Communiqués de presse

Ethan Hawke se joint à la lutte pour la protection du Golfe du Saint-Laurent contre les forages pétroliers et gaziers

Le 23 novembre 2011 | Affiché dans
Photo: Ethan Hawke se joint à la lutte pour la protection du Golfe du Saint-Laurent  contre les forages pétroliers et gaziers

23 novembre 2011 — La bataille pour la protection du golfe du Saint-Laurent contre l'exploitation pétrolière et gazière a pris un nouvel élan cette semaine lorsque l'acteur, écrivain et réalisateur américain Ethan Hawke a généreusement prêté son soutien à la cause. M. Hawke, qui est propriétaire d'un terrain donnant sur le Golfe en Nouvelle-Écosse, a été approché par d'autres propriétaires fonciers, des pêcheurs, des leaders micmacs et des citoyens concernés de la région qui sentaient que leurs voix n'étaient pas entendues. M. Hawke vient ainsi grossir la liste croissante des célébrités, notamment le Dr David Suzuki, l'auteur Farley Mowat, l'acteur et réalisateur Jason Priestley et le compositeur Philip Glass, qui ont déjà exprimé leur appui à un moratoire sur l'exploitation pétrolière et gazière en milieu marin dans le golfe du Saint-Laurent.

« Le golfe du Saint-Laurent est exceptionnel par sa beauté, sa culture et sa biodiversité. Je sens qu'il est important d'appuyer mes voisins de la côte qui exigent un moratoire, explique M. Hawke. Nous devrions prendre toutes les mesures possibles pour éviter de répéter les erreurs qui ont été commises dans le golfe du Mexique, et préserver ces précieuses ressources marines renouvelables pour les générations à venir. Il est temps d'agir sur cet important enjeu, avant qu'il ne soit trop tard. »

En collaboration avec la Save Our Seas and Shores Coalition et avec l'appui de M. Hawke, la Fondation David Suzuki exhorte les citoyens canadiens à passer à l'action en exigeant un moratoire sur les forages pétroliers et gaziers dans le Golfe.

« Des milliers de collectivités côtières des Premières Nations, québécoises, acadiennes et gaéliques jouissent d'une préséance historique dans ces eaux et ont tout intérêt à vouloir protéger les industries multimillionnaires et renouvelables de la pêche et du tourisme, affirme Mary Gorman, porte-parole de la coalition Seas and Shores. Ce serait idiot de songer à risquer un approvisionnement alimentaire marin renouvelable et d'envergure mondiale auquel nous puisons depuis des siècles, uniquement pour exploiter des combustibles fossiles superflus. »

Tant Québec que Terre-Neuve étudient actuellement la possibilité de forages pétroliers et gaziers dans le golfe du Saint-Laurent. La province de Québec, où un moratoire est en cours, mène actuellement des consultations publiques pour évaluer les facteurs de risque liés à l'exploitation pétrolière et gazière dans le Golfe. À Terre-Neuve, la situation devient de plus en plus alarmante, la province maintenant le cap quant au forage exploratoire, dès l'année prochaine, du gisement Old Harry à six kilomètres seulement du territoire du Québec. Quant à la Nouvelle-Écosse, cela fait une dizaine d'années qu'on y a interrompu des tentatives similaires d'exploitation dans le Golfe.

« Le golfe du Saint-Laurent forme une seule masse d'eau qu'on ne devrait pas diviser par des frontières établies artificiellement, affirme Dr Jean-Patrick Toussaint, de la Fondation David Suzuki. Le Golfe abrite plus de 2 200 espèces marines qui y fraient, s'y nourrissent et y migrent tout au long de l'année. Les forages exploratoires pourraient avoir de graves impacts sur l'alimentation et la migration de poissons comme le saumon atlantique, le hareng, le maquereau et la morue, ainsi que de mammifères marins comme le rorqual bleu, une espèce en danger. »

Plus tôt cet été, un grand nombre de communautés côtières et de groupes environnementaux ont demandé au ministre fédéral de l'Environnement, Peter Kent, de prendre en charge l'encadrement des incidences et des risques environnementaux liés à l'autorisation de forages pétroliers et gaziers dans le Golfe. Mais le gouvernement fédéral a fini par déléguer ses responsabilités à un office provincial des hydrocarbures extracôtiers, qui est composé de non-élus.

« Nous sommes enchantés qu'Ethan Hawke ait bien voulu appuyer notre lutte pour la protection de notre Golfe, et nous lui en sommes reconnaissants, ajoute Mme Gorman. Nous espérons que son appui déclaré aidera à attirer davantage l'attention sur un enjeu qui exige des mesures cruciales et qui pourrait avoir des incidences sur les côtes et l'économie des cinq provinces en bordure du Golfe. »

Les personnes et les groupes concernés peuvent signer la pétition exigeant un moratoire sur les forages pétroliers et gaziers dans le golfe du Saint-Laurent sur le site Web de la Fondation David Suzuki : http://action.davidsuzuki.org/fr/st-laurent

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Pour en savoir davantage, communiquez avec :
Manon Dubois, spécialiste des communications,
Fondation David Suzuki
mdubois@davidsuzuki.org, 514-679-0821

Mary Gorman
Save Our Seas and Shores Coalition
mjgorman@ns.sympatico.ca, 902-926-2128

La Politique québécoise du transport collectif victime de son succès

Le 8 novembre 2011 | Affiché dans

Les sommes nécessaires pour répondre aux besoins des usagers devraient être multipliées par 5

Montréal — Dans un document présenté mardi aux médias et intitulé Pleins à craquer, TRANSIT - l'Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec, félicite le gouvernement du Québec pour le succès de sa Politique québécoise du transport collectif (2006-2012), mais lance aussi un cri d'alarme devant les besoins financiers nécessaires pour répondre à la croissance importante de la demande en transports collectifs au Québec. L'Alliance recommande au gouvernement de prolonger le Programme d'aide gouvernementale à l'amélioration des services de transport en commun (PAGASTC), l'un des volets de cette politique, et de quintupler son financement en augmentant la redevance sur les hydrocarbures qui alimente le Fonds vert. Cette mesure de financement pourrait ainsi contribuer à l'atteinte de l'objectif de hausse de l'achalandage des sociétés de transport de 40% d'ici 2020.

