Communiqués de presse

La Fondation David Suzuki annonce la composition de son comité d'orientation pour le Québec

Le 6 juillet 2009 | Affiché dans

Montréal, le 6 juillet 2009 — La Fondation David Suzuki annonce aujourd'hui la composition de son comité d'orientation pour le Québec, un groupe consultatif qui appuie la Fondation au Québec dans le développement de ses activités dans la province. Le comité d'orientation de la Fondation David Suzuki est composé des personnes suivantes :

  • André Boisclair, consultant sénior en développement durable et changements climatiques, Ernst & Young.
  • Stephen R. Bronfman, président et chef de la direction de Claridge Inc. et membre du conseil d'administration de la Fondation David Suzuki.
  • Pauline D'Amboise, vice-présidente soutien à la coopération et secrétaire générale du Mouvement Desjardins.
  • Johanne Gélinas, associée, responsabilité d'entreprise et développement durable, Deloitte.
  • Burt Gilman, copropriétaire de Seracon Products Inc, et coprésident du comité d'orientation.
  • Jeffrey Hart, associé, Victoria Park, et coprésident du comité d'orientation.
  • Pierre-Elliott Levasseur, président de Gesca développement.
  • Jean-Philippe Tardif, vice-président branding & design chez Bleublancrouge.

«Je suis très heureux de pouvoir compter sur l'appui d'un groupe d'individus aussi dynamique et compétent et qui ont à cœur le succès de la Fondation au Québec», explique Stephen Bronfman, membre conseil d'administration de la Fondation et du comité d'orientation au Québec. «Je suis très confiant qu'ensemble, nous saurons trouver des solutions créatives et innovatrices afin de catalyser chez les citoyens, les entreprises et les institutions du Québec des changements de comportements et de pratiques assurant notre équilibre avec la nature», a-t-il ajouté.

«La Fondation David Suzuki a eu la chance de compter sur l'appui d'un formidable groupe de leaders de la communauté montréalaise avant même l'ouverture de son bureau québécois», affirme Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation. «Nous sommes privilégiés de pouvoir compter sur la participation d'un groupe fondateur et de nouveaux membres qui souhaitent apporter une contribution significative au développement durable de la société québécoise.» Le comité d'orientation a le mandat de conseiller le directeur général — Québec dans l'élaboration et la mise en œuvre des orientations stratégiques de la Fondation au Québec et de l'appuyer activement quant à l'implantation et le développement des activités de la Fondation au Québec.

À propos de la Fondation David Suzuki
La Fondation David Suzuki œuvre à concevoir, par l'entremise de la science et de l'éducation, des solutions novatrices afin de protéger la diversité naturelle et notre qualité de vie dès maintenant et pour les générations à venir. La Fondation est un organisme non gouvernemental, soutenu par quelque 40 000 individus au Canada et dans le monde. La création récente d'un bureau à Montréal permet désormais à la Fondation d'avoir une présence dans les deux langues officielles du Canada.

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Renseignements
Catherine Orer, spécialiste des communications 
Fondation David Suzuki
catherine.orer@davidsuzuki.org, Tél: 514.316.4646 ×104

La Fondation David Suzuki mobilise près de 2 000 montréalais pour le lancement de HOME

Le 5 juin 2009 | Affiché dans

Journée mondiale de l'environnement

Montréal, le vendredi 5 juin 2009 — Près de 2 000 personnes prendront part ce soir au grand mouvement planétaire entourant le lancement de HOME, le premier long-métrage du photographe français Yann Arthus-Bertrand, produit par Luc Besson, au Palais des congrès de Montréal et organisé par la Fondation David Suzuki. Des événements comme celui-ci auront lieu dans plus de 100 pays dans le but de mobiliser le plus grand nombre de personnes pour la Journée mondiale de l'environnement. HOME-film_220px.jpgDiffusé simultanément à l'échelle de la planète, à la télévision, au cinéma, en DVD et sur le web, le film HOME a pour mission de sensibiliser le public à l'état actuel de la planète. Par son initiative, la Fondation David Suzuki souhaite éveiller la conscience du public quant à l'urgence d'établir les fondations de la maison que nous devons reconstruire : notre planète. Avec HOME, Yann Arthus-Bertrand, transporte le spectateur dans un voyage inédit de 54 pays et 120 lieux de tournage à la grandeur de la planète. «Grâce à ses magnifiques images, HOME permet au spectateur d'admirer les richesses de notre planète et de constater comment l'empreinte de l'homme, de plus en plus marquée, bascule un équilibre maintenu depuis plus de quatre milliards d'années», explique Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. «Le film capte de façon spectaculaire l'interrelation indéniable qui existe entre l'homme et la nature et correspond tout à fait à la philosophie de notre organisation. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous avons cru si important de présenter ce film aux Montréalais», a-t-il ajouté.

