Communiqués de presse

Pesticides utilisés à des fins esthétiques: Québec doit rattraper son retard

Le 5 mars 2012 | Affiché dans

86 % des Québécois souhaitent un renforcement du Code de gestion des pesticides

Montréal- Le Québec, pionnier en 2003 avec l'adoption du Code de gestion des pesticides, a maintenant été dépassé par d'autres provinces en matière de réglementation des pesticides utilisés à des fins esthétiques (i.e. aménagements paysagers et surfaces gazonnées) et doit rattraper son retard, d'après une coalition de groupes de défense de l'intérêt public. De plus, selon un récent sondage Léger Marketing, 86 % des Québécois sont d'accord à ce que le Québec autorise seulement la vente et l'usage de pesticides à faible impact comme en Ontario et en Nouvelle-Écosse.

La Fondation David Suzuki, Équiterre, Nature Québec, Option consommateurs et l'Association Canadienne des Médecins pour l'Environnement ont écrit dernièrement au ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec, M. Pierre Arcand, afin de lui faire part de leurs attentes face à la révision du Code de gestion des pesticides.

Ces organisations se réjouissent que le ministère ait entrepris de réviser le Code, dont le contenu sera présenté d'ici quelques semaines.

Ces organisations estiment que Québec doit regagner sa position de chef de file en matière d'encadrement des pesticides utilisés à des fins esthétiques en renforçant son Code de manière à assurer une protection pour la santé et l'environnement qui soit équivalente aux politiques en vigueur en Ontario et en Nouvelle-Écosse.

« Un Code de gestion remis à niveau devrait interdire la vente et l'usage de tout pesticide utilisé à des fins esthétiques, sauf s'il est démontré qu'ils se conforment à des critères de faible impact, comme c'est le cas en Ontario et en Nouvelle-Écosse», explique Sidney Ribaux d'Équiterre. Actuellement, le Code de gestion du Québec interdit une vingtaine d'ingrédients actifs utilisés pour l'entretien des pelouses, alors qu'en Ontario près de 100 ingrédients actifs sont bannis et l'interdiction couvre aussi tout élément d'un aménagement paysager.

« Une approche de précaution s'impose. Les exemptions ne doivent pas devenir la règle et doivent permettre l'utilisation des pesticides qui ne se conforment pas à des critères de faible impact seulement s'il est démontré que la protection de la santé et de la sécurité publique est en jeu » fait valoir Christian Simard de Nature Québec.

« Il est essentiel que Québec mette à profit les récents développements dans les autres provinces en matière d'encadrement des pesticides utilisés à des fins esthétiques et ainsi, qu'il offre aux Québécois une protection équivalente à celle dont peuvent bénéficier les Ontariens et les Néo-écossais » affirme Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki. En outre, Québec jouirait de la faveur du public en posant ce geste.

Autre problème : « dans la situation actuelle, des villes comme Montréal, qui ont adopté une règlementation interdisant l'usage de tout pesticide autres que ceux à faible impact, peuvent retrouver en vente libre sur leur territoire des pesticides qu'elles ont interdits, mais que le gouvernement du Québec a autorisés », renchérit Caroline Arel d'Option consommateurs.

« Selon nous, l'usage de pesticides à des fins esthétiques expose inutilement la population à des risques pour leur santé et l'environnement. Et le Québec, encore une fois, peut montrer la voie à suivre », conclut Dr Éric Notebaert de l'Association Canadienne des Médecins pour l'Environnement et membre du Cercle scientifique de la Fondation David Suzuki.

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Pour consulter la lettre envoyée au ministre de l'Environnement : http://www.equiterre.org/publication/lettre-au-ministre-de-lenvironnement-du-quebec-code-de-gestion-des-pesticides-2012


Pour informations :

Émilie Vallières, Agente de relations médias
Équiterre
514 522-2000, poste 291 / cellulaire 514 605-2000 / evallieres@equiterre.org

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514 679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Mylène Bergeron, Coordonnatrice aux communications et aux sollicitations

Nature Québec
418 648-2104, poste 2074 / cellulaire 418 931-1131 / communications@naturequebec.org

Trois grandes îles de la rivière des Mille-Îles

Le 27 février 2012 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki accueille favorablement la mise en réserve et encourage le gouvernement du Québec à agir diligemment pour la création d'une aire protégée

Montréal — Le gouvernement du Québec a annoncé aujourd'hui la mise en réserve pour fins publiques de trois îles de la rivière des Mille-Îles : les îles Saint-Joseph, aux Vaches et Saint-Pierre. La Fondation David Suzuki accueille favorablement cette mise en réserve qui met temporairement terme à la spéculation immobilière qui menaçait les îles et leurs riches écosystèmes. La Fondation David Suzuki rappelle cependant que la mise en réserve de ces îles n'est qu'une première étape et encourage le gouvernement du Québec à agir avec diligence pour acquérir ces îles et leur conférer le statut d'aire protégée.

« Les trois grandes îles de la rivière des Mille-Îles font l'objet de spéculation depuis longtemps. En annonçant leur mise en réserve, la gouvernement lance un signal fort pour leur protection », a affirmé Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Ces îles sont une des pièces importantes de la trame verte et bleue du grand Montréal, tant par leur localisation que par la grande richesse de leurs écosystèmes. Il est essentiel de les protéger », a-t-il ajouté.

