Communiqués de presse

Semaine du Saint-Laurent 2014

Le 20 mai 2014 | Affiché dans

Une semaine d'activités familiales pour célébrer le fleuve Saint-Laurent à travers le Québec!

Montréal, 20 mai 2014 — Cette année encore, la Fondation David Suzuki (Fondation), Stratégies Saint-Laurent (SSL) et plus de 30 autres partenaires (voir la liste des organismes en fin de communiqué), œuvrant à faire rayonner le Saint-Laurent, sont heureux de lancer la 2e édition de la « Semaine du Saint-Laurent ». Cette initiative annuelle conjointe promeut des dizaines d'activités partout au Québec proposées par les organismes partenaires afin de faire connaitre le Saint-Laurent aux Québécoises et aux Québécois et de les inviter se rapprocher à ce joyau de notre patrimoine culturel et écologique. Le tout se déroulera principalement du 6 au 15 juin, avec quelques activités en amont et en aval de ces dates.

La Semaine du Saint-Laurent permet à la population de plusieurs localités à travers le Québec de participer à des activités en lien avec le fleuve. Une multitude d'activités telles que la pêche, des conférences, des spectacles d'art, des nettoyages de berges et bien d'autres événements seront présentés dans le calendrier des activités offertes par la trentaine de groupes partenaires de l'évènement.

« Le succès retentissant de la première édition de la Semaine du Saint-Laurent nous a confirmé la soif qu'ont les Québécois et Québécoises à reprendre contact avec le fleuve. Nous sommes donc emballés de présenter cette deuxième édition qui a attiré encore plus de partenaires cette année, indique le Dr Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Encore cette année, nous avons constaté à quel point le Saint-Laurent fait face à plusieurs enjeux, que ce soit en ce qui concerne le sort des bélugas ou même d'Anticosti. Cette semaine se veut donc une façon d'inviter les gens de partout au Québec à se préoccuper de ce fleuve majestueux, tout en mettant en valeur les beautés qu'il a à offrir».

Pour Jean-Éric Turcotte, directeur général de Stratégies Saint-Laurent, « la Semaine du Saint-Laurent est une très belle occasion de mobiliser les citoyens, à l'échelle du Québec, pour participer à des activités touchant le fleuve et pour faire connaitre les organismes, et notamment les comités ZIP, qui œuvrent à sa protection, sa réhabilitation et à sa mise en valeur. Nous souhaitons que la Semaine du Saint-Laurent devienne le rendez-vous annuel de tous les citoyens avec le fleuve. »

Pour marquer cette deuxième édition de la Semaine du Saint-Laurent, la rameuse océanique Mylène Paquette s'est jointe à la partie à titre d'Ambassadrice du Saint-Laurent. « Au cours de ma traversée de l'Atlantique à la rame, j'ai eu la chance de vivre en harmonie avec l'océan et tous les écosystèmes qui l'habitent. Mon engagement des quatre dernières années en tant qu'Ambassadrice du Saint-Laurent pour la Fondation David Suzuki a renforci mon sentiment d'attachement au fleuve. Je sens qu'il est de mon devoir de veiller à sa préservation. C'est pour partager cette relation que nous entretenons tous et toutes avec le fleuve que j'ai décidé de m'associer à la Semaine du Saint-Laurent, puisque cet événement offre la chance à tous les Québécois et les Québécoises de découvrir le fleuve».

Depuis déjà trois ans, la Fondation célébrait une journée dédiée au Saint-Laurent, à l'instar de la journée « Eau bleue » de son partenaire financier, RBC Banque Royale. C'est en 2013, grâce à l'appui des groupes participants, dont RBC Banque Royale et Stratégies Saint-Laurent, que la Semaine du Saint-Laurent a pu voir le jour et ainsi reconnecter plus de 10 000 Québécois et Québécoises au fleuve, par le biais d'activités gratuites.

« Le fleuve Saint-Laurent constitue une artère vitale à plusieurs niveaux, notamment pour la santé de nos populations et la prospérité de notre pays » de commenter Martin Thibodeau, Président, Direction du Québec, RBC Banque Royale. « C'est pourquoi RBC est fière d'appuyer la Fondation David Suzuki et sa campagne annuelle axée sur une meilleure connaissance du fleuve et l'importance qu'il occupe dans nos vies ».