Lancement du recueil virtuel Réinventons notre planète


Parce que le film HOME a pour but de changer les perceptions et inspirer la prise d'actions, la Fondation David Suzuki profite de la Journée mondiale de l'environnement pour lancer Réinventons Notre Planète. Cette initiative a pour but d'inviter le public à imaginer notre monde de demain et à alimenter, à l'aide de texte, vidéo, musique, photo ou illustration, un recueil évolutif et collectif sur Facebook et le site web de la Fondation. À l'automne 2009, les contributions les plus fortes et les plus porteuses seront retenues et présentées dans le cadre d'un manifeste virtuel. «Ce manifeste aura pour but de signaler aux décideurs et élus l'urgence d'agir dans le cadre des négociations sur le climat qui se déroulent présentement et qui culmineront à Copenhague au mois de décembre prochain ainsi que de montrer qu'un autre monde est possible et que les citoyens sont prêts a agir pour y arriver», précise Karel Mayrand.

À propos de la Fondation David Suzuki
La Fondation David Suzuki œuvre à concevoir, par l'entremise de la science et de l'éducation des solutions novatrices afin de protéger la diversité naturelle et notre qualité de vie dès maintenant et pour les générations à venir. La Fondation est un organisme non gouvernemental, soutenu par quelque 40 000 individus au Canada et dans le monde. La création récente d'un bureau à Montréal permet désormais à la Fondation d'avoir une présence dans les deux langues officielles du Canada.

En agissant rapidement, le Québec et l'Ontario peuvent définir les règles d'un marché du carbone

Le 28 mai 2009 | Affiché dans

En agissant rapidement, le Québec et l'Ontario peuvent définir les règles d'un marché du carbone à l'ensemble du continent
Selon Équiterre et la Fondation David Suzuki

Québec, le 28 mai 2009 — Le Québec et l'Ontario sont en mesure de déterminer les règles du jeu d'un nouveau marché du carbone nord-américain s'ils mettent rapidement en place des cibles de réduction et un marché du carbone, soutiennent aujourd'hui Équiterre et la Fondation David Suzuki, dans un mémoire conjoint déposé aujourd'hui à la Commission parlementaire de l'Environnement et des Transports de l'Assemblée nationale. La Commission étudie cette semaine le projet de Loi 42, qui oblige le gouvernement du Québec à mettre sur pied un marché du carbone et à fixer des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Équiterre et la Fondation David Suzuki souhaitent l'adoption de ce projet de Loi, tout en notant que celui-ci n'est accompagné d'aucun échéancier de mise en œuvre. «En se positionnant comme les premiers joueurs d'un marché du carbone en Amérique du Nord, le Québec et l'Ontario se trouvent dans une situation très avantageuse, celle de voir d'autres provinces et états américains s'inspirer directement des règles du jeu qu'ils établiront», estime Hugo Séguin, coordonnateur des choix collectifs chez Équiterre.

Le Québec et l'Ontario travaillent depuis juin 2008 à la création d'un marché du carbone conjoint, dont la mise en place est prévue dès le 1er janvier 2010. Ces deux provinces sont également membres du Western Climate Initiative (WCI), qui regroupe plusieurs provinces canadiennes et états américains qui souhaitent mettre sur pied un marché du carbone à l'échelle continentale. Ce marché verrait le jour en 2012. «Le Québec et l'Ontario seraient les premières juridictions nord-américaines à aller de l'avant avec un marché du carbone», soutient Karel Mayrand, directeur-général de la Fondation David Suzuki au Québec. «Suivront très rapidement d'autres joueurs américains et canadiens, qui formeront la base d'un marché du carbone nord-américain. C'est une très bonne chose, dans le contexte où le Gouvernement fédéral fait preuve de mauvaise volonté et cherche par tous les moyens à octroyer un traitement de faveur à l'industrie des sables bitumineux de l'Alberta», soutient pour sa part Hugo Séguin. Les deux groupes environnementaux ont par ailleurs signifié leur soutien à d'autres éléments du projet de Loi. «Le Projet de Loi comporte plusieurs éléments positifs d'importance, en particulier l'utilisation de 1990 comme année de référence, la préoccupation de veiller à une harmonisation avec d'éventuels systèmes de plafonnement et d'échange de droits d'émissions à l'échelle nord-américaine et internationale, de même que le versement des sommes perçues à travers ce mécanisme au Fonds vert», a noté Karel Mayrand.

Des amendements pour bonifier le Projet de Loi 42

Équiterre et la Fondation David Suzuki proposent par ailleurs quatre amendements qui visent à introduire des considérations scientifiques dans la détermination des cibles de réduction, à faire obligation au gouvernement de mettre en œuvre l'ensemble des mesures nécessaires à l'atteinte de ces cibles et à bonifier le mécanisme de reddition de compte quant à l'atteinte des cibles. «Le Québec doit être guidé par les meilleures connaissances scientifiques disponibles dans la détermination de ses objectifs de réduction», a affirmé Karel Mayrand. «Il doit aussi s'astreindre à plus de transparence et s'obliger à déposer systématiquement un plan d'action visant l'atteinte de ces objectifs».

