Communiqués de presse

La protection de l'environnement: un élément clé pour une économie forte, des familles prospères et la santé des citoyens

Le 21 avril 2011 | Affiché dans

Les directeurs des principaux groupes environnementaux du Canada envoient un message aux chefs politiques pour le Jour de la Terre

Montréal — Dans le cadre des élections fédérales et à la veille du Jour de la Terre, les directeurs des principaux groupes environnementaux du Canada demandent à tous les chefs politiques de prendre des actions concrètes et immédiates afin de s'attaquer aux enjeux environnementaux cruciaux du Canada.

Promouvoir la stabilité économique

« Il a beaucoup été question d'assurer le futur économique du pays dans le cadre de ces élections, il faut par contre se rappeler que l'économie est étroitement liée à l'environnement », explique Gerald Butts du World Wildlife Fund du Canada. « Protéger l'environnement est un élément essentiel afin d'assurer la prospérité de notre économie ».

Lutter contre les changements climatiques

L'un des plus importants défis auquel le prochain gouvernement du Canada devra faire face est sa responsabilité internationale de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES). En tant que l'un des dix plus grands pollueurs en matière de GES (dans l'ensemble et par habitant), la réputation internationale du Canada, une nation propre et responsable, est à risque.

« Malgré ses promesses de prendre l'enjeu des changements climatiques au sérieux, le gouvernement actuel est en voie de rater ses engagements climatiques, et de loin », explique Bruce Cox de Greenpeace. « Les chefs politiques devront présenter des plans d'action clairs afin d'atteindre les objectifs de réduction d'émissions de GES et ainsi améliorer la réputation internationale du Canada et s'assurer que le pays fait sa juste part ».

Investir dans les énergies renouvelables

Le Canada a aussi pris du retard par rapport aux autres pays au plan de ses investissements dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, ignorant les occasions de créer de bons et nouveaux emplois, et sacrifiant notre avantage concurrentiel pour maintenir le statu quo.

« L'incitatif économique du gouvernement fédéral pour les dépenses en infrastructures aurait pu créer presque trois fois plus d'emplois si l'argent avait été investi entièrement dans l'énergie propre », déclare Ed Whittingham de l'Institut Pembina. « Nos enfants devront affronter la concurrence pour des emplois dans le secteur de l'énergie propre et ils réussiront seulement si le gouvernement suit le rythme des investissements consentis par les pays leaders dans ce domaine ».

Des communautés en santé

Les Canadiens, dans le cadre de cette élection, ont identifié les soins de santé comme l'un des enjeux prioritaires. Les dirigeants politiques doivent reconnaître que la bonne santé passe par la minimisation de nos risques d'exposition aux substances toxiques et la maximisation notre accès à des aliments sains.

« La pollution atmosphérique dans nos villes est à l'origine de cas d'asthme et nous coûte des millions en frais de soins de santé », a déclaré Rick Smith d'Environmental Defence. « Mettre un prix sur la pollution, utiliser l'énergie plus efficacement et passer à des sources d'énergie plus propres permettront de sauver des vies et de l'argent ».

« L'accès à des aliments biologiques et locaux favorise la réduction de la pollution et l'élimination des pesticides inutiles, et des efforts de la part du gouvernement pour étiqueter correctement les aliments peuvent aider les consommateurs à faire des choix sains — pour l'environnement, leurs communautés et eux-mêmes », explique Sidney Ribaux d'Équiterre.

Protéger les terres publiques et de l'eau

«Protéger au moins la moitié de nos précieuses terres publiques et de nos ressources en eau est également essentiel afin de maintenir la qualité de l'eau que nous buvons et l'air que nous respirons et afin de lutter contre les changements climatiques », ajoute Eric Hébert-Daly de la Société pour la nature et les parcs du Canada.