Rappelons que la Fondation David Suzuki, comme de nombreuses autres organisations, souhaite la création d'une trame verte et bleue dans le Grand Montréal, c'est-à-dire un réseau intégré de milieux naturels reliés par des corridors et permettant de freiner le déclin des écosystèmes de la région. Le nouveau Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) adopté par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) en décembre dernier prévoit la création d'une telle trame verte et bleue.

« Peu de gens réalisent que la biodiversité la plus riche au Québec se retrouve dans le sud-ouest de la province autour de Montréal. C'est également dans cette région que l'on retrouve le plus grand nombre d'espèces menacées », a expliqué le Dr Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « En raison de l'étalement urbain, à chaque année, nous perdons 1,8 % des milieux naturels du Grand Montréal. À ce rythme, il ne restera pratiquement plus rien dans une génération », a-t-il ajouté.

Pour plus d'Information : http://www.davidsuzuki.org/fr/publications/rapports/2011/decouvrir-notre-vraie-nature/

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Renseignements : Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 | mdubois@davidsuzuki.org

Réfection de Gentilly-2 : Un éléphant blanc aux dépens des contribuables québécois

Le 22 février 2012 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki déplore que le milieu des affaires se mobilise en faveur d'un gaspillage inutile de fonds publics

Montréal — Le gouvernement du Québec doit décider ce printemps s'il va procéder à la réfection ou au démantèlement de la centrale Gentilly-2 qui arrive au terme de sa vie utile. Alors que les élus et la communauté d'affaires du Centre du Québec se mobilisent pour soutenir l'injection massive de fonds publics dans la réfection de cette centrale, la Fondation David Suzuki met en garde le gouvernement contre les risques importants de dérapages financiers d'une telle décision.

« Il est étonnant qu'en ces temps d'austérité budgétaire, les milieux d'affaires soient en faveur d'une aventure financière qui risque d'avoir des répercussions majeures sur les finances d'Hydro-Québec et sur les tarifs d'électricité des Québécois », a déclaré Karel Mayrand, directeur général pour le Québec à la Fondation David Suzuki.

La Fondation David Suzuki rappelle que la réfection de la centrale de Pointe Lepreau au Nouveau-Brunswick, centrale jumelle de Gentilly II, accuse des retards et des dépassements de coûts importants, ce qui est la règle générale dans l'industrie nucléaire. De plus, les nouvelles normes de sécurité exigées après la catastrophe de Fukushima font déjà augmenter les coûts de construction des centrales nucléaires partout à travers le monde.

« Le Québec jouit présentement de confortables surplus énergétiques. Il n'y a aucune nécessité de procéder à la réfection de Gentilly II » a mentionné Karel Mayrand. « Dans ce contexte, Gentilly II risque d'être un éléphant blanc coûteux et sous-utilisé, un stade olympique dans le secteur énergétique ».

La Fondation David Suzuki rappelle que plusieurs pays, dont l'Allemagne, l'Italie et la Suisse, ont annoncé l'abandon de l'énergie nucléaire. En développant une expertise dans le déclassement de la centrale Gentilly -2, le Québec pourrait maintenir la majorité des emplois à la centrale et développer une expertise de pointe, et ce, sans refiler à la prochaine génération la facture du démantèlement de cette infrastructure désuète.

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Pour plus de renseignements, joindre :

Nadine Légaré, coordonnatrice des communications, Fondation David Suzuki, nlegare@davidsuzuki.org
514-871-4932 poste 1455
Cellulaire : 514-679-0821

Old Harry : les intérêts privés priment sur les intérêts publics

Le 30 janvier 2012 | Affiché dans

La Coalition Saint-Laurent dénonce le traitement de faveur accordé à Corridor Resources

Îles-de-la-Madeleine — Alors que la Coalition Saint-Laurent, à l'instar de très nombreux groupes autour du golfe, demande sans succès un moratoire pour l'ensemble du golfe du Saint-Laurent, notamment sur le projet Old Harry, c'est la compagnie Corridor Resources qui obtient des privilèges du gouvernement fédéral et de celui de Terre-Neuve.

La Coalition Saint-Laurent juge inacceptable le délai de deux ans accordé en catimini à Corridor Resources le 23 novembre 2011. Corridor Resources a maintenant jusqu'au 15 janvier 2015 pour débuter son forage controversé à Old Harry, un changement approuvé par le ministre fédéral des Ressources naturelles, M. Joe Oliver, ainsi que par son homologue à Terre-Neuve, M. Jerome Kennedy. À l'origine, la compagnie était dans l'obligation de commencer à forer un puits avant le 15 janvier 2013 sous peine de perdre son permis. Or, craignant de ne pouvoir y arriver à cause des consultations publiques prévues par M. Bernard Richard, Corridor a demandé un report de la date fatidique, ce qui lui a été accordé.