Un programme qui a fait ses preuves

« Cette politique a amené de réels gains à la population. Pensons à la multiplication des voies Métrobus à Québec, à la croissance importante des passages d'autobus à Gatineau, à la ligne 18 Beaubien, la 121 Sauvé/Côte-Vertu, la 747 pour l'aéroport ou les navettes Or à Montréal ou aux 76 départs supplémentaires de trains de banlieue depuis 2009 dans la région métropolitaine de Montréal », a déclaré Coralie Deny, directrice générale du Conseil régional de l'environnement de Montréal. La Politique québécoise du transport collectif, qui vise une hausse de 8 % de l'achalandage des transports collectifs dans tout le Québec d'ici 2012, a d'ailleurs dépassé son objectif, selon les données disponibles pour les années 2009, 2010 et 2011. « Aujourd'hui par contre, nous avons un sérieux défi, celui de trouver les moyens financiers pour répondre à cette demande croissante. »

Victimes de leurs succès, les grands réseaux de trains, d'autobus et de métros du Québec sont aujourd'hui en effet complètement saturés en périodes de pointes, au moment où l'on compte sur eux pour désengorger le réseau routier dans les milieux urbains.

« Manifestement, le public est au rendez-vous », a constaté Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki pour le Québec, « mais si on veut qu'il continue à préférer le transport collectif au transport individuel, il faudra qu'il y trouve son compte, c'est-à-dire que l'offre réponde à la demande en qualité et en quantité ». TRANSIT rappelle qu'une étude de la firme Léger Marketing publiée hier, et portant sur les faits saillants de la consultation publique sur le projet de Plan métropolitain d'aménagement et de développement de Montréal, révèle que la société civile demande « [...] que le transport collectif compte plus de projets de développement »1.

Un programme qui vient à échéance en décembre

Pour poursuivre le développement et l'amélioration des réseaux de transports collectifs, il faut des fonds. Le PAGASTC est l'un des volets de la Politique québécoise du transport collectif : il finance 50 % de l'augmentation des coûts directs d'exploitation associés à l'augmentation nette de l'offre de service des sociétés de transport, des conseils intermunicipaux de transport et de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), à concurrence de 100 millions de dollars par année. Il est financé par le Fonds vert, créé en 2006, à partir d'une redevance payée par les distributeurs de carburants et de combustibles et qui génère 200M$ annuellement. Le problème est que ce Programme arrive à échéance le 31 décembre 2011.

Une augmentation cohérente avec les orientations gouvernementales

Le gouvernement du Québec a indiqué sa volonté de créer un mécanisme de marché visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre au Québec. Les distributeurs de carburants et de combustibles y seront assujettis à partir de 2015. Le projet de règlement fixera à plus de 18$ la tonne de GES le prix minimal des droits d'émissions qui seront vendus aux enchères par le gouvernement en 2015. Les fonds générés par ces ventes dépasseront très largement les montants tirés de l'actuelle redevance sur les hydrocarbures dont le prix est fixé à quelque 4$ la tonne de CO2.

Dans ce contexte, TRANSIT demande au Gouvernement du Québec de :

  • De reconduire dès le 1er janvier 2012 et de bonifier progressivement le PAGASTC. Les sociétés de transport doivent pouvoir bénéficier d'un environnement financier prévisible et stable afin de poursuivre l'augmentation de l'offre de service de transports collectifs et la hausse d'achalandage qui en découle.
  • D'augmenter progressivement, à partir de 2012, la redevance sur les carburants et les combustibles fossiles qui finance le PAGASTC, d'autres initiatives favorisant les transports collectifs et actifs ainsi que l'ensemble des initiatives contenues au Plan d'action sur les changements climatiques 2006-2012. Cette augmentation permettra d'étaler dans le temps, de manière ordonnée et progressive, l'augmentation prévue des sommes perçues auprès des distributeurs de carburants et de combustibles fossiles jusqu'à leur assujettissement au marché du carbone à partir de 2015.

Pour Florence Junca Adenot, professeure à l'UQAM et directrice du FORUM URBA 2015 « le maintien et l'amélioration du financement d'un programme qui a fait ses preuves serait un signal clair de l'appui du Gouvernement du Québec aux organisations de transport pour atteindre les objectifs prioritaires d'augmentation de l'achalandage des transports collectifs et de réduction des GES qu'il a lui-même fixés dans ses politiques. Nous estimons qu'il faudra pour ce faire quintupler les sommes actuellement disponibles pour le PAGASTC. »

Cette demande présentée par TRANSIT s'ajoute aux recommandations faites précédemment au gouvernement, à savoir : un moratoire sur le développement des nouvelles voies autoroutières, le souhait que Québec dépense les fonds annoncés pour la réfection du réseau routier et le développement des transports collectifs et arrête de reporter les projets à Québec, Montréal, Gatineau et ailleurs et finalement l'autorisation à court terme des mesures de mitigation importantes pour la région montréalaise, dans le contexte d'une crise du réseau routier, soit 250 autobus et 200 kilomètres de voies réservées supplémentaires.

TRANSIT rappelle que d'autres mesures financières devront être mises en place au cours des prochains mois et années afin d'assurer le maintien et le développement des transports collectifs en cette période de crise du transport dans le Sud du Québec et en cette période où le développement des transports collectifs et actifs est devenu prioritaire dans toutes les politiques gouvernementales.

Le document Pleins à craquer est disponible en ligne sur : www.transitquebec.org.

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À propos de TRANSIT

Dans le contexte actuel de crise des infrastructures de transport, TRANSIT se veut un lieu de convergence des analyses et des solutions en matière de transport durable au Québec. Sa mission est de favoriser le développement et l'amélioration des services de transports collectifs au Québec, en s'assurant qu'ils reçoivent le financement nécessaire pour permettre au plus grand nombre possible de citoyens d'en bénéficier. Une quarantaine d'organisations réparties sur tout le territoire du Québec sont membres de TRANSIT, qui compte également sur le soutien d'un comité d'experts en matière de transports et d'urbanisme.

Renseignements

Leïla Copti, COPTICOM
514.661.6134
leilacopti@gmail.com

[1] http://cmm.qc.ca/salle-de-presse/single-news/rapport-de-consultation-publique-sur-le-projet-de-pmad-un-rapport-leger-marketing-revele-que-la-societe-civile-souhaite-un-plan-ambitieux/

Pétrole dans le golfe : graves lacunes dans l'évaluation environnementale

Le 8 novembre 2011 | Affiché dans

Coalition Saint-Laurent demande l'intervention du BAPE

Îles-de-la-Madeleine et Montréal — Face aux graves lacunes dans le processus d'évaluation environnementale stratégique (ÉES2) dans le golfe, Coalition Saint-Laurent demande l'intervention du BAPE.

La Coalition dénonce le processus de consultation en cours. Elle pointe du doigt de nombreuses aberrations (voir en annexe) liées à cette démarche, qui entachent sa crédibilité et sa qualité, notamment la portée restreinte et tendancieuse du mandat de l'ÉES2, le manque de publicité et de temps alloués à la consultation, de même que son haut niveau de complexité et d'inaccessibilité pour la population.