Le Québec doit maintenir son leadership en agissant rapidement

Le Québec a fait preuve d'un fort leadership au sein de la fédération canadienne et même sur la scène internationale sur la question de la lutte aux changements climatiques. Équiterre et la Fondation David Suzuki estiment que ce projet de loi réaffirme ce leadership, tout en reconnaissant que d'autres provinces canadiennes ont commencé à exprimer le leur, dépassant le Québec en quelques occasions. Davantage que par la présentation de ce projet de loi, le Québec devra faire connaître rapidement ses intentions quant aux cibles de réduction qu'il souhaite proposer pour la période 2013-2017, soit la deuxième période d'engagement prévue au Protocole de Kyoto. Ces cibles seront négociées à la conférence de Copenhague en décembre prochain. De plus, un projet de règlement devra être déposé rapidement pour donner vie à un marché du carbone. «Québec doit faire connaître ses cibles d'ici la fin de la présente session parlementaire et déposer un projet de règlement créant un marché du carbone d'ici la rentrée parlementaire», conclut Hugo Séguin. «Sans cela, le projet de Loi 42 ne serait plus qu'une coquille vide».

Les transports : un manque de cohérence

Les deux groupes demandent finalement au gouvernement de faire preuve de cohérence dans le secteur des transports. «La croissance des émissions dans ce secteur qui représente 40% des émissions de gaz à effet de serre au Québec rend virtuellement impossible des réductions significatives d'ici 2020», explique Karel Mayrand. «On ne peut pas continuer à développer les infrastructures autoroutières dans la région de Montréal, augmenter le trafic automobile et notre dépendance au pétrole et essayer de diminuer les gaz à effet de serre. On ne peut pas faire une chose et son contraire», a conclu Hugo Séguin.

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Le mémoire Projet de Loi 42 est disponible ici. Hugo Séguin présentera la mémoire devant la Commission parlementaire à 17h15. La présentation du mémoire par Hugo Séguin d'Équiterre peut être visionnée en ligne.

Les montréalais pourront se joindre à un mouvement planétaire

Le 7 mai 2009 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki convie le public à la première mondiale à Montréal du film HOME de Yann Arthus-Bertrand

Montréal, le jeudi 7 mai 2009 — C'est dans le cadre de la Journée mondiale de l'environnement, le 5 juin prochain, que la Fondation David Suzuki invite le public à un événement unique au Palais des congrès de Montréal au cours duquel sera présenté en première mondiale le long-métrage du photographe français Yann Arthus-Bertrand, HOME, produit par Luc Besson. Avec HOME, le célèbre photographe de La Terre vue du ciel nous transporte dans un voyage inédit à la grandeur de la planète. Avec ses images magnifiques entièrement filmées du ciel, HOME invite le spectateur à s'arrêter un instant pour regarder la planète, les richesses qu'elle nous offre et l'empreinte avec laquelle nous la marquons. «Comme dans La Terre vue du ciel, les images de HOME captent de façon tout à fait spectaculaire la relation entre l'homme et la nature», explique Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. «Les messages véhiculés par le film correspondent tout à fait à la philosophie de David Suzuki et de notre fondation : nous ne faisons qu'un avec la nature, notre planète est notre maison. C'est pour cette raison que nous avons cru si important de présenter ce film aux Montréalais», a-t-il ajouté. Le film sera lancé simultanément sur cinq continents et dans plus de 100 pays pour la Journée mondiale de l'environnement. Au Canada, la seule diffusion publique aura lieu dans le cadre de l'événement organisé par la Fondation David Suzuki. Il n'existe qu'une façon d'assister à cet événement : le public est invité à poser un geste pour l'environnement en s'inscrivant gratuitement au Défi nature via le site Web de la Fondation et ainsi courir la chance de gagner un des 1 000 laissez-passer doubles disponibles pour la soirée. «L'Homme est au cœur des transformations que subit présentement notre planète. C'est pourquoi l'École de technologie supérieure (ÉTS) a choisi de participer activement à cet événement qui, nous l'espérons, saura conscientiser tant le grand public que notre communauté d'étudiants en ingénierie», explique Yolaine Savignac, associée aux affaires institutionnelles et développement durable de l'ETS et instigatrice du projet au Québec. HOME est une production Elzevir Films — Europacorp et est réalisé avec le soutien de PPR. Parce que les organisateurs et les producteurs souhaitaient que ce film soit vu par le plus grand nombre de personnes possible, celui-ci sera également diffusé sur You Tube et RDI à la grandeur du pays, simultanément. La Fondation souhaite remercier ses partenaires qui ont rendu l'événement de Montréal possible : L'ÉTS, le Palais des congrès de Montréal, AVW-Telav, Recyc-Québec, La Presse, Cyberpresse, Radio-Canada.ca, RDI, Planétair, Muséums Nature Montréal et le Projet climatique Canada.

À PROPOS DE LA FONDATION DAVID SUZUKI La Fondation David Suzuki œuvre à concevoir, par l'entremise de la science et de l'éducation des solutions novatrices afin de protéger la diversité naturelle et notre qualité de vie dès maintenant et pour les générations à venir. La Fondation est un organisme non gouvernemental, soutenu par quelque 40 000 individus au Canada et dans le monde. La création récente d'un bureau à Montréal permet désormais à la Fondation d'avoir une présence dans les deux langues officielles du Canada.

