Communiqués de presse

Agrandissement du Corridor écoforestier de la rivière à l'Orme

Le 9 août 2011 | Affiché dans

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Le Conseil régional de l'environnement et la Fondation David Suzuki saluent la protection d'un tiers des terrains de la SGF et invitent les intervenants à se concerter pour protéger les 60 hectares restants

Montréal — Le conseil régional de l'environnement de Montréal (CRE-Montréal) et la Fondation David Suzuki accueillent très favorablement l'annonce de l'agrandissement du corridor écoforestier de la rivière à l'Orme. L'acquisition à des fins de protection de ces 31 hectares appartenant à la Société générale de financement du Québec (SGF) est donc une très bonne nouvelle pour la biodiversité montréalaise. Cette superficie représentant seulement un tiers du terrain de la SGF, les deux organismes souhaitent que les divers intervenants continuent de se concerter pour protéger les quelque 60 hectares d'espaces verts restants afin qu'ils s'intègrent dans la trame verte de Montréal.

Selon Coralie Deny, directrice générale du CRE-Montréal, « voici un nouveau gain pour l'agglomération de Montréal en termes d'aires protégées pour lequel nous ne pouvons qu'applaudir. La biodiversité et les espaces verts montréalais ont bien besoin d'annonces comme celle-ci. Mais il ne faut pas s'arrêter là avec l'anse à l'Orme car il reste une soixantaine d'hectares appartenant à la SGF dont l'avenir demeure incertain. Nous encourageons donc les différents paliers de gouvernement à trouver une vocation pour protéger ces anciennes terres agricoles de l'île ».

Pour Karel Mayrand, directeur général pour le Québec à la Fondation David Suzuki, « l'annonce de la protection du Corridor forestier de la rivière à l'Orme démontre qu'il est possible de réconcilier le développement urbain et la protection des milieux naturels. Il est temps que la région métropolitaine rejoigne les autres grandes métropoles du monde et se dote d'une ceinture verte ». Rappelons que la grande région de Montréal perd annuellement entre 1% et 2% de ses milieux naturels en raison du développement urbain et que le Sud-ouest du Québec est la région qui compte la biodiversité la plus riche, mais aussi la plus grande concentration d'espèces vulnérables ou menacées.

Ces terrains sont très proches des rives de la rivière à l'Orme, qui s'étend sur plus de 6 km depuis Sainte-Anne-de-Bellevue avant de se jeter dans le Lac des Deux Montagnes. Le vert et le bleu qui se côtoient favorisent une grande biodiversité, si précieuse en zone urbanisée. De plus, il est important de noter que les parcelles de terrain de la SGF situées au sud-ouest, qui ne sont pas intégrés dans l'acquisition annoncée aujourd'hui, sont d'anciennes terres agricoles, qui, rappelons-le, font partie des meilleures terres agricoles du Québec.

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Pour information

Coralie Deny, CRE-Montréal 514-842-2890 poste 225
Nadine Légaré, Fondation David Suzuki 514-316-4646, poste 104

L'Ontario prend la défense du climat; les autres provinces lui emboîteront-elles le pas au Conseil de la fédération?

Le 20 juillet 2011 | Affiché dans

Les groupes écologistes demandent aux premiers ministres provinciaux et territoriaux de clarifier les résultats de la rencontre des ministres de l'Énergie ainsi que d'appuyer le développement des énergies propres

Ottawa/Montréal — Alors que les premiers ministres provinciaux et territoriaux amorcent la rencontre annuelle du Conseil de la fédération, une vaste coalition de groupes non gouvernementaux de partout à travers le pays demandent aux provinces de clarifier leurs appuis au plan national de l'énergie adopté par les ministres de l'énergie à Kananaskis. Ce plan repose sur un scénario de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) quant à la demande énergétique mondiale qui nous conduirait à des niveaux d'augmentation de températures jugés dangereux en plus de qualifier les sables bitumineux comme une source d'énergie durable. L'Ontario a refusé de signer ce plan en raison de son opposition au caractère durable et responsable des sables bitumineux en plus de demander au gouvernement fédéral de renouveler le financement des énergies propres.

« Je suis confiant que le gouvernement du Québec n'accepterait jamais, de façon consciente, une augmentation des températures de 6 degrés Celsius ou encore une déclaration qualifiant les sables bitumineux de durable », affirme Steven Guilbeault d'Équiterre. « Je souhaite que le gouvernement du Québec clarifie sa position et se joigne à l'Ontario afin d'appuyer les énergies propres, sécuritaires et renouvelables » ajoute-t-il.

Les documents rendus publics hier sont basés sur des scénarios de l'AIE qui nous mèneraient tout droit vers une augmentation des températures de 6oC — bien au-delà de la limite de 2oC déjà jugée dangereuse par les gouvernements, dont le Canada et plusieurs provinces comme le Québec, et que ces derniers se sont engagés à éviter. L'utilisation des scénarios de l'AIE ont permis aux ministres de l'Énergie de faire de dangereuses hypothèses quant à la croissance de la demande pour les sables bitumineux et que l'expansion et les exportations de cette forme d'énergie sont centrales à tous plan énergétique canadien.