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Contact:

Bob Oliver | Directeur général, Pollution Probe| 416-926-1907 poste 231

Bruce Cox | Directeur général, Greenpeace Canada | 416-419-7341

Devon Page | Directeur général, Ecojustice | 778-828-5512

Ed Whittingham | Directeur général, Institut Pembina | 403-899-0578

Éric Hébert-Daly | Directeur général national, CPAWS | 613-899-7226

Éveline Trudel-Fugère | Conseillère en communication, Équiterre | 514-605-2000

Ian Davidson | Directeur général, Nature Canada | 613 562-3447 poste 231

John Bennett | Directeur général, Sierra Club of Canada | 613-291-6888

Kristy Woudstra | Directrice des communications, World Wildlife Fund Canada | 416-859-9536

Peter Robinson | Chief Executive Officer, Fondation David Suzuki | 604-732-4228 × 1291

Stephanie Kohls | Directrice des communications, Environmental Defence | 416-323-9521 poste 232 | 647-280-9521 (cell)

La santé du fleuve Saint-Laurent, c'est notre santé!

Le 19 avril 2011 | Affiché dans
Photo: La santé du fleuve Saint-Laurent, c'est notre santé!

Crédit: archer10 (Dennis) via Flickr

La Fondation David Suzuki dévoile une campagne de sensibilisation pour protéger le fleuve Saint-Laurent des enjeux qui le menacent actuellement

Montréal — Des experts sur le fleuve Saint-Laurent, y compris représentants d'entreprises et d'organisations environnementales, ainsi que des joueurs des Alouettes de Montréal, se sont réunies aujourd'hui à Montréal pour marquer le lancement de la campagne panquébécoise « Le Saint-Laurent : Notre fleuve vivant », une nouvelle initiative de la Fondation David Suzuki rendue possible grâce à la participation de RBC Banque Royale.

La campagne aura pour but de sensibiliser le public aux richesses du fleuve Saint-Laurent, aux enjeux principaux qui le menacent et aux huit « gestes bleus » pouvant être posés afin de préserver notre joyau du patrimoine écologique québécois. Dans le cadre de cette nouvelle campagne, une quarantaine d'experts sur le Fleuve se sont réunis à Québec la fin de semaine dernière afin de suivre une formation spécialisée qui leur permettra de faire valoir le message principal de la campagne, à l'aide d'un outil multimédia, auprès des Québécois dans leurs communautés : La santé du Fleuve, c'est notre santé.

Par l'entremise d'une page Web interactive où le public pourra inscrire et faire le partage de ses « gestes bleus », d'un concours Facebook qui débutera en juin, ainsi que de maintes activités qui se tiendront lors de la « Journée d'action du Saint-Laurent » le 10 juin prochain à l'échelle de la province, la campagne donnera la chance au public de se rapprocher du Fleuve et de s'impliquer afin de protéger les 27 000 espèces animales et végétales qui y vivent.

Pour la Fondation David Suzuki, la campagne est source de solutions réelles aux écueils actuels qui minent l'intégrité écologique du Fleuve : les projets d'exploitation d'hydrocarbures dans le golfe, les rejets d'eaux usées, les effets des changements climatiques, l'intense trafic maritime et les impacts de l'agriculture. « Non seulement le Fleuve est-il une source importante de prospérité pour des centaines de milliers de personnes qui dépendent de ses richesses pour leurs activités socio-économiques, il est aussi source d'eau potable pour 45 % de la population québécoise qui s'en abreuve, » explique Karel Mayrand, Directeur général de la Fondation David Suzuki pour le Québec. « Le public a donc un grand intérêt à vouloir bien protéger le Fleuve et son eau qui coule littéralement dans nos veines! » affirme-t-il.