« En principe, Corridor Resources pouvait obtenir une extension d'une année supplémentaire de son délai de forage moyennant un dépôt de 1 million $. La compagnie a carrément contourné cette clause de son permis avec l'approbation des ministres fédéral et provincial des ressources naturelles et ce sans que l'Office Canada-Terre-Neuve sur les hydrocarbures extracôtiers (l'Office) n'en avise le public », de dénoncer Danielle Giroux, présidente d'Attention FragÎles et porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

Malgré ce délai de deux ans, Corridor Resources craint toujours de ne pouvoir débuter son forage avant la date butoir du 15 janvier 2015. Pour éviter de perdre son permis, la compagnie demande un nouveau sursis au gouvernement. Cette fois, Corridor Resources demande un gel temporaire de son permis, le temps que soit complétée la mise à jour de l'évaluation environnementale stratégique (ÉES) dans la portion terre-neuvienne du golfe. Comme il l'a affirmé en entrevue récemment, le président de Corridor Resources craint que cette évaluation environnementale stratégique ne l'empêche de réaliser son forage à temps.

Le but d'une évaluation environnementale stratégique (ÉES) est de fournir une vision globale et de paver la voie aux éventuelles évaluations environnementales de projet (ÉEP), dans ce cas-ci le projet Old Harry. Or, l'Office est présentement en train de réaliser les deux processus (ÉES et ÉEP) en même temps, une situation tout à fait illogique. La Coalition Saint-Laurent dénonce ce fait et est d'avis que toute évaluation environnementale de projets, tel que Old Harry, ne devrait débuter qu'après les conclusions de l'ÉES en cours, dans la partie terre-neuvienne du golfe.

« Le golfe du Saint-Laurent est un écosystème unique et fragile qui mérite d'être adéquatement protégé avec une vision globale et unifiée. La multiplication des évaluations environnementales partielles, à droite et à gauche, ÉES2 au Québec, ÉES à Terre-Neuve, évaluation du projet Old Harry, ne fait que semer la confusion en fragmentant le golfe et en le regardant avec des œillères. Nous estimons que seule une commission d'examen fédérale, refusée par le ministre de l'Environnement Peter Kent en août dernier, couplée à un moratoire sur l'ensemble du golfe, peut fournir la vision intégrée qui fait cruellement défaut ces jours-ci », d'expliquer Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki.

« Au-delà des intérêts privés de Corridor Resources et au-delà des traitements de faveurs que la compagnie exige, ce sont plutôt les intérêts du public, entre autres des communautés côtières dépendantes de la santé du golfe, qui devraient primer » selon Sylvain Archambault, biologiste à la SNAP Québec.

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La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non autochtones, provenant de 65 organismes et associations et 3 500 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Christian Simard, directeur général
Nature Québec
418-648-2104 ×2071 / direction@naturequebec.org

Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire
Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec (SNAP Québec)
418-686-1854 / sarchambault@snapqc.org

La Fondation David Suzuki, le Mouvement Desjardins et leurs partenaires donnent le coup d'envoi de la deuxième édition du Sommet de l'hiver

Le 16 janvier 2012 | Affiché dans

Trois jours de science, de culture et de sport au Carnaval de Québec pour protéger nos hivers

Québec — La Fondation David Suzuki, le Mouvement Desjardins et leurs partenaires ont dévoilé aujourd'hui à l'Hôtel de Glace la programmation de la deuxième édition du Sommet de l'hiver, qui se tiendra du 27 au 29 janvier 2012 dans le cadre du 58e Carnaval de Québec. Cet événement, qui comprendra une demi-journée de conférences scientifiques gratuites, une soirée gala haute en couleurs ainsi que trois matchs de hockey extérieur, a pour objectif de sensibiliser les citoyens et les visiteurs de la région aux impacts des changements climatiques sur nos hivers.

Les activités du Sommet de l'hiver 2012 sont l'occasion idéale pour tous de s'impliquer, peu importe l'âge ou les intérêts, et de célébrer en famille l'hiver, saison de plus en plus affectée par le réchauffement planétaire.

Ces activités, présentées par la Fondation David Suzuki et le Mouvement Desjardins, sont rendues possibles grâce à la collaboration de précieux partenaires dont l'Université Laval, Fairmont Le Château Frontenac, Le Soleil, le Carnaval de Québec, la Fondation Prince Albert II de Monaco-Canada et le Projet de la Réalité Climatique Canada d'Al Gore.

La Fondation David Suzuki et le Mouvement Desjardins sont fiers d'offrir aux citoyens de Québec une programmation dynamique et variée pour célébrer nos hivers tout en soulignant l'importance de les préserver. « Les hivers sont profondément ancrés dans notre histoire et notre identité, c'est donc dans l'intérêt collectif de vouloir les protéger. Avec un réchauffement qui atteindra deux degrés en 2020 au Québec, l'hiver est plus que jamais affecté par le réchauffement climatique », affirme Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki. « Les activités du Sommet, rendues possibles grâce à l'appui généreux du Mouvement Desjardins et de nos partenaires, sont un pas vers la sensibilisation du grand public et vers la recherche de solutions ».

