Communiqués de presse

Des groupes environnementaux lancent une vaste campagne, Silence, on parle, pour défendre l'environnement et la démocratie.

Le 6 mai 2012 | Affiché dans

Ces groupes plongeront leurs sites Web dans le noir partout au pays pour protester contre les tentatives visant à étouffer la voix des citoyens.

MONTRÉAL — « Pas question de se taire! » rétorquent les citoyens à l'attaque du gouvernement fédéral contre l'environnement et la démocratie, dans le cadre d'une campagne nationale lancée le lundi 7 mai par les principaux organismes environnementaux du pays.

« Ces changements — qu'on a dissimulés dans une loi budgétaire dans l'espoir qu'ils passent inaperçus — menacent les valeurs fondamentales chères à tous les citoyens : l'environnement et la démocratie, affirme Sidney Ribaux, coordonnateur général d'Équiterre. Nous n'avons d'autre choix que de prendre la parole, et nous invitons les Canadiens de tous les horizons à se joindre à nous. »

Coiffée du slogan Silence, on parle (Black Out Speak Out en anglais), la campagne invite les organismes, les entreprises et les citoyens de tout le pays à plonger leurs sites Web dans le noir le 4 juin et à s'exprimer contre les modifications liées à la loi budgétaire du gouvernement fédéral (C-38).

Le gouvernement menace l'avenir de notre sol, de l'eau et du climat par son projet de loi de mise en œuvre du budget. Plus du tiers de ses dispositions vise à affaiblir les lois environnementales les plus importantes au Canada. C'est le cas notamment des mesures entravant la participation des organismes de bienfaisance environnementaux aux processus politiques publics. Les groupes invitent les citoyens à prendre la parole avec eux et à faire savoir au gouvernement que ceux qui se préoccupent des pertes annoncées n'ont pas l'intention de se taire.

« Les attaques contre les organismes environnementaux et l'affaiblissement des règles d'évaluation environnementale ont pour but de réduire au silence les citoyens de tous les milieux et horizons qui souhaitent faire valoir leur point de vue sur les projets de développement de nos ressources naturelles, soutient Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Non seulement est-ce antidémocratique — mais cela va miner la capacité du gouvernement de prendre des décisions éclairées pour diminuer les risques, protéger notre santé et notre environnement ».

« Les puissants intérêts pétroliers changent les règles du jeu. Pire encore, ils disqualifient tous les joueurs qui ne font pas partie de leur équipe, avance Rick Smith, directeur administratif de l'organisme Environmental Defence. Nous arborons le noir pendant une journée, mais nous prendrons la parole aussi longtemps que nécessaire. »

Le projet de loi C-38 remplace la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale, habilite le gouvernement fédéral à réprimer les organismes de bienfaisance — dont les groupes environnementaux — qui préconisent de meilleures lois et politiques, renverse les décisions de l'Office national de l'énergie, précipite les projets soumis à des études environnementales désormais affaiblies pour accélérer les processus d'approbation, et exclut les groupes de la société civile des examens environnementaux concernant les pipelines.

La campagne Silence, on parle commence lundi par la publication d'annonces pleine page dans La Presse, The Globe and Mail et l'hebdo Hill Times d'Ottawa. Elle inclut un site Web, silenceonparle.ca/blackoutspeakout.ca. Au cours des quatre prochaines semaines, les groupes environnementaux consolideront leurs appuis, invitant d'autres organismes, les groupes communautaires et de justice sociale et les citoyens du pays à se joindre à eux pour exprimer leurs inquiétudes face à l'érosion des valeurs canadiennes fondamentales.
Voici les organisations environnementales participantes : Ecojustice, Environmental Defence, Équiterre, Fondation David Suzuki, Greenpeace, Institut Pembina, Nature Canada, Sierra Club Canada, SNAP, West Coast Environmental Law et WWF Canada.
Les citoyens qui désirent appuyer la campagne peuvent s'inscrire sur le site silenceonparle.ca (blackoutspeakout.ca en anglais).

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Contacts pour les médias :

Manon Dubois, Fondation David Suzuki, 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Loïc Dehoux, Équiterre, 514-605-2000, ldehoux@equiterre.org

Rapport du Commissaire au développement durable : la Fondation David Suzuki invite le gouvernement du Québec à donner suite aux recommandations du Commissaire

Le 3 mai 2012 | Affiché dans

Montréal-Suite au dépôt du rapport annuel du Commissaire au développement durable (CMM), dont un chapitre porte sur le Plan d'action 2006-2012 sur les changements climatiques (PACC), la Fondation David Suzuki encourage le gouvernement du Québec à donner intégralement suite aux recommandations présentées par le Commissaire lors de l'élaboration de son PACC 2013-2020.