Quant à RBC Banque Royale, la campagne comblera une lacune importante dans l'appui de la protection du Fleuve. RBC, dans le cadre du projet Eau bleue RBC, est heureuse de participer aux efforts déployés par la Fondation David Suzuki visant la sensibilisation aux menaces qui guettent le fleuve Saint-Laurent. « Grâce à la participation de trois de nos collègues à cette formation et également par la promotion de la journée Eau bleue RBC le 10 juin prochain, nous espérons démontrer notre attachement à cette voie maritime importante et contribuer à préserver son intégrité, » indique Gaston Roy, Vice-président des services financiers commerciaux à RBC Banque Royale au Québec.

La campagne « Le Saint-Laurent : Notre fleuve vivant », lancée aujourd'hui, sera une initiative prioritaire et à long terme de la Fondation David Suzuki, qui envisage une sensibilisation répandue à travers le Québec au cours des prochaines années. Afin de fournir au public l'information et les ressources dont ils auront besoin pour fêter et protéger le Fleuve, la Fondation David Suzuki a dévoilé aujourd'hui la page Web interactive www.davidsuzuki.org/fr/st-laurent.

Pour en savoir plus sur la Fondation David Suzuki, visitez www.davidsuzuki.org/fr.


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Renseignements :

Manon Dubois Crôteau, Spécialiste des communications
514 679-0821
mdubois@davidsuzuki.org

Équiterre, la Fondation David Suzuki et le Conseil régional de l'environnement de la Montérégie se prononcent en faveur du parc éolien de Saint-Valentin

Le 6 avril 2011 | Affiché dans

Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix — Équiterre, la Fondation David Suzuki et le Conseil régional de l'environnement de la Montérégie se sont montrés favorables à l'implantation du projet du parc éolien de Saint-Valentin lors des audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) qui se tiennent présentement dans la région.

Dans leur mémoire, les groupes démontrent que le projet s'inscrit dans la vision du développement des sources d'énergies renouvelables, de l'indépendance de la province aux énergies fossiles et de la lutte aux changements climatiques. Ils soulignent aussi que le promoteur du projet du parc éolien de Saint-Valentin a fait plusieurs efforts pour réduire les impacts négatifs du projet, un projet qui a aussi fait l'objet de nombreuses communications et d'efforts de concertation avec le milieu depuis 2006.

Les groupes tiennent par contre à rappeler que malgré les efforts consentis, le projet doit se réaliser à la satisfaction et dans le respect des préoccupations citoyennes des deux localités concernées, et que des efforts supplémentaires soient faits pour réduire au maximum ses impacts sur l'environnement et les risques de nuisances.

« Il est important pour nous de soutenir le développement de l'énergie éolienne au Québec, une énergie renouvelable qui a certainement un rôle à jouer dans la lutte aux changements climatiques. Nous sommes favorables aux projets qui ne présentent pas d'impacts environnementaux importants et qui ont été améliorés pour s'adapter à leur milieu », explique Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d'Équiterre. Rappelons que plusieurs études démontrent que les Québécois souhaitent prioriser l'exploitation de l'énergie éolienne sur les autres formes d'énergie.

Le mémoire de la Fondation David Suzuki, du Conseil régional de l'environnement de la Montérégie et d'Équiterre est disponible en ligne

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Rapport Équiterre, David Suzuki et CRE de la Montérégie sur le projet de parc éolien de Saint-Valentin

Source

Eveline Trudel-Fugère
Équiterre
514-605-2000

Manon Dubois Crôteau
Fondation David Suzuki
514-316-4646

Entente Canada Québec sur les hydrocarbures dans le golfe Saint-Laurent

Le 24 mars 2011 | Affiché dans

Une coalition met en garde les Québécois contre la fièvre de l'or noir

Québec — La Coalition Saint-Laurent met en garde les Québécois contre la fièvre de l'or noir qui pourrait s'emparer d'eux à la suite de la signature de l'entente Canada Québec sur les hydrocarbures. Pour les membres de la coalition, cette entente pourrait être beaucoup moins profitable au Québec qu'elle n'y paraît et ne pas contenir les garde-fous nécessaires en matière de protection de l'environnement et des ressources du golfe Saint-Laurent. Rien n'empêchera Terre-Neuve d'explorer et d'éventuellement exploiter le gisement Old Harry, à seulement 6 kilomètres de la « frontière » établie, sans avoir, au préalable, fait une évaluation environnementale complète avec audiences publiques de cette activité.