Mme Pauline D'Amboise, vice-présidente Soutien à la coopération et secrétaire générale du Mouvement Desjardins, présentateur du Sommet de l'hiver et de son gala, souligne quant à elle l'appui constant et significatif de Desjardins aux opérations de la Fondation depuis son arrivée au Québec. « Nous appuyons la Fondation David Suzuki en raison de son apport tangible à la recherche et à la vulgarisation scientifique des enjeux du développement durable, dont celui des changements climatiques », explique-t-elle. « Cette collaboration s'appuie sur des valeurs communes et sur la conviction que c'est par la sensibilisation et l'éducation que nous pourrons susciter une prise de conscience et des changements de comportement. Nous croyons que ce sont les personnes et les collectivités qui doivent se prendre en charge pour soutenir une prospérité durable, respectueuse des personnes et de l'environnement ».

Pour souligner le volet scientifique, l'Université Laval accueillera les étudiants et le grand public au Centre des congrès afin que tous puissent assister gratuitement à des conférences scientifiques qui seront animées par Diane Martin, de l'émission « Retour sur le monde » de Radio-Canada à Québec, et qui incluront plusieurs personnalités de renom, dont le professeur de l'Université Laval, Louis Fortier, l'astronaute, Julie Payette, et l'explorateur, Bernard Voyer. « Pour une deuxième année, l'Université Laval est fière de collaborer au Sommet de l'hiver en offrant au grand public et aux membres de la communauté universitaire l'occasion d'assister à des conférences qui réuniront des scientifiques et des chercheurs de renom pour traiter des impacts des changements climatiques, notamment sur les collectivités. C'est également l'occasion pour notre établissement et nos chercheurs d'affirmer, une fois de plus, la position de leader de l'Université Laval en matière d'études nordiques, un enjeu de société incontournable pour les prochaines générations », de mentionner le recteur Denis Brière.

« Je vous encourage à participer nombreux aux activités extérieures et intérieures mises sur pied durant le Sommet de l'hiver. Nous désirons tous que cette saison demeure celle qui nous distingue et que les Québécois de toutes les régions et les visiteurs venus de partout puissent poursuivre avec nous la grande aventure carnavalesque », affirme Alain Winter, président du 58e Carnaval de Québec.

Robert Mercure, directeur général du Fairmont Le Château Frontenac, est quant à lui heureux d'appuyer le Sommet pour une deuxième année consécutive. « La contribution et l'implication des entreprises de Québec est essentielle pour la sensibilisation des citoyens et des visiteurs mais également pour la mise en place de pratiques éco-responsables qui auront des effets positifs sur les changements climatiques ».

«En tant que pays riche nous devons faire partie de la solution, non pas du problème. Il en va de l'héritage que nous souhaitons léguer aux générations futures », de rajouter Claude Gagnon, Président et éditeur du journal Le Soleil et Vice-président exécutif des journaux régionaux Gesca.

Selon Jean-Claude Bachand, président de la Fondation Prince Albert II de Monaco-Canada, le Sommet de l'hiver permet à tous et à toutes l'occasion de se joindre au mouvement pour la protection de nos hivers. « Notre Fondation est fière de soutenir la deuxième édition du Sommet de l'hiver, une occasion unique et conviviale pour les entreprises, les ONG, les étudiants et le grand public de se rassembler pour une cause qui nous touche tous : la protection de nos hivers contre les changements climatiques », conclue-t-il.

Pour plus d'information sur les activités du Sommet de l'hiver 2011 et les façons d'y participer, visitez le www.davidsuzuki.org/fr/sommet-hiver.

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Renseignements :

Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 | manondubois@davidsuzuki.org

Adoption par Québec du règlement concernant le système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de GES.

Le 15 décembre 2011 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki salue le leadership du Québec dans la lutte aux changements climatiques

Montréal — La Fondation David Suzuki salue le leadership du Québec, qui vient d'annoncer l'adoption du Règlement concernant le système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de gaz à effet de serre (GES), qui permet de mettre en oeuvre le système mis en place par la Western Climate Initiative (WCI). En adhérant à ce marché du carbone, le Québec se positionne avantageusement dans un nouveau marché en émergence et amorce un virage qui permettra à son économie de devenir plus productive et plus verte.

D'après Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec: « En rejoignant la Californie au sein de ce nouveau marché de droits d'émissions, le Québec se positionne comme leader en matière de lutte aux changements climatiques et d'économie propre. Ce leadership est d'autant plus important dans le contexte du retrait du Canada du protocole de Kyoto et de l'inaction du gouvernement fédéral en matière de lutte aux changements climatiques ».

La Fondation David Suzuki rappelle que l'établissement d'un système de plafonnement et d'échange d'émissions est la pierre angulaire de la stratégie québécoise de lutte aux changements climatiques. Ce mécanisme crée non seulement un système contraignant qui oblige les grands émetteurs de gaz à effet de serre (GES) à réduire leurs émissions, mais il génèrera également les revenus qui permettront de financer les mesures de réduction des émissions comprises dans le plan d'action sur les changements climatiques 2013-2020, notamment dans les secteurs du transport, de l'efficacité énergétique et des technologies propres.

À ce propos, la Fondation David Suzuki félicite le ministre de l'Environnement, Pierre Arcand, de maintenir le cap sur la cible de réduction d'émissions de -20% en dessous du niveau de 1990 adoptée par le Québec en 2009. « En maintenant le cap sur sa cible, l'une des plus ambitieuses en Amérique du Nord, le Québec prouve qu'il est possible d'agir vigoureusement pour réduire les émissions de GES, même en l'absence d'un accord multilatéral contraignant », a affirmé Karel Mayrand.