Rappelons que le Commissaire affirme que le gouvernement devra se doter d'un encadrement plus rigoureux afin de répondre non seulement à l'ambitieux objectif qu'il s'était fixé pour le PACC 2006-2012, mais aussi à l'ampleur du budget et à la complexité d'une gestion d'activités menées par plusieurs ministères. Certaines des recommandations du rapport incluent une nouvelle gouvernance, dont l'architecture serait basée sur une planification pluriannuelle associée à une coordination réelle des ministères, ainsi qu'un suivi et une reddition de comptes axés sur la mesure de la performance.

La Fondation David Suzuki estime que la réussite du plan d'action 2013-2020 requiert la mise en place d'un encadrement rigoureux assorti de mesures de performances ainsi que d'une revue périodique, transparente et participative des résultats. Selon Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation : « Nous sommes heureux que le Ministre de l'Environnement ait annoncé qu'il donnerait suite aux recommandations du Commissaire. Il est évident que le gouvernement du Québec doit renforcer de façon significative la gestion et la coordination du PACC, de même que le suivi des mesures de performance, en plus de soumettre le plan à une reddition de comptes plus rigoureuse. »

La Fondation accordait en avril dernier un classement « très bon » au Québec, aux côtés de l'Ontario et de la Colombie-Britannique pour leurs efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). La Fondation souligne que ce classement comparatif, qui reconnaissait la bonne performance relative de la province dans l'ensemble canadien, ne faisait toutefois pas une analyse approfondie du cadre de gestion du PACC.

Dans ce rapport, la Fondation notait que le Québec se trouvait à la croisée des chemins et que le PACC 2013-2020 jouerait un rôle fondamental dans le maintien du classement du Québec parmi les leaders canadiens. À cet égard, la Fondation estime que le nouveau PACC devra relever plusieurs défis importants. « Pour passer la rampe, le PACC 2013-2020 devra démontrer de manière convaincante l'atteinte de la cible de réduction de 20 % des GES d'ici 2020, et amorcer des virages fondamentaux en transport et aménagement du territoire » d'ajouter M. Mayrand.

La Fondation David Suzuki rappelle finalement que l'atteinte de l'objectif de -20 % requerra une mobilisation sans précédent de tous les acteurs au Québec, ce qui en fait « un projet de société » aux dires mêmes du ministre Arcand. C'est pourquoi la Fondation invite le gouvernement à convier les acteurs à une consultation formelle sur le l'ébauche de plan d'action en préparation, et d'utiliser cette consultation comme tremplin pour mobiliser tous les acteurs à ce moment charnière qui déterminera notre succès pour la prochaine décennie.

Consultez le rapport sur le climat sur le site web de la Fondation David Suzuki

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Source :

Manon Dubois Crôteau, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki : 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Pesticides : Le Québec doit reprendre son rôle de leader

Le 2 mai 2012 | Affiché dans

Une pétition demande un nouveau Code de gestion qui assure une protection au moins équivalente à ce qui se fait de mieux au Canada

Montréal — Alors que le Québec révise actuellement son Code de gestion des pesticides, la Fondation David Suzuki, Nature Québec et Équiterre invitent les québécois à signer une pétition en ligne afin de demander à ce que le futur Code assure aux Québécois et aux Québécoises une protection équivalente à celle qu'offrent les règlements en vigueur en Ontario et en Nouvelle-Écosse. Or, dans son état actuel, le nouveau Code ferait perdre au Québec son rôle de leader en permettant l'usage de produits interdits en Ontario et en Nouvelle-Écosse qui pourraient poser des dangers inutiles pour la santé humaine et l'environnement.

Ces organisations déposaient, le 13 avril dernier, leurs mémoires suite à la préconsultation du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) sur le projet de révision du Code de gestion. Ces groupes accueillent positivement le fait que le Québec révise son Code de gestion, de même que la proposition d'élargir la portée de l'interdiction afin de couvrir non seulement les pelouses, mais également les autres éléments des espaces verts aménagés (végétaux d'ornement, arbres, arbustes, potagers, surfaces pavées). Les groupes estiment toutefois que celui-ci ne devrait autoriser seulement les pesticides de faible impact pour l'usage à des fins esthétiques.

À la place, le MDDEP propose une analyse environnementale des produits très peu convaincante. « Le critère environnemental proposé pour interdire un produit n'a pas fait l'objet d'une démarche scientifique, et il ne permettrait pas de protéger la biodiversité », constate Christian Simard, directeur général de Nature Québec.