Dès le début du processus, en 2009, plusieurs groupes ont dénoncé le fait que l'étude environnementale soit chapeautée par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF). Aujourd'hui, les faits leur donnent raison. Selon Danielle Giroux, présidente d'Attention FragÎles et porte-parole de Coalition Saint-Laurent, « l'ÉES2 vise carrément à baliser cette nouvelle industrie sans jamais remettre en question la pertinence de l'implanter ou non. Pour ce qui est de la consultation auprès du public, les conditions sont en place pour que cela n'en soit pas une. »

À la connaissance de la Coalition, c'est la première fois que le gouvernement du Québec sous-traite à une firme de génie conseil, dans ce cas-ci Genivar, un mandat de consultation publique de cette envergure. Cette nouvelle forme de partenariat public-privé (PPP) ne garantit absolument pas toute la transparence et l'indépendance nécessaire à un processus d'examen rigoureux.

La Coalition se demande où se trouve le ministère du Développement durable de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) dans ce dossier. N'est-ce pas là un grand enjeu environnemental qui aurait dû être pris en charge dès le départ par ce ministère, et non par le MRNF qui valorise l'exploitation des ressources naturelles ? « La somme dérisoire de 748 500 $ allouée à l'ÉES2 comparativement aux 7 millions $ pour celle des gaz de schiste reflète bien le peu d'importance accordée au golfe. Aucune nouvelle étude n'est incluse dans cette évaluation-ci et on ne prévoit un BAPE qu'uniquement rendu à la phase d'exploitation. Même là, rien n'est certain ! », d'expliquer Christian Simard, directeur général de Nature Québec.

« Le rapport de Genivar démontre le manque flagrant de connaissances scientifiques concernant le golfe Saint-Laurent et les impacts potentiels qu'y auraient des activités pétrolières. Il est impératif de renforcer ces connaissances avant de fixer tout échéancier d'exploration ou d'exploitation d'hydrocarbures », de souligner Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki.

« On s'apprête à ouvrir le golfe à l'industrie pétrolière alors qu'on n'y compte toujours aucune aire marine protégée. Ne devrait-on pas penser avant toute chose à la protection des écosystèmes importants ? », de demander Patrick Nadeau, directeur général de la SNAP Québec.

Devant cette situation, Coalition Saint-Laurent demande au gouvernement du Québec :

  • De prolonger la durée de la consultation publique de l'ÉES2 jusqu'à la fin du mois de mars 2012.
  • D'ajouter des séances publiques de partage d'information auprès des communautés de l'estuaire du Saint-Laurent et des grands centres urbains du Québec.
  • De s'engager à tenir un BAPE à la fin de l'ÉES2, avec de réelles consultations publiques, concernant la pertinence de lever ou non le moratoire dans le golfe.

Coalition Saint-Laurent invite la population québécoise à soumettre de courts mémoires à la firme Genivar en guise de commentaires et de protestation face aux consultations en cours, plutôt que de remplir le formulaire complexe et dissuasif mis en ligne par la firme. Un exemple type d'un tel mémoire est disponible ici.

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Coalition Saint-Laurent regroupe 65 organismes et associations issus de secteurs économiques variés et plus de 3100 individus. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources

Danielle Giroux
Porte-parole de Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Christian Simard, directeur général
Nature Québec
418-648-2104 ×2071 / direction@naturequebec.org

Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire
Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec (SNAP Québec)
418-686-1854 / sarchambault@snapqc.org

Annexe : liste de lacunes identifiées par Coalition Saint-Laurent et liens utiles

Annexe — Liste de lacunes identifiées par Coalition Saint-Laurent

  • Portée retreinte et tendancieuse de l'ÉES2 qui vise à « bien encadrer la conduite future d'activités d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures en milieu marin », sans jamais permettre de remise en question sur la pertinence cette nouvelle filière et son acceptabilité sociale.
  • Impossibilité de se prononcer sur des sujets importants pour la population, tels que la stratégie énergétique du Québec, la pertinence de lever ou non le moratoire et le projet Old Harry.
  • Absence de nouvelles études réalisées dans le cadre de l'ÉES2.
  • Disponibilité très tardive du rapport de 670 pages de Genivar, rendu public la soirée de la 1re journée de « consultation », et non traduit pour les communautés anglophones.
  • Peu de temps alloué (2 mois) pour commenter un rapport hautement technique et complexe, difficilement accessible pour la population non experte.
  • Manque flagrant de publicité et délais courts pour inviter la population à participer à l'évaluation, allant même jusqu'à inviter une région (Havre-Saint-Pierre) la veille de la rencontre.
  • Création par le MRNF de capsules vidéos à caractère promotionnel — sans allusion aux impacts environnementaux des projets — capsules qui devaient servir notamment à la consultation publique, et qui ont été retirées prestement à la suite de la polémique qu'elles ont soulevée.
  • Formulaire de commentaires en ligne de 35 pages, complexe et hautement dissuasif, limitant les commentaires généraux à 250 mots.
  • Manque de transparence par la non-diffusion des audiences publiques et des commentaires en ligne, rendant impossible le partage des informations et l'évaluation de la conformité du processus.
  • Petit nombre de séances de partage d'information, limitées à quelques communautés autour du golfe.
  • Absence de séances de partage d'information auprès des communautés du fleuve et de l'estuaire du Saint-Laurent, pourtant directement concernées par l'avenir du Saint-Laurent et qui n'ont jamais été consultées lors de l'ÉES1, tel que prévu initialement.
  • Aucune confirmation, à ce jour, de séances de partage d'information à Québec ou à Montréal.

Liens utiles

Capsules vidéos du MRNF :

Pour les voir :

Pour les télécharger (valide jusqu'au 10 novembre 2011) :
http://www.yousendit.com/download/T2dkSlIzcVhGR0Y3czhUQw
http://www.yousendit.com/download/T2dkSlI2eFh6RTg5WThUQw

Note : Seules ces deux capsules vidéos, sur un total de cinq, ont pu être téléchargées avant qu'elles ne soient retirées publiquement.

Pour un aménagement et un développement durables du grand Montréal

Le 3 novembre 2011 | Affiché dans

Déclaration pour un PMAD bonifié et adopté rapidement

Montréal — Plus d'une vingtaine d'organisations et d'experts interpellés par les enjeux de l'aménagement durable de la métropole ont rendu publique aujourd'hui une déclaration conjointe concernant le Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD).

Alors que la CMM est dans le dernier droit pour finaliser et adopter ce document fondateur d'une vision commune du développement du territoire métropolitain, les signataires tiennent ainsi à rappeler à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et au gouvernement l'importance d'adopter le PMAD dans les délais prescrits par la loi (31 décembre 2011).

« Nous tenons à assurer la CMM et le gouvernement de notre appui dans cette entreprise, tout en les encourageant à faire les dernières bonifications qui permettront au PMAD de freiner l'étalement urbain », expose Karel Mayrand. Le directeur général de la Fondation David Suzuki pour le Québec rappelle qu' « une grande majorité d'intervenants aux consultations sur le PMAD ont appuyé la création d'une ceinture verte dans le Grand Montréal. Alors que la région perd à chaque année près de 2% de ses boisés, milieux humides et prairies, la création d'une ceinture verte permettrait de renverser cette triste tendance et de renforcer l'attractivité et la qualité de vie dans le Grand Montréal ».