La Fondation David Suzuki souhaite toutefois rappeler que la réussite du système de plafonnement et d'échange d'émissions québécois et l'atteinte de la cible de -20% en 2020 dépendront du renforcement des règles adoptées aujourd'hui. Il sera nécessaire de renforcer le plafond d'émissions et de refermer certaines échappatoires qui pourraient diminuer l'efficacité et l'intégrité du système. «Comme il s'agit de la création d'un nouveau marché, Québec devra surveiller la mise en place du système et éventuellement apporter les correctifs nécessaires afin d'assurer que ce marché permette d'atteindre la cible qu'il s'est fixée pour 2020 et que les revenus soient suffisants pour financer les mesures prévues au plan d'action sur les changements climatiques », a conclu Karel Mayrand.

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Pour en savoir plus sur la Fondation David Suzuki, visitez www.davidsuzuki.org/fr.
Renseignements : Manon Dubois Crôteau
Spécialiste des communications
514 679-0821
mdubois@davidsuzuki.org

Québec doit geler le périmètre agricole pour vingt ans pour mettre fin à la spéculation

Le 13 décembre 2011 | Affiché dans

Laval — Une étude réalisée par le Conseil régional de l'environnement de Laval conclut que 3 403,24 hectares (ha), ou 49 % de la zone agricole permanente à Laval, n'appartient plus aux agriculteurs et aux horticulteurs, mais à plus de 4 000 propriétaires qui sont généralement des promoteurs, des développeurs, des compagnies à numéro, de simples citoyens ainsi qu'à Ville de Laval. De ces 3 403,24 ha, 812,65 ha sont subdivisés en 3 733 petits lots de grandeurs différentes qui regroupent approximativement le même nombre de propriétaires. Les 2 590,59 ha restants appartiennent à 429 propriétaires. La Fédération des producteurs maraîchers du Québec, les Conseils régionaux de l'environnement de Laval et de Montréal, la Fondation David Suzuki et Nature Québec alertent donc le gouvernement du Québec et lui demandent d'inclure d'urgence, avant de ratifier le Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD), un gel de 20 ans de tout le territoire agricole.

Pour monsieur Guy Garand, directeur général du CRE de Laval, « la zone agricole de Laval est comme un gros fromage suisse, plein de trous. Pour cette raison, le gouvernement du Québec doit exiger de la CMM qu'elle intègre dans son Plan un gel de la zone agricole pour les 20 prochaines années afin que diminue la pression spéculative sur la zone agricole et pour garantir la pérennité et la souveraineté alimentaire de la région métropolitaine de Montréal. Avec de tels chiffres pour Laval, la question se pose pour le reste des terres agricoles de la CMM ».

Face au morcellement des terres agricoles et la vente à des promoteurs qui s'opèrent insidieusement dans la grande région de Montréal, les organismes ne comprennent pas le retrait, dans la dernière version du PMAD, du gel de 5 ans de construction dans le territoire agricole qui y était initialement prévu. Pourtant, la vaste majorité des mémoires produits pendant la consultation prônaient un renforcement de cette mesure, pas sa disparition.

Pour Coralie Deny, directrice générale du CRE-Montréal, «la raréfaction des terres agricoles sur le territoire de l'agglomération de Montréal est un fait avec lequel nous sommes confrontés aujourd'hui ; manger des fruits et légumes produits dans l'ouest de l'île n'est plus le privilège que de quelques Montréalais. Pourtant Montréal possédait parmi les meilleures terres agricoles du Québec. Il est plus que temps d'apprendre des erreurs du passé et de protéger toutes les belles terres de la CMM qui nous restent. L'engouement pour l'agriculture locale et l'agriculture urbaine est un signe clair que les élus se doivent d'entendre.»

Selon Karel Mayrand, directeur de la Fondation David Suzuki « les terres agricoles et les milieux naturels du Grand Montréal ont une grande valeur écologique et procurent à la collectivité montréalaise des biens et services d'une valeur de plusieurs milliards de dollars annuellement ». « Le Grand Montréal n'est pas un casino. Il est grand temps que l'on mette un terme à la spéculation, en gelant le périmètre agricole et en accordant une protection réelle aux boisés, milieux humides et corridors forestiers de la région » a-t-il ajouté.

Selon Normand Legault, producteur agricole, président de la FPMQ, « l'achat de légumes produits dans sa cour est une chance inespérée pour tous les consommateurs de la CMM. N'oublions pas que depuis les 20 dernières années, sur le territoire métropolitain de Montréal, la production maraîchère a gagné plus de 14 jours de croissance au printemps et à l'automne ». C'est pour ces raisons qu'il faut impérativement geler le territoire agricole pour les 20 prochaines années.

Christian Simard, directeur de Nature Québec rappelle enfin que « les terres agricoles de la région de Montréal recèlent des boisés et des milieux naturels de grande qualité. Les conserver permet de jeter les bases de la future ceinture verte réclamée à hauts cris lors des consultations et incluse dans le PMAD. Ne pas protéger la zone agricole et permettre un développement insuffisamment densifié équivaut à condamner à l'échec le projet de création d'une ceinture verte digne de ce nom».

