Communiqués de presse

La Coalition Saint-Laurent se réjouit que la CRÉGÎM entame une révision en profondeur de la démarche des Forums sur les hydrocarbures

Le 20 juin 2012 | Affiché dans

Îles-de-la-Madeleine — La Coalition Saint-Laurent se dit très satisfaite de la décision de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) de repousser la tenue du prochain forum sur les hydrocarbures et de revoir en profondeur la formule.

À ce jour, de nombreuses critiques à l'égard des Forums sur les hydrocarbures avaient été formulées tant sur la forme que sur le fond. Les principales insatisfactions concernaient notamment la présence de Pétrolia comme acteur et partenaire financier ainsi que le type de démarche préconisée par l'équipe d'éco-conseillers de l'Université du Québec à Chicoutimi. Malheureusement, les lacunes identifiées entachaient la crédibilité de la démarche et un virage important s'imposait.

« Nous croyons que le succès des Forums sur les hydrocarbures repose avant tout sur une démarche acceptée par les participants. Il est clair que les gens désirent être bien informés, pouvoir échanger entre eux afin d'agir de façon efficace et influencer les décisions qui seront prises pouvant affecter leur territoire terrestre ou marin, » selon Danielle Giroux, présidente d'Attention FragÎles et porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

La Coalition croit possible de voir émerger un processus crédible, où les gens de la Gaspésie et des Îles pourront s'informer et échanger de façon constructive sur les enjeux liés aux hydrocarbures en milieu marin et terrestre, en tenant compte des particularités de chaque milieu. Il importe donc pour la Coalition que les Forums sur les hydrocarbures s'arriment avec les processus formels en cours ou à venir, tels la tenue d'ÉES (gaz de schiste, hydrocarbures dans le golfe), de BAPE ou l'éventuelle révision de la stratégie énergétique du Québec.

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La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 80 organismes et associations et plus de 3 800 individus issus de secteurs économiques variés. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire
Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec (SNAP Québec)
418-686-1854 / 581-995-4350 sarchambault@snapqc.org

Une ceinture verte grandeur nature

Le 19 juin 2012 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki et Nature-Action Québec publient un rapport à l'appui d'un projet mobilisateur pour le Grand Montréal

Montréal- La Fondation David Suzuki et Nature-Action Québec (NAQ) ont publié aujourd'hui un rapport proposant des pistes d'actions invitant les acteurs du milieu à la mise en œuvre concertée de la Ceinture verte du Grand Montréal. Ce rapport délimite pour la première fois le périmètre de cette ceinture verte et établit une feuille de route pour concrétiser sa création d'ici cinq ans, alors que Montréal célébrera son 375ème anniversaire. Il fait suite à l'intention annoncée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et par le gouvernement du Québec de créer une ceinture verte dans la région de Montréal.

Le rapport fait un survol de l'état actuel des écosystèmes du Grand Montréal en plus de proposer un périmètre écologique optimal pour la création d'une ceinture verte. « De plus en plus de gens réalisent que la biodiversité la plus riche de tout le Québec se trouve dans le sud-ouest de la province; c'est d'ailleurs dans cette zone que les pressions sur la diversité biologique sont les plus importantes et que les espèces menacées sont les plus nombreuses, a expliqué le Dr Jean-Patrick Toussaint, biologiste et chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. Ceci affecte non seulement les écosystèmes, mais aussi la santé et la qualité de vie des citoyens du grand Montréal », a-t-il ajouté.

L'étude fait l'inventaire des outils existants pour la mise en œuvre d'un tel projet tout en proposant une feuille de route. Le territoire de la Ceinture verte de Montréal regroupe les écosystèmes les plus riches du Québec, ses meilleures terres agricoles et la moitié de sa population. « Il est essentiel de se doter d'un cadre cohérent permettant de conjuguer ville, nature et agriculture dans le respect des besoins et droits de chacun, a affirmé Pascal Bigras, directeur général de Nature-Action Québec. La création d'une ceinture verte est un projet mobilisateur pour l'ensemble des communautés, des municipalités, des agriculteurs, des propriétaires de boisés et des acteurs de l'aménagement du territoire du grand Montréal. Notre étude vise à alimenter la réflexion, reconnaitre les efforts de plusieurs, identifier des façons de mettre en œuvre cette ceinture verte et rassembler les acteurs pour donner au grand Montréal une infrastructure verte qui rende la région encore plus attractive. Nous soumettons aux décideurs du territoire cette vision pour ainsi poursuivre avec eux la réflexion sur les meilleurs moyens de mise en œuvre », a-t-il conclu.

Le rapport affirme que la mise en place d'une ceinture verte permettra la mise en valeur, la protection et la restauration de la connectivité des milieux naturels de la région métropolitaine, favorisant le maintien de la biodiversité dans la région. Il affirme également que la protection et l'accessibilité de certains des milieux naturels pourraient favoriser le contact des citoyens avec les milieux naturels et agricoles et éviter le décrochage nature (nature deficit disorder), un phénomène de plus en plus observable chez les enfants. Il mentionne également qu'une ceinture verte constitue une infrastructure naturelle importante pour adapter nos collectivités aux effets des changements climatiques dans le grand Montréal. De plus, il soutient qu'il est possible de conjuguer bénéfices économiques et protection des milieux naturels par l'intégration de bonnes pratiques environnementales.

Le projet proposé est convergent avec la trame verte et bleue de la CMM proposée récemment dans le PMAD, avec le projet des Partenaires du Parc écologique de l'Archipel de Montréal et avec de nombreuses initiatives menées par des municipalités, des agriculteurs et par l'organisme Conservation de la nature du Canada.

Enfin, notons que la Fondation David Suzuki et Nature-Action Québec publieront un deuxième rapport qui portera sur la valeur des biens et services écologiques que procurent les écosystèmes de la Ceinture verte du Grand Montréal à la région. Ce rapport sera disponible à l'automne 2012.

Consultez le rapport sur la ceinture verte

Consultez la carte de la ceinture verte telle que proposée dans le rapport

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Source :
Manon Dubois, spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514 679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Pascal Bigras, directeur général
Nature-Action Québec
450 536-0422, poste 225 / pascal.bigras@nature-action.qc.ca

L'adoption de la loi omnibus C-38 : une mauvaise nouvelle pour l'environnement et la population canadienne

Le 19 juin 2012 | Affiché dans

Le mouvement pour la protection de l'environnement et de la démocratie au Canada continuera de s'intensifier.

Montréal — Aujourd'hui, le gouvernement fédéral a adopté la loi C-38, décidant ainsi d'ignorer près de cinquante mille citoyens et de citoyennes qui avaient manifesté leur soutien envers l'environnement et la démocratie. Le budget, dont l'adoption signifie des changements importants aux lois sur la protection de l'environnement, facilitera le développement industriel d'une façon qui pourrait mettre en danger l'avenir de nos terres, de nos plans d'eaux et du climat. Il tente aussi de réduire au silence les voix qui s'opposent à un tel développement en faisant obstacle aux organismes environnementaux sans but lucratif qui désirent participer au débat sur les politiques publiques.

« Cette loi représente un énorme pas en arrière non seulement pour notre démocratie et pour notre économie, mais aussi pour la protection de l'air, de l'eau et de la terre dont dépendent nos enfants, a dit Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « En affaiblissant les lois environnementales et en muselant les organismes de bienfaisance et d'autres citoyens inquiets, elle affaiblira les collectivités, contribuera à l'incertitude économique et freinera les investissements à long terme.»

Le démantèlement de mesures de protection environnementales signifie que les Canadiens d'un bout à l'autre du pays seront plus exposés aux dangers associés aux mégaprojets tels que les nouveaux pipelines, et qu'ils auront moins d'occasions de prendre part aux processus d'examen qui précèdent leur approbation.

« Tous les Canadiens veulent la même chose pour leurs enfants, c'est-à-dire de bonnes possibilités économiques et un avenir sain et durable. Nous sommes profondément inquiets de constater que ce budget ignore les vrais objectifs des Canadiens en modifiant nos lois de façon à pouvoir adopter rapidement des projets d'infrastructure majeurs et risqués comme le pipeline Northern Gateway », a pour sa part déclaré Sidney Ribaux, coordonnateur général d'Équiterre.

« Les dommages causés tant à l'environnement qu'à la relation de confiance qui devrait exister entre les citoyens et leur gouvernement rendent notre mission encore plus pertinente, mais aussi plus difficile à accomplir, a déclaré Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec du WWF-Canada. Cette loi représente un point de rupture. Au lieu de poursuivre la voie du développement durable, le gouvernement choisit de mettre en opposition l'idée d'une saine économie et la santé de nos écosystèmes, alors que nous savons bien que les deux sont indissociables. »

« Les préoccupations concernant la démocratie et l'environnement ne disparaîtront pas du jour au lendemain parce que la loi a été adoptée », a dit Éric Hébert-Daly, directeur exécutif au bureau national de la Société pour la nature et les parcs du Canada. « La journée d'aujourd'hui marque le début d'un nouvel effort soutenu de mobilisation des Canadiens pour les encourager à dire haut et fort leur soutien à l'environnement et à la démocratie. Plus que jamais, nous sommes résolus à offrir à tous les citoyens qui ont à cœur l'avenir de notre environnement et de nos droits démocratiques la possibilité de se faire entendre ».

« C'est un triste jour pour l'environnement et la démocratie », a résumé Catherine Vézina, coordonnatrice des communications de Greenpeace. « Plutôt que de prendre la voie de l'avenir et des solutions, le gouvernement Harper nous maintient dans la mauvaise direction, pire, il fait marche arrière sur les enjeux cruciaux que sont l'environnement et la démocratie. Chaque Québécois et Canadien devrait se sentir extrêmement interpellé par ces atteintes à leurs droits. »

Les Canadiens et les Canadiennes ont démontré qu'ils ne veulent pas voir leur pays s'engager dans cette voie. Le 4 juin dernier, plus de 600 organisations et des milliers de citoyens se sont unis pour faire entendre leur opposition à la loi C-38 en plongeant leur site Web dans le noir et en prenant part à des actions en ligne. Durant la semaine qui a suivi, près de 50 000 Canadiens et Canadiennes ont écrit à leurs députés pour signaler leur opposition à la loi omnibus. Silence, on parle continuera de défendre l'environnement et la démocratie dans l'intérêt de la population canadienne.

Silence, on parle (silenceonparle.ca) est un projet conjoint des organismes suivants : Association canadienne des médecins pour l'environnement, Ecojustice, Environmental Defence, Équiterre, Fondation David Suzuki, Greenpeace, Nature Canada, Pembina Institute, Sierra Club Canada, Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP), West Coast Environmental Law et World Wildlife Fund (WWF) Canada.

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Pour plus d'information ou pour obtenir une entrevue, veuillez contacter :

Manon Dubois, spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Loïc Dehoux, chargé de projet, communications, Équiterre
514-605-2000, ldehoux@equiterre.org

Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec, WWF Canada
514-394-1105, MCLemieux@WWFCanada.org

Catherine Vézina, coordonnatrice des communications, Greenpeace
514-212-5749, cvezina@greenpeace.org

Réaction à la présentation du Plan d'action 2013-2020 sur les changements climatiques

Le 3 juin 2012 | Affiché dans

« Un plan intéressant mais incomplet » affirment Équiterre et la Fondation David Suzuki

Montréal- Équiterre et la Fondation David Suzuki ont qualifié d'intéressant mais incomplet le plan d'action sur les changements climatiques 2013-2020 (PACC-2013-2020) dévoilé aujourd'hui par le Ministre Pierre Arcand. Les organisations reconnaissent néanmoins que le plan contient plusieurs mesures intéressantes qui permettront de réaliser des avancées significatives en matière de lutte aux émissions de gaz à effet se serre.

« Nous avons suivi de près l'élaboration de ce plan et nous y voyons certaines avancées significative. Cependant, nous arrivons à la conclusion que celui-ci n'arrive pas à générer au Québec les réductions de GES nécessaires à l'atteinte de la cible de -20% en 2020 » a déclaré Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Rappelons que pour atteindre sa cible, le Québec doit réduire ses émissions de 17,3 Mt par rapport au scénario de cours normal des affaires pour 2020. Or le plan ne permet de réduire les émissions que de 6 Mt sur cet horizon. C'est donc dire que le plan ne réalise qu'un tiers du chemin et que d'autres mesures devront compléter le PACC 2013-2020.

Les organisations reconnaissent par ailleurs la présence de plusieurs aspects intéressants comme la participation du Québec à la bourse du carbone, l'engagement financier de 2,5 milliards annoncé lors du dernier budget qui soutient l'ensemble des mesures de ce plan, et l'engagement de consacrer les deux tiers de ce financement au développement du transport collectif, mais elles soulignent que le talon d'Achille de celui-ci tient au fait que le Ministère des Transports n'a pas de cible précise pour le secteur des transports alors que ce secteur représente 43 % des émissions au Québec.

« Il est intenable pour nous que le MTQ reçoivent de l'argent du Fonds vert pour des projets de transport en commun visant à réduire les GES d'un côté pendant que de l'autre ce même ministère investisse dans de nouveaux projets autoroutiers qui vont entrainer des hausses des émissions de GES; ça ne tient pas la route » à déclaré Steven Guilbeault d'Équiterre. « Nos organisations veulent une garantie de résultats dans ce secteur. Le MTQ doit être imputable des efforts qu'il doit faire dans ce secteur névralgique. Le gouvernement doit s'engager, tant dans ses activités propres que dans celle de ses partenaires, à ce que les décisions d'investissement dans ce secteur soient conditionnées à l'atteinte d'une cible de réduction de -20% en 2020 par rapport à l'année de référence 1990. »

« Lors du démarrage des travaux de développement du PACC 2013-2020, nos organisations ont toutes souligné l'importance de concrétiser des virages majeurs, notamment dans le secteur des transports et de l'aménagement du territoire a déclaré. En l'absence d'une politique ambitieuse de mobilité durable ou d'engagements clairs du MTQ, il nous est impossible de conclure que ces virages seront réalisés d'ici 2020. » a ajouté M. Guilbeault. Rappelons que le Ministre Arcand, au moment du lancement des travaux du PACC 2013, avait convié la société québécoise à un grand projet de société. Les organisations souhaitent que ce projet se concrétise rapidement.

« Nous croyons également, comme l'ont d'ailleurs demandé la Fédération des chambres de commerces du Québec et l'Association du camionnage, que le Gouvernement du Québec devrait cesser d'investir dans de nouveaux projets autoroutiers et se concentrer sur le maintien et la réfection des infrastructures existantes ainsi que sur le transport collectif » a jouté M. Mayrand. À cet égard les organisations souhaitent que le Québec augmente à 30% la part des investissements du MTQ alloués au transport collectif, comparativement à 18% aujourd'hui. Elles rappellent que le transport routier s'accapare présentement 82% des investissements dans ce secteur.

Les organisations souhaitent finalement reconnaitre le travail accompli par l'équipe du MDDEP et la qualité du dialogue entretenu par le gouvernement avec elles jusqu'ici et souhaite que celui-ci se poursuive afin de compléter le plan d'action et d'atteindre les cibles fixées pour 2020.

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Pour information :

Steven Guilbeault, Équiterre, 514-231-2650

Karel Mayrand, Fondation David Suzuki, 514-998-5458

Silence, on parle : des groupes environnementaux lancent un appel urgent pour la protection de l'environnement et de la démocratie

Le 25 mai 2012 | Affiché dans

Les citoyens, les organismes et les entreprises sont invités à prendre la parole le 4 juin pour dénoncer les efforts gouvernementaux visant à nous réduire au silence.

Montréal- Les groupes environnementaux les plus importants au pays, incluant Équiterre, WWF, Greenpeace et la Fondation David Suzuki, invitent les citoyens, les organisations et les entreprises à participer à la campagne Silence, On parle qui vise à dénoncer les attaques récentes du gouvernement fédéral contre l'environnement et la démocratie au pays. Déjà, plus de 13 000 personnes de partout au pays se sont jointes à cette campagne et plus de 100 groupes ont affirmé qu'ils prendront la parole le 4 juin prochain pour défendre leur liberté d'expression. Plusieurs personnalités participent également à la campagne, dont Margaret Atwood et Bruce Cockburn, ainsi que Les Cowboys Fringants.

La population en a assez de se faire ignorer, et le 4 juin, des dizaines de milliers de personnes prendront la parole pour l'environnement et la démocratie. « Ce n'est pas seulement l'environnement qui est assiégé au pays, c'est aussi la démocratie et le droit de s'exprimer ouvertement sur des enjeux fondamentaux, explique Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Nous devons dénoncer l'abus du pouvoir législatif de nos gouvernements, tant à Ottawa qu'à Québec, qui vise à affaiblir et à intimider des groupes qui s'opposent démocratiquement aux orientations gouvernementales. »

Le gouvernement canadien s'apprête à adopter le projet de loi C-38 qui propose des « réformes » drastiques sur la protection de notre capital naturel irremplaçable — poissons, forêts, océans et faune. Cette loi permettrait de réprimer les organismes de bienfaisance — dont les groupes environnementaux — lors des examens environnementaux, en accélérant les processus d'approbation, et en excluant les groupes de la société civile par exemple dans les projets d'oléoducs. « L'attaque directe faite aux organismes environnementaux est un assaut contre deux valeurs fondamentales partagées par les Canadiens et les Québécois : la protection de l'environnement et la démocratie, ajoute Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec de WWF. Nous devons travailler ensemble pour protéger notre planète et le système social dans lequel l'expression d'une diversité de points de vue et le respect de la voix des citoyens sont primordiaux. Nous devons parler haut et fort pour que le projet de loi ne se réalise jamais. »

Au Québec, plus de 250 000 personnes ont marché dans les rues le 22 avril dernier pour défendre le bien commun et soutenir un Québec plus vert, plus juste et plus démocratique. Le 22 mai, ce sont plus de 200 000 personnes qui se sont assemblées le 22 mai pour s'opposer à la loi 78 du gouvernement du Québec qui a pour effet de restreindre certaines libertés civiles. « Ce qui est inquiétant tant du côté fédéral que provincial est que l'on utilise le pouvoir du gouvernement pour s'attaquer directement aux groupes qui ont un point de vue divergent, ajoute Sidney Ribaux, cofondateur et coordonnateur général d'Équiterre. Aujourd'hui, les associations étudiantes sont visées par Québec et les groupes environnementaux par Ottawa. Qui seront les prochains? Il est temps de mettre un frein à des comportements qui érodent notre démocratie et qui ont pour effet de priver des groupes de citoyens de leur voix. »

Les groupes impliqués invitent maintenant les citoyens, les entreprises et les organismes de tous les secteurs à prendre la parole le 4 juin prochain pour appuyer la protection de l'environnement et la démocratie au pays. La campagne Silence, on parle invite tous ceux qui ont un site Internet, un blogue, un compte Twitter ou une page Facebook à participer en plongeant leur site dans le noir et en prenant la parole virtuellement le 4 juin prochain. Les citoyens sont invités à faire savoir aux deux gouvernements qu'ils se préoccupent de l'avenir de notre démocratie et de notre environnement et qu'ils n'ont pas l'intention de se taire.