Dans son ensemble, la Semaine du Saint-Laurent s'étendra de Salaberry-de-Valleyfield, jusqu'à la Gaspésie, en passant, entre autres, par Montréal, Québec, Rimouski et Tadoussac pour ne nommer que quelques villes. La FDS et SSL souhaitent voir, chaque année, cet évènement prendre plus d'ampleur jusqu'à devenir le rendez-vous incontournable avec le fleuve.

Pour visionner le calendrier des activités et davantage d'information : www.semainedusaintlaurent.ca

Groupes partenaires de la Semaine du Saint-Laurent :

AGHAMM (Association de gestion halieutique autochtone Mi'kmaq et Malécite)
Alliance des Villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent
Centre des Sciences
Comité citoyen Montréal Baignade
Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
Comité ZIP de Québec et Chaudière-Appalaches
Comité ZIP des Seigneuries
Comité ZIP du Haut-Saint-Laurent
Comité ZIP du lac Saint-Pierre
Comité ZIP du Sud-de-l'Estuaire
Comité ZIP les Deux-Rives
Comité ZIP Jacques-Cartier
Comité ZIP Baie-des-Chaleurs
Comité ZIP Saguenay
Conservation de la Nature — Chapitre Québec
Domaine Pointe-de-Saint-Vallier
Écosphère
Exploramer (Fourchette Bleue)
Fleuve en fête
Fleuve Espace Danse
Fondation David Suzuki
Groupe d'éducation et d'écosurveillance de l'eau (G3E)
Groupe de recherche et d'éducation sure les Mammifères Marins (GREMM)
Guides Ulysse
Maison du développement durable
Morissette Marine
Mountain Equipment Coop (MEC)
Nature sauvage
Parc marin du Saguenay Saint-Laurent
Québec-Océan
RBC Banque Royale
Réseau environnement
Réseau d'observation des mammifères marins (ROMM)
SNAP Québec
Stratégies Saint-Laurent
WWF Quebec
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Renseignements :
Manon Dubois, Directrice des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 | mdubois@davidsuzuki.org
Céline Schaldembrand, Coordonnatrice des communications, Stratégies Saint-Laurent
418-648-8079 | celine.schaldembrand@strategissl.qc.ca

Portes ouvertes sur la nature!

Le 30 avril 2014 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki lance la première édition des Journées de la nature, une semaine d'activités pour inciter les Québécois à découvrir la nature près de chez eux

Montréal, — Du 17 au 22mai prochains se tiendra la première édition des Journées de la nature, une nouvelle initiative pan-québécoise de la Fondation David Suzuki, en collaboration avec la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman, avec l'appui du Mouvement Desjardins, de la Fondation de la famille J.W. McConnell, et plus de 50 partenaires d'activités partout au Québec. L'initiative est née du constat que le contact avec la nature est en déclin depuis bon nombre d'années au sein de notre société, phénomène qui pourrait avoir des impacts profonds et inquiétants sur notre santé et notre bien-être, particulièrement chez les jeunes.

« De nombreuses études démontrent que le contact avec la nature contribue énormément à la santé physique, qu'il améliore la capacité cognitive et la concentration, et qu'il diminue également les taux de stresse et de dépression », indique Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. En favorisant la découverte des espaces verts et la biodiversité de nos communautés, et en contribuant au rayonnement des organismes qui facilitent le contact avec la nature, les Journées de la nature permettront aux familles québécoises de renouer avec la nature et d'en tirer tous les avantages », ajoute Monsieur Mayrand.

Une programmation diversifiée, pour tous les goûts

Une véritable célébration de la nature et de la biodiversité, la première édition des Journées de la nature propose aux familles et à différents publics cibles quelque 70 activités extérieures hautes en couleur, offertes gratuitement par un large éventail d'organismes à travers le Québec. Activités de verdissement urbain, rallyes nature, balades en canot et randonnées de découvertes, tout ça et bien plus seront au rendez-vous! La Fondation David Suzuki organisera un événement spécial le 22 mai à Montréal dans le cadre de son Défi Nature 30×30, une initiative virtuelle pour inciter les citoyens à passer 30 minutes par jour dehors en nature pendant 30 jours tout au long du mois de mai. L'événement, qui permettra aux citoyens de causer avec des experts sur la nature dans une atmosphère décontractée et ludique, marquera également la Journée internationale de la diversité biologique et soulignera la clôture des Journées de la nature.