Protégeons nos hivers

Le 30 mars 2009 | Affiché dans

Les sports et les Jeux olympiques d'hiver sur la corde raide en raison du réchauffement climatique

VANCOUVER — L'avenir des sports d'hiver, incluant celui des Jeux olympiques, est en péril, conséquence directe des changements climatiques, selon un rapport rendu public aujourd'hui par la Fondation David Suzuki. «Si nous ne posons pas des gestes immédiats afin de ralentir le réchauffement climatique, la possibilité de pratiquer plusieurs activités hivernales canadiennes, soit des sports olympiques protégeons-hiver_150px.jpgtels le ski ou la planche à neige ou des passe-temps culturels tels la pêche sur la glace et le patinage sur rivière, sera compromise d'ici 2050», indique Ian Bruce, auteur du rapport et spécialiste en changements climatiques à la Fondation.

Des températures moyennes hivernales qui s'accroissent se traduiront par des accumulations de neige et de glace moins importantes et, conséquemment, des saisons hivernales raccourcies. Des données produites par Environnement Canada indiquent que la durée de l'hiver dans l'Est et dans l'Ouest du Canada a diminué de deux et cinq semaines respectivement au cours des 50 dernières années.

«En tant que Canadiens, notre identité, notre avenir et le sort de nos hivers sont étroitement liés. L'impact des changements climatiques sur les sports d'hiver se fait déjà remarquer et nous fait prendre conscience de notre vulnérabilité évidente face au réchauffement de la planète. Ceci est un signal qui devrait encourager tous les Canadiens à agir, tout particulièrement les décideurs politiques», avance David Suzuki.

Les enjeux économiques en matière de tourisme et événements sportifs d'hiver sont élevés. Il est évalué que le tourisme d'hiver, incluant les festivals et les événements culturels, contribue 5 milliards $ annuellement à l'économie canadienne et que, de ce chiffre, le secteur du ski à lui seul contribue 839 millions $. Les provinces de l'Ontario et du Québec, les deux plus importants marchés du ski au Canada, seront vraisemblablement parmi les plus touchées par les changements climatiques. «Si nous n'agissons pas maintenant, les changements climatiques affecteront de manière significative l'industrie du tourisme hivernal québécois, qui contribue près de 1,5 milliards $ à l'économie du Québec à l'heure actuelle», indique Karel Mayrand, Directeur pour le Québec à la Fondation David Suzuki.

Cette situation représente une occasion unique pour l'industrie des événements et des sports d'hiver de prendre position et ainsi devenir chef de file en action climatique.

Une des recommandations faite par la Fondation David Suzuki dans le cadre de cette étude vise le comité organisateur des Jeux olympiques de Vancouver et les invite à prendre leurs responsabilités quant aux impacts climatiques de l'événement.

«En tant qu'athlète de sport d'hiver, je suis un des premiers témoins des effets des changements climatiques. Il est logique que les communautés dont l'avenir repose sur la pratique de sports d'hiver jouent un rôle de premier plan en matière d'actions contre les changements climatiques. En ce qui concerne les Jeux olympiques de 2010, je désire que le Canada montre la voie et ce, non seulement sur les pentes, mais dans la lutte au réchauffement du climat», affirme le planchiste olympique Justin Lamoureux.

Protégeons nos hivers: les sports d'hiver et les changements climatiques offre un ensemble de solutions pour tous les secteurs de la société, incluant les amateurs et l'industrie des sports d'hiver, les organisateurs des Jeux Olympiques de Vancouver et le gouvernement.

Les recommandations comprennent :

  • S'assurer que toutes les émissions majeures provenant des Jeux Olympiques de 2010 sont mesurées et réduites où cela est possible, ou encore compensées, incluant les émissions de transport aérien des spectateurs.
  • Développer une stratégie nationale pour le tourisme hivernal et l'industrie canadienne de ski afin de faire avancer la politique gouvernementale contre les changements climatiques ainsi que des solutions pour l'industrie telles que des critères d'utilisation d'énergie renouvelable.
  • Implanter un plan d'action afin d'atteindre les objectifs internationaux du Canada par rapport aux réductions des émissions de CO2 à des niveaux sécuritaires tels que soutenus par la science (25 pour cent en dessous du niveau de 1999 jusqu'en 2020, et au moins 80 pour cent en dessous du niveau de 1990 jusqu'en 2050).

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Téléchargez :

Le rapport au complet de On Thin Ice: Winter Sports and Climate Change (en anglais seulement)

Le sommaire exécutif, Protégeons nos hivers: les sports d'hiver et les changements climatiques

Budget fédéral 2009

Le 19 janvier 2009 | Affiché dans
Photo: Budget fédéral 2009

(Crédit: Richard Lehoux via Flickr)

Les groupes demandent des fonds supplémentaires pour financer les projets de transport collectif de Montréal

Montréal, le 19 janvier 2009-Plus de dix groupes [1] oeuvrant dans le domaine de l'environnement et du transport demandent à Ottawa des fonds supplémentaires pour combler le manque à gagner de 2,5 milliards de dollars nécessaires à la réalisation d'importants projets de transport collectif de la région de Montréal que sont le développement du réseau de Tramway, les prolongements du Métro et la navette aéroportuaire. L'investissement dans ces infrastructures représente selon eux la solution la plus efficace pour stimuler l'économie montréalaise tout en contribuant à l'atteinte des objectifs de Kyoto.