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Source :

Guy Garand (450) 664-3503

Les groupes environnementaux applaudissent la décision de l'Office National de l'Énergie qui tiendra des audiences publiques sur le renversement de la ligne 9

Le 6 décembre 2011 | Affiché dans

Montréal — Plusieurs groupes environnementaux, dont Défense Environnementale, Équiterre, Nature Québec et la Fondation David Suzuki, se réjouissent de la décision de l'Office National de l'Énergie (ONE) qui tiendra des audiences publiques sur le renversement de la ligne 9 de l'oléoduc d'Enbridge. L'ONE a ainsi refusé la demande d'Enbridge qui voulait être dispensé d'un processus d'audiences publiques plus complet à propos du renversement de la ligne 9 en Ontario. Il s'agit de la première étape du projet Trailbreaker qui amènerait des sables bitumineux vers l'Ontario et le Québec, puis vers Portland dans le Maine, où le pétrole serait ensuite chargé sur d'immenses pétroliers vers les raffineries des côtes du Golfe.

« Ce délai démontre les préoccupations grandissantes du public quant à la construction d'oléoducs et d'infrastructures afin d'envoyer le pétrole des sables bitumineux un peu partout à travers le continent », explique Gillian McEachern de Défense Environnementale. « En ce moment, nous devons diminuer notre dépendance au pétrole et nous diriger vers les énergies propres. Les projets comme ceux d'Enbridge qui proposent de nous rendre encore plus dépendants des sables bitumineux ne sont tout simplement pas la bonne voie à prendre », ajoute-t-elle.

Depuis qu'Enbridge a fait une demande d'exemption en août 2011, les groupes environnementaux, les Premières Nations, les propriétaires de terrains et plusieurs autres voix se sont fait entendre sur leurs inquiétudes quant à la sécurité des oléoducs, les enjeux entourant notre sécurité énergétique et les impacts du projet Trailbreaker en dehors de nos frontières. Hier, l'ONE a indiqué par voie de communiqué que les audiences publiques auront lieu à l'automne 2012. Cette décision arrive moins d'un mois après que le gouvernement des États-Unis ait décidé de mettre en attente, au moins jusqu'en 2013, le projet d'oléoduc Keystone XL de la compagnie TransCanada.

« Il est plus que temps d'arrêter d'analyser ce genre de projets morceau par morceau et d'analyser les impacts de cette industrie et de l'ensemble des projets. Au-delà de la sécurité des oléoducs et de la possibilité de déversement, qui sont forts préoccupants, c'est aussi notre sécurité énergétique qui est en jeu. Si nous allons de l'avant avec ce genre de projet, nous ferons un grand pas vers une dépendance au pétrole sale », explique Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d'Équiterre.

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Renseignements

Émilie Vallières
Équiterre
514-605-2000

Ethan Hawke se joint à la lutte pour la protection du Golfe du Saint-Laurent contre les forages pétroliers et gaziers

Le 23 novembre 2011 | Affiché dans
Photo: Ethan Hawke se joint à la lutte pour la protection du Golfe du Saint-Laurent  contre les forages pétroliers et gaziers

23 novembre 2011 — La bataille pour la protection du golfe du Saint-Laurent contre l'exploitation pétrolière et gazière a pris un nouvel élan cette semaine lorsque l'acteur, écrivain et réalisateur américain Ethan Hawke a généreusement prêté son soutien à la cause. M. Hawke, qui est propriétaire d'un terrain donnant sur le Golfe en Nouvelle-Écosse, a été approché par d'autres propriétaires fonciers, des pêcheurs, des leaders micmacs et des citoyens concernés de la région qui sentaient que leurs voix n'étaient pas entendues. M. Hawke vient ainsi grossir la liste croissante des célébrités, notamment le Dr David Suzuki, l'auteur Farley Mowat, l'acteur et réalisateur Jason Priestley et le compositeur Philip Glass, qui ont déjà exprimé leur appui à un moratoire sur l'exploitation pétrolière et gazière en milieu marin dans le golfe du Saint-Laurent.

« Le golfe du Saint-Laurent est exceptionnel par sa beauté, sa culture et sa biodiversité. Je sens qu'il est important d'appuyer mes voisins de la côte qui exigent un moratoire, explique M. Hawke. Nous devrions prendre toutes les mesures possibles pour éviter de répéter les erreurs qui ont été commises dans le golfe du Mexique, et préserver ces précieuses ressources marines renouvelables pour les générations à venir. Il est temps d'agir sur cet important enjeu, avant qu'il ne soit trop tard. »

En collaboration avec la Save Our Seas and Shores Coalition et avec l'appui de M. Hawke, la Fondation David Suzuki exhorte les citoyens canadiens à passer à l'action en exigeant un moratoire sur les forages pétroliers et gaziers dans le Golfe.