« La semaine dernière, les provinces de l'Atlantique ont reconduit leurs engagements de lutter contre les changements climatiques et de faire la promotion des énergies renouvelables lors de la Conférence des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l'Est du Canada », déclare Catherine Abreu de la Coalition pour les énergies renouvelables de l'Atlantique. « Nous essayons de faire la promotion d'initiatives en matière d'énergies renouvelables dans notre région et nous n'avons pas besoin d'engloutir nos énergies dans ce qui est à la base des impacts des changements climatiques, alors qu'ils se font sentir de plus en plus sévèrement dans les provinces de l'Atlantique. »

Alors que la rencontre du Conseil de la fédération se met en branle aujourd'hui, le premier ministre McGuinty a exigé que le fédéral renouvelle son appui aux énergies renouvelables et a critiqué les subventions aux secteurs du pétrole et du gaz. « Nous souhaitons que les premiers ministres saisissent l'opportunité de suivre le leadership de l'Ontario et exigent à leur tour une stratégie énergétique qui priorise les énergies propres, et non pas une stratégie qui va augmenter notre dépendance aux combustibles fossiles », dit pour sa part Ian Bruce de la Fondation David Suzuki. « Les provinces devraient travailler à bâtir un avenir propre et prospère et non de nous enfoncer dans un gouffre au nom d'une seule province » ajoute-t-il.

Le Canada doit mettre fin de façon agressive à notre dépendance au pétrole et augmenter rapidement les investissements dans des sources d'énergie sécuritaires, propres, fiables et renouvelables.

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Source

Alizée Cauchon
Équiterre
514 409-6198

Ian Bruce
Fondation David Suzuki
604-732-4228 poste 1275

Pour consulter la documentation rattachée

Pembina reacts to outcome of energy ministers' meeting in Kananaskis (Voir le communiqué suivant le scénario de l'AIE)

Do Energy Ministers (except Ontario) really think 6 degrees of global warming is a good idea?

From Impacts to Adaptation: Canada in a Changing Climate 2007 (p.23 sur les changements climatiques au Canada)

Le gaz naturel est-il une bonne solution pour contrer le changement climatique au Canada?

Le 14 juillet 2011 | Affiché dans

Une nouvelle étude révèle de nombreux problèmes quant à l'expansion de la production de gaz naturel

OTTAWA - Certaines des hypothèses avancées par les gouvernements et l'industrie à propos du rôle du gaz naturel dans la lutte aux changements climatiques ne tiennent pas la route selon une étude minutieuse publiée aujourd'hui par la Fondation David Suzuki et l'Institut Pembina.

Dans le rapport Le gaz naturel est-il une bonne solution pour contrer le changement climatique au Canada? l'auteur, Matthew Bramley, conclut que même si le gaz naturel contient moins de carbone que les autres combustibles fossiles, la lutte aux changements climatiques passera par la construction plus lente de nouvelles installations de production de gaz naturel au lieu d'un développement plus rapide. Le rapport conclut aussi que les gouvernements au Canada doivent faire preuve de beaucoup plus de prudence avant de donner le feu vert au développement de ressources non traditionnelles telles que le gaz de schiste.

« Les modèles économiques démontrent que des politiques efficaces visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre mèneront à une moins grande consommation de gaz naturel, et ce, même à court terme », dit M. Bramley, directeur de la recherche pour l'Institut Pembina. « Les données indiquent clairement que le Canada devrait se concentrer sur des solutions sans émissions, comme l'énergie renouvelable, plutôt que sur le gaz naturel. »

Le Canada est le troisième producteur mondial de gaz naturel. Même si sa production totale a récemment diminué, de nouvelles sources et méthodes d'exploitation de réserves de gaz naturel « non traditionnel », telles le gaz de schiste, ont mené les intervenants des gouvernements et de l'industrie à prétendre que le gaz pourrait jouer le rôle de « combustible de transition » pour initier la réduction à court terme des émissions des gaz à effet de serre responsables des changements climatiques.

« Pour produire la même quantité de combustible, le gaz de schiste nécessite jusqu'à 100 fois plus de sites de forage que le gaz provenant de sources traditionnelles. Le développement récent du gaz de schiste aux États-Unis a eu un impact majeur sur l'environnement », dit Dale Marshall, analyste de politiques en changements climatiques pour la Fondation David Suzuki. « Une production accrue du gaz naturel au Canada créerait une panoplie de problèmes, tout en rendant plus difficile la lutte aux changements climatiques. »

L'étude émet plusieurs recommandations dont :

  • Exiger le captage et le stockage de dioxyde de carbone provenant des nouvelles usines de traitement du gaz naturel;
  • Resserrer la règlementation gouvernementale visant à minimiser les impacts de l'exploitation du gaz naturel sur l'air, l'eau et le sol;
  • Améliorer les évaluations environnementales et les processus de gouvernance;
  • Contraindre les producteurs de l'industrie gazière à rendre publique la composition chimique des fluides utilisés lors de la fracturation des puits de gaz non traditionnel.
  • L'étude demande aussi aux gouvernements provinciaux d'exiger de l'industrie de la production gazière de se soumettre aux processus normaux d'évaluation environnementale. Actuellement, la plupart des puits de gaz naturel au Canada ne sont pas soumis à ces processus. « Il n'y a aucune raison convaincante pour laquelle le développement du gaz devrait être exempté des normes d'évaluation que les gouvernements jugent nécessaires pour d'autres types de développements industriels », souligne l'étude.