Pour Danielle Giroux, porte parole de la coalition, « Les parties, incluant Terre-Neuve, doivent prendre un temps d'arrêt pour permettre d'entreprendre ou de compléter les évaluations environnementales et les audiences publiques sur l'ensemble du golfe et d'analyser tous les tenants et aboutissants de l'exploration et de l'exploitation éventuelle des hydrocarbures dans le golfe ». La coalition rappelle que la valse des milliards répercutée dans les médias à propos de Old Harry n'est peut-être qu'un mirage. Aucun forage n'a encore eu lieu et rien ne prouve pour l'instant que le potentiel évalué puisse se concrétiser pour des contraintes géologiques et techniques.

Cette entente, qui semble reprendre les grandes lignes de celle signée entre les gouvernements de Terre-Neuve et d'Ottawa il y a près de 25 ans, ouvre la porte à une contestation de la « frontière » entre les eaux de Terre-Neuve et du Québec. Elle ne donne aucunes garanties que les revenus que le Québec tirera éventuellement du pétrole ne seront pas déduits des paiements de péréquation que le Québec reçoit d'Ottawa.

Plus grave encore, l'entente ne semble pas tirer de leçons de la catastrophe du golfe du Mexique. On semble vouloir reproduire l'entente obtenue par Terre-Neuve il y a 25 ans avec un seul office qui gère, à la fois, l'exploitation et la protection de l'environnement et des travailleurs.

Rappelons que des commissions indépendantes au Canada et aux États-Unis, dont la Commission Wells à Terre-Neuve et la National Commission on the BP Deepwater Horizon Oil Spill and Offshore Drilling aux États-Unis, ont conclu que le fait de confier à une seule agence le mandat de faciliter et encadrer l'exploitation tout s'occupant de sécurité et d'environnement conduit inévitablement à des conflits où la sécurité sort perdante. « La structure actuelle des offices les rend à la fois juges et parties dans le développement de l'industrie pétrolière en milieu marin, situation qui a directement mis en cause la sécurité des opérations pour la protection des travailleurs et des écosystèmes » a affirmé Christian Simard, de Nature Québec.

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Sources :

Danielle Giroux, Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com

Christian Simard, directeur général, Nature Québec
418-648-2104 # 2071 / direction@naturequebec.org

Avis aux médias : Analyse environnementale du budget fédéral 2011

Le 21 mars 2011 | Affiché dans

OTTAWA - La Fondation David Suzuki fournira une analyse bilingue avant et après le dévoilement du budget proposé par le gouvernement fédéral le 22 mars.

Un membre du personnel de la Fondation David Suzuki sera présent au huit-clos du budget. Les personnes suivantes sont disponibles pour commenter le budget:

Lisa Gue
Analyste en santé environnementale
Cell: 613-796-7699
Courriel: lgue@davidsuzuki.org

Ian Bruce
Programme des changements climatiques
Cell: 604-306-5095
Courriel: ibruce@davidsuzuki.org

Pour plus d'information sur les attentes de la Fondation David Suzuki quant au budget fédéral, visitez notre blog.