Pourquoi les Journées de la nature?

Par cette nouvelle initiative, la Fondation David Suzuki et ses partenaires, dont MétéoMédia, visent aussi à souligner le fait que la nature doit faire partie de l'habitat humain, et ce, pour la santé de nos collectivités. C'est pourquoi la majorité des activités des Journées de la nature auront lieu en milieu urbain ou périurbain, proche des bassins de la population.

« Quelle belle initiative de la part de la Fondation David Suzuki : inviter la population à renouer avec la nature, souligne Patrick de Bellefeuille, présentateur météo et spécialiste environnement chez MétéoMédia. Toujours coincés dernière nos bureaux, on oublie que nous vivons et tirons nos ressources de cette belle planète. Nous oublions même que l'Homme a vécu en symbiose avec elle pendant des milliers d'années avant de s'enfermer dans des tours de verre aseptisées et coupées de son environnement! Fier de m'associer à cette initiative, nous vous présenterons une semaine thématique à compter du 12 mai sur les ondes de MétéoMédia. Notre but? Vous refaire tomber en amour avec la boule bleue! », conclut-il.

Pour consulter la programmation complète et la liste détaillée des partenaires d'activités, consultez le www.journeesdelanature.com

Pour consulter le rapport « Projet nature » sur les impacts du « décrochage nature » et les pistes de solutions : http://www.davidsuzuki.org/fr/publications/rapports/2013/projet-nature-sommaire-executif-et-rapport/

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Renseignements et entrevues :
Christine Nget
514 871-4932, poste 1460, cnget@davidsuzuki.org

À propos de la Fondation David Suzuki :

La Fondation David Suzuki est un organisme national à but non lucratif dédié à trouver des solutions pour vivre selon les limites de la nature et mobilise les Canadiens à faire de leur communauté un lieu vert et en santé. www.davidsuzuki.org/fr/

Transports collectifs : Le ministre Poëti doit maintenir les sommes prévues à l'entretien des réseaux

Le 28 avril 2014 | Affiché dans

Montréal, — Différents médias rapportent depuis hier que le nouveau ministre des Transports du Québec, Robert Poëti, aurait l'intention d'annuler les sommes supplémentaires consenties sous le gouvernement précédent pour le maintien des actifs des transports collectifs. TRANSIT, l'Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec, rappelle que ces sommes, bien qu'insuffisantes, sont indispensables au maintien des réseaux d'autobus, de métros et de trains de banlieue et qu'elles ne représentent que moins de 20% des besoins urgents et clairement identifiés par les sociétés de transport à travers le Québec.

Dans le cadre de la toute dernière stratégie de mobilité durable déposée en février dernier, un transfert de moins de 200M$ par année en provenance des budgets du réseau routier a été consenti pour soutenir l'entretien des réseaux de transport collectif dont le métro de Montréal, qui fait déjà l'objet de pannes récurrentes. L'ensemble de ces réseaux dessert près d'un million de personnes par jour.

L'Alliance rappelle à ce propos qu'en mai dernier, près de 30 organisations1, dont l'Union des municipalités du Québec, la Communauté métropolitaine de Montréal et la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, ont demandé de façon unanime à ce que le MTQ investisse au moins 1G$ supplémentaire par année pour les 10 prochaines années dans le maintien des réseaux de transport collectif. Les budgets actuels, mêmes majorés des sommes promises par le gouvernement précédent, s'avèrent tout à fait insuffisants pour répondre aux besoins urgents et nécessaires.

Enfin, TRANSIT indique que le MTQ compte toujours investir près de 1,4G$ sur 2 ans dans le développement du réseau routier, alors que les besoins de rénovations des infrastructures de transport collectif et du réseau routier ne sont pas entièrement comblés. À ce propos, rappelons qu'un moratoire sur le développement autoroutier au profit de l'entretien des réseaux de transports collectif et routier, a été demandé conjointement par TRANSIT, la Fédération des chambres de commerce du Québec et l'Association de santé publique du Québec2.