Les signataires estiment que le PMAD doit être conçu dans une véritable perspective métropolitaine et se garder d'ouvrir la porte à des compromissions qui, municipalité par municipalité, réduiraient la portée concrète de ses orientations.

« Le PMAD doit geler le périmètre métropolitain d'urbanisation et prévoir un moratoire sur le dézonage du territoire agricole jusqu'en 2031 », demande Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d'Équiterre. « Nous saluons d'ailleurs la vision du gouvernement sur l'utilisation du territoire, qui montre quelle importance il attache à cet enjeu. » L'avis gouvernemental sur le PMAD enjoint notamment la CMM de « ne pas faire référence à la période transitoire d'au plus cinq ans ainsi qu'au concept de point de rupture et de s'en tenir à son territoire métropolitain défini ».

Luc Rabouin, directeur général du Centre d'écologie urbaine de Montréal, rappelle que « le PMAD nous offre une occasion unique d'opérer un virage vers un réel développement durable de la région. Pour ce faire, nous devons rompre avec un modèle de développement qui encourage l'étalement urbain car celui-ci entraîne des pressions démesurées sur les finances publiques, les milieux naturels et la santé de la population ».

Pour André Bourrassa, « le grand Montréal a beaucoup de retard à rattraper en matière d'aménagement et de mobilité durables. Au fil des dernières décennies, les projets d'aménagement ont grugé des terres agricoles, des écosystèmes et des paysages naturels, et ce, toujours plus loin. Le président de l'Ordre des architectes du Québec rappelle que « tout difficile que soit le virage, si nous ne le prenons pas, c'est le mur! ».

Pour opérer ce virage, la directrice générale du Conseil régional de l'environnement de Montréal, Coralie Deny, estime que « le PMAD doit être renforcé par l'augmentation des seuils de densité fixés, aussi bien en zone « TOD » (transit oriented development, soit aménagement axé sur le transport en commun) qu'hors zone TOD, et cela, partout sur le territoire. Il faut aussi augmenter à 60% la part de nouveaux ménages dirigés vers les zones TOD, seule manière de renforcer le transport collectif en rendant la population moins dépendante de l'auto ».

Le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, affirme que « c'est à l'État de faire part de sa vision de développement globale, de ses orientations et de ses attentes pour corriger des situations négatives qui perdurent malgré les processus de planification en place ». Pour lui, « un PMAD bonifié selon l'avis gouvernemental contribuera grandement au renversement des tendances ».

Liste des 23 signataires

Éric Notebaert, Association canadienne des médecins pour l'environnement
Lucie Thibodeau, Association pour la santé publique du Québec
Luc Rabouin, Centre d'écologie urbaine de Montréal
Nathalie Fortin, Coalition montréalaise des Tables de quartier
Gaétan Châteauneuf, Conseil central du Montréal métropolitain-CSN
Guy Garand, Conseil régional de l'environnement de Laval
Coralie Deny, Conseil régional de l'environnement de Montréal
Danielle Casara, Conseil régional FTQ Montréal métropolitain
David Hanna, Département d'études urbaines et touristiques, UQÀM
Raphaël Fischler, École d'urbanisme, Université McGill
Steven Guilbeault, Équiterre
Denis Plante, Fédération des coopératives d'habitation intermunicipale du Montréal métropolitain
Karel Mayrand, Fondation David Suzuki
François Saillant, Front d'action populaire en réaménagement urbain
Pierre Brisset , Groupe de recherche urbaine Hochelaga-Maisonneuve
Gérard Beaudet, Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal
Marie-Odile Trépanier, Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal
Dimitri Roussopoulos, Institut de politiques alternatives de Montréal
Christian Simard, Nature Québec
André Bourassa, Ordre des architectes du Québec
Christian Lacasse, Union des producteurs agricoles
Suzanne Lareau, Vélo Québec
Alexandre Turgeon, Vivre en Ville

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Renseignements :

Philippe Cousineau Morin
Vivre en Ville
philippe.cousineaumorin@vivreenville.org
Cell.: 514-799-1906

Déclaration :

Pour un aménagement et un développement durables du grand Montréal

Onze ans après sa création, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) s'apprête à se doter d'un Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD), afin de concrétiser une vision métropolitaine du développement et de l'aménagement du territoire qui soutient l'essor d'une grande métropole.

La forte participation aux consultations publiques tenues sur le PMAD à l'automne 2011 témoigne d'une prise de conscience sans précédent de l'importance de l'échelle de planification métropolitaine pour faire face aux défis d'aménagement et de développement.

L'avis gouvernemental sur le projet de PMAD est quant à lui venu rappeler l'importance que le gouvernement accorde à de tels enjeux. L'avis souligne en particulier la nécessité d'utiliser adéquatement le territoire. En matière de périmètre d'urbanisation et de protection du territoire agricole, il demande notamment à la CMM de « ne pas faire référence à la période transitoire d'au plus cinq ans ainsi qu'au concept de point de rupture et de s'en tenir à son territoire métropolitain défini », de « prévoir que tout agrandissement éventuel sera analysé dans une perspective métropolitaine » et de « déterminer des critères d'aménagement qui encadreront l'évaluation des cas particuliers d'agrandissement ».


Considérant le besoin impérieux, pour la région métropolitaine de Montréal, de se doter d'un outil de planification pour l'ensemble de son territoire qui accompagne son développement et son urbanisation;

Considérant l'énorme pression, notamment due aux coûts d'infrastructures, qu'impose l'étalement urbain sur les finances publiques; pression accentuée par la répétition d'un modèle de développement urbain non viable;

Considérant que la CMM regroupe près de la moitié de la population et de l'économie québécoises et qu'elle abrite une grande partie des meilleures terres agricoles du Québec;

Considérant que la CMM abrite des milieux naturels de grande valeur écologique, spécialement les bois et les milieux humides, qui subissent actuellement de fortes pressions et sont en déclin systématique;

Considérant que ces milieux naturels procurent à la collectivité montréalaise des biens et services écologiques dont la valeur se chiffre en milliards de dollars annuellement;

Considérant l'importance de protéger les terres et la nécessité de consacrer la priorité aux activités agricoles et forestières en zone verte afin que ce patrimoine collectif puisse être préservé et transmis aux générations futures

Considérant le rôle pivot de l'aménagement du territoire dans la lutte et l'adaptation aux changements climatiques, la réduction de la dépendance au pétrole et l'atteinte des objectifs métropolitains, québécois et internationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre;

Considérant la reconnaissance explicite des effets de l'aménagement du territoire sur la santé de la population;