De plus, certains pesticides ne seront même pas soumis aux nouveaux critères de santé et d'environnement proposés par le ministère.

Par conséquent, au moins une douzaine d'ingrédients actifs, actuellement interdits en Ontario ou en Nouvelle-Écosse seront autorisés dans les espaces verts aménagés au Québec — une brèche inquiétante, selon les groupes. « Pourquoi le Québec permettrait-il l'usage des pesticides que d'autres provinces canadiennes ont interdits en vertu du principe de précaution ? Alors qu'il révise son Code de gestion des pesticides, le Québec devrait saisir l'occasion et s'inspirer des meilleurs modèles actuellement en vigueur ailleurs afin de reprendre sa position de leader dans ce domaine », affirme Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

Par ailleurs, il est inquiétant que la démarche proposée par le Québec permettrait de réintroduire des produits interdits depuis 2003, y compris dans les lieux fréquentés par les enfants. « Le nouveau Code permettrait l'usage de davantage d'ingrédients actifs sur les lieux fréquentés par les enfants que le précédent Code. Or, étant donné la plus grande vulnérabilité des enfants, il doit y avoir une tolérance zéro pour tout pesticide à usage esthétique et les pratiques écologiques doivent être priorisées pour le contrôle des insectes et plantes menaçant la santé ou la sécurité publiques sur ces lieux », souligne Sidney Ribaux, coordonnateur général d'Équiterre.

La pétition pour demander un nouveau Code de gestion des pesticides est disponible sur le site Web de la Fondation David Suzuki.

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Pour informations :

Loïc Dehoux, Chargé de projet en communications
Équiterre
514 522-2000, poste 291 / cellulaire 514 605 2000 / ldehoux@equiterre.org

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514 679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Mylène Bergeron, Coordonnatrice aux communications et aux sollicitations
Nature Québec
418 648-2104, poste 2074 / cellulaire 418 931-1131 / communications@naturequebec.org

Classement des provinces sur les changements climatiques

Le 12 avril 2012 | Affiché dans

Le Québec : un leader sous observation

Montréal- Un rapport publié aujourd'hui par la Fondation David Suzuki, qui établit un classement des provinces canadiennes en fonction de leurs efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), démontre que ce sont les provinces et non le gouvernement fédéral qui mènent la lutte contre les changements climatiques. Le rapport de la Fondation, publié au lendemain de la publication de l'inventaire canadien des émissions de GES, confirme que le gouvernement fédéral ne peut s'attribuer le mérite de la faible augmentation des émissions de GES au Canada en 2010.

En l'absence d'importantes politiques nationales pour lutter contre les changements climatiques, le rapport de la Fondation souligne que certaines provinces ont pris la relève en adoptant leurs propres plans et politiques, notamment le Québec, qui s'est classé au deuxième rang aux côtés de l'Ontario, qui occupe le sommet du classement. La Colombie Britannique s'est quant à elle classée au troisième rang. Selon Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki : « Dans le contexte d'un abandon complet de la lutte aux changements climatiques par le gouvernement fédéral et de la performance désastreuse du Canada en matière d'émissions de gaz à effet de serre depuis 1990, ce sont les provinces qui doivent obtenir le crédit des maigres avancées réalisées dans le dossier du climat au Canada ».

La Fondation David Suzuki souligne aussi que les trois provinces de tête représentent 75 p. 100 de la population canadienne et une part importante de l'économie du pays, ce qui démontre hors de tout doute qu'il est possible de conjuguer croissance économique et lutte aux changements climatiques. Elle note cependant qu'aucune province canadienne n'a obtenu un classement excellent, les trois provinces de tête se contentant d'un classement « très bien ».

Le rapport souligne les efforts importants faits par le Québec, notamment les progrès réalisés grâce au premier Plan d'action sur les changements climatiques (2006-2012) qui s'achève cette année. Il félicite particulièrement le Québec d'avoir mis en place, aux côtés de la Californie, un système de plafonnement et d'échanges des émissions de GES, d'avoir adopté de nouvelles normes d'efficacité énergétique des véhicules en plus d'un programme d'inspection obligatoire des véhicules.