« Des milliers de collectivités côtières des Premières Nations, québécoises, acadiennes et gaéliques jouissent d'une préséance historique dans ces eaux et ont tout intérêt à vouloir protéger les industries multimillionnaires et renouvelables de la pêche et du tourisme, affirme Mary Gorman, porte-parole de la coalition Seas and Shores. Ce serait idiot de songer à risquer un approvisionnement alimentaire marin renouvelable et d'envergure mondiale auquel nous puisons depuis des siècles, uniquement pour exploiter des combustibles fossiles superflus. »

Tant Québec que Terre-Neuve étudient actuellement la possibilité de forages pétroliers et gaziers dans le golfe du Saint-Laurent. La province de Québec, où un moratoire est en cours, mène actuellement des consultations publiques pour évaluer les facteurs de risque liés à l'exploitation pétrolière et gazière dans le Golfe. À Terre-Neuve, la situation devient de plus en plus alarmante, la province maintenant le cap quant au forage exploratoire, dès l'année prochaine, du gisement Old Harry à six kilomètres seulement du territoire du Québec. Quant à la Nouvelle-Écosse, cela fait une dizaine d'années qu'on y a interrompu des tentatives similaires d'exploitation dans le Golfe.

« Le golfe du Saint-Laurent forme une seule masse d'eau qu'on ne devrait pas diviser par des frontières établies artificiellement, affirme Dr Jean-Patrick Toussaint, de la Fondation David Suzuki. Le Golfe abrite plus de 2 200 espèces marines qui y fraient, s'y nourrissent et y migrent tout au long de l'année. Les forages exploratoires pourraient avoir de graves impacts sur l'alimentation et la migration de poissons comme le saumon atlantique, le hareng, le maquereau et la morue, ainsi que de mammifères marins comme le rorqual bleu, une espèce en danger. »

Plus tôt cet été, un grand nombre de communautés côtières et de groupes environnementaux ont demandé au ministre fédéral de l'Environnement, Peter Kent, de prendre en charge l'encadrement des incidences et des risques environnementaux liés à l'autorisation de forages pétroliers et gaziers dans le Golfe. Mais le gouvernement fédéral a fini par déléguer ses responsabilités à un office provincial des hydrocarbures extracôtiers, qui est composé de non-élus.

« Nous sommes enchantés qu'Ethan Hawke ait bien voulu appuyer notre lutte pour la protection de notre Golfe, et nous lui en sommes reconnaissants, ajoute Mme Gorman. Nous espérons que son appui déclaré aidera à attirer davantage l'attention sur un enjeu qui exige des mesures cruciales et qui pourrait avoir des incidences sur les côtes et l'économie des cinq provinces en bordure du Golfe. »

Les personnes et les groupes concernés peuvent signer la pétition exigeant un moratoire sur les forages pétroliers et gaziers dans le golfe du Saint-Laurent sur le site Web de la Fondation David Suzuki : http://action.davidsuzuki.org/fr/st-laurent

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Pour en savoir davantage, communiquez avec :
Manon Dubois, spécialiste des communications,
Fondation David Suzuki
mdubois@davidsuzuki.org, 514-679-0821

Mary Gorman
Save Our Seas and Shores Coalition
mjgorman@ns.sympatico.ca, 902-926-2128

La Politique québécoise du transport collectif victime de son succès

Le 8 novembre 2011 | Affiché dans

Les sommes nécessaires pour répondre aux besoins des usagers devraient être multipliées par 5

Montréal — Dans un document présenté mardi aux médias et intitulé Pleins à craquer, TRANSIT - l'Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec, félicite le gouvernement du Québec pour le succès de sa Politique québécoise du transport collectif (2006-2012), mais lance aussi un cri d'alarme devant les besoins financiers nécessaires pour répondre à la croissance importante de la demande en transports collectifs au Québec. L'Alliance recommande au gouvernement de prolonger le Programme d'aide gouvernementale à l'amélioration des services de transport en commun (PAGASTC), l'un des volets de cette politique, et de quintupler son financement en augmentant la redevance sur les hydrocarbures qui alimente le Fonds vert. Cette mesure de financement pourrait ainsi contribuer à l'atteinte de l'objectif de hausse de l'achalandage des sociétés de transport de 40% d'ici 2020.

Un programme qui a fait ses preuves

« Cette politique a amené de réels gains à la population. Pensons à la multiplication des voies Métrobus à Québec, à la croissance importante des passages d'autobus à Gatineau, à la ligne 18 Beaubien, la 121 Sauvé/Côte-Vertu, la 747 pour l'aéroport ou les navettes Or à Montréal ou aux 76 départs supplémentaires de trains de banlieue depuis 2009 dans la région métropolitaine de Montréal », a déclaré Coralie Deny, directrice générale du Conseil régional de l'environnement de Montréal. La Politique québécoise du transport collectif, qui vise une hausse de 8 % de l'achalandage des transports collectifs dans tout le Québec d'ici 2012, a d'ailleurs dépassé son objectif, selon les données disponibles pour les années 2009, 2010 et 2011. « Aujourd'hui par contre, nous avons un sérieux défi, celui de trouver les moyens financiers pour répondre à cette demande croissante. »

Victimes de leurs succès, les grands réseaux de trains, d'autobus et de métros du Québec sont aujourd'hui en effet complètement saturés en périodes de pointes, au moment où l'on compte sur eux pour désengorger le réseau routier dans les milieux urbains.