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À propos de TRANSIT
Depuis sa création en août 2011, TRANSIT a fait état de plusieurs recommandations pour pallier la crise des transports et aider le gouvernement et les organisations de transports collectifs à atteindre leurs objectifs d'achalandage d'ici 2020, dont le rééquilibrage des investissements en transports (30% aux transports collectifs), multiplier par cinq le financement du développement de l'offre de service en transport collectif via le Fonds vert et l'utilisation du Fonds Chantiers Canada pour financer les projets de transports collectifs au Québec www.transitquebec.org

Renseignements :
Philippe Cousineau-Morin
Téléphone : 514.799.1906
info@transitquebec.org

[1] http://cmm.qc.ca/salle-de-presse/derniere-nouvelle/une-large-coalition-demande-au-gouvernement-de-majorer-de-1-milliard-par-annee-les-sommes-investies-dans-le-transport-en-commun/

[2] http://www.fccq.ca/salle-de-presse-communiques-2011_Crise-des-infrastructures-de-transport.php

L'ONU appelle à une révolution de l'énergie dans son plus récent rapport sur le climat

Le 14 avril 2014 | Affiché dans

Le Canada est confronté à deux choix : devenir une superpuissance en matière d'énergie propre ou regarder le train passer.

Montréal, — Un front commun mondial pour lutter contre les changements climatiques pourrait donner le coup d'envoi à une révolution des énergies renouvelables et ainsi réformer l'économie canadienne selon le troisième volet du Cinquième rapport d'évaluation du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) publié hier à Berlin (Allemagne).

Ce rapport examine les changements à apporter à l'échelle mondiale afin de protéger la sécurité humaine, la prospérité économique et la production d'aliments contre les répercussions des changements climatiques et des conditions météorologiques extrêmes. Il présente la multitude d'avantages reliés à une économie basée sur des énergies propres si la production de telles énergies renouvelables était triplée ou quadruplé au cours des 36 prochaines années. Cette mesure permettrait de retrouver un niveau sécuritaire des émissions de carbone dans l'atmosphère

« Pendant que les grandes économies mondiales cherchent à prendre des mesures efficaces contre les changements climatiques, nous voyons se profiler la révolution de l'énergie propre. » affirme Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Développer des solutions aux changements climatiques serait grandement bénéfique pour le Canada d'un point de vue de la création d'emplois et d'innovations. Toutefois, ceci n'est envisageable uniquement que si notre pays accepte de collaborer avec les leaders de la communauté internationale afin de prioriser les solutions énergétiques propres et les connaissances s'y rattachant. »

Le rapport révèle que les pays émergents joueront un rôle déterminant pour résoudre le problème des changements climatiques. Au fur et à mesure que ces économies se développeront, les efforts réalisés dans leurs systèmes énergétiques, leur réseau de transport en commun et leurs pratiques de construction pourraient représenter des opportunités d'investissement significatives. Selon le rapport, le perfectionnement des technologies relatives à l'énergie renouvelable portera un coup dur aux économies fondées sur les combustibles fossiles. Les économies qui se fondent en grande partie sur le charbon et les hydrocarbures non conventionnels, tels les sables bitumineux, seront de moins en moins concurrentielles et représenteront des risques importants pour les investisseurs.

« Les pays devront se doter de technologies et de services de pointe s'ils veulent atténuer les conséquences des changements climatiques, » poursuit M. Toussaint. « Ce rapport montre clairement que la gravité des répercussions des changements climatiques n'est pas le fruit du hasard. Notre avenir dépend des choix que nous ferons dès aujourd'hui afin de collaborer ou non avec les dirigeants internationaux dans l'optique de mettre la priorité sur les énergies propres. »

La Fondation David Suzuki demande à tous les paliers de gouvernement de prendre leurs responsabilités afin de réduire la pollution de carbone en priorisant la production d'énergie propre, en éliminant graduellement les subventions de près de 1,3 milliard de dollars par année au secteur des combustibles fossiles au Canada, ainsi qu'en modernisant et développant les réseaux de transport en commun.

