Communiqués de presse

La Fondation offre des bourses à de futurs David Suzuki!

Le 2 novembre 2016 | Affiché dans

MONTRÉAL — La Fondation David Suzuki inaugure aujourd'hui son programme de bourses de recherche afin d'aider trois jeunes scientifiques à suivre les traces de David Suzuki pendant une année.

Grâce à de généreux donateurs, la Fondation offrira à trois jeunes chercheurs une bourse annuelle de 50 000 $ et une allocation de 5 000 $ pour frais de déplacement et autres, ainsi qu'une place de bureau et un ordinateur. Les trois premiers boursiers à bénéficier de ce nouveau programme seront accueillis dans les bureaux de la Fondation à Montréal, Toronto et Vancouver, où ils mèneront des travaux de recherche de solutions aux changements climatiques dans les domaines des transports, des énergies renouvelables et du savoir traditionnel autochtone.

Sous la direction du personnel et de mentors de la Fondation, chaque boursier devra mener un projet de recherche sur une année et participer à l'action et aux projets de la Fondation. Le personnel de la Fondation, pour sa part, veillