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki. « Les activités du Sommet, rendues possibles grâce à l'appui généreux du Mouvement Desjardins et de nos partenaires, sont un pas vers la sensibilisation du grand public et vers la recherche de solutions ».

Mme Pauline D'Amboise, vice-présidente Soutien à la coopération et secrétaire générale du Mouvement Desjardins, présentateur du Sommet de l'hiver et de son gala, souligne quant à elle l'appui constant et significatif de Desjardins aux opérations de la Fondation depuis son arrivée au Québec. « Nous appuyons la Fondation David Suzuki en raison de son apport tangible à la recherche et à la vulgarisation scientifique des enjeux du développement durable, dont celui des changements climatiques », explique-t-elle. « Cette collaboration s'appuie sur des valeurs communes et sur la conviction que c'est par la sensibilisation et l'éducation que nous pourrons susciter une prise de conscience et des changements de comportement. Nous croyons que ce sont les personnes et les collectivités qui doivent se prendre en charge pour soutenir une prospérité durable, respectueuse des personnes et de l'environnement ».

Pour souligner le volet scientifique, l'Université Laval accueillera les étudiants et le grand public au Centre des congrès afin que tous puissent assister gratuitement à des conférences scientifiques qui seront animées par Diane Martin, de l'émission « Retour sur le monde » de Radio-Canada à Québec, et qui incluront plusieurs personnalités de renom, dont le professeur de l'Université Laval, Louis Fortier, l'astronaute, Julie Payette, et l'explorateur, Bernard Voyer. « Pour une deuxième année, l'Université Laval est fière de collaborer au Sommet de l'hiver en offrant au grand public et aux membres de la communauté universitaire l'occasion d'assister à des conférences qui réuniront des scientifiques et des chercheurs de renom pour traiter des impacts des changements climatiques, notamment sur les collectivités. C'est également l'occasion pour notre établissement et nos chercheurs d'affirmer, une fois de plus, la position de leader de l'Université Laval en matière d'études nordiques, un enjeu de société incontournable pour les prochaines générations », de mentionner le recteur Denis Brière.

« Je vous encourage à participer nombreux aux activités extérieures et intérieures mises sur pied durant le Sommet de l'hiver. Nous désirons tous que cette saison demeure celle qui nous distingue et que les Québécois de toutes les régions et les visiteurs venus de partout puissent poursuivre avec nous la grande aventure carnavalesque », affirme Alain Winter, président du 58e Carnaval de Québec.

Robert Mercure, directeur général du Fairmont Le Château Frontenac, est quant à lui heureux d'appuyer le Sommet pour une deuxième année consécutive. « La contribution et l'implication des entreprises de Québec est essentielle pour la sensibilisation des citoyens et des visiteurs mais également pour la mise en place de pratiques éco-responsables qui auront des effets positifs sur les changements climatiques ».

«En tant que pays riche nous devons faire partie de la solution, non pas du problème. Il en va de l'héritage que nous souhaitons léguer aux générations futures », de rajouter Claude Gagnon, Président et éditeur du journal Le Soleil et Vice-président exécutif des journaux régionaux Gesca.

Selon Jean-Claude Bachand, président de la Fondation Prince Albert II de Monaco-Canada, le Sommet de l'hiver permet à tous et à toutes l'occasion de se joindre au mouvement pour la protection de nos hivers. « Notre Fondation est fière de soutenir la deuxième édition du Sommet de l'hiver, une occasion unique et conviviale pour les entreprises, les ONG, les étudiants et le grand public de se rassembler pour une cause qui nous touche tous : la protection de nos hivers contre les changements climatiques », conclue-t-il.

Pour plus d'information sur les activités du Sommet de l'hiver 2011 et les façons d'y participer, visitez le www.davidsuzuki.org/fr/sommet-hiver.

— 30 —

Renseignements :

Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 | manondubois@davidsuzuki.org

Adoption par Québec du règlement concernant le système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de GES.

Le 15 décembre 2011 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki salue le leadership du Québec dans la lutte aux changements climatiques

Montréal — La Fondation David Suzuki salue le leadership du Québec, qui vient d'annoncer l'adoption du Règlement concernant le système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de gaz à effet de serre (GES), qui permet de mettre en oeuvre le système mis en place par la Western Climate Initiative (WCI). En adhérant à ce marché du carbone, le Québec se positionne avantageusement dans un nouveau marché en émergence et amorce un virage qui permettra à son économie de devenir plus productive et plus verte.

D'après Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec: « En rejoignant la Californie au sein de ce nouveau marché de droits d'émissions, le Québec se positionne comme leader en matière de lutte aux changements climatiques et d'économie propre. Ce leadership est d'autant plus important dans le contexte du retrait du Canada du protocole de Kyoto et de l'inaction du gouvernement fédéral en matière de lutte aux changements climatiques ».

La Fondation David Suzuki rappelle que l'établissement d'un système de plafonnement et d'échange d'émissions est la pierre angulaire de la stratégie québécoise de lutte aux changements climatiques. Ce mécanisme crée non seulement un système contraignant qui oblige les grands émetteurs de gaz à effet de serre (GES) à réduire leurs émissions, mais il génèrera également les revenus qui permettront de financer les mesures de réduction des émissions comprises dans le plan d'action sur les changements climatiques 2013-2020, notamment dans les secteurs du transport, de l'efficacité énergétique et des technologies propres.

À ce propos, la Fondation David Suzuki félicite le ministre de l'Environnement, Pierre Arcand, de maintenir le cap sur la cible de réduction d'émissions de -20% en dessous du niveau de 1990 adoptée par le Québec en 2009. « En maintenant le cap sur sa cible, l'une des plus ambitieuses en Amérique du Nord, le Québec prouve qu'il est possible d'agir vigoureusement pour réduire les émissions de GES, même en l'absence d'un accord multilatéral contraignant », a affirmé Karel Mayrand.

La Fondation David Suzuki souhaite toutefois rappeler que la réussite du système de plafonnement et d'échange d'émissions québécois et l'atteinte de la cible de -20% en 2020 dépendront du renforcement des règles adoptées aujourd'hui. Il sera nécessaire de renforcer le plafond d'émissions et de refermer certaines échappatoires qui pourraient diminuer l'efficacité et l'intégrité du système. «Comme il s'agit de la création d'un nouveau marché, Québec devra surveiller la mise en place du système et éventuellement apporter les correctifs nécessaires afin d'assurer que ce marché permette d'atteindre la cible qu'il s'est fixée pour 2020 et que les revenus soient suffisants pour financer les mesures prévues au plan d'action sur les changements climatiques », a conclu Karel Mayrand.

- 30 -

Pour en savoir plus sur la Fondation David Suzuki, visitez www.davidsuzuki.org/fr.
Renseignements : Manon Dubois Crôteau
Spécialiste des communications
514 679-0821
mdubois@davidsuzuki.org

Québec doit geler le périmètre agricole pour vingt ans pour mettre fin à la spéculation

Le 13 décembre 2011 | Affiché dans

Laval — Une étude réalisée par le Conseil régional de l'environnement de Laval conclut que 3 403,24 hectares (ha), ou 49 % de la zone agricole permanente à Laval, n'appartient plus aux agriculteurs et aux horticulteurs, mais à plus de 4 000 propriétaires qui sont généralement des promoteurs, des développeurs, des compagnies à numéro, de simples citoyens ainsi qu'à Ville de Laval. De ces 3 403,24 ha, 812,65 ha sont subdivisés en 3 733 petits lots de grandeurs différentes qui regroupent approximativement le même nombre de propriétaires. Les 2 590,59 ha restants appartiennent à 429 propriétaires. La Fédération des producteurs maraîchers du Québec, les Conseils régionaux de l'environnement de Laval et de Montréal, la Fondation David Suzuki et Nature Québec alertent donc le gouvernement du Québec et lui demandent d'inclure d'urgence, avant de ratifier le Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD), un gel de 20 ans de tout le territoire agricole.

Pour monsieur Guy Garand, directeur général du CRE de Laval, « la zone agricole de Laval est comme un gros fromage suisse, plein de trous. Pour cette raison, le gouvernement du Québec doit exiger de la CMM qu'elle intègre dans son Plan un gel de la zone agricole pour les 20 prochaines années afin que diminue la pression spéculative sur la zone agricole et pour garantir la pérennité et la souveraineté alimentaire de la région métropolitaine de Montréal. Avec de tels chiffres pour Laval, la question se pose pour le reste des terres agricoles de la CMM ».

Face au morcellement des terres agricoles et la vente à des promoteurs qui s'opèrent insidieusement dans la grande région de Montréal, les organismes ne comprennent pas le retrait, dans la dernière version du PMAD, du gel de 5 ans de construction dans le territoire agricole qui y était initialement prévu. Pourtant, la vaste majorité des mémoires produits pendant la consultation prônaient un renforcement de cette mesure, pas sa disparition.

Pour Coralie Deny, directrice générale du CRE-Montréal, «la raréfaction des terres agricoles sur le territoire de l'agglomération de Montréal est un fait avec lequel nous sommes confrontés aujourd'hui ; manger des fruits et légumes produits dans l'ouest de l'île n'est plus le privilège que de quelques Montréalais. Pourtant Montréal possédait parmi les meilleures terres agricoles du Québec. Il est plus que temps d'apprendre des erreurs du passé et de protéger toutes les belles terres de la CMM qui nous restent. L'engouement pour l'agriculture locale et l'agriculture urbaine est un signe clair que les élus se doivent d'entendre.»

Selon Karel Mayrand, directeur de la Fondation David Suzuki « les terres agricoles et les milieux naturels du Grand Montréal ont une grande valeur écologique et procurent à la collectivité montréalaise des biens et services d'une valeur de plusieurs milliards de dollars annuellement ». « Le Grand Montréal n'est pas un casino. Il est grand temps que l'on mette un terme à la spéculation, en gelant le périmètre agricole et en accordant une protection réelle aux boisés, milieux humides et corridors forestiers de la région » a-t-il ajouté.

Selon Normand Legault, producteur agricole, président de la FPMQ, « l'achat de légumes produits dans sa cour est une chance inespérée pour tous les consommateurs de la CMM. N'oublions pas que depuis les 20 dernières années, sur le territoire métropolitain de Montréal, la production maraîchère a gagné plus de 14 jours de croissance au printemps et à l'automne ». C'est pour ces raisons qu'il faut impérativement geler le territoire agricole pour les 20 prochaines années.

Christian Simard, directeur de Nature Québec rappelle enfin que « les terres agricoles de la région de Montréal recèlent des boisés et des milieux naturels de grande qualité. Les conserver permet de jeter les bases de la future ceinture verte réclamée à hauts cris lors des consultations et incluse dans le PMAD. Ne pas protéger la zone agricole et permettre un développement insuffisamment densifié équivaut à condamner à l'échec le projet de création d'une ceinture verte digne de ce nom».

- 30 —

Source :

Guy Garand (450) 664-3503