Considérant la responsabilité et la volonté du gouvernement du Québec d'accompagner les acteurs locaux dans le renouvellement des pratiques urbanistiques et d'assurer la continuité et la concordance des objectifs du PMAD avec ceux des territoires périphériques;

Considérant que la CMM aussi bien que le MAMROT reconnaissent implicitement que le grand Montréal est en mesure d'accueillir, à même son périmètre d'urbanisation actuel, les nouveaux ménages attendus pour les 20 prochaines années;

Considérant que le coût de maintien et de développement des infrastructures routières est croissant et que le réseau routier métropolitain a atteint un point de saturation;

Considérant la nécessité d'améliorer l'offre de transport collectif et le fait que le développement des transports collectifs est intimement lié à la densité d'habitation;

Les signataires déclarent, par la présente, que :

  • le PMAD doit être bonifié et adopté d'ici le 31 décembre 2011;
  • le PMAD doit être conçu dans une véritable perspective métropolitaine et ne doit donc pas ouvrir la porte à des compromis « à la pièce », qui réduiraient la portée concrète de ses orientations;
  • le PMAD doit geler le périmètre métropolitain d'urbanisation et prévoir un moratoire sur le dézonage du territoire agricole jusqu'en 2031. Les critères régissant d'éventuels cas d'exception à cette règle doivent être sévères et prévoir notamment l'obligation pour les demandeurs de démontrer, hors de tout doute, l'impossibilité de réaliser les projets à l'intérieur de leur périmètre ou du périmètre métropolitain.

Pour favoriser le respect de ces balises, les signataires recommandent également les mesures suivantes, qui sont complémentaires et se renforcent mutuellement :

  • La création d'une ceinture verte basée sur les paysages identitaires et le patrimoine à la fois culturel et naturel de la région, incluant des corridors verts visant à renforcer la connectivité des milieux naturels;
  • L'augmentation des seuils de densité fixés, aussi bien en zone TOD que hors zone TOD, partout sur le territoire;
  • L'augmentation de la part de nouveaux ménages dirigés vers les zones TOD et la disponibilité de logements sociaux, communautaires et abordables dans ces zones;
  • Le frein au développement routier et autoroutier et la redirection des sommes ainsi rendues disponibles vers le financement du développement des transports collectifs et vers la réfection des infrastructures routières existantes.

L'adoption du PMAD signalera la volonté politique d'orchestrer dans le long terme le développement durable des collectivités du territoire métropolitain. Avec les ajustements proposés, le PMAD a le potentiel de devenir une pierre angulaire de cette vision régionale, en traçant les contours de l'identité du grand Montréal.

Pour finir, les signataires appellent la CMM et l'État à s'assurer que la mise en œuvre et le suivi du PMAD se fassent en concertation avec la société civile, tout en accordant une place plus grande à l'environnement, afin de poursuivre l'élan et de consolider l'intérêt manifesté lors des consultations publiques de l'automne 2011.

Signataires

Éric Notebaert, Association canadienne des médecins pour l'environnement
Lucie Thibodeau, Association pour la santé publique du Québec
Luc Rabouin, Centre d'écologie urbaine de Montréal
Nathalie Fortin, Coalition montréalaise des Tables de quartier
Gaétan Châteauneuf, Conseil central du Montréal métropolitain-CSN
Guy Garand, Conseil régional de l'environnement de Laval
Coralie Deny, Conseil régional de l'environnement de Montréal
Danielle Casara, Conseil régional FTQ Montréal métropolitain
David Hanna, Département d'études urbaines et touristiques, UQÀM
Raphaël Fischler, École d'urbanisme, Université McGill
Steven Guilbeault, Équiterre
Denis Plante, Fédération des coopératives d'habitation intermunicipale du Montréal métropolitain
Karel Mayrand, Fondation David Suzuki
François Saillant, Front d'action populaire en réaménagement urbain
Pierre Brisset, Groupe de recherche urbaine Hochelaga-Maisonneuve
Dimitri Roussopoulos, Institut de politiques alternatives de Montréal
Gérard Beaudet, Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal
Marie-Odile Trépanier, Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal
Christian Simard, Nature Québec
André Bourassa, Ordre des architectes du Québec
Christian Lacasse, Union des producteurs agricoles
Suzanne Lareau, Vélo Québec
Alexandre Turgeon, Vivre en Ville

Marche pour la protection du golfe

Le 18 octobre 2011 | Affiché dans

Premières Nations et non-autochtones se rassembleront à Gesgapegiag pour réclamer un moratoire sur les hydrocarbures dans tout le golfe du Saint-Laurent

Îles-de-la-Madeleine — La Coalition Saint-Laurent et la communauté Mi'gmaq de Gesgapegiag invitent les protecteurs du golfe à se joindre à eux pour une marche pacifique, réitérant ainsi publiquement la demande de moratoire sur les projets d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures sur l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

La marche de 2 km se tiendra le samedi 22 octobre à compter de 14 h. Elle aura lieu dans la réserve de Gesgapegiag, hôte de l'événement. Sous une ambiance de musique traditionnelle, toutes les communautés du golfe du Saint-Laurent sont invitées à venir y participer, dans un climat de paix et d'amitié.

M. Quentin Condo, initiateur de la marche et conseiller de Gesgapegiag, nous rappelle que ces enjeux doivent amener les gens de toutes les communautés du golfe à s'unir. « De façon unie et responsable, les diverses Nations doivent veiller à protéger les intérêts de tous les gens qui partagent cette terre ». Rappelons que des groupes de Premières Nations, notamment la communauté de Gesgapegiag, offrent leur appui à la demande de moratoire.

La Coalition Saint-Laurent réclame que les communautés des cing provinces du golfe puissent œuvrer en concertation et soient consultées sur ces enjeux. « Nous sommes collectivement responsables des choix que nous faisons pour l'avenir du golfe » précise Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

Rappelons que le gouvernement du Québec procède actuellement à une consultation publique dans le cadre de l'évaluation environnementale stratégique (ÉES2) du golfe qui prendra fin le 2 décembre 2011. Or, plusieurs se demandent s'il s'agit d'une véritable consultation puisqu'il ne sera pas permis, dans ce processus, de faire valoir ses commentaires sur la pertinence de lever ou non le moratoire actuel au Québec.

Mme Danielle Giroux, présidente d'Attention FragÎles et porte-parole de la Coalition Saint-Laurent, craint que cette décision ne soit prise ultimement par le gouvernement du Québec. « Nous voulons que le gouvernement du Québec s'engage à offrir de vraies consultations publiques, à la fin de l'ÉES, sur le choix de lever ou non le moratoire. Nous demandons aussi qu'un réel processus de concertation interprovincial soit amorcé puisque Terre-Neuve s'apprête à réaliser un premier forage au cœur du golfe dès 2012. Cette demande est faite depuis longtemps par de nombreux groupes et rien ne bouge. Il faut cesser de morceler le golfe en secteurs et régions administratives artificiels. Il nous faut penser golfe comme un tout. »

La Marche pour la protection du golfe illustre la volonté et la possibilité d'œuvrer ensemble à la protection de ce joyau collectif qu'est le golfe du Saint-Laurent.