Silence, on parle

Les organisations environnementales participantes sont :
ACEP, AQLPA, Ecojustice, Environmental Defence, Ecojustice, Équiterre, Fondation David Suzuki, Greenpeace, Institut Pembina, Jour pour la Terre, Nature Canada, Nature Québec, Pembina Institute, Sierra Club Canada, SNAP, West Coast Environmental Law et WWF Canada.

Pour un complément d'information visitez le site

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Contacts pour les médias :

Manon Dubois
Fondation David Suzuki
514-679-0821
mdubois@davidsuzuki.org

Loïc Dehoux
Équiterre
514-605-2000
ldehoux@equiterre.org

Des groupes écologistes demandent le retrait du projet de loi 78 — Les libertés civiles et la démocratie sont assiégées au pays

Le 18 mai 2012 | Affiché dans

MontréalL'AQLPA, Environnement Jeunesse, Équiterre, La Fondation David Suzuki, Greenpeace, Nature Québec et WWF-Canada, unissent leurs voix aujourd'hui pour dénoncer le projet de loi 78 et demander son retrait. Ces organisations se joignent au concert de réactions qui dénoncent le caractère arbitraire, autoritaire et antidémocratique de cette loi qui brime la liberté d'association et le droit à la dissidence non violente.

« Nos organisations considèrent que le droit de manifester pacifiquement, de s'associer et de faire entendre sa dissidence sont nécessaires dans une société démocratique pluraliste » a mentionné Sidney Ribaux d'Équiterre. « Il est invraisemblable que nos élus procèdent à un tel assaut des libertés fondamentales pour imposer les vues du gouvernement à une catégorie de citoyens », a ajouté Catherine Vézina de Greenpeace.

Les organisations soulignent que plusieurs groupes de la société civile sont pris à partie au pays par le gouvernement fédéral et provincial. « Le gouvernement fédéral a entrepris une campagne d'intimidation et de musellement des groupes écologistes qui affaiblit nos discussions démocratiques à propos de la gestion des ressources naturelles » a dit Christian Simard de Nature Québec. « L'assaut en règle du gouvernement du Québec contre le mouvement étudiant participe de la même volonté d'utiliser le pouvoir législatif pour museler et marginaliser des groupes opposés au gouvernement » a-t-il complété.

Les organisations environnementales soulignent que des manifestations pacifiques et des actions de désobéissance civile ont permis ces dernières années de faire entendre la voix des citoyens dans plusieurs dossiers importants dont le dossier des gaz de schiste, du Suroît, des sables bitumineux. « Cette loi arbitraire crée des précédents dangereux, aujourd'hui appliqués contre les associations étudiantes, qui pourront dans l'avenir être utilisés contre d'autres citoyens qui ne partagent pas le point de vue du gouvernement », a affirmé Jérôme Normand d'Environnement Jeunesse. « C'est pourquoi il est de notre devoir citoyen d'être solidaires et de nous opposer à une telle intimidation » a-t-il conclut.

Les groupes écologistes rappellent que plus de 250 000 personnes ont défilé pacifiquement dans les rues de Montréal le 22 avril dernier pour un Québec plus juste, plus vert et plus démocratique. Ils appellent leurs supporters à manifester pacifiquement ce 22 mai pour mettre en échec cette loi indigne d'une démocratie moderne.

Renseignements :
Manon Dubois, Fondation David Suzuki,(514) 679-0821

David Suzuki présent à Montréal pour le lancement de la deuxième année de la campagne « Le Saint-Laurent : Notre fleuve vivant »

Le 17 mai 2012 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki lance la première application iPhone pour protéger le fleuve Saint-Laurent

Montréal — C'est sous une allure ludique et interactive que la Fondation David Suzuki a dévoilé les nouvelles composantes de sa campagne pluriannuelle « Le Saint-Laurent : Notre fleuve vivant », une initiative rendue possible grâce à la participation de RBC dans le cadre du projet Eau bleue RBC. Pour cette deuxième année de la campagne pan québécoise, la Fondation a invité les gens à découvrir trois « gestes bleus » proposés afin de protéger le fleuve de manière simple et concrète. Une toute nouvelle application pour iPhone proposant les trois « gestes bleus » à adopter, développée par la firme numérique de conseil et développement Web w.illi.am, a d'ailleurs été dévoilée lors de l'évènement.