La Fondation David Suzuki félicite également le Québec d'avoir adopté la cible de réduction des émissions la plus ambitieuse en Amérique du Nord et encourage la province à se doter d'un second plan d'action sur les changements climatiques (2013-2020) qui soit crédible, efficace et à la mesure de ses ambitions. « Le défi pour le Québec sera celui de la cohérence. Il est virtuellement impossible pour le Québec d'atteindre la cible qu'il s'est fixée en développant une industrie pétrolière et gazière et en ne prenant pas dès maintenant un virage majeur en faveur des transports collectifs, » a affirmé Karel Mayrand. « C'est pourquoi la Fondation David Suzuki maintient le Québec sous observation dans l'attente de décisions dans les dossiers des transports et de l'énergie ».

La Fondation David Suzuki rappelle qu'un examen effectué en octobre 2011 par le Commissaire à l'environnement et au développement durable fédéral a conclu que la stratégie du gouvernement fédérale est « incohérente, vague et non-transparente » et qu'en général, les politiques gouvernementales sont maintenant estimées 90 p. 100 moins contraignantes qu'en 2007. « Il reste maintenant à voir si le gouvernement fédéral appuiera le Québec et les autres provinces et territoires dans leurs efforts de devenir de véritables chefs de file, sur le plan mondial, dans la lutte contre les changements climatiques, » conclut Monsieur Mayrand.

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Source :
Manon Dubois Crôteau, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki : 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

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Un nouveau sondage vise à éliminer les substances toxiques de nos produits d'entretien ménager

Le 4 avril 2012 | Affiché dans

Les résultats permettront de plaider pour un meilleur étiquetage

Montréal-La Fondation David Suzuki demande aux Canadiennes et aux Canadiens d'ouvrir leurs armoires afin de tenter de savoir si les produits d'entretien ménager que nous utilisons ont un impact néfaste sur l'environnement et sur notre santé. Un nouveau questionnaire est disponible sur le site de la Fondation : http://www.davidsuzuki.org/fr/cequiimporte.

Cette toute nouvelle campagne a pour objectif d'en apprendre plus sur les produits d'entretien ménager utilisés au Canada, plus précisément en ce qui concerne les renseignements qui se trouvent — ou qui ne se trouvent pas — sur les étiquettes de ces produits.

Lisa Gue, analyste en santé environnementale à la Fondation David Suzuki, mentionne que « les résultats de cette recherche nous permettront de réclamer non seulement des produits plus sécuritaires, mais aussi de meilleures normes d'étiquetage. On fait le ménage dans le but de garder nos domiciles propres et sains, mais certains produits d'entretien ménager contiennent des substances pouvant nuire à notre santé et à celle de l'environnement. »

Au Canada, les fabricants ne sont pas tenus de fournir l'information complète sur les ingrédients contenus dans les produits d'entretien ménager destinés aux consommateurs. Les symboles de mise en garde sont requis pour signaler des dangers aigus, « poison » ou « irritant», mais non pour signaler des dangers pour la santé ou l'environnement. Ainsi, après s'être infiltrés dans nos systèmes d'eaux usées, les agents toxiques des produits d'entretien ménager endommagent les écosystèmes aquatiques.

« La bonne nouvelle, c'est que nous n'avons pas à choisir entre une maison propre et environnement sain» affirme Lindsay Coulter, porte-parole de la campagne « Queen of Green » de la Fondation David Suzuki. « Il existe des solutions ménagères plus simples, plus avantageuses et plus sécuritaires pour la santé et pour l'environnement. »

C'est suite au succès d'une campagne lancée par la Fondation David Suzuki en 2008 sur les produits cosmétiques que la Fondation David Suzuki a décidé de lancer ce sondage à la grandeur du pays. À cette époque, plus de 6000 personnes avaient répondu à notre questionnaire nous permettant de plaider pour un meilleur étiquetage des produits de beauté et d'hygiène au Canada.

Répondez au sondage dès maintenant, en vous rendant sur le site : http://www.davidsuzuki.org/fr/cequiimporte .

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Renseignements : Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 | mdubois@davidsuzuki.org

Lisa Gue, Analyste en santé environnementale, Fondation David Suzuki
613-594-5428| lgue@davidsuzuki.org

Budget Bachand

Le 21 mars 2012 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki félicite le gouvernement du Québec pour sa décision d'investir 50 millions dans la création d'une trame verte et bleue pour le Grand Montréal

Montréal-La Fondation David Suzuki se réjouit de l'annonce hier dans le budget du gouvernement du Québec d'investissements de 50 millions sur trois ans dans la création d'une trame verte et bleue pour le Grand Montréal. Ces investissements font suite à l'adoption, la semaine dernière, du Plan d'Aménagement et de Développement (PMAD) de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Pour le directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand, « cette annonce lance un signal fort que le gouvernement du Québec soutient la création d'une trame verte et bleue dans le Grand Montréal et est prêt à y consacrer les ressources nécessaires ». La Fondation David Suzuki invite le monde municipal à saisir la balle au bond et à se doter d'une vision claire qui permettra de protéger et de mettre en valeur la trame verte et bleue. « Outre les projets mis de l'avant par le gouvernement, nous croyons qu'il est impératif que le monde municipal, la CMM en tête, se dote d'une vision d'ensemble de la trame verte et bleue et qu'il s'attaque dès maintenant à sa mise en œuvre », d'ajouter M. Mayrand.