«Tous les experts s'entendent pour dire que les transports publics sont l'un des moyens les plus efficaces pour créer des emplois, réduire les dépenses des ménages mais également réduire les émissions de gaz à effet de serre et la dépendance au pétrole du Québec», explique André Porlier directeur général du Conseil régional de l'environnement de Montréal.

Rappelons que chaque dollar investi dans ce secteur stimule deux fois plus l'économie de la région que celui investi dans l'automobile puisque 50% des dépenses liées à l'automobile sont exportées à l'extérieur du Québec comparativement à 10% pour le transport en commun. Les coûts de déplacement des ménages montréalais sont également à considérer puisque chaque déplacement en voiture coûte trois fois plus cher qu'en transport en commun. Du point de vue environnemental, les transports collectifs sont quatre fois moins polluants et consomment cinq fois moins d'énergie que l'automobile. [2]

«On constate que les usagers sont loin d'être les seuls à tirer des bénéfices de l'investissement dans ce secteur, puisque chaque tranche de 10 millions rapporte entre 30 et 35 millions de retombées économiques à tous les points de vue», ajoute Normand Parisien, directeur général de Transport 2000 Québec.

D'autre part, l'Agence internationale de l'énergie mentionne que «les incertitudes sur les sources qui fourniront le pétrole nécessaire pour répondre à la demande croissante, ainsi que sur le coût de production de ce pétrole et sur son prix à la consommation sont très élevées et n'ont peut-être jamais été ressenties aussi fortement».

«Les transports collectifs sont l'un des grands chantiers à mettre en œuvre pour réduire notre dépendance au pétrole. Nous avons l'occasion d'investir dans ces infrastructures du XXIe siècle pour nous permettre de nous affranchir du pétrole. Il faut cesser d'exporter des dizaines de milliards de dollars chaque année pour en acquérir et trouver des façons de les investir chez-nous. C'est une question de vision», explique Hugo Séguin, Coordonnateur choix collectifs chez Équiterre.

Finalement, cet investissement permettrait à Montréal de réaliser les projets les plus structurants de son Plan de transport qui vise à faire du transport collectif une priorité. Le manque à gagner est de l'ordre de 240 millions de dollars annuellement sur une période de 10 ans. L'administration municipale a tenté sans succès d'obtenir le transfert d'un point de TPS, le transfert d'une partie de la taxe d'accise sur les carburants et d'augmenter la taxe sur l'essence de 9 %.

«Nous interpellons les élus fédéraux de la région métropolitaine de Montréal et M. Christian Paradis, ministre responsable de la région de Montréal, pour qu'ils défendent les intérêts des Montréalais en obtenant l'assurance que le gouvernement conservateur va octroyer des fonds supplémentaires dans ce secteur», poursuit André Porlier.

«Le programme d'investissement que le gouvernement fédéral s'apprête à adopter est le plus important en une génération. Il s'agit d'une opportunité unique de répondre simultanément à deux crises: la crise économique et la crise climatique. L'économie de l'avenir ne pourra être construite avec des solutions du passé», conclut Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec.

[1]CRE-Montréal, Équiterre, Greenpeace, Communauto, Transport 2000 Québec, Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, Groupe de recherche urbaine Hochelaga-Maisonneuve, Fondation David Suzuki, Soder INC., Collectif en environnement Mercier-est, Mobiligo, Société environnementale de Côte-des-Neiges, CDEC Centre-Nord, Centre d'écologie urbaine de Montréal.

[2]Chambre de commerce du Montréal métropolitain, «Transport en commun : un puissant moteur du développement économique de la région métropolitaine de Montréal».

Le Canada peut lutter contre les changements climatiques tout en prospérant économiquement

Le 4 décembre 2008 | Affiché dans

Réductions marquées, croissance solide : Analyse économique démontrant que le Canada peut assurer sa prospérité économique tout en faisant sa part pour prévenir les changements climatiques dangereux

Poznan, Pologne — Le Canada peut jouer un rôle de chef de file dans la lutte contre les changements climatiques tout en assurant une vigoureuse croissance de l'économie et de l'emploi. C'est la conclusion d'une étude pionnière qui a été rendue publique aujourd'hui.

Réductions marquées, croissance solide : Analyse économique démontrant que le Canada peut assurer sa prospérité économique tout en faisant sa part pour prévenir les changements climatiques dangereux démontre que les gouvernements — particulièrement à Ottawa — ne peuvent plus prétendre que la lutte contre les changements climatiques se traduit par des pertes d'emplois et une diminution du niveau de vie.

Cette étude a été commandée par l'Institut Pembina et la Fondation David Suzuki et les travaux de modélisation ont été confiés à M.K. Jaccard and Associates Inc. Voici quelques-unes des principales conclusions :

  • L'économie canadienne pourra croître de près de 20 au cours de la prochaine décennie pendant que le pays réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 25 par rapport à leurs niveaux de 1990.
  • Le Canada continuera de jouir d'une solide croissance nette de l'emploi.
  • Atteindre la cible de réduction de 25 % passe nécessairement par l'imposition d'un prix élevé sur le carbone ainsi que par une réglementation ciblée et des investissements visant à développer l'utilisation de technologies propres.
  • En 2020, les Canadiens économiseront plus de 5,5 milliards de dollars chaque année en essence grâce à l'efficacité accrue des véhicules, une meilleure offre de transports en commun et une diminution des distances parcourues.