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Pour plus d'information, veuillez communiquer avec:

Leanne Clare,
Communications Specialist
Bureau: 613-594-5410
Cell: 613-286-0182
Courriel: lclare@davidsuzuki.org

Old Harry : La Coalition Saint-Laurent dénonce les négociations secrètes entre Ottawa et Québec

Le 1 mars 2011 | Affiché dans

La création d'un office des hydrocarbures extracôtiers doit être soumise à un examen public approfondi

Îles-de-la-Madeleine — La Coalition Saint-Laurent interpelle les gouvernements du Québec et du Canada afin qu'ils soumettent la création d'un Office Canada-Québec sur les hydrocarbures extracôtiers à un examen public approfondi. La Coalition souligne que d'importantes commissions indépendantes, mises sur pied aux États-Unis et à Terre-Neuve, ont récemment remis en question la capacité de tels offices d'assurer la sécurité des opérations et la protection de l'environnement. La Coalition demande au gouvernement du Québec de conditionner la signature de toute entente avec le fédéral aux résultats de sa propre Évaluation environnementale stratégique (ÉES) en cours et à un examen public afin de permettre sa bonification.

La Coalition croit urgent d'intervenir alors que tout semble indiquer que la création d'un tel office sera annoncée à brève échéance. Les commentaires récents de la ministre Nathalie Normandeau à l'effet que les négociations avec le fédéral allaient « très, très, très bien » et le message inaugural de Jean Charest la semaine dernière qui parlait « de conclure, dans les meilleurs délais, une entente avec le gouvernement fédéral » laissent entendre que la signature d'une entente est imminente. « Nous interpellons les ministres Nathalie Normandeau et Christian Paradis pour qu'ils conditionnent la signature de toute entente à une consultation publique» a affirmé Danielle Giroux d'Attention FragÎles.

La Coalition Saint-Laurent rappelle que des commissions indépendantes au Canada et aux États-Unis, dont la Commission Wells à Terre-Neuve et la National Commission on the BP Deepwater Horizon Oil Spill and Offshore Drilling aux États-Unis, ont conclu que le fait de confier à une seule agence le mandat de promouvoir le développement économique de cette filière tout en assurant efficacement la protection de l'environnement et la sécurité des opérations créait un conflit d'intérêts qui devait être corrigé. « La structure actuelle des offices les rend à la fois juges et parties dans le développement de l'industrie pétrolière en milieu marin, situation qui a directement mis en cause la sécurité des opérations pour la protection des travailleurs et des écosystèmes » a affirmé Christian Simard de Nature Québec.

Selon la Coalition, le rapport de la Commission Wells a complètement discrédité l'Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers (l'Office) en remettant en question sa capacité d'assurer la sécurité des travailleurs et des opérations pétrolières en milieu marin. Ce rapport confirme également que la création d'une structure indépendante à l'Office est nécessaire pour assurer la sécurité des installations pétrolières extracôtières et la protection de l'environnement. « Les offices doivent minimalement passer le test des récentes commissions d'enquête, ce qui implique la création d'agences indépendantes pour assurer la sécurité des opérations et la protection de l'environnement » a ajouté Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki. Rappelons que la Commission Wells avait été mise sur pied suite au naufrage en mer d'un hélicoptère de transport de personnel et au décès de 17 personnes en 2009.

La Coalition juge qu'avant toute création d'un nouvel office des hydrocarbures extracôtiers, de profondes réformes doivent être engagées afin d'assurer la sécurité des installations, des travailleurs et la protection de l'environnement. En plus des défaillances notées dans le rapport Wells, l'Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers peut se soustraire à la Loi d'Accès à l'information et à l'examen du vérificateur général de Terre-Neuve. « Il est inconcevable que l'agence responsable de la sécurité des opérations pétrolières dans le golfe ne soit pas soumise aux plus hauts standards de transparence, de contrôle et de supervision par les organismes gouvernementaux appropriés » a renchéri Patrick Nadeau de la SNAP.