Pour Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki, « la protection des milieux naturels permet de maintenir des services écologiques essentiels à la collectivité montréalaise tels que la prévention d'inondations et d'îlots de chaleur, le maintien de la qualité de l'air et la filtration de l'eau. Ces services ont une valeur de plusieurs milliards annuellement pour la collectivité montréalaise ». M. Toussaint ajoute que « ces milieux naturels sont une véritable infrastructure verte qui contribue à notre qualité de vie et qui agit en quelque sorte comme notre police d'assurance contre les inondations, sécheresses et vagues de chaleur, à prévoir avec le réchauffement climatique ».

La Fondation David Suzuki rappelle que les terres agricoles et les milieux naturels du Grand Montréal regroupent les écosystèmes les plus riches du Québec et sont aussi ceux qui subissent le plus de pressions alors que près de 2% sont détruits de manière irréversible à chaque année.

Afin de contribuer au grand chantier qui permettra de créer une trame verte et bleue dans le grand Montréal, la Fondation David Suzuki publiera bientôt deux rapports portant d'une part sur la création d'une trame verte et bleue pour le Grand Montréal et d'autre part sur la valeur des biens et services écologiques que procurent cette trame verte et bleue à la collectivité montréalaise. Ces rapports paraîtront en mai 2012.

Consultez le mémoire préliminaire publié par la Fondation David Suzuki en automne 2011, faisant l'état actuel des milieux verts dans le Grand Montréal et de leur valeur socioéconomique, en appui au PMAD.

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Source :
Manon Dubois Crôteau, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki : 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Plus de 200 personnalités et citoyens signent une déclaration pour un printemps québécois!

Le 19 mars 2012 | Affiché dans

Montréal — C'est en début d'après-midi, lors d'une conférence de presse réunissant Fred Pellerin, Gilles Vigneault, Marina Orsini, Claude Béland, Dominic Champagne, les leaders des principaux groupes environnementaux et des citoyens de différents milieux, qu'a été dévoilée une déclaration qui en appelle à un vaste rassemblement populaire le dimanche 22 avril prochain à 14 h, lors du Jour de la Terre.

La déclaration se veut rassembleuse et positive, pour la défense du bien commun, le partage de la richesse, le respect des droits de tous les citoyens et de l'environnement.

Elle est signée par plus de 200 personnalités et citoyens dont les artistes Fred Pellerin, Gilles Vigneault, Marina Orsini, Richard Desjardins, Ariane Moffatt, Yvon Deschamps, Denys Arcand, Claude Meunier, Roy Dupuis, Sébastien Ricard, Vincent Vallières, Hugo Latulippe, Marc Labrèche, Margie Gillis, Marie Laberge, Pierre Lapointe, Pascale Montpetit, Jean-Michel Anctil, Fanny Mallette, Louis-José Houde, Stéphane Archambault, Frédéric Back, Jacques Languirand et ...

... des gens de tous les horizons, Laure Waridel, Ghislain Picard, Chef de l'Assemblée des Premières Nations, les docteurs Gilles Julien, Alain Vadeboncoeur et Isabelle Gingras, Paul Gérin-Lajoie, Pierre Fortin, économiste, le Père Benoit Lacroix, dominicain de 96 ans, le jeune Émilien Néron de 13 ans, Lise Payette, Paul St-Pierre Plamondon de Génération d'Idées, Pierre Thibault, architecte, les chefs syndicaux Louis Roy, Michel Arsenault et Réjean Parent, Nicolas Boisclair et des groupes de citoyens de partout au Québec mobilisés pour la défense du bien commun et...

... les leaders des principaux groupes environnementaux, André Bélisle et Patrick Bonin de l'AQLPA, Steven Guilbeault et Sidney Ribaux d'Équiterre, David Suzuki et Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki, Pierre Lussier du Jour de la Terre Québec, Christian Simard de Nature Québec, Éric Darier et Nicolas Mainville de Greenpeace au Québec, la Fondation Rivières, Ugo Lapointe de Québec Meilleure Mine et plusieurs
autres.