«Cette étude démontre que les cibles recommandées par les scientifiques sont réalistes et atteignables sans empêcher l'accroissement de la prospérité économique et de la qualité de vie des Canadiens. Le Canada échoue systématiquement à respecter ses engagements internationaux en matière de changements climatiques. Le défi de notre pays n'est pas de nature économique ou technologique; c'est plutôt le leadership politique audacieux qui nous manque», explique Dale Marshall, analyste de politiques en matière de changements climatiques pour la Fondation David Suzuki.

L'étude propose que le prix du carbone soit initialement fixé à 50 $ la tonne en 2010, pour ensuite être progressivement majoré chaque année jusqu'à 200 $ la tonne d'ici 2020. De plus, elle identifie des secteurs clés tels que l'enfouissement des déchets, les transports et le chauffage domestique où il serait possible d'atteindre rapidement des réductions considérables des émissions de gaz à effet de serre par la réglementation.
Dans le cadre des négociations climatiques qui se déroulent actuellement à Poznan en Pologne, sous l'égide des Nations Unies, l'établissement de cibles précises de réduction des émissions de gaz à effet de serre est sur la table.

«Un récent sondage indique que les Canadiens réclament des cibles de lutte contre le réchauffement de la planète fondées sur des données scientifiques. Le Canada doit cesser de faire obstacle aux cibles fondées sur des données scientifiques dans le cadre des négociations climatiques mondiales et s'engager envers des cibles et des mesures qui lui permettront de réduire ses propres émissions d'ici 2020, conformément aux recommandations scientifiques», affirme Matthew Bramley, directeur du programme des changements climatiques de l'Institut Pembina.

L'actuel ralentissement économique ne change en rien les conclusions du rapport. Toutes les politiques dans l'étude entrent en vigueur en 2010, ce qui donne suffisamment de temps à l'économie de se redresser. De plus, même si les États-Unis et d'autres principaux partenaires commerciaux ne réduisent pas leurs émissions autant que le Canada, notre compétitivité mondiale n'en souffrira pas. Le rapport précise que des secteurs vulnérables peuvent être protégés en bénéficiant du transfert d'une partie des recettes provenant de la tarification du carbone.

À propos de ce rapport : L'analyse économique a été préparée par M.K. Jaccard and Associates Inc. à l'aide d'un modèle économique largement utilisé par les gouvernements du Canada, de l'Alberta et d'autres provinces. Le rapport rendu public aujourd'hui présente les conclusions préliminaires d'un projet de modélisation économique en cours, dans le cadre duquel l'Institut Pembina et la Fondation David Suzuki se pencheront également sur les politiques qui seraient nécessaires pour atteindre l'actuelle cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 du gouvernement du Canada. Un rapport exhaustif final sur le projet sera déposé en 2009.

Questionnaire aux partis L'environnement de retour dans la campagne électorale

Le 24 novembre 2008 | Affiché dans

Montréal, le 24 novembre 2008 — Un regroupement d'une dizaine de groupes écologistes a dévoilé ce matin les réponses des différents partis politiques à un questionnaire portant sur les grands enjeux environnementaux de l'heure. Sur les 25 questions « oui ou non » posées, les partis se démarquent grandement dans leurs réponses : 25 engagements favorables à l'environnement pour le Parti vert (PVQ) du Québec et Québec solidaire (QS), 16 pour le Parti québécois (PQ), 8 pour l'Action démocratique du Québec (ADQ) et 5 pour le Parti libéral du Québec (PLQ). Il est à noter que le Parti libéral n'a pas répondu aux questions par l'affirmative ou la négative, tel que demandé, mais a plutôt expliqué ses positions sous forme de texte, sans clairement répondre aux questions. Les groupes s'inquiètent du manque de vision des partis qui ne reconnaissent pas que la préservation de notre patrimoine naturel et la mise en place de mesures écologiquement responsables sont indissociables d'une économie forte et viable.

Les partis unanimes sur deux enjeux

Les formations politiques se sont dites unanimement en faveur de l'implantation d'un programme obligatoire d'inspection et d'entretien des véhicules automobiles au Québec, comme il en existe en Amérique du Nord et en Europe.

«Cette mesure aurait pour incidence de réduire considérablement la pollution atmosphérique et les gaz à effet de serre en assurant la remise aux normes des centaines de milliers de véhicules qui polluent à outrance et qui composent environ 20 % du parc automobile du Québec», précise André Bélisle, de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et de la Coalition Québec Kyoto.

Suite aux deux commissions parlementaires portant sur les poursuites bâillons (SLAPP) tenues en 2008, tous s'engagent à adopter une loi anti-poursuite bâillon dès le printemps 2009. Les écologistes pressent tout de même le gouvernement à agir de toute urgence pour assurer la santé et la sécurité des actuelles victimes. Libéraux, Péquistes et Adéquistes négligent huit enjeux cruciaux

Les trois partis traditionnels prennent des positions menaçantes pour l'environnement sur huit 
enjeux cruciaux, ce qui inquiète les écologistes. Ces enjeux sont:

  • La production de déchets nucléaires et le projet de la reconstruction de la centrale nucléaire Gentilly-2;
  • L'exploitation des d'hydrocarbures dans les basses terres du Saint-Laurent;
  • Le refus de doubler le financement dédié aux transports collectifs;
  • Le refus de créer la première grande aire protégée destinée à la sauvegarde du caribou forestier dès 2009;
  • La mise en place d'un moratoire sur toute exploration et exploitation de gaz naturel 
dans le golfe du Saint-Laurent;
  • Le retrait des obstacles quant à la certification FSC au Québec;
  • Le refus d'augmenter le budget du ministère du Développement durable, de
  • l'Environnement et des Parcs de 0,3 à 2 du budget global.

«Nous constatons que, dans l'ensemble, les réponses de ces trois partis présentent de grandes faiblesses en matière d'énergie et de transport en commun. Il est décevant que leurs engagements soient si peu visionnaires alors que ces questions sont cruciales dans la lutte aux changements climatiques et porteuses pour l'avenir économique du Québec.», précise André Bélisle.

Analyse des résultats distinctifs de chacun des différents partis

QS et le PVQ s'illustrent en démontrant que l'environnement est au coeur de leurs préoccupations, répondant toujours de manière à prioriser sa mise en valeur et sa protection. Quant aux autres formations, elles se distinguent de diverses façons.

Les écologistes sont heureux d'apprendre que les Libéraux s'engagent à protéger 50 % du Nord du Québec, mais considèrent que ceux-ci devraient le faire en partenariat avec les autochtones. Cependant, le Parti libéral déçoit par ses positions dans le dossier forestier.

«Le PLQ est le seul parti à s'opposer à un examen public des impacts environnementaux de l'extraction de la biomasse forestière à des fins énergétiques, à refuser de mettre en place un processus crédible, basé sur la science, pour déterminer les territoires de forêts intactes à préserver, et le seul parti qui maintien le flou quant à sa volonté de confier la responsabilité de 
l'aménagement des forêts à des sociétés autonomes plutôt qu'à l'industrie», explique Mélissa Filion de Greenpeace. D'autre part, le parti de Jean Charest est le seul qui refuse d'adhérer aux objectifs de KYOTO plus pour le Québec, soit de réduire les gaz à effets de serre de 25 % sous le niveau de niveau de 1990 d'ici 2020.

Le PQ surprend par son audace dans de nombreux dossiers par son opposition aux projets de ports méthaniers sur le fleuve Saint-Laurent et sur la rivière Saguenay, au projet de pipeline Trailbraker qui amènerait du pétrole de l'Alberta au Québec et son appui envers un vaste chantier de développement des énergies renouvelables et de conservation d'énergie. D'autre part, cette formation estime nécessaire l'implantation d'un moratoire sur tout nouveau projet autoroutier urbain et périurbain et désire collaborer avec le fédéral pour assurer la mise en place de 12 d'aires marines protégées d'ici 2012 au Québec en plus de rendre l'étiquetage des organismes génériquement modifiés obligatoire. L'Action démocratique du Québec, quant à elle, est la seule des trois principales formations à être en faveur d'un moratoire sur toute nouvelle construction en milieux humides urbains et périurbains. Par contre, l'ADQ fait cavalier seul en s'opposant à l'établissement d'un programme pour le compostage et la digestion anaérobique des matières organiques afin de permettre aux villes et municipalités du Québec d'atteindre en 2012 le détournement de l'élimination de 60 de ces matières, tel qu'exigé par la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008.

Conclusion des groupes

«Les partis doivent comprendre que l'on ne peut dissocier l'économie de l'environnement. Et avec l'ampleur et l'urgence des problèmes, le prix à payer pour de mauvaises décisions environnementales se fera sentir, cette fois, durant le même mandat pour lequel nous élirons notre prochain gouvernement», souligne Michel Bélanger de Nature Québec.

«Les écologistes se réjouissent de l'intérêt manifeste des partis envers ce questionnaire et tiennent à souligner l'avancement des Libéraux quant à la protection du Nord québécois, la progression péquiste en matière environnementale, l'intérêt des Adéquistes pour les milieux humides et bien entendu, l'avant-gardisme de Québec solidaire et du Parti vert du Québec.» 
soutient Nicolas Mainville de la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP-Québec). Tous les groupes ont accueilli avec grande satisfaction l'unanimité des partis quant aux poursuites bâillons (SLAPP) et au programme d'inspection obligatoire des émissions des véhicules automobiles.

Les groupes retiennent tout de même que les partis sont enclins à parler d'environnement mais beaucoup moins convaincants quand vient le moment de prendre de réels engagements. Il est temps de passer de la parole aux actes et d'entreprendre des changements majeurs pour l'avenir du Québec.

Cette analyse a été réalisée suite à la distribution d'un questionnaire portant sur les thèmes des changements climatiques, de l'énergie, de la qualité de l'air, de l'aménagement du territoire, de la conservation de la nature, de l'aménagement forestier, la gestion des matières résiduelles, de l'agriculture et du financement de l'environnement. La grande majorité des questions se 
répondaient simplement par la négative ou l'affirmative. Les Libéraux, n'ayant répondu par oui ou par non à aucune de ces questions, ont été évalués en fonction de l'analyse que les groupes ont fait de leurs réponses. Les autres partis s'en sont tenus aux règles du jeu. Le questionnaire ainsi que les réponses détaillées des formations politiques sont disponibles en ligne au www.snapqc.org et www.greenpeace.ca.

Le pétrole des sables bitumineux au Québec

Le 3 novembre 2008 | Affiché dans
Photo: Le pétrole des sables bitumineux au Québec

(Crédit: mrjorgen via Flickr)

Le Premier ministre Charest appelé à prendre position

Montréal, le 3 novembre 2008 — À la veille du déclenchement des élections québécoises, et à quelques jours du dépôt d'une demande officielle d'autorisation à l'Office national de l'Énergie, Nature-Québec, Vivre en Ville, la Fondation David Suzuki et Équiterre demandent au Premier ministre Jean Charest de prendre position sur la question du projet Trailbreaker, de la compagnie Enbridge. Ce projet renverserait le flux du pétrole dans la Ligne 9 entre Montréal et Sarnia et acheminerait plus de 200 000 barils par jour de pétrole issu des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'au Québec par voie de pipeline.

Ce projet hautement controversé est par ailleurs massivement rejeté par une majorité de Québécois. Un sondage CROP réalisé le mois dernier révèle en effet que 72% des électeurs souhaitent le report de ce projet tant que les émissions de gaz à effet de serre qui en découlent ne seront pas mieux contrôlées par le biais de lois plus sévères. L'exploitation des sables bitumineux est d'ailleurs la principale source de la croissance des émissions canadiennes de gaz à effet de serre.

Le raffinage à Montréal de 80 000 barils par jour, tel que proposé par Enbridge, pourrait avoir des effets néfastes sur la qualité de l'air et de l'eau dans la région de Montréal. Le raffinage du pétrole issu des sables bitumineux compromet d'ailleurs des décennies d'efforts de dépollution des eaux des Grands Lacs, selon un rapport du Munk Center for International Studies de l'Université de Toronto, rendu public le mois dernier. De plus, ce pétrole est beaucoup plus corrosif que celui qui coule dans ce pipeline présentement, ce qui pourrait provoquer des fuites plus fréquentes.

«Le Québec a affirmé sa volonté d'être un leader sur la question des changements climatiques. Renverser le flux du pétrole dans ce pipeline pourrait aussi renverser les efforts du Québec dans la lutte aux changements climatiques», a indiqué Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d'Équiterre. «Nous demandons au Premier ministre d'exiger la tenue d'audiences publiques par l'Office national de l'Énergie et d'y faire connaître l'opposition de la société québécoise», ajoute-t-il. Le groupe Équiterre a d'ailleurs fait parvenir une demande officielle en ce sens au Premier ministre Charest la semaine dernière. L'organisme demande également aux chefs des autres formations politiques de se prononcer sur la question.

«L'extraction et l'exploitation des sables bitumineux a des impacts dévastateurs sur l'environnement, telles la contamination des cours d'eaux, la destruction de la forêt boréale et de son écosystème, ainsi que des émissions très élevées de gaz a effet de serre. Les communautés autochtones vivant en aval des zones d'extraction sont atteintes d'un taux élevé de cancers rares, en raison des toxines émises dans leur environnement», a poursuivi Christian Simard de Nature Québec. «Le projet Trailbreaker est un élément-clé de la stratégie de développement des sables bitumineux, et sa mise en œuvre pourrait ainsi ralentir le développement de carburants alternatifs», a-t-il ajouté.

« Ce dont le Québec a besoin, c'est de réduire sa dépendance au pétrole, notamment en repensant l'aménagement du territoire, en favorisant les transports collectifs et en diminuant la place de la voiture individuelle», a par ailleurs affirmé Alexandre Turgeon, Président exécutif de l'organisme Vivre en Ville. «Dans ce contexte, le pétrole issu des sables bitumineux de l'Alberta n'a pas sa place chez-nous» conclu-t-il.

«De toutes les sources d'énergie disponibles, le pétrole des sables bitumineux représente l'une des pires options. Le Québec n'a pas besoin de ce pétrole si dévastateur pour l'environnement, la forêt boréale, les cours d'eau et le climat », conclut le Directeur québécois de la Fondation Suzuki, Karel Mayrand. «Nous sommes à la croisée des chemins. La Californie et le Congrès américain ont déjà dit non, nous devons faire de même». 


Sources : 


Eveline Trudel-Fugère, Équiterre 514-605-2000 


Alexandre Turgeon, Vivre en ville 418-655-0592 


Christian Simard, Nature Québec 418-933-2031 


Karel Mayrand, Fondation David Suzuki 514-998-5458