« Manifestement, le public est au rendez-vous », a constaté Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki pour le Québec, « mais si on veut qu'il continue à préférer le transport collectif au transport individuel, il faudra qu'il y trouve son compte, c'est-à-dire que l'offre réponde à la demande en qualité et en quantité ». TRANSIT rappelle qu'une étude de la firme Léger Marketing publiée hier, et portant sur les faits saillants de la consultation publique sur le projet de Plan métropolitain d'aménagement et de développement de Montréal, révèle que la société civile demande « [...] que le transport collectif compte plus de projets de développement »1.

Un programme qui vient à échéance en décembre

Pour poursuivre le développement et l'amélioration des réseaux de transports collectifs, il faut des fonds. Le PAGASTC est l'un des volets de la Politique québécoise du transport collectif : il finance 50 % de l'augmentation des coûts directs d'exploitation associés à l'augmentation nette de l'offre de service des sociétés de transport, des conseils intermunicipaux de transport et de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), à concurrence de 100 millions de dollars par année. Il est financé par le Fonds vert, créé en 2006, à partir d'une redevance payée par les distributeurs de carburants et de combustibles et qui génère 200M$ annuellement. Le problème est que ce Programme arrive à échéance le 31 décembre 2011.

Une augmentation cohérente avec les orientations gouvernementales

Le gouvernement du Québec a indiqué sa volonté de créer un mécanisme de marché visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre au Québec. Les distributeurs de carburants et de combustibles y seront assujettis à partir de 2015. Le projet de règlement fixera à plus de 18$ la tonne de GES le prix minimal des droits d'émissions qui seront vendus aux enchères par le gouvernement en 2015. Les fonds générés par ces ventes dépasseront très largement les montants tirés de l'actuelle redevance sur les hydrocarbures dont le prix est fixé à quelque 4$ la tonne de CO2.

Dans ce contexte, TRANSIT demande au Gouvernement du Québec de :

  • De reconduire dès le 1er janvier 2012 et de bonifier progressivement le PAGASTC. Les sociétés de transport doivent pouvoir bénéficier d'un environnement financier prévisible et stable afin de poursuivre l'augmentation de l'offre de service de transports collectifs et la hausse d'achalandage qui en découle.
  • D'augmenter progressivement, à partir de 2012, la redevance sur les carburants et les combustibles fossiles qui finance le PAGASTC, d'autres initiatives favorisant les transports collectifs et actifs ainsi que l'ensemble des initiatives contenues au Plan d'action sur les changements climatiques 2006-2012. Cette augmentation permettra d'étaler dans le temps, de manière ordonnée et progressive, l'augmentation prévue des sommes perçues auprès des distributeurs de carburants et de combustibles fossiles jusqu'à leur assujettissement au marché du carbone à partir de 2015.

Pour Florence Junca Adenot, professeure à l'UQAM et directrice du FORUM URBA 2015 « le maintien et l'amélioration du financement d'un programme qui a fait ses preuves serait un signal clair de l'appui du Gouvernement du Québec aux organisations de transport pour atteindre les objectifs prioritaires d'augmentation de l'achalandage des transports collectifs et de réduction des GES qu'il a lui-même fixés dans ses politiques. Nous estimons qu'il faudra pour ce faire quintupler les sommes actuellement disponibles pour le PAGASTC. »

Cette demande présentée par TRANSIT s'ajoute aux recommandations faites précédemment au gouvernement, à savoir : un moratoire sur le développement des nouvelles voies autoroutières, le souhait que Québec dépense les fonds annoncés pour la réfection du réseau routier et le développement des transports collectifs et arrête de reporter les projets à Québec, Montréal, Gatineau et ailleurs et finalement l'autorisation à court terme des mesures de mitigation importantes pour la région montréalaise, dans le contexte d'une crise du réseau routier, soit 250 autobus et 200 kilomètres de voies réservées supplémentaires.

TRANSIT rappelle que d'autres mesures financières devront être mises en place au cours des prochains mois et années afin d'assurer le maintien et le développement des transports collectifs en cette période de crise du transport dans le Sud du Québec et en cette période où le développement des transports collectifs et actifs est devenu prioritaire dans toutes les politiques gouvernementales.

Le document Pleins à craquer est disponible en ligne sur : www.transitquebec.org.

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À propos de TRANSIT

Dans le contexte actuel de crise des infrastructures de transport, TRANSIT se veut un lieu de convergence des analyses et des solutions en matière de transport durable au Québec. Sa mission est de favoriser le développement et l'amélioration des services de transports collectifs au Québec, en s'assurant qu'ils reçoivent le financement nécessaire pour permettre au plus grand nombre possible de citoyens d'en bénéficier. Une quarantaine d'organisations réparties sur tout le territoire du Québec sont membres de TRANSIT, qui compte également sur le soutien d'un comité d'experts en matière de transports et d'urbanisme.

Renseignements

Leïla Copti, COPTICOM
514.661.6134
leilacopti@gmail.com

[1] http://cmm.qc.ca/salle-de-presse/single-news/rapport-de-consultation-publique-sur-le-projet-de-pmad-un-rapport-leger-marketing-revele-que-la-societe-civile-souhaite-un-plan-ambitieux/