« Deux choix s'offrent à nous : conserver l'économie du passé ou adopter l'économie du futur. Les Canadiens comptent sur les dirigeants des divers paliers gouvernementaux pour prendre la bonne décision. », de conclure M. Toussaint.

Le rapport indique que la meilleure garantie afin d'assurer la sécurité de nos collectivités et de notre économie et ainsi éviter les pires scénarios liés aux changements climatiques est d'éliminer presque entièrement les émissions de carbone provenant de la combustion d'énergies fossiles de nos filières énergétiques d'ici une génération. Ces efforts permettront d'éviter que les températures globales moyennes augmentent de plus de 2 oC, un seuil qu'il est jugé comme étant trop dangereux de dépasser selon les gouvernements du monde entier, dont le Canada.

Plusieurs rapports internationaux publiés cette année ont révélé que le Canada prend du retard par rapport aux autres pays de l'OCDE (pays industrialisés) en ce qui concerne les mesures prises pour réduire les émissions contribuant au réchauffement de la planète.

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Information sur le Cinquième rapport d'évaluation du GIEC

Le GIEC produit les rapports scientifiques les plus complets sur les changements climatiques à l'échelle mondiale qui reposent sur un très large consensus de la part de la communauté scientifique internationale. Le GIEC s'est vu décerner le prix Nobel de la paix en 2007. Ces rapports résument l'état actuel des connaissances sur comment les systèmes naturels planétaires essentiels à la vie humaine changent et continueront de changer dû à l'émission de quantités sans précédent de pollution de carbone dans l'atmosphère. La dernière évaluation, dont fait état le Quatrième rapport d'évaluation, remonte à 2007 et avait suscité un vif débat mondial sur les mesures à prendre pour lutter contre les changements climatiques. En septembre 2013, le premier de quatre volets du Cinquième rapport d'évaluation du GIEC a été rendu public à Stockholm. Ce volet porte sur la science physique des changements climatiques. Le second volet du Cinquième rapport, qui traite des impacts des changements climatiques et des mesures requises pour s'y adapter, a été publié à Yokohama, au Japon, en mars dernier. Aujourd'hui, le troisième volet évalue les stratégies et les solutions d'atténuation. Le quatrième volet sera une synthèse résumant les trois premiers.

Le rapport sur les stratégies et les solutions d'atténuation relatives aux changements climatiques a été rendu public ce dimanche, à Berlin, en Allemagne.

Pour consulter le communiqué de presse et le rapport du GIEC : http://www.ipcc.ch/

Personne-ressource :

Andrée-Lise Therrien
514 758-3618
altherrien@davidsuzuki.org

La sécurité alimentaire et l'économie durement touchées par les changements climatiques

Le 30 mars 2014 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki demande à tous les niveaux de gouvernement d'agir plutôt que de laisser l'avenir au hasard

MONTRÉAL — Les changements climatiques auront une incidence sur la vie quotidienne des familles canadiennes, selon le deuxième volet du Cinquième rapport d'évaluation du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC). Ce rapport porte principalement sur les impacts des changements climatiques et des mesures d'adaptation pouvant être prises. Il explique comment de profonds changements climatiques résultant de l'accumulation d'émissions qui piègent la chaleur mèneront à des hausses de prix des denrées, menaceront directement nos ménages et nos collectivités et nuiront à notre économie. Pour éviter tout cela, tous les niveaux de gouvernement doivent prendre des mesures concrètes sans plus tarder.

« Les changements climatiques ne représentent pas uniquement un enjeu environnemental, selon Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Il s'agit également d'un enjeu économique et d'une question de sécurité qui aura des impacts sur à la fois les plus grandes métropoles et les plus petits villages. »

« Les collectivités et les familles qui les habitent méritent notre soutien sans plus tarder et chaque niveau de gouvernement doit contribuer à résoudre la crise des changements climatiques », affirme M. Toussaint.

La Fondation David Suzuki demande à tous les niveaux de gouvernement de prendre des mesures responsables dès maintenant, sans quoi les Canadiens risquent de ne plus pouvoir se nourrir à prix abordable et l'économie risque de fléchir. « Par exemple, nous pouvons faire une différence aujourd'hui en investissant dans l'infrastructure verte, suggère M. Toussaint. Nous devons mettre en branle des projets qui contribueront à garder nos villes plus fraîches pendant des vagues de chaleur extrême et à absorber l'eau pour réduire les risques d'inondations catastrophiques comme celles qui ont dévasté les villes de Calgary et de Toronto l'an dernier. »

M. Toussaint fait valoir que les gouvernements peuvent aussi aider l'industrie à élaborer des pratiques plus durables pour composer avec les changements climatiques : « Au Canada, aucun secteur d'activités ne sera épargné. Pensons notamment à la foresterie, la pêche des produits de la mer, l'agriculture et l'exploitation minière. C'est pour cette raison qu'il est si important que nous agissions sans plus tarder. Plus nous attendrons, plus les coûts et les pertes augmenteront. »

« Des villes et certaines provinces ont fait preuve de leadership dans la lutte contre les changements climatiques, mais nous devrons redoubler d'efforts si nous voulons réussir à réduire les émissions de carbone responsables du problème en premier lieu, conclut M. Toussaint. Après tout, notre santé et notre sécurité futures dépendent des choix que nous faisons aujourd'hui. »

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Information sur le Cinquième rapport d'évaluation du GIEC

Le GIEC produit les rapports scientifiques les plus complets sur les changements climatiques à l'échelle planétaire. Ces rapports reposent sur un très large consensus de scientifiques internationaux. Le GIEC s'est vu décerner le prix Nobel de la paix en 2007. Ces rapports résument l'état des connaissances actuel sur l'évolution des systèmes naturels planétaires essentiels à la vie humaine, évolution qui est attribuable à l'émission de quantités sans précédent de pollution carbonée dans l'atmosphère. La dernière évaluation, dont fait état le Quatrième rapport d'évaluation, remonte à 2007 et avait suscité un vif débat mondial sur les mesures à prendre pour lutter contre les changements climatiques. En septembre 2013, le premier de quatre volets du Cinquième rapport d'évaluation du GIEC a été rendu public à Stockholm. Ce volet porte sur la science physique des changements climatiques. Aujourd'hui, le deuxième volet du Cinquième rapport d'évaluation porte sur les impacts des changements climatiques et les mesures requises pour s'y adapter. Les troisième et quatrième volets du Cinquième rapport d'évaluation seront déposés au cours des six prochains mois. Le troisième volet évaluera les stratégies d'atténuation, tandis que le quatrième sera une synthèse résumant les trois premiers.

Le rapport sur les impacts des changements climatiques et les mesures d'adaptation a été rendu public aujourd'hui à Yokohama, au Japon.

Pour consulter le communiqué de presse et le rapport du GIEC :
http://www.ipcc.ch/

La fiche d'information médias de la Fondation David Suzuki peut être téléchargée ici.

Personne-ressource :

Manon Dubois (Québec)
514 679-0821
mdubois@davidsuzuki.org

Plus d'une décennie pour agir contre les pesticides soupçonnés de causer la mort chez les abeilles : il faut cesser de traîner les pieds déclarent les groupes environnementaux

Le 26 mars 2014 | Affiché dans

Ottawa, le 26 mars 2014 — Quatre importants organismes voués à la protection de l'environnement ont fait parvenir une lettre à la ministre de la Santé, Rona Ambrose, lui demandant de ne plus attendre pour agir contre des pesticides soupçonnés de provoquer la mortalité chez les abeilles et pour lesquels des données toxicologiques importantes sont manquantes.

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Les représentants écologistes au comité consultatif sur les changements climatiques dénoncent l'inaction du Québec et réclament un plan d'action

Le 3 mars 2014 | Affiché dans

Montréal — Les représentants écologistes au comité consultatif du gouvernement du Québec sur les changements climatiques ont dénoncé aujourd'hui l'inaction du gouvernement dans la lutte aux changements climatiques et réclamé qu'il rende public son plan d'action à ce sujet. Ce plan doit démontrer comment le gouvernement entend atteindre la cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 25 % sous les niveaux de 1990 qu'il s'est engagé à atteindre lors la dernière campagne électorale. Les groupes exigent également une plus grande transparence quant à l'état d'avancement des travaux et à l'affectation des sommes du Fonds vert.