L'affiche publicitaire de l'événement peut être téléchargée ici.

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La Coalition Saint-Laurent regroupe 65 organismes et associations issus de secteurs économiques variés et plus de 3000 individus. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources

Quentin Condo
Conseiller, Gesgapegiag
Cellulaire : 418-392-1473
Bureau : 418-759-3441 / quentincondo@hotmail.com

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Christian Simard, directeur général
Nature Québec
418-648-2104 ×2071 / direction@naturequebec.org

Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire
Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec (SNAP Québec)
418-686-1854 / sarchambault@snapqc.org

Plan métropolitain d'aménagement et de développement

Le 13 octobre 2011 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki lance un appel à la mobilisation des citoyens de la Couronne Nord de Montréal pour l'adoption du PMAD et la création d'une ceinture verte

Montréal — La Fondation David Suzuki lance un appel à la mobilisation des citoyens de la couronne Nord de Montréal pour inciter leurs élus à soutenir l'adoption du nouveau Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) et la création ultérieure d'une ceinture verte à Montréal. La Fondation David Suzuki souhaite également sensibiliser les décideurs et les habitants du Grand Montréal aux valeurs économiques et socioculturelles des milieux naturels qui les entourent.

Rappelons que le PMAD, dévoilé en avril 2011, fait actuellement l'objet de consultations publiques jusqu'au 20 octobre 2011 dans le Grand Montréal, auxquelles la Fondation David Suzuki a participé le 28 septembre dernier. Le PMAD propose trois orientations afin de développer des communautés compétitives, attrayantes, solidaires et responsables : l'aménagement, le transport, et l'environnement. Le PMAD sera déterminant pour l'avenir d'une ceinture verte, qui contribuerait à maintenir une biodiversité riche dont les services écologiques apportent annuellement plusieurs milliards de dollars à la collectivité montréalaise.

« Le grand Montréal et en particulier la Couronne Nord doivent absolument mettre un terme à l'étalement urbain et se doter d'une ceinture verte afin de protéger et valoriser leurs milieux naturels maintenant et pour les prochaines générations, » affirme Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki pour le Québec. « Nous saluons la vision du PMAD et incitons les citoyens et citoyennes de la région à demander à leurs élus municipaux de soutenir le PMAD afin de protéger nos milieux naturels et d'assurer un développement urbain qui sera viable à long terme et qui contribuera à l'amélioration de la qualité de vie des familles, » rajoute Monsieur Mayrand.

La Fondation David Suzuki a déposé le 28 septembre dernier un mémoire pour appuyer le PMAD et la création d'une ceinture ou trame verte pour la CMM. Dans son mémoire, la Fondation a soumis cinq recommandations principales pour bonifier le PMAD :

  • Atteindre, d'ici 2031, 30 % de milieux naturels protégés sur le territoire de la CMM
  • Identifier, protéger et restaurer une diversité de milieux naturels
  • Restaurer la connectivité des écosystèmes du Grand Montréal
  • Geler le périmètre urbain et refuser toute demande d'exclusion de la zone agricole pour la durée du PMAD
  • Lancer un chantier pour créer la ceinture verte du Grand Montréal

« Peu de gens réalisent que la plus grande biodiversité au Québec se trouve dans le sud-ouest de la province, où l'on retrouve également le plus grand nombre d'espèces menacées, » explique Karel Mayrand. « Chaque année, nous perdons près de 2% des milieux naturels du Grand Montréal et plus de la moitié des milieux humides de la région sont disparus, faisant perdre à jamais une richesse biologique inestimable. Le temps est donc venu de prendre action pour protéger nos ressources naturelles avant qu'il ne soit trop tard », conclue Monsieur Mayrand.

Le mémoire de la Fondation David Suzuki est disponible en ligne.

Le calendrier des consultations publiques est disponible sur le site Web du PMAD.

Lisez et partagez le blogue de Karel Mayrand sur le PMAD en ligne.

Pour en savoir plus sur la Fondation David Suzuki, visitez www.davidsuzuki.org/fr.

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Pour obtenir une entrevue avec Karel Mayrand ou pour tout autre renseignement, veuillez communiquer avec :

Manon Dubois, spécialiste des communications
mdubois@davidsuzuki.org, 514-679-0821

PMAD: Il faut que cesse le gaspillage des terres agricoles

Le 13 octobre 2011 | Affiché dans

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Longueuil — Un grand nombre d'organisations ayant fortement à cœur la contribution de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme au développement durable ont lancé aujourd'hui un appel en faveur de la pérennité du territoire agricole, en marge des audiences publiques de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) sur le futur Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD).

Tout en rappelant que les espaces actuellement disponibles en zone blanche (16 000 hectares -l'équivalent de trois fois la ville de Blainville), jumelés à des seuils de densité adéquats, assureraient aux municipalités de la CMM un développement résidentiel, industriel et commercial pour les deux prochaines décennies, les intervenants ont salué la proposition de geler pour une période de cinq ans après l'adoption du plan tout dézonage agricole et souhaitent même qu'un tel gel aille bien au-delà de cette période.

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Source : PMAD, avril 2011.

« Depuis 2001, près de 3 000 hectares — l'équivalent de 5 600 terrains de football — ont été sacrifiés à l'urbanisation anarchique du territoire de la CMM. À ce rythme, quelle proportion de la zone agricole d'aujourd'hui disparaîtra d'ici 2031 si l'étalement urbain se poursuit? La réponse est sans équivoque. Il faut cesser le développement sur les bases actuelles, s'engager dans une gestion optimale de l'urbanisation, densifier la trame urbaine et prolonger la période de gel à toute la durée du PMAD », a déclaré M. Christian Lacasse, président général de l'Union des producteurs agricoles (UPA), tout en rappelant que la zone agricole, au Québec, ne représente que 2 du territoire comparativement à 58 en France et 45 % aux États-Unis.

« Il faut cesser de voir les territoires agricoles, exploités ou non, comme des zones en attente d'urbanisation... Soyons conscients du peu de bonnes terres agricoles dont dispose le Québec, qu'une grande partie de celles-ci se trouvent en bordure de la communauté métropolitaine et, par conséquent, que la pression sur ces espaces ne fera qu'augmenter au cours des prochaines années. Cependant, nous avons ici une belle occasion de démontrer que la cohabitation entre agriculture et milieux urbains peut se faire harmonieusement, et ce, dans le respect de la valeur sociale, économique et environnementale des deux. C'est le défi que tous les acteurs engagés dans le PMAD doivent relever au bénéfice de l'ensemble de la société », a continué M. René Mongeau, président de l'Ordre des agronomes du Québec.