Application iPhone gestes bleus

« Afin de se réapproprier et protéger le Saint-Laurent, il faut apprendre à le connaitre, mais aussi comprendre l'impact que nous avons sur cet écosystème fragile et unique. Quoi de mieux que de le faire de manière ludique et interactive en dégustant des produits de la mer issus de pêcheries durables et en démystifiant l'impact qu'ont nos produits ménagers sur les écosystèmes du Fleuve, et donc sur notre santé? » d'exprimer Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Lors de notre première année de campagne, les Québécois et Québécoises nous ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à poser certains gestes afin de protéger notre Saint-Laurent. Nous leur proposons donc trois façons concrètes de le faire cette année », a-t-il ajouté.

Afin de souligner cette deuxième année de la campagne sur le Saint-Laurent, David Suzuki s'est joint à l'équipe de la Fondation pour souligner l'importance de protéger ce joyau de notre patrimoine québécois, en particulier le golfe du Saint-Laurent qu'il a eu la chance de visiter lors d'un séjour aux Îles-de-la-Madeleine l'an dernier.

« Malgré les efforts des dernières années pour protéger le fleuve et ses écosystèmes, notamment par le renouvèlement du plan Saint-Laurent et la volonté du gouvernement de créer des aires marines protégées, le Saint-Laurent subi toujours plusieurs pressions et montre des signes de fatigue », d'expliquer le Dr Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « Certains endroits de l'estuaire s'acidifient et manquent d'oxygène, alors que l'avènement possible de l'industrie pétrolière est une épée de Damoclès pour l'avenir du golfe. Près des grands centres urbains, on constate de plus en plus de composés émergeants dans nos eaux fluviales, tels que certains résidus de médicaments ou substances toxiques que l'on retrouve dans nos produits d'entretien ménager. D'où toute l'importance de poser de petits gestes quotidiens afin de protéger ce fleuve qui coule en nous tous », a-t-il affirmé.

Rappelons que la Fondation David Suzuki et RBC se sont associés en 2011 pour créer cette campagne qui vise à encourager les citoyens et les citoyennes à se rapprocher du fleuve et à poser des gestes simples qui auront un effet bénéfique sur ses écosystèmes, tout en aidant à le protéger. À travers son programme d'Ambassadeurs du Saint-Laurent, la Fondation a su rejoindre et sensibiliser des milliers de personnes à l'échelle du Québec depuis un an, et ce par l'entremise d'une conférence multimédia prenant la forme d'un voyage le long du Saint-Laurent.

« Le fleuve Saint-Laurent constitue une artère vitale, notamment pour la santé de nos populations et la prospérité de notre pays » de commenter Micheline Martin, présidente, Direction du Québec, RBC Banque Royale. « C'est pourquoi nous sommes si fiers, à RBC, d'appuyer la Fondation David Suzuki et sa campagne annuelle axée sur une meilleure connaissance du fleuve et l'importance qu'il occupe dans nos vies » a-t-elle conclut.

Quant à Damien Lefebvre, co-président de la firme numérique w.illi.am, qui s'est jointe à la campagne en 2012 pour développer la première application iPhone de la Fondation, « Nous espérons que l'application iPhone contribuera largement au rayonnement de la campagne de la Fondation David Suzuki et à la protection du fleuve Saint-Laurent ».

Pour davantage information sur la campagne Saint-Laurent

Consultez la page Web du Projet Eau bleue de RBC Banque Royale

Pourplus d'infos sur w.illi.am

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Renseignements :

Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 | mdubois@davidsuzuki.org

Crise des infrastructures de transport et réalisation du PMAD

Le 8 mai 2012 | Affiché dans
Photo: Crise des infrastructures de transport et réalisation du PMAD

Québec doit hausser le financement des transports collectifs via une répartition plus équitable dans le FORT

LongueuilTRANSIT, l'Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec, demande à Québec de hausser de 18% à 30% dès cette année la part du financement des transports collectifs dans le FORT, le principal fonds dédié aux infrastructures de transports terrestres au Québec. Depuis sa création en 2010, près de 82% du FORT est alloué au transport routier et seulement 18% est consacré aux transports collectifs. Une répartition qui est loin de refléter les objectifs du Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) et les objectifs gouvernementaux en matière de réduction des GES. Accompagnée d'une augmentation de la taxe sur l'essence et d'un cocktail de mesures de financement supplémentaires qui touchent les trois paliers de gouvernement, cette mesure constitue, selon l'Alliance, la meilleure option pour assurer la réalisation du PMAD dont le succès repose sur des investissements de 23G$ en transports collectifs.