«Après 18 mois, le seul plan d'action que nous ayons de ce gouvernement est celui adopté par le gouvernement précédent (libéral), un plan que les groupes et le PQ avaient pourtant jugé incomplet », a déploré Sidney Ribaux, directeur général d'Équiterre. « Qui plus est, plusieurs mesures prévues dans ce plan sont toujours en attente... du nouveau plan! Il devient donc urgent que le gouvernement adopte son propre plan; chaque jour qui passe rend plus difficile l'atteinte d'un objectif, quel qu'il soit, sur l'horizon 2020», a-t-il ajouté.

«Voilà maintenant plus de deux ans que nous sommes sans bilan sur les mesures de lutte aux changements climatiques, a déclaré André Bélisle de l'AQLPA. Il nous faut un bilan annuel de mise en œuvre pour le PACC 2020. Il faut aussi publier régulièrement les tendances des émissions d'ici 2020 et pourquoi pas organiser un sommet national sur la lutte aux changements climatiques», a-t-il conclu.

«Nous déplorons l'approche à deux vitesses du gouvernement : la voie rapide pour le développement de l'industrie pétrolière et la voie de service pour la réduction de la dépendance au pétrole, a affirmé Philippe Bourke du Regroupement national des conseils régionaux de environnement (RNCREQ). On attend toujours une stratégie pour atteindre l'objectif de réduction de la consommation de pétrole de 30 % d'ici 2020 conformément aux engagements pris par le PQ lors des dernières élections.»

«Nous sommes dans le noir sur l'utilisation de dizaines de millions de dollars du Fonds Vert, a affirmé Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki. Par exemple, en juin 2012, le gouvernement précédent avait annoncé que les deux tiers du Fonds vert allaient être consacrés au développement des transports collectifs d'ici 2020, soit au moins 250 M$ par an. Or, la Stratégie nationale de mobilité durable prévoit n'y consacrer que 132 M$ par an. Où va le reste de l'argent ? Le dernier budget n'apporte pas de réponse à cet égard», a-t-il conclu.

Les groupes rappellent en terminant que le gouvernement du Québec ne s'est toujours pas donné de stratégie énergétique et déplorent que les décisions en matière d'énergie et de climat continuent d'être prises à la pièce, sans vision d'ensemble.

À cet effet, les groupes soulignent que le rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques, dévoilé la semaine dernière, confirme l'importance de la lutte contre les changements climatiques pour l'avenir du Québec, tout en étant très incisif sur l'importance d'un virage majeur et rapide. «La Commission estime qu'en l'absence de nouveaux moyens draconiens pour réduire les émissions, même l'objectif légal [de 20%] ne sera pas atteint.»

Les groupes écologistes rappellent enfin que les sondages confirment régulièrement que le climat est une préoccupation importante des Québécois. Il n'est donc pas surprenant que tous les partis représentés à l'Assemblée nationale aient des engagements ambitieux en matière de lutte aux changements climatiques. Ils doivent travailler de concert pour les réaliser.

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Pour renseignements :

André Bélisle, AQLPA
418 642-1322 poste 223
418 386-6992

Julie Tremblay, Équiterre
514 605-2000

Andrée-Lise Therrien, Fondation David Suzuki
514 758-3618

Anne-Marie Gagnon, RNCREQ
514 861-7022 poste 24
514 651-8236

Rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec : Les cinq provinces doivent se concerter sur la question pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent

Le 26 février 2014 | Affiché dans

Montréal — Suite à la parution du rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec1, la Coalition Saint-Laurent se montre favorable à certaines recommandations des commissaires qui proposent notamment que le gouvernement du Québec fasse un virage ambitieux vers la réduction des énergies fossiles. En ce qui a trait à la filière pétrolière en mer, dans le golfe du Saint-Laurent, la Coalition se réjouit que les commissaires reconnaissent la fragilité du golfe et qu'ils recommandent une concertation des cinq provinces côtières et du gouvernement fédéral pour établir entre autres un cadre intégré d'évaluation environnementale et de consultation. Le rapport mentionne en outre que le golfe du Saint-Laurent est une mer partagée et que le Québec ne peut agir seul sans tenir compte des préoccupations des autres provinces.