« De toute évidence, la voie à suivre pour les gouvernements est de se doter de politiques mettant l'accent sur l'économie d'énergie et sur les technologies d'énergies renouvelables ayant moins d'impacts sur l'environnement », dit Ian Bruce, spécialiste en changements climatiques pour la Fondation David Suzuki.

En réaffirmant un consensus parmi les environnementalistes, l'industrie et les chercheurs, l'étude indique que la lutte aux changements climatiques nécessite avant tout « un prix sur les émissions de gaz à effet de serre pour l'ensemble de l'économie qui couvre autant de sources que possible, qui sera mis en oeuvre aussi tôt que possible, et qui sera établi par un système de plafonnement et échange de droits, une taxe sur le carbone ou les deux. »

Le rapport complet ainsi qu'un résumé sont maintenant disponibles en ligne.

Pour en savoir plus sur la Fondation David Suzuki, visitez www.davidsuzuki.org/fr.

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Pour plus de renseignements, joindre :

Nadine Légaré, Agent de communications,
Fondation David Suzuki 514-316-4646 ext. 104
Courriel : nlegare@davidsuzuki.org

Julia Kilpatrick, Responsable des relations avec les médias, Institut Pembina,
Cell: 613-265-5579
Courriel: juliak@pembina.org

Projet Old Harry : Le ministre fédéral de l'Environnement doit tenir compte de la recommandation de l'Office de Terre-Neuve et référer le projet à une commission d'examen

Le 14 juin 2011 | Affiché dans

Îles-de-la-Madeleine — La Coalition Saint-Laurent salue la recommandation de l'Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador sur les hydrocarbures extracôtiers (l'Office) adressée au ministre fédéral de l'Environnement, M. Peter Kent, demandant que le projet Old Harry soit référé à une commission d'examen fédérale. Le ministre Kent se doit d'être à l'écoute des nombreuses préoccupations exprimées par le public et doit mettre en place, dans les meilleurs délais, une commission d'examen.

La Coalition Saint-Laurent déposera aujourd'hui sa demande de commission d'examen auprès du ministre fédéral de l'Environnement. Elle précise que toutes les communautés côtières doivent être consultées dans le cadre de ce projet et que la portée de l'étude d'impact doit être étendue à l'ensemble du golfe. Une commission d'examen permettrait de mieux saisir les répercussions que pourrait avoir l'implantation de cette nouvelle filière énergétique sur l'ensemble du golfe du Saint-Laurent et des cinq provinces côtières.

Rappelons que lors du forum interprovincial sur les hydrocarbures qui s'est tenu aux Îles-de-la-Madeleine les 8 et 9 avril derniers, des représentants des collectivités côtières, des gestionnaires municipaux, des représentants d'associations de pêcheurs, de mariculteurs, ainsi que d'associations touristiques et environnementales, ont réclamé une commission d'examen fédérale concernant la demande de forage exploratoire, déposée par Corridor Resources Inc., pour le gisement potentiel Old Harry. Depuis, de nombreux groupes ont officiellement déposé une demande de commission d'examen, notamment le conseil d'agglomération des Îles-de-la-Madeleine et la Fédération Québécoise des Municipalités.

« Une commission d'examen fédérale doit être décrétée par le ministre de l'Environnement si le projet risque d'entraîner des effets environnementaux négatifs importants, ou si les préoccupations du public le justifient » affirme Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent. « Or, dans le cas du projet proposé par Corridor Resources Inc., nous savons que les impacts environnementaux d'un forage exploratoire peuvent être très importants et que de nombreux groupes, autour du golfe, manifestent clairement leurs préoccupations, désirent être consultés et demandent un moratoire pour l'ensemble du golfe » de poursuivre Mme Giroux. Elle souligne notamment qu'un nombre record de 52 mémoires ont été déposés à l'Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador sur les hydrocarbures extracôtiers, à l'initiative de communautés côtières préoccupées par ce projet.

La Coalition Saint-Laurent rappelle que le golfe est un système unique au monde et d'une grande fragilité. Certains aspects, comme les impacts environnementaux, ne peuvent être examinés qu'avec une vision globale dépassant les limites administratives et politiques que l'on trace artificiellement.« Nous demandons aux premiers ministres du Québec, de l'Île-du-Prince-Édouard, du Nouveau- Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador de réclamer officiellement que le projet de forage exploratoire à Old Harry soit soumis à une commission d'examen fédérale, au bénéfice de tous », explique Christian Simard, directeur général de Nature Québec. « Au Québec, nous nous attendons à ce que le gouvernement Charest fasse preuve de cohérence et réclame sans tarder une commission d'examen. Puisque cela s'inscrit non seulement dans les intérêts du Québec, mais va aussi de pair avec la motion adoptée à l'Assemblée nationale » de renchérir M. Simard. Cette motion adoptée à l'unanimité en octobre 2010 exigeait que le gouvernement du Canada, de Terre-Neuve ainsi que l'Office attendent les résultats de l'évaluation environnementale stratégique (ÉES-2) réalisée présentement par le gouvernement du Québec avant d'émettre tout permis de forage pour le site Old Harry, ainsi que de suspendre les autorisations en cours.