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La Coalition Saint-Laurent regroupe 50 organismes et associations issus de secteurs économiques variés et près de 1000 individus. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevue en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com

Catherine Orer, directrice des communications
Fondation David Suzuki
514-316-4646 ×104 / catherine.orer@davidsuzuki.org

Christian Simard, directeur général
Nature Québec
418-648-2104 ×2071 / direction@naturequebec.org

Patrick Nadeau, directeur général
Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec
514-278-7627 ×226 / pnadeau@snapqc.org

La Coalition Saint-Laurent demande la suspension immédiate du projet d'exploration

Le 23 février 2011 | Affiché dans
Photo: La Coalition Saint-Laurent demande la suspension immédiate du projet d'exploration

Crédit: danielfoster437 via Flickr

Projet de forage exploratoire sur le site Old Harry

Îles-de-la-Madeleine — À la suite du dépôt officiel du projet de forage exploratoire sur le site Old Harry par la compagnie néo-écossaise Corridor Resources, la Coalition Saint-Laurent demande au gouvernement de Terre-Neuve et au gouvernement du Canada la suspension immédiate du projet tant qu'une révision en profondeur du cadre de gestion des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent n'aura pas été réalisée.

Inquiétude au sein de la Coalition

Ce forage pourrait être effectué en 2012, au plus tard 2014, à environ 6 km des frontières maritimes québécoises. Ce projet, déposé le 22 février 2011 auprès de l'Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers (l'Office), inquiète vivement la Coalition Saint-Laurent qui considère que les conditions ne sont pas réunies pour assurer la sécurité des activités d'exploration dans le golfe.

« Il est inconcevable que l'Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers procède à une évaluation d'un projet de forage au gisement Old Harry alors que la structure même de l'organisation est sévèrement critiquée par la Commission Wells », explique Danielle Giroux, présidente d'Attention FragÎles. En effet, le rapport de la Commission Wells déposé récemment met en relief des failles majeures quant à la gouvernance de l'Office et sa gestion des activités pétrolières en milieu marin. Ce rapport confirme également que la création d'une structure indépendante serait nécessaire pour assurer la sécurité des installations pétrolières extracôtières et la protection de l'environnement. Rappelons que la Commission avait été mise sur pied suite au naufrage en mer d'un hélicoptère de transport de personnel et au décès de 17 personnes en 2009.

Moratoire qui s'impose

« Le golfe est une mer intérieure six fois et demie plus petite que le golfe du Mexique et de nombreuses communautés vivent dans cinq provinces qui seraient toutes mises à risque par un forage exploratoire », précise Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki. C'est pourquoi la Coalition demande que le processus d'évaluation environnementale comporte un examen devant une commission, incluant la consultation de l'ensemble des populations côtières du golfe du Saint-Laurent. « Il est primordial de mettre en place un moratoire dès maintenant et d'instaurer un cadre de gestion intégrée du golfe », d'ajouter M. Mayrand.

Suite à la catastrophe de la plateforme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique, des réformes majeures ont été recommandées aux États-Unis afin d'éliminer les conflits d'intérêts inhérents à la délégation à une seule agence d'un double mandat de promotion de l'industrie et de protection de l'environnement. « Le rapport de la Commission américaine nous met clairement en garde : si un examen en profondeur de toute l'industrie n'est pas fait, un accident est susceptible de se reproduire ailleurs dans le monde », affirme Christian Simard de Nature Québec. Aucune province du golfe du Saint-Laurent ne sera à l'abri de ces désastres tant que le spectre de l'exploration pétrolière planera au-dessus de la tête des communautés et des écosystèmes marins. La Coalition juge donc essentiel la mise en place de réformes quant à la sécurité des installations et à la protection de l'environnement.

Considérant que la catastrophe dans le golfe du Mexique concernait un forage exploratoire tout comme celui que compte réaliser Corridor Resources, alors même que son expérience en la matière reste à démontrer, la Coalition soutient qu'un tel risque ne doit pas être pris sans confronter ce type de développement aux autres usages du golfe du Saint-Laurent. « Il est impératif qu'une planification spatiale des usages actuels et futurs des milieux côtiers et marins soit initiée, en particulier pour définir un réseau d'aires marines protégées capable d'assurer le fonctionnement des fragiles écosystèmes dont nous dépendons », conclut Patrick Nadeau de la SNAP Québec.