« Cette déclaration constitue l'essence du mouvement du 22 avril. Elle a déjà réuni des centaines de personnalités et de citoyens de tous les horizons, au-delà de toute ligne partisane. Nous invitons maintenant tous les Québécois et Québécoises à la signer et à nous rejoindre dans les rues de Montréal pour porter son message. Ensemble, nous pouvons envoyer à nos gouvernements un signal clair de notre attachement à la Terre et à la manière de disposer de nos richesses naturelles! », a affirmé l'auteur et metteur en scène Dominic Champagne, qui a rédigé la déclaration.

Gilles Vigneault, signataire de la déclaration, a aussi mentionné lors de son allocution durant la conférence de presse sa joie de voir réunis des gens de tous les milieux: « Il y a longtemps que les gens ne se sont pas unis pour parler ensemble d'aujourd'hui et de demain. Nous semons aujourd'hui des graines qui porteront fruit. »

Fred Pellerin, aussi signataire de la déclaration, a ajouté: « Il y a des artistes et écologistes, mais aussi des plombiers, des étudiants, des agriculteurs, des syndicaux, des gens du milieu des affaires, des universitaires, des religieux, des avocats, des autochtones, des conteurs! Ça fait beaucoup de beau monde pour nous faire avancer vers le mieux! Parce que vivre mieux, c'est ça qu'on veut! »

« Je ne suis pas une experte en environnement ou en développement, mais je me reconnais pleinement dans les valeurs et les principes de la déclaration et c'est pour porter ces valeurs que je serai là le 22 avril.», a confié Marina Orsini.

Continuer »

Environnement : la science contre-attaque !

Le 14 mars 2012 | Affiché dans

Les experts scientifiques bénévoles de la Fondation David Suzuki prennent la parole pour remettre la science au cœur des discussions environnementales

Montréal- C'est à la Maison du développement durable de Montréal aujourd'hui à 12 h 30 que le Cercle scientifique la Fondation David Suzuki a tenu une table ronde animée par Mathieu-Robert Sauvé, Président de l'Association des communicateurs scientifiques du Québec, afin de discuter du rôle de la science dans les débats environnementaux. L'événement, organisé par la Fondation David Suzuki, se tenait dans le contexte de la censure récente imposée aux scientifiques par Ottawa. Ces scientifiques bénévoles, membres du Cercle scientifique David Suzuki, mettent leurs connaissances et expertises au service de la communauté et des médias, afin de redonner à la science la place qui lui revient dans nos débats publics.

Parmi les membres du Cercle présents à la table ronde se trouvaient le Dr François Reeves, cardiologue et auteur du livre Planète Cœur, Jérôme Dupras, spécialiste en économie écologique et bassiste du groupe Les Cowboys Fringants, Thomas Gervais, spécialiste en génie biologique et animateur de l'émission « Le Code Chastenay » diffusé à Télé-Québec, Diane Bastien, spécialiste en génie du bâtiment, Marie-Christine Dubé, spécialiste en écologie et biodiversité, et Jonathan Verreault, spécialiste en toxicologie de l'environnement

Ces experts, provenant de domaines variés allant du génie du bâtiment, à la chimie environnementale, en passant par l'économie écologique et jusqu'à la médecine, ont à cœur la science et la diffusion d'information claire et précise au grand public, ce qui est de plus en plus difficile au pays dans les dernières années. Rappelons que la revue prestigieuse Nature a récemment publié un article dénonçant le musèlement des scientifiques au pays.

« Peu importe les censures imposées par Ottawa, les scientifiques d'un bout à l'autre du pays, ont le devoir de partager leurs connaissances afin de s'assurer que le public et les médias soient bien informés des enjeux qui affectent leur environnement et leur santé, et que les politiques publiques soient fondées sur la science », affirme Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « Notre qualité de vie et celle des générations à venir dépend en grande partie de cette diffusion d'information essentielle; la Fondation David Suzuki est donc fière d'offrir aux scientifiques une plateforme publique pour s'exprimer ouvertement », renchérit-il.

« La science ne progresse que dans la vérité et la transparence », ajoute le Dr François Reeves, membre du Cercle scientifique depuis quelques années. « Pour citer le Chevalier François de Haddock (personnage dans le livre Le Secret de la Licorne de Hergé) : "Car c'est de la lumière que viendra la lumière" », conclut-il.