La Coalition invite toutes les communautés des cinq provinces bordant le golfe à faire elles aussi la demande d'une commission d'examen auprès du ministre fédéral de l'Environnement.

Rappelons que la compagnie Corridor Resources Inc. procède actuellement à une étude d'impact pour le projet Old Harry et projette de réaliser un premier forage exploratoire dès 2012.

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La Coalition Saint-Laurent regroupe 60 organismes et associations issus de secteurs économiques variés et plus de 2400 individus. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources

Danielle Giroux Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français) Présidente, Attention FragÎles 418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Manon Dubois, Spécialiste des communications Fondation David Suzuki 514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Christian Simard, directeur général Nature Québec 418-648-2104 ×2071 / direction@naturequebec.org

Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec 418-686-1854 / sarchambault@snapqc.org

Les fabricants de cosmétiques devraient divulguer leurs « ingrédients secrets »

Le 14 juin 2011 | Affiché dans

Un manque d'information qui ne sent pas bon

Montreal — Les Canadiens ne devraient pas avoir besoin d'une requête de leur médecin pour connaître les produits chimiques que contiennent leurs produits d'hygiène personnelle et de beauté. C'est pourtant ce qu'exigent certaines entreprises lorsqu'on leur demande de divulguer les produits chimiques qui entrent dans la composition de leurs shampoings, crèmes, cosmétiques et autres produits qui sentent « bon ».

Diffusé aujourd'hui, le rapport Échec à vue de nez fait le point sur une campagne de la Fondation David Suzuki, destinée à recueillir de l'information sur les parfums chimiques que les entreprises intègrent dans leurs produits d'hygiène et de beauté. Soixante-six Canadiens se sont joints à la Fondation David Suzuki pour soumettre une demande de renseignements à 44 entreprises et à leurs filiales. Le rapport demande à Santé Canada d'exiger que les fabricants divulguent la liste complète des produits chimiques qui entrent dans la composition de leurs ingrédients de fragrance.

« Aucune entreprise ne nous a fourni une liste complète des produits chimiques utilisés pour parfumer leurs produits, a déclaré Lisa Gue, analyste des politiques de santé environnementale à la Fondation David Suzuki. C'est inacceptable, compte tenu du fait que ces produits chimiques sont associés à des problèmes graves pour la santé et l'environnement. On peut se demander ce qu'ils ont à cacher. »

Une faille dans le Règlement sur les cosmétiques du gouvernement canadien permet aux fabricants de classer sous le nom générique de parfum tout ingrédient ajouté pour « produire ou masquer une odeur » dans leurs listes d'ingrédients. Près de 3 000 produits chimiques sont utilisés comme ingrédients de fragrance, dont certains sont des perturbateurs endocriniens présumés. Citons en autres les phtalates. Un seul produit peut contenir un mélange de dizaines, voire de centaine d'ingrédients de fragrance chimiques. Beaucoup de ces ingrédients non divulgués sont des irritants qui peuvent déclencher des allergies, des migraines et des symptômes d'asthme. Les muscs synthétiques, par exemple, posent un sérieux problème. Certains d'entre eux ont été déclarés toxiques par Environnement Canada.

Pourtant, les fabricants ne semblent pas se préoccuper du droit des Canadiens à connaître les substances chimiques contenus dans leurs produits. Parmi les fabricants qui ont daigné répondre à nos demandes, la plupart ont refusé de divulguer les ingrédients de fragrance, prétextant le secret commercial. Certains ont dit ne pas connaître les substances chimiques contenues dans leurs ingrédients de fragrance. L'un d'entre eux a fait le parallèle entre les phtalates et les champignons en expliquant que certains champignons sont sécuritaires et d'autres non. Enfin, deux entreprises ont répondu qu'elles ne discuteraient de la liste des ingrédients qu'avec le médecin de leurs clients.

Cliquez ici pour lire les déclarations de certaines entreprises et le rapport complet. Découvrez également les autres volets de la campagne de la Fondation David Suzuki Ce qui importe le plus, c'est le contenu.

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Information

Lisa Gue, analyste des politiques de santé environnementale, 613-594-5428
Manon Dubois Crôteau, spécialiste des communications, 514-679-0821

La Fondation David Suzuki invite le public à participer à la première Journée d'action du Saint-Laurent le 10 juin prochain

Le 3 juin 2011 | Affiché dans

Montréal — La santé du fleuve Saint-Laurent, c'est notre santé. Voilà le message principal de la campagne « Le Saint-Laurent : Notre fleuve vivant », une initiative de la Fondation David Suzuki et de la toute première Journée d'action du Saint-Laurent qui aura lieu le 10 juin prochain à l'échelle du Québec. La Journée d'action aura pour objectif d'inciter les Québécois et Québécoises à se rapprocher du Fleuve, tout en les sensibilisant aux richesses de ce dernier, aux enjeux qui le menacent et aux gestes qui peuvent être adoptés afin de protéger notre joyau du patrimoine écologique québécois.