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La Coalition Saint-Laurent regroupe 50 organismes et associations issus de secteurs économiques variés et près de 900 individus. Les membres de la coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevue en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com

Catherine Orer, directrice des communications
Fondation David Suzuki
514-316-4646 ×104 / catherine.orer@davidsuzuki.org

Christian Simard, directeur général
Nature Québec
418-648-2104 ×2071 / direction@naturequebec.org

Patrick Nadeau, directeur général
Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec
514-278-7627 ×226 / pnadeau@snapqc.org

La Fondation David Suzuki se prononce contre le transport de déchets radioactifs sur le fleuve Saint-Laurent

Le 9 février 2011 | Affiché dans
Photo: La Fondation David Suzuki se prononce contre le transport  de déchets radioactifs sur le fleuve Saint-Laurent

Crédit : Eric Bégin via Flickr

Montréal — La Fondation David Suzuki demande aujourd'hui à la Commission canadienne de sécurité nucléaire (CCSN) de retirer son permis octroyé à l'entreprise ontarienne Bruce Powers Inc. permettant le transport de déchets radioactifs par la Voie maritime du Saint-Laurent.

Selon la Fondation David Suzuki, ce permis créerait un précédant quant au transport de matériaux radioactifs sur le Fleuve dont les risques, bien que faibles, auraient un impact élevé sur la population québécoise. « On ne peut pas se permettre de mettre à risque l'approvisionnement en eau potable de plus de 45% de la population québécoise afin qu'une entreprise privée ontarienne puisse transporter ses déchets radioactifs », affirme Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec.

La Fondation rappelle que l'industrie nucléaire n'a toujours pas trouvé de solution permanente pour gérer les déchets radioactifs dangereux, et ce après 50 ans de production nucléaire civile. « Au-delà de ce dossier, il est irresponsable que l'on produise encore aujourd'hui des déchets radioactifs qui s'accumulent et posent des risques inutiles », ajoute Monsieur Mayrand. La Fondation David Suzuki estime finalement que le Québec devrait abandonner la filière nucléaire et son projet de réfection de la centrale nucléaire Gentilly 2.

Le 4 février dernier, la CCSN a octroyé un permis à Bruce Power Inc. pour le transport de 16 générateurs de vapeur radioactifs usagés. Ces déchets nucléaires transiteront par les Grands Lacs et le Saint-Laurent pour ensuite être acheminés vers la Suède, où les matériaux métalliques seront recyclés et le reste des matières radioactives seront retournées au Canada par la même voie.

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Renseignements

Catherine Orer, directrice des communications — Québec
Fondation David Suzuki
514-316-4646 ×104 / catherine.orer@davidsuzuki.org

Le Canada manquerait-il de protéger les consommateurs des perturbateurs endocriniens ?

Le 21 janvier 2011 | Affiché dans

Une pétition déposée auprès du gouvernement fédéral questionne l'application d'une interdiction sur les substances ostrogéniques dans les produits de beauté

OTTAWA - Une pétition déposée aujourd'hui par la Fondation David Suzuki et le Réseau des femmes en environnement met en question la mise en application, par le gouvernement, d'une interdiction réglementaire sur les substances qui agissent comme des œstrogènes dans les produits d'hygiène et de beauté tels que le shampooing, les crèmes, les déodorants et le maquillage.

Ces substances chimiques, perturbateurs endocriniens, se retrouvent fréquemment dans les produits d'hygiène personnelle à la grandeur du pays. La pétition pose série de questions à Monsieur Scott Vaughan, commissaire à l'environnement et au développement durable du Canada. Le gouvernement a 120 jours pour y répondre.