Dans le but de poursuivre l'échange entre expert et public, un membre du Cercle scientifique offre gratuitement tous les mois une conférence faisant un lien entre son domaine d'expertise et l'environnement. Ces rencontres sont un lieu privilégié et accessible à tous pour mieux comprendre les enjeux environnementaux sous un autre angle et pour échanger sur des thématiques scientifiques, afin d'acquérir et de partager de nouvelles connaissances, sans restriction ni censure. Ces conférences sont aussi accessibles gratuitement en direct sur Internet pour tous les membres de la Fondation David Suzuki. Le Cercle offre aussi au public plusieurs options de conférences dont on peut en faire la demande sur le site Web de la Fondation.

Pour de plus amples renseignements sur le Cercle scientifique, qui célèbre cette année son deuxième anniversaire, visitez le site Web de la Fondation David Suzuki

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Sources :

Manon Dubois Crôteau, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki : 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Adoption du premier Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) à la CMM

Le 12 mars 2012 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki salue l'entrée en vigueur de ce plan tant attendu et appelle tous les acteurs à doter dès maintenant le grand Montréal d'une ceinture et trame verte et bleue

Montréal- La Fondation David Suzuki se réjouit de l'adoption du tout premier Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) annoncé aujourd'hui par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, monsieur Laurent Lessard et le maire de Montréal et président de la CMM, monsieur Gérald Tremblay. Ce tout premier plan permettra un virage important en matière d'aménagement et de développement durable sur le territoire de la CMM, en faisant plus de place au transport collectif, en mettant l'emphase sur la densification du territoire et en établissant une trame verte pour le Grand Montréal.

Pour le directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand, le PMAD est d'autant plus attrayant de par la volonté clairement exprimée de définir et créer une ceinture et trame verte et bleue pour le Grand Montréal. « Beaucoup de citoyens et de groupes environnementaux, dont la Fondation David Suzuki, ont vu leur appel pour la création d'une trame verte et bleue entendu, ce qui est une excellente nouvelle en soi », d'affirmer monsieur Mayrand. « Cette volonté doit toutefois se traduire dès maintenant par une mobilisation de tous les acteurs pour la création rapide de cette infrastructure qui permettra de protéger et mettre en valeur les écosystèmes du Grand Montréal qui contribuent à la qualité de vie et à la santé des citoyens », ajoute-t-il.

La Fondation David Suzuki déplore cependant que la demande de gel du territoire agricole pour les 20 prochaines années n'a finalement été adoptée que pour cinq ans, mettant ainsi en péril la pérennité des terres agricoles de la CMM, parmi les plus fertiles au Québec, et un maillon essentiel de la trame verte et bleue. « Il est absolument essentiel que l'on mette un terme à la spéculation effrénée qui met de ces terres en péril, en gelant dès maintenant et pour vingt ans le périmètre agricole », a-t-il poursuivi.

Afin de contribuer au grand chantier qui permettra de créer une trame verte et bleue dans le grand Montréal, la Fondation David Suzuki publiera bientôt deux rapports portant d'une part sur la création d'une trame verte et bleue pour le Grand Montréal et d'autre part sur la valeur des biens et services écologiques que procurent cette trame verte et bleue à la collectivité montréalaise. Ces rapports paraîtront en mai 2012. « Les terres agricoles et les milieux naturels du Grand Montréal regroupent les écosystèmes les plus riches du Québec en terme de biodiversité, et ont donc une grande valeur écologique » d'enchérir Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « Ces écosystèmes procurent à la collectivité montréalaise des biens et services d'une valeur de plusieurs milliards de dollars annuellement. Il nous faut donc les préserver dès maintenant » conclut, monsieur Toussaint.

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Source :

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514-679-0821/ mdubois@davidsuzuki.org

Interpellation au Sénat et communiqué de presse antidémocratiques

Le 9 mars 2012 | Affiché dans

Montréal- Une interpellation inconsidérée et réclamée à la hâte au Sénat ainsi qu'un communiqué de presse provenant du sénateur Larry W. Smith révèlent un effort concerté pour étouffer une conversation intelligente et démocratique sur les solutions à nos défis communs en matière d'environnement, de santé et d'énergie, selon la Fondation David Suzuki.

L'interpellation, aux frais des contribuables, au sujet du financement international des organisations environnementales et le communiqué de presse intitulé « Les fondations étrangères sont une menace pour la souveraineté économique du Canada », sont trompeurs et apportent peu au dialogue national sur des enjeux cruciaux.