Pour célébrer la Journée d'action du Saint-Laurent, le public est invité à se joindre à une série d'activités organisées par la Fondation du 8 au 12 juin, ou d'organiser une activité près du Fleuve dans leurs communautés, tel que le nettoyage des berges, un pique-nique communautaire, ou même une chasse aux trésors du Fleuve. Ceux qui participeront pourront partager leurs efforts en envoyant une photo de leur activité, qui sera publiée sur le site Web de la Fondation et sur sa page Facebook. Le public est aussi invité à adopter huit Gestes bleus David Suzuki, une série d'actions suggérées pour protéger le Fleuve et les 27 000 espèces animales et végétales qui y vivent, et de partager leurs gestes sur une page interactive du Site Web de la Fondation.

Pour le Dr Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki, cette journée permettra aux Québécois et Québécoises de renouer avec le Fleuve Saint-Laurent.

« Près de la moitié de la population québécoise s'abreuve de l'eau du Fleuve et des centaines de milliers de personnes dépendent de ses richesses pour leurs activités socio-économiques », affirme le Dr Toussaint. « Le Fleuve est une source intégrale de notre bien-être, de notre culture et de notre économie; il est donc essentiel que le public se l'approprie et qu'il participe à sa protection ».

La campagne « Le Saint-Laurent : Notre fleuve vivant », rendue possible grâce à la participation de RBC Banque Royale, est une initiative prioritaire et à long terme de la Fondation, qui envisage une sensibilisation à l'échelle de la Province au cours des prochaines années. Afin de fournir l'information et les ressources requis pour protéger et célébrer le Fleuve, la Fondation David Suzuki invite le public de se rendre sur sa page Web interactive http://www.davidsuzuki.org/fr/st-laurent.

La programmation complète de cette journée spéciale au Québec est accessible sur le site Web de la Fondation David Suzuki et ci-dessous: http://www.davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/renouez-avec-le-fleuve/activites-pour-renouer-avec-le-fleuve/

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À propos de la Fondation David Suzuki

La Fondation David Suzuki œuvre à concevoir, par l'entremise de la science et de l'éducation, des solutions novatrices afin de protéger la diversité naturelle et notre qualité de vie dès maintenant et pour les générations à venir. La Fondation est un organisme non gouvernemental, soutenu par quelque 40 000 individus au Canada et dans le monde. La création récente d'un bureau à Montréal permet désormais à la Fondation d'avoir une présence dans les deux langues officielles du Canada.

Renseignements ou entrevues

Manon Dubois, spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
Tél. : 514.316.4646 poste 104
Cell. : 514.679.0821
mdubois@davidsuzuki.org

Les groupes environnementaux crient victoire — Les droits des municipalités et des provinces d'interdire les pesticides sont maintenus

Le 1 juin 2011 | Affiché dans
Photo: Les groupes environnementaux crient victoire - Les droits des municipalités et des provinces d'interdire les pesticides sont maintenus

(Crédit : Clarity J via Flickr)

Dow AgroSciences abandonne sa poursuite en vertu de l'ALENA sans compensation

Montréal — Les groupes environnementaux revendiquent une importante victoire quant au droit des municipalités et des provinces d'interdire les pesticides nocifs sur leur territoire alors que Dow Agrosciences a abandonné sa poursuite en vertu de l'ALÉNA qui visait le Code de gestion des pesticides du Québec. Cette plainte contestait l'interdiction d'utiliser des pesticides à des fins esthétiques sur les pelouses imposée par le Québec. Par une entente conclue entre le Canada et Dow Agrosciences, la compagnie a abandonné son action en justice et ses réclamations, et ne recevra aucun dédommagement, confirmant implicitement la légalité face à l'ALÉNA, de l'interdiction québécoise envers l'usage du 2,4-D à des fins esthétiques.

« Dow AgroSciences a fait volteface et a décidé de ne pas poursuivre son action en justice » observe Sidney Ribaux, coordonnateur général d'Équiterre. « Il s'agit d'un message sans équivoque pour toutes les juridictions à savoir que les arguments défendant le principe de précaution, à la base du Code de gestion des pesticides du Québec, sont solides et que ce principe peut être appliqué pour d'autres substances ».

L'entente a été annoncée par Dow le 25 mai dernier, mettant ainsi fin à un processus d'arbitrage démarré en 2009, qui avait pour but de contester l'interdiction du pesticide 2,4-D au Québec. Dow AgroSciences soutenait que cette interdiction violait les clauses du chapitre 11 de l'ALENA sur la liberté du commerce international, et qu'elle proscrivait illégalement la vente de pesticides utilisés à des fins esthétiques comme le Killex. La compagnie visait aussi à obtenir une compensation de 2 millions $ pour les dommages reliés à l'interdiction de ce pesticide.