« Les terres agricoles sont d'une importance capitale pour notre capacité nourricière à long terme. Un cadre cohérent doit être établi afin que ces terres servent prioritairement à un approvisionnement de proximité, ce qui commande une diversification de leurs cultures et un accès à la terre facilité pour la relève, afin d'en préserver l'usage agricole à long terme », a pour sa part affirmé M. Sidney Ribaux, cofondateur et coordonnateur général d'Équiterre. « Avec bientôt près de 9,5 milliards d'habitants à nourrir sur notre petite planète et des territoires agricoles qui se désertifient sous l'action des changements climatiques, il serait aberrant de poursuivre l'étalement urbain et le détournement de vocation des meilleures terres agricoles du Québec. Le PMAD, en prescrivant un gel du dézonage et une revitalisation des terres agricoles de la grande région de Montréal, propose une vision courageuse qui s'inscrit pleinement dans le développement durable de notre société » a pour sa part souligné M. Ghislain Cloutier, premier vice-président de La Coop fédérée — Fédération des coopératives agricoles.

« Le PMAD doit traduire une vision axée sur une région économiquement responsable, socialement équitable et environnementalement viable. Pour y arriver, le RNCREQ pense que le document final doit être bonifié en fixant des objectifs réalistes, mais précis et suffisants. Parmi ces objectifs, la mise en place d'un moratoire sur le dézonage agricole sur 20 ans, la protection intégrale des cours d'eau et la conservation intégrale des milieux humides, le tout intégré dans un concept de ceinture et de trame vertes et bleues », a ajouté M. Philippe Bourke, directeur général du Regroupement national des conseils régionaux en environnement (RNCREQ).

M. Karel Mayrand, directeur général de Fondation David Suzuki pour le Québec, a abondé dans le même sens. « La zone agricole, tout comme les boisés, les milieux humides et aquatiques, est une partie intégrante de la ceinture verte que nous souhaitons voir apparaître sur le territoire de la CMM. Il est inconcevable que Montréal demeure l'une des dernières grandes villes à ne pas posséder de ceinture verte et à ne pas s'être dotée d'un cadre cohérent conciliant le développement urbain, la protection des milieux naturels et l'agriculture ».

Même son de cloche du côté du président de l'Ordre des architectes du Québec, M. André Bourassa : « Pour freiner l'étalement urbain, la région métropolitaine doit adopter une ceinture verte comme l'Ontario l'a fait. Il faut voir au-delà des limites de la CMM et inciter Québec à réglementer en ce sens ». « La protection des terres agricoles va de pair avec la protection des milieux naturels sur le territoire du Grand Montréal. Une approche sérieuse de densification urbaine, la création d'un nouveau type d'aires protégées et la mise en place d'une vraie ceinture verte devraient stopper la véritable hémorragie que constitue la perte de sols agricoles dans cette région», a continué M. Christian Simard, directeur général de Nature Québec.

« Le PMAD est une occasion privilégiée de faire les choses autrement. L'utilisation optimisée du territoire en zone blanche permet d'accueillir toute la croissance démographique prévue sur le territoire de la CMM. Nous sommes donc d'avis qu'il faut dorénavant rejeter tout dézonage agricole, et ainsi envoyer le signal aux développeurs qu'il faut construire des milieux plus compacts et moins énergivores », a pour sa part indiqué M. Alexandre Turgeon, président exécutif de Vivre en Ville — Regroupement québécois pour le développement urbain, rural et villageois viable.

Soulignons que les organisations suivantes appuient la sortie d'aujourd'hui : l'Association des détaillants en alimentation du Québec, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) et le Conseil régional en environnement de Montréal (CRE-Montréal).

Source

Éliane Hamel
Directrice, Service des communications
Union des producteurs agricoles
Téléphone : 450 679-0540, poste 8235

Information

Patrice Juneau
Conseiller aux affaires publiques
Union des producteurs agricoles
Téléphone : 450 679-0540, poste 8591
Cellulaire : 514 702-8591

St-Laurent Frappé : Spectacle-bénéfice

Le 4 octobre 2011 | Affiché dans

Une initiative de Concertium en collaboration avec la Fondation David Suzuki

Montréal — L'agence de spectacles Concertium, en collaboration avec la Fondation David Suzuki, est fière d'annoncer la création d'un spectacle-bénéfice pour l'environnement, St-Laurent Frappé. Cet événement se tiendra le 5 juin 2012 au Club Soda à Montréal, Journée mondiale de l'environnement.

Ce spectacle d'humour et de musique s'inscrit dans le cadre de la campagne « Le Saint-Laurent : Notre fleuve vivant » lancée en avril dernier par la Fondation David Suzuki et qui a pour but de sensibiliser les Québécois et Québécoises à l'interdépendance entre notre santé et celle du fleuve Saint-Laurent. La campagne souligne aussi l'importance de protéger le Fleuve pour assurer l'intégrité de notre patrimoine écologique ainsi que notre prospérité économique et sociale.

« Nous sommes très heureux de nous impliquer avec la Fondation David Suzuki, la cause nous tenant bien à cœur, » dit Jean-François Renaud, Président et fondateur de Concertium. « Mais d'abord et avant tout, ce spectacle ne serait pas possible sans la participation bénévole des artistes de Concertium et nous tenons à les remercier grandement. »

Plusieurs artistes ont déjà accepté de se joindre à l'aventure dont Jean-Thomas Jobin, Les Denis Drolet, Maxim Martin, Yves Lambert, Pierre Hébert, Guillaume Wagner, Silvi Tourigny, Marco Calliari et le duo Dominic et Martin.

« Le Saint-Laurent est source d'eau potable pour près de 45 pour cent de la population québécoise; c'est donc dire qu'il coule littéralement dans nos veines puisque nous sommes constitués à 70% d'eau, » affirme Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki pour le Québec. « Le Fleuve unit tous les Québécois et Québécoises et est tout aussi rassembleur que le rire. Ce spectacle d'humour et de musique est donc l'occasion parfaite pour célébrer ce joyau de notre patrimoine écologique. »

L'entreprise Concertium, qui cherche à améliorer les pratiques environnementales utilisées dans le show-business, verse déjà une partie de ses profits à la Fondation David Suzuki et tient à souligner que cet événement sera certifié carboneutre. Tous les profits de cette soirée seront remis à la Fondation David Suzuki. Il est possible de se procurer des billets (50 $ taxes incluses, plus frais de service) pour ce spectacle à la billetterie du Club Soda par téléphone en composant le 514-286-1010 ou en ligne à la billetterie du Club Soda.