Lire la suite du communiqué

TRANSIT présente son mémoire à Longueuil, le 8 mai à 19h25. Les porte-parole seront disponibles pour entrevue sur place. Le mémoire de TRANSIT est disponible en version électronique sur son site Internet

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Renseignements :
Philippe Cousineau-Morin
514.799.1906
info@transitquebec.org

Old Harry : une simulation de déversement truffée d'erreurs

Le 7 mai 2012 | Affiché dans
Photo: Old Harry : une simulation de déversement truffée d'erreurs

La Coalition Saint-Laurent dénonce l'amateurisme de Corridor Resources

Îles-de-la-Madeleine — La Coalition Saint-Laurent dénonce avec vigueur les nombreuses erreurs contenues dans la simulation de déversement pétrolier effectuée par Corridor Resources pour son projet de forage à Old Harry. Cette simulation présentée par Corridor Resources en décembre dernier laissait croire qu'un déversement pétrolier à Old Harry aurait des effets tout à fait négligeables. Or, une étude d'Environnement Canada vient de démontrer exactement le contraire. La côte sud-ouest de Terre-Neuve et celle du Cap-Breton auraient de fortes probabilités d'être touchées en cas de déversement.

Déposée en décembre 2011, l'étude d'impact de Corridor Resources devait obligatoirement présenter une simulation de ce qui adviendrait en cas de déversement accidentel à Old Harry. Cette simulation estimait que la nappe de pétrole n'aurait qu'une dizaine de kilomètres de diamètre et s'évaporerait en moins de 24 heures. Selon cette simulation, aucune côte ne serait touchée et les impacts seraient négligeables.

Une réévaluation effectuée par les spécialistes d'Environnement Canada vient confirmer ce que plusieurs soupçonnaient : la simulation présentée par Corridor Resources est truffée d'erreurs et ne présente pas un portrait réaliste des risques d'un forage dans le golfe du Saint-Laurent :

· La simulation effectuée par Corridor Resources utilise un modèle mathématique datant de la fin des années 70, et qui est complètement dépassé.

· Corridor Resources affirme que le type de pétrole utilisé dans leur simulation s'évapore en moins de 24 heures. Or, Environnement Canada affirme que ce type de pétrole persiste plus de 30 jours.

· Corridor Resources prédisait que la nappe de pétrole n'aurait pas plus de 10 km de diamètre et ne toucherait aucune côte. Environnement Canada démontre que la nappe de pétrole pourrait se déplacer sur plus de 100 km et atteindrait avec une très haute probabilité Terre-Neuve et le Cap-Breton. La nappe pourrait même toucher les îles de la Madeleine

La Coalition Saint-Laurent dénonce le peu de sérieux démontré par Corridor Resources dans son étude d'impact. « Des experts consultés nous affirmaient avoir de sérieux doutes sur la qualité de la simulation présentée par Corridor Resources. Environnement Canada vient de nous démontrer noir sur blanc que ces doutes étaient fondés et que la simulation de Corridor Resources est trompeuse », affirme Sylvain Archambault, biologiste à la SNAP Québec.

« Il est incroyable de voir la désinvolture avec laquelle Corridor Resources a minimisé les risques d'un déversement pétrolier dans le golfe. Cette façon de jouer avec l'avenir du golfe est tout à fait indécente et se moque des centaines de communautés côtières qui dépendent de la santé du golfe pour leur survie », selon Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

« L'amateurisme démontré par Corridor Resources dans cette pseudo simulation devrait remettre en question leur demande d'autorisation pour forer un puits à Old Harry. Un tel refus pourrait à terme enlever l'épée de Damoclès qui pèse sur l'ensemble du golfe avec le projet de Corridor Resources. Si ce permis tombe, le contexte sera favorable à l'instauration d'un véritable moratoire sur tout le golfe, permettant une évaluation en profondeur du golfe et des risques reliés à tout projet d'exploration ou d'exploitation d'hydrocarbures », d'expliquer Christian Simard, directeur général de Nature Québec.

Notons que les simulations de déversement développées par la Fondation David Suzuki nous démontraient que toutes les provinces du golfe du Saint-Laurent pourraient être touchées en cas de déversement pétrolier. La Coalition Saint-Laurent rappelle que le golfe du Saint-Laurent est un écosystème unique et fragile qui mérite d'être adéquatement protégé par une vision globale et unifiée. Étant sept fois plus petit que le golfe du Mexique, un incident pétrolier aurait des conséquences catastrophiques pour les centaines de communautés côtières des cinq provinces qui dépendent de la santé du golfe pour leur survie. Ainsi, la Coalition Saint-Laurent réitère que seule une gestion intégrée de l'ensemble du golfe, au-delà des découpages administratifs, peut fournir la vision intégrée qui fait cruellement défaut ces jours-ci.