Le 2,4-D est un herbicide de type chlorophénoxy, un groupe de composés chimiques que le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé classe comme une substance potentiellement cancérigène pour les humains. L'exposition à cet herbicide est également associée à plusieurs autres problèmes de santé importants, notamment des effets sur le système hormonal.

« Il s'agit d'une victoire majeure pour les provinces et les municipalités qui ont banni l'usage des pesticides à des fins esthétiques », affirme William Amos, directeur d'Écojustice — Clinique de droit de l'environnement de l'Université d'Ottawa. « Le Code de gestion des pesticides est maintenu intégralement et la vente de 2,4-D à des fins esthétiques demeure interdite au Québec. Dow AgroSciences reconnaît explicitement que les provinces, les territoires et les municipalités peuvent réglementer les pesticides de manière plus sévère que ne le fait le cadre fédéral ».

Cinq provinces canadiennes ont interdit l'usage du 2,4-D à des fins esthétiques et l'Alberta en interdit l'usage dans les mélanges de fertilisants et d'herbicides.
La seule concession qui semble avoir été obtenue par Dow est une reconnaissance par le Québec que « les produits contenant du 2,4-D ne posent pas de risque inacceptable pour la santé humaine ou l'environnement, à la condition que les directives sur les étiquettes soient respectées », tel que conclu par l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada.

« Québec n'a pas souscrit à l'affirmation voulant que le 2,4-D soit sécuritaire », explique Lisa Gue, analyste de politiques en matière de santé environnementale à la Fondation David Suzuki. « Ce composé demeure un produit toxique et nous ne sommes pas d'accord avec les réglementations qui indiquent qu'un pesticide potentiellement cancérigène ne représente pas de risques inacceptables pour la santé humaine et l'environnement. Par ailleurs, nous félicitons le Québec de poursuivre son engagement envers l'interdiction des pesticides utilisés sur les pelouses. Nous encourageons les autres provinces à suivre cet exemple et à agir avec la même précaution. »

Le Code de gestion des pesticides du Québec est entré en vigueur en 2003. Il interdit l'utilisation et la vente de 20 ingrédients actifs entrant dans la composition de pesticides utilisés sur les pelouses et limite l'utilisation de pesticides à l'extérieur des centres de la petite enfance et des écoles.

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Sources

William Amos, directeur d'Écojustice — Clinique de droit de l'environnement de l'Université d'Ottawa, 613 562 5800, poste 3378

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki, 514 679-0821

Eveline Trudel-Fugère, Conseillère, Relations médias et communications
Équiterre 514 605-2000

Encadrement des pesticides au Canada : le Québec doit rattraper son retard

Le 16 mai 2011 | Affiché dans
Photo: Encadrement des pesticides au Canada : le Québec doit rattraper son retard

(Crédit : Dude Pascalou via Flickr)

Montréal — Le Québec, pionnier en 2003 avec l'adoption du Code de gestion des pesticides, a maintenant été dépassé par d'autres provinces en matière de réglementation de pesticides utilisés à des fins esthétiques. C'est ce qui ressort de l'analyse de la Fondation David Suzuki et d'Équiterre comparant les encadrements règlementaires des provinces canadiennes en la matière. En effet, les règlements de l'Ontario et de la Nouvelle-Écosse, bien qu'ils présentent des possibilités d'amélioration, offrent maintenant la meilleure protection sur le plan de la santé et de l'environnement dans le domaine.

« Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) du Québec aurait avantage à mettre à jour l'approche du Code. Depuis sa mise en place en 2003, la liste de produits interdits au Québec est restée inchangée alors que l'Ontario et la Nouvelle-Écosse ont désormais développé des politiques plus fortes qui interdisent plus de pesticides qu'au Québec », souligne Sidney Ribaux, coordonnateur général d'Équiterre.

La Fondation David Suzuki et Équiterre recommandent de réviser le Code de gestion des pesticides du Québec afin que celui-ci s'applique lui aussi non plus seulement qu'aux pelouses, mais à tous les éléments d'un aménagement paysager. Les organisations recommandent également que Québec mette de l'avant une liste solide d'ingrédients actifs à faible impact autorisés, que la vente et l'usage de tout autre pesticide soient interdits sur tous les lieux publics et privés, et qu'un mécanisme soit mis en place afin de couvrir les nouveaux ingrédients actifs qui émergent sur le marché.

« Le Québec devrait saisir l'occasion de mettre à profit les récents développements dans les autres provinces et regagner sa position de chef de file dans ce domaine en révisant son Code de gestion des pesticides, » remarque Karel Mayrand, Directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec.

« L'Ontario et la Nouvelle-Écosse ont remonté la barre pour une meilleure protection de l'environnement et de la santé humaine en matière de pesticides utilisés à des fins esthétiques. Les autres provinces doivent s'inspirer de ces modèles et réglementer ceux-ci de manière rigoureuse », conclut Nadine Bachand, chargée de projet en agriculture chez Équiterre.