« Le règlement sur les cosmétiques du Canada est clair : les produits qui contiennent des substances œstrogéniques ne devraient pas être en vente, a déclaré Lisa Gue, chercheuse pour la Fondation David Suzuki. Alors pourquoi ces substances chimiques sont-elles présentes dans nos cosmétiques? »

La pétition souligne que même si le Règlement sur les cosmétiques du Canada interdit la vente de produits de beauté contenant des substances œstrogéniques, le parabens, les siloxanes, les phtalates et le BHA sont souvent présents dans ces produits. On a trouvé des traces d'activité œstrogénique dans ces quatre ingrédients que l'Union européenne a classés comme étant des substances pouvant être des perturbateurs endocriniens. La pétition demande ce que Santé Canada a l'intention de faire contre les fabricants ou les importateurs de produits de beauté contenant de telles substances ainsi que d'autres perturbateurs endocriniens qui agissent comme des œstrogènes.

« Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques omniprésentes, et il est logique de s'y exposer le moins possible, a poursuivi Madame Gue. Santé Canada a reconnu cela par le biais de décisions récentes visant à interdire l'utilisation de bisphénol A dans les biberons et de six sortes de phtalates dans des jouets mous en vinyle. Nous espérons que notre pétition motivera le gouvernement à faire appliquer l'interdiction réglementaire sur les substances œstrogéniques dans les produits de beauté. »

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui agissent comme des hormones ou qui ont d'autres effets sur le système endocrinien dont le rôle est de réguler diverses fonctions du corps. Les substances œstrogéniques sont des perturbateurs endocriniens capables d'agir comme les œstrogènes — les hormones sexuelles femelles de base. Un nombre croissant de preuves scientifiques fait le rapprochement entre l'exposition à des perturbateurs endocriniens et certains effets néfastes sur la nature et la santé humaine. On a remarqué que ces substances chimiques ont des effets variés, allant d'une baisse du nombre de spermatozoïdes, à une hausse des cas de malformations génitales chez les hommes, à l'augmentation de certains types de cancer.

Le Danemark a annoncé récemment qu'une interdiction sur le parabens dans les produits de soins pour enfants va être mise en vigueur en raison des inquiétudes qui existent autour des effets néfastes de ces perturbateurs endocriniens chimiques. La pétition demande si le Canada prévoit d'en faire autant.

L'année dernière, dans un sondage en ligne, la Fondation David Suzuki a demandé aux Canadiens et aux Canadiennes de vérifier si leurs produits d'hygiène et de beauté contenaient un ou plusieurs des « douze ingrédients à éviter ». Au final, quatre produits sur cinq en moyenne contenaient au moins l'un de ces ingrédients pouvant causer des problèmes environnementaux ou de santé — dont le cancer, des problèmes de reproduction, de l'asthme et des allergies graves.

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Téléchargez une copie de la pétition sur le site Web de la Fondation David Suzuki.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec : Lisa Gue, Fondation David Suzuki, au 613-594-5428.

La Fondation David Suzuki et ses partenaires donnent le coup d'envoi au Sommet de l'hiver 2011

Le 11 janvier 2011 | Affiché dans

Nouvelle initiative dans le cadre du Carnaval de Québec

Québec — La Fondation David Suzuki et ses partenaires ont dévoilé aujourd'hui la programmation de la première édition du Sommet de l'hiver qui se tiendra du 28 au 30 janvier 2011 dans le cadre du 57e Carnaval de Québec. Afin de souligner cette nouveauté, l'événement comptera cette année sur la présence exceptionnelle de l'environnementaliste de renommée mondiale, David Suzuki, qui en sera l'invité d'honneur.

Les activités du Sommet de l'hiver 2011 seront l'occasion idéale pour tous les citoyens et visiteurs de la région de Québec de célébrer l'hiver, saison désormais menacée par les changements climatiques. Ces activités sont rendues possibles grâce à la collaboration de précieux partenaires dont l'Université Laval, Fairmont Le Château Frontenac, le Mouvement des caisses Desjardins, le Carnaval de Québec et la Fondation Prince Albert II de Monaco-Canada.

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