Simulation effectuée par S.L. Ross pour le compte de Corridor Resources


Critique d'Environnement Canada


Simulations effectuées par la Fondation David Suzuki



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La Coalition Saint-Laurentregroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 80 organismes et associations et plus de 3 600 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Manon Dubois, spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Christian Simard, directeur général
Nature Québec
418-648-2104 x2071 / direction@naturequebec.org

Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire
Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec (SNAP Québec)
418-686-1854 / sarchambault@snapqc.org

Des groupes environnementaux lancent une vaste campagne, Silence, on parle, pour défendre l'environnement et la démocratie.

Le 6 mai 2012 | Affiché dans

Ces groupes plongeront leurs sites Web dans le noir partout au pays pour protester contre les tentatives visant à étouffer la voix des citoyens.

MONTRÉAL — « Pas question de se taire! » rétorquent les citoyens à l'attaque du gouvernement fédéral contre l'environnement et la démocratie, dans le cadre d'une campagne nationale lancée le lundi 7 mai par les principaux organismes environnementaux du pays.

« Ces changements — qu'on a dissimulés dans une loi budgétaire dans l'espoir qu'ils passent inaperçus — menacent les valeurs fondamentales chères à tous les citoyens : l'environnement et la démocratie, affirme Sidney Ribaux, coordonnateur général d'Équiterre. Nous n'avons d'autre choix que de prendre la parole, et nous invitons les Canadiens de tous les horizons à se joindre à nous. »

Coiffée du slogan Silence, on parle (Black Out Speak Out en anglais), la campagne invite les organismes, les entreprises et les citoyens de tout le pays à plonger leurs sites Web dans le noir le 4 juin et à s'exprimer contre les modifications liées à la loi budgétaire du gouvernement fédéral (C-38).

Le gouvernement menace l'avenir de notre sol, de l'eau et du climat par son projet de loi de mise en œuvre du budget. Plus du tiers de ses dispositions vise à affaiblir les lois environnementales les plus importantes au Canada. C'est le cas notamment des mesures entravant la participation des organismes de bienfaisance environnementaux aux processus politiques publics. Les groupes invitent les citoyens à prendre la parole avec eux et à faire savoir au gouvernement que ceux qui se préoccupent des pertes annoncées n'ont pas l'intention de se taire.

« Les attaques contre les organismes environnementaux et l'affaiblissement des règles d'évaluation environnementale ont pour but de réduire au silence les citoyens de tous les milieux et horizons qui souhaitent faire valoir leur point de vue sur les projets de développement de nos ressources naturelles, soutient Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Non seulement est-ce antidémocratique — mais cela va miner la capacité du gouvernement de prendre des décisions éclairées pour diminuer les risques, protéger notre santé et notre environnement ».

« Les puissants intérêts pétroliers changent les règles du jeu. Pire encore, ils disqualifient tous les joueurs qui ne font pas partie de leur équipe, avance Rick Smith, directeur administratif de l'organisme Environmental Defence. Nous arborons le noir pendant une journée, mais nous prendrons la parole aussi longtemps que nécessaire. »

Le projet de loi C-38 remplace la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale, habilite le gouvernement fédéral à réprimer les organismes de bienfaisance — dont les groupes environnementaux — qui préconisent de meilleures lois et politiques, renverse les décisions de l'Office national de l'énergie, précipite les projets soumis à des études environnementales désormais affaiblies pour accélérer les processus d'approbation, et exclut les groupes de la société civile des examens environnementaux concernant les pipelines.

La campagne Silence, on parle commence lundi par la publication d'annonces pleine page dans La Presse, The Globe and Mail et l'hebdo Hill Times d'Ottawa. Elle inclut un site Web, silenceonparle.ca/blackoutspeakout.ca. Au cours des quatre prochaines semaines, les groupes environnementaux consolideront leurs appuis, invitant d'autres organismes, les groupes communautaires et de justice sociale et les citoyens du pays à se joindre à eux pour exprimer leurs inquiétudes face à l'érosion des valeurs canadiennes fondamentales.
Voici les organisations environnementales participantes : Ecojustice, Environmental Defence, Équiterre, Fondation David Suzuki, Greenpeace, Institut Pembina, Nature Canada, Sierra Club Canada, SNAP, West Coast Environmental Law et WWF Canada.
Les citoyens qui désirent appuyer la campagne peuvent s'inscrire sur le site silenceonparle.ca (blackoutspeakout.ca en anglais).

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Contacts pour les médias :

Manon Dubois, Fondation David Suzuki, 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Loïc Dehoux, Équiterre, 514-605-2000, ldehoux@equiterre.org