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Perte et altération des milieux humides sur le territoire de La Prairie

Le 26 février 2014 | Affiché dans

Le Mouvement Ceinture Verte somme les ministères de l'environnement provincial et fédéral d'intervenir rapidement

Montréal — Afin d'enrayer la disparition progressive des milieux humides de La Prairie et de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), le Mouvement Ceinture Verte (MCV) demande aux Ministères de l'Environnement du Québec et du Canada d'intervenir immédiatement en s'assurant que leurs lois envers les espèces menacées, la qualité de l'environnement et le développement durable soient appliquées.

Dans un article paru dans La Presse le 22 février, on soulevait le fait que plusieurs intervenants du milieu environnemental réclament depuis plusieurs mois déjà des gouvernements provincial et fédéral une intervention quant à un projet résidentiel à La Prairie qui mettrait en péril non seulement des milieux humides riches en biodiversité, mais aussi des espèces menacées qui s'y trouvent, telle la rainette faux-grillon. Le Mouvement Ceinture Verte dénonce la complaisance des gouvernements du Québec et du Canada à l'endroit des demandes des promoteurs pour construire dans ces milieux humides.

Le MCV exige, d'une part, que le Ministre de l'environnement provincial (MDDEFP), M. Blanchet, intervienne sur le dossier suspendant toutes les autorisations de projets de construction dans les milieux humides sur l'ensemble du territoire de la CMM afin d'assurer à court terme la conservation de ces milieux, tel que recommandé par les avis scientifiques. « Voilà déjà plusieurs années que les scientifiques des ministères de l'environnement du Québec et du Canada se penchent sur ce territoire afin d'établir un cadre de conservation. Pourtant, les avis des scientifiques ont été ignorés de part et d'autre, ce qui est monnaie courante depuis les dernières années, mais inacceptable puisque cela contrevient à la préservation de l'intégrité de nos écosystèmes qui sont d'une importance capitale afin d'assurer une bonne qualité de vie aux citoyens », d'affirmer Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

Dans un deuxième temps, le Mouvement Ceinture Verte exige de la Ministre de l'environnement fédéral, Mme Aglukkaq, d'adopter un décret d'urgence afin de protéger les espèces menacées, spécifiquement la rainette faux-grillon, en vertu de l'article 80 de la Loi sur les espèces en péril. « Les gouvernements du Québec et du Canada ne peuvent plus agir en se fermant les yeux et en laissant les municipalités, les propriétaires et les développeurs poursuivre la destruction des milieux humides au nom du développement. Ils se doivent d'appliquer leurs propres lois afin de protéger les milieux humides de La Prairie, de la CMM et de l'érablière à caryer, et par le fait même les citoyens québécois dont la qualité de vie dépend de ces milieux » de conclure Guy Garand, Directeur général du Conseil Régional de l'Environnement de Laval.

Le MCV exige donc une intervention immédiate de la part des gouvernements du Québec du Canada sur ce dossier afin d'assurer la conservation des milieux humides.

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Guy Garand,Directeur général Conseil Régional de l'Environnement de Laval
450-664-3503, guy.garand@credelaval.qc.ca

Jean-Patrick Toussaint, Ph.D., Chef, Projets Scientifiques
514.871.4932 poste 1454, jptoussaint@davidsuzuki.org

Invitation aux médias : Les Ateliers de l'économie verte/Rendez-vous des décideurs

Le 21 février 2014 | Affiché dans

Montréal, — SWITCH, l'Alliance pour une économie verte au Québec, invite les représentants des médias à assister aux Ateliers de l'économie verte- Rendez-vous des décideurs qui se tiendront le 24 février prochain, à la Maison du développement durable à Montréal. Cette journée de travail réunira une centaine de décideurs québécois du milieu des affaires, de l'environnement, syndical et institutionnel autour de 5 ateliers pour élaborer des propositions concrètes en matière d'emplois verts, d'écofiscalité, d'innovation technologique et sociale ainsi que de marchés publics et de leviers financiers.

Horraire détaillé

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