L'actualisation du code attendue

« Trop de gens pensent qu'ils sont protégés par le Code de gestion des pesticides instauré par le gouvernement du Québec. Or, le Code est beaucoup trop faible, et le Québec doit maintenant se remettre à jour en appliquant les recommandations du rapport de la Fondation David Suzuki et d'Équiterre. Il y a 10 ans, nous avons été pionniers dans le mouvement de sensibilisation de la population et des décideurs aux solutions de rechange et à la nécessité d'une interdiction provinciale des pesticides utilisés à des fins esthétiques ; il faut maintenant rehausser la barre et reprendre une positon de leader », renchérit Edith Smeesters, pionnière du mouvement pour les alternatives aux pesticides au Québec et consultante en horticulture écologique pour Equiterre.

« Plusieurs de nos membres souffrent d'effets nocifs sur leur santé à la suite d'expositions aux pesticides. Cela limite leur qualité de vie pendant l'été puisqu'ils doivent éviter les endroits arrosés de tels produits ou éviter de participer aux activités en plein air à cause de ces épandages de pesticides. Au Québec, un code de protection des pesticides a été instauré pour protéger la santé. Dans cette optique, le Québec doit maintenant hausser les exigences pour mieux protéger notre santé » énonce Michel Gaudet, vice-président et porte-parole de l'Association de santé environnementale du Québec (ASEQ).

Les rapports sont disponibles en ligne.

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Sources

Éveline Trudel-Fugère
Équiterre
514 522-2000 poste 303
Cell.: 514-605-2000
etfugere@equiterre.org

Manon Dubois
Fondation David Suzuki — Québec
514 316-4646 poste 104
Cell: 514 679-0821
mdubois@davidsuzuki.org

Dr David Suzuki lance un appel à la protection du golfe du Saint-Laurent

Le 5 mai 2011 | Affiché dans
Photo: Dr David Suzuki lance un appel à la protection du golfe du Saint-Laurent

(Crédit : Archer10 via Flickr)

Îles-de-la-Madeleine — Le Dr David Suzuki, Georges Stroumboulopoulos de la CBC, Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki, et Danielle Giroux d'Attention FragÎles, se sont joints à un rassemblement de Madelinots samedi dernier sur la plage Old Harry pour une cérémonie de levée de drapeau en vue de la protection du golfe du Saint-Laurent contre l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures.

Lors de la cérémonie de ralliement, le Dr Suzuki a dévoilé un drapeau sur fond bleu mer avec une étoile de mer orange-vif symbolisant les richesses du golfe Saint-Laurent et les cinq provinces qui le bordent. Le Dr. Suzuki a également lancé un vibrant appel à la protection du golfe du Saint-Laurent, de son écosystème et de ses communautés en lisant une déclaration des protecteurs du golfe du Saint-Laurent.

Le Dr Suzuki et l'équipe de Georges Stroumboulopoulos, animateur de l'émission populaire 'The Hour', se trouvaient aux Îles-de-la-Madeleine dans le cadre d'un tournage spécial qui sera diffusé sur le site Web de la CBC. La capsule Web aura pour objectif de sensibiliser les Canadiennes et les Canadiens aux richesses du golfe et aux risques associés à l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures dans celui-ci.

« Le golfe du Saint-Laurent est l'un des écosystèmes les plus précieux et uniques de la planète, » affirme le Dr Suzuki. «Au lieu de contraindre la nature à se conformer aux frontières de l'homme et de l'économie, nous devons nous allier pour maintenir sa santé et subordonner nos intérêts à ceux du golfe. »

Dans le but de sensibiliser le public à l'interdépendance entre les citoyens et le Fleuve, la Fondation David Suzuki a lancé le mois dernier sa campagne « Le Saint-Laurent : Notre fleuve vivant ». Cette campagne offre la chance au public de reconnecter avec le Fleuve et le golfe du Saint-Laurent en adoptant un ou plusieurs des huit « Gestes bleus de David Suzuki » ou en participant à une activité le 10 juin dans le cadre de la première Journée d'action du Saint-Laurent.

« Un courant très fort est passé entre le Dr Suzuki et les gens des Îles. Sa visite et son appui donnent une onde d'espoir aux gens de la communauté qui doivent continuer à se mobiliser avec leurs voisins de l'Atlantique pour protéger le golfe du Saint-Laurent et ses précieuses ressources renouvelables, » de commenter Danielle Giroux, présidente d'Attention FragÎles et porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

Le public et les communautés côtières bordant le golfe pourront démontrer leur appui collectif à la protection du golfe en se procurant une version miniature du drapeau symbolique hissé sur la plage Old Harry par le Dr Suzuki. Le public peut égaler envoyer une demande au gouvernement de protéger le golfe du Saint-Laurent d'un déversement de pétrole à partir du site Web de la Fondation David Suzuki.

Pour visionner la capsule Web de la cérémonie de levée du drapeau ou pour lire la Déclaration des protecteurs du golfe du Dr Suzuki.