Pour en savoir plus sur Concertium, visitez : http://www.concertium.ca/
Pour en savoir plus sur la Fondation David Suzuki, visitez : www.davidsuzuki.org/fr.
Pour en savoir plus sur le spectacle-bénéfice, cliquez ici.

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Pour plus de renseignements, joindre

Manon Dubois Crôteau, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821. mdubois@davidsuzuki.org

Anne-Marie Talbot, Coordonnatrice et Gestionnaire de communauté, Concertium
514-878-2487, amtalbot@concertium.ca

Pétrole dans le golfe : trois jours avant les consultations et toujours pas de rapport

Le 3 octobre 2011 | Affiché dans

Îles-de-la-Madeleine — La Coalition Saint-Laurent dénonce les retards innaceptables dans la publication du rapport préliminaire sur les hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent. Alors que les consultations publiques doivent commencer dès le 3 octobre, la publication du rapport n'a toujours pas été autorisée par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune.

« Les communautés côtières ainsi que toute la population du Québec auront à participer, dans quelques jours à peine, à un exercice démocratique d'une importance capitale pour l'avenir et la santé du golfe du Saint-Laurent. Il est absolument essentiel que la population dispose d'un minimum d'information pour participer adéquatement à cette consultation. Ce n'est malheureusement pas le cas alors que le document de référence de cette consultation, le rapport exhaustif de la firme de consultants Génivar, est encore maintenu caché par le MRNF » déplore Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

Rappelons que la firme Génivar a été mandatée en février 2010 pour effectuer une vaste évaluation environnementale stratégique (ÉES) ayant comme objectif d'évaluer la fragilité du golfe du Saint-Laurent et les conditions à suivre avant d'y permettre les activités pétrolières. Les conclusions de ce rapport tant attendu doivent alimenter la réflexion sur la levée ou non du moratoire qui a présentement cours dans les eaux québécoises du golfe.

Le rapport de l'évaluation environnementale stratégique est un rapport hautement technique. « L'analyse de ce rapport scientifique ne peut se faire sur le bout d'une table en quelques heures. C'est pourtant ce à quoi le ministère nous oblige en refusant toujours la publication du rapport, même à la veille des consultations publiques. » soutient Sylvain Archambault, biologiste à la SNAP Québec.

Non seulement le public n'a-t-il toujours pas accès au rapport, mais les lieux et dates des séances de consultation n'ont toujours pas été annoncées.

Rappelons que la Coalition Saint-Laurent termine le 3 octobre une tournée de conférences de trois semaines dans les communautés côtières du golfe afin d'inciter la population à participer aux consultations publiques sur les hydrocarbures du 3 octobre au 18 novembre. Des sessions publiques se dérouleront dans une dizaine de communautés autour du golfe du Saint-Laurent tandis que l'ensemble de la population du Québec pourra participer aux consultations en ligne (www.ees.gouv.qc.ca/consultation.asp).

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La Coalition Saint-Laurent regroupe 60 organismes et associations issus de secteurs économiques variés et plus de 2700 individus. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Christian Simard, directeur général
Nature Québec
418-648-2104 ×2071 / direction@naturequebec.org

Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire
Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec (SNAP Québec)
418-686-1854 / sarchambault@snapqc.org

Consultations publiques sur le PMAD : la Fondation David Suzuki lance un appel à la mobilisation pour la création d'une ceinture verte

Le 27 septembre 2011 | Affiché dans

Montréal — La Fondation David Suzuki a déposé aujourd'hui un mémoire dans le cadre des consultations publiques sur le Plan Métropolitain d'Aménagement et de Développement (PMAD) de la Communauté Métropolitaine de Montréal (CMM) pour appuyer la création d'une ceinture verte dans la région du Grand Montréal.

« Il faut mettre un terme à l'étalement urbain et renforcer les pôles de densité afin de faciliter le transport collectif. Il faut donc se doter d'une vision novatrice et miser sur un développement en harmonie avec nos milieux naturels. Nous saluons la vision du PMAD et lui accordons notre appui entier », soutient Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki pour le Québec.

Le PMAD propose trois orientations afin de développer des communautés compétitives, attrayantes, solidaires et responsables : l'aménagement, le transport, et l'environnement. Le mémoire présenté par la Fondation David Suzuki portera principalement sur l'aspect environnemental du PMAD. La Fondation soumet cinq propositions pour bonifier le PMAD :

  • Atteindre, d'ici 2031, 30 % de milieux naturels protégés sur le territoire de la CMM
  • Identifier, protéger et restaurer une diversité de milieux naturels
  • Restaurer la connectivité des écosystèmes du Grand Montréal
  • Geler le périmètre urbain et refuser toute demande d'exclusion de la zone agricole pour la durée du PMAD
  • Lancer un chantier pour créer la ceinture verte du Grand Montréal

« Peu de gens réalisent que la plus grande biodiversité au Québec se trouve dans le sud-ouest de la province, où se situe Montréal. C'est également dans la région montréalaise que l'on retrouve le plus grand nombre d'espèces menacées, en raison de l'étalement urbain. Chaque année, nous perdons 1,8 % des milieux naturels du Grand Montréal », mentionne Jean-Patrick Toussaint, Chef des Projets Scientifiques. « Il est primordial de maintenir une biodiversité riche dont les services écologiques apportent annuellement une contribution économique de plusieurs milliards à la collectivité montréalaise », a-t-il ajouté.

La Fondation David Suzuki propose, à l'instar d'autres partenaires, tels que Nature-Action Québec et les Partenaires du Parc Écologique de l'Archipel de Montréal (PPÉAM), la création d'une ceinture ou trame verte pour la CMM. Un tel projet mobilisateur permettrait de créer un développement urbain dans le respect de la biodiversité et dans le respect de l'agriculture. La Fondation calcule présentement la valeur que représentent les biens et services écologiques offerts par la biodiversité et les milieux naturels de la CMM.

« Nous sommes prêts, à Montréal, pour construire une vraie ceinture verte qui pourrait devenir une réserve mondiale de la biosphère. Nous vivons dans un archipel d'îles traversé par le fleuve Saint-Laurent et par des rivières, dans un site naturel absolument magnifique. Nous nous devons donc de prendre conscience de cette richesse naturelle, des services qu'elle nous apporte, et de la mettre en valeur » de conclure Karel Mayrand.

La Fondation David Suzuki présentera son mémoire lors des consultations publiques qui auront lieu au Centre Civique de Dollard-des-Ormeaux, 12001 boul. De Salaberry à Dollard-des-Ormeaux, ce mercredi soir 28 septembre à 19 h.

Le mémoire de la Fondation David Suzuki est disponible en ligne.

Pour en savoir plus sur la Fondation David Suzuki, visitez www.davidsuzuki.org/fr.

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Pour plus de renseignements, joindre

Nadine Légaré, Coordonnatrice des communications, nlegare@davidsuzuki.org, 514-969-3158