« Associer les montants relativement faibles que les organisations environnementales du Canada reçoivent de sources internationales à une sorte de complot radical et à une menace contre la souveraineté canadienne porte préjudice à tous les Canadiens et Canadiennes », affirme Peter Robinson, chef de la direction de la Fondation David Suzuki. « Plus de 90 pour cent du financement de la Fondation David Suzuki provient de donateurs canadiens qui ont à cœur l'avenir du pays, et nous sommes transparents à propos de notre financement. »

Le gouvernement, les sénateurs et, en réalité, tous les Canadiens et les Canadiennes devraient se soucier davantage du fait que le financement privé des lobbys du monde des affaires soit invisible au public. La Fondation David Suzuki s'inquiète aussi de ce que les organismes écologiques sont ciblés, en vertu d'une conviction erronée selon laquelle ces organismes s'écarteraient des intérêts de la population canadienne que les sénateurs ont le mandat de représenter. Jamais nous n'exigerions que le financement des nombreuses autres organisations canadiennes qui partagent le même statut caritatif que les ONGE (organisations non gouvernementales de l'environnement) soit restreint.

« Tout comme nous applaudissons les Canadiens et les Canadiennes qui appuient des activités caritatives menées à l'étranger, des secours après un tremblement de terre à l'aide alimentaire et aux enjeux de conservation, nous félicitons tous ceux qui travaillent pour que le Canada joue un rôle prépondérant dans la protection des écosystèmes dont la communauté mondiale dépend pour sa subsistance et sa survie », commente M. Robinson.

Les organismes de charité prennent une part essentielle à la discussion démocratique dans ce pays, en fournissant de l'information exacte et en temps opportun. Les gouvernements ont besoin de cette information pour formuler des politiques reflétant fidèlement les différents besoins et opinions de leurs citoyens. Le Canada est fondé sur des principes démocratiques et la liberté d'expression. Le fait que les organismes de bienfaisance soient autorisés à participer aux activités et aux revendications politiques contribue de façon non négligeable au bon fonctionnement de la démocratie.

En outre, le communiqué de presse du sénateur Smith est truffé d'erreurs. Son affirmation au sujet de la baisse des revenus de la pêche aux saumons révèle une confusion entre la pêche et l'élevage des saumons. En fait, la plus grande part de la baisse des revenus tirés de la pêche aux saumons est attribuée à l'effondrement rapide des cours mondiaux du saumon, qui s'est produit lorsque les saumons d'élevage ont saturé le marché dans les années 1990. Si le sénateur voulait plutôt s'exprimer à propos des baisses de revenu éprouvées par les salmoniculteurs, il devrait savoir qu'elles sont causées par l'industrie salmonicole du Chili, dont l'offre a inondé le marché, et par les crises économiques mondiales plutôt que par des préoccupations environnementales.

« Suggérer qu'une brochure imprimée en 2000 puisse être liée au cours des produits agricoles sur le marché instantané en 2009, c'est s'éloigner de toute analyse économique crédible dont nous ayons eu connaissance », ajoute Peter Robinson.

La brochure de la Fondation David Suzuki intitulée Why You Shouldn't Eat Farmed Salmon a été publiée il y a plus d'une décennie, et sa production n'a pas coûté 1,5 million de dollars. Elle a été réalisée dans le cadre d'un programme de recherche pluriannuel sur l'aquaculture, un travail qui a évolué considérablement depuis. Tout comme les études menées par d'autres organismes, cette recherche a mis au jour les problèmes chroniques que les entreprises de pisciculture à enclos ouverts causent aux populations de saumons sauvages.

« Nous ne réclamons pas la fin de la pisciculture, affirme Jay Ritchlin, directeur du Programme de conservation des espèces marines à la Fondation David Suzuki. Nous avançons que les preuves scientifiques étayées montrent qu'il faut remplacer ces méthodes par des systèmes fermés qui ne nuisent pas aux environnements marins locaux. »

M. Robinson ajoute : « Ce communiqué de presse et l'interpellation du Sénat font partie d'une tentative mal avisée, illogique et malhonnête d'étouffer la participation démocratique aux discussions au sujet du bien-être et de l'avenir de notre pays et de ses citoyens. Nous sommes ouverts à un dialogue constructif — à propos du financement, de la politique et de l'intérêt national. Comme de nombreux Canadiens et Canadiennes de tous les horizons, nous nous opposons absolument à toute atteinte aux droits légitimes et démocratiques des citoyens de s'exprimer et d'être entendus, ainsi qu'à leurs droits d'être informés et de discuter des enjeux essentiels à tous les Canadiens. »

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Sources :

Manon Dubois Crôteau, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki : 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org