Pour envoyer une demande au gouvernement de protéger le golfe

Pour obtenir de l'information sur l'achat du drapeau, envoyez un courriel à saintlaurent@davidsuzuki.org

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Pour de plus amples renseignements sur la campagne « Le Saint-Laurent : Notre fleuve vivant » visitez : www.davidsuzuki.org/fr/st-laurent

Pour de plus amples renseignements sur la Coalition Saint-Laurent visitez : http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Visionnez la capsule de la CBC (disponible sous peu) : http://www.cbc.ca/strombo/

Renseignements :

Manon Dubois
Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki — Québec
Tél. : 514 316-4646 poste 104
Cell. : 514 679-0821
mdubois@davidsuzuki.org

La protection de l'environnement: un élément clé pour une économie forte, des familles prospères et la santé des citoyens

Le 21 avril 2011 | Affiché dans

Les directeurs des principaux groupes environnementaux du Canada envoient un message aux chefs politiques pour le Jour de la Terre

Montréal — Dans le cadre des élections fédérales et à la veille du Jour de la Terre, les directeurs des principaux groupes environnementaux du Canada demandent à tous les chefs politiques de prendre des actions concrètes et immédiates afin de s'attaquer aux enjeux environnementaux cruciaux du Canada.

Promouvoir la stabilité économique

« Il a beaucoup été question d'assurer le futur économique du pays dans le cadre de ces élections, il faut par contre se rappeler que l'économie est étroitement liée à l'environnement », explique Gerald Butts du World Wildlife Fund du Canada. « Protéger l'environnement est un élément essentiel afin d'assurer la prospérité de notre économie ».

Lutter contre les changements climatiques

L'un des plus importants défis auquel le prochain gouvernement du Canada devra faire face est sa responsabilité internationale de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES). En tant que l'un des dix plus grands pollueurs en matière de GES (dans l'ensemble et par habitant), la réputation internationale du Canada, une nation propre et responsable, est à risque.

« Malgré ses promesses de prendre l'enjeu des changements climatiques au sérieux, le gouvernement actuel est en voie de rater ses engagements climatiques, et de loin », explique Bruce Cox de Greenpeace. « Les chefs politiques devront présenter des plans d'action clairs afin d'atteindre les objectifs de réduction d'émissions de GES et ainsi améliorer la réputation internationale du Canada et s'assurer que le pays fait sa juste part ».

Investir dans les énergies renouvelables

Le Canada a aussi pris du retard par rapport aux autres pays au plan de ses investissements dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, ignorant les occasions de créer de bons et nouveaux emplois, et sacrifiant notre avantage concurrentiel pour maintenir le statu quo.

« L'incitatif économique du gouvernement fédéral pour les dépenses en infrastructures aurait pu créer presque trois fois plus d'emplois si l'argent avait été investi entièrement dans l'énergie propre », déclare Ed Whittingham de l'Institut Pembina. « Nos enfants devront affronter la concurrence pour des emplois dans le secteur de l'énergie propre et ils réussiront seulement si le gouvernement suit le rythme des investissements consentis par les pays leaders dans ce domaine ».

Des communautés en santé

Les Canadiens, dans le cadre de cette élection, ont identifié les soins de santé comme l'un des enjeux prioritaires. Les dirigeants politiques doivent reconnaître que la bonne santé passe par la minimisation de nos risques d'exposition aux substances toxiques et la maximisation notre accès à des aliments sains.

« La pollution atmosphérique dans nos villes est à l'origine de cas d'asthme et nous coûte des millions en frais de soins de santé », a déclaré Rick Smith d'Environmental Defence. « Mettre un prix sur la pollution, utiliser l'énergie plus efficacement et passer à des sources d'énergie plus propres permettront de sauver des vies et de l'argent ».

« L'accès à des aliments biologiques et locaux favorise la réduction de la pollution et l'élimination des pesticides inutiles, et des efforts de la part du gouvernement pour étiqueter correctement les aliments peuvent aider les consommateurs à faire des choix sains — pour l'environnement, leurs communautés et eux-mêmes », explique Sidney Ribaux d'Équiterre.

Protéger les terres publiques et de l'eau

«Protéger au moins la moitié de nos précieuses terres publiques et de nos ressources en eau est également essentiel afin de maintenir la qualité de l'eau que nous buvons et l'air que nous respirons et afin de lutter contre les changements climatiques », ajoute Eric Hébert-Daly de la Société pour la nature et les parcs du Canada.

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Contact:

Bob Oliver | Directeur général, Pollution Probe| 416-926-1907 poste 231

Bruce Cox | Directeur général, Greenpeace Canada | 416-419-7341

Devon Page | Directeur général, Ecojustice | 778-828-5512

Ed Whittingham | Directeur général, Institut Pembina | 403-899-0578

Éric Hébert-Daly | Directeur général national, CPAWS | 613-899-7226

Éveline Trudel-Fugère | Conseillère en communication, Équiterre | 514-605-2000

Ian Davidson | Directeur général, Nature Canada | 613 562-3447 poste 231

John Bennett | Directeur général, Sierra Club of Canada | 613-291-6888

Kristy Woudstra | Directrice des communications, World Wildlife Fund Canada | 416-859-9536

Peter Robinson | Chief Executive Officer, Fondation David Suzuki | 604-732-4228 × 1291

Stephanie Kohls | Directrice des communications, Environmental Defence | 416-323-9521 poste 232 | 647-280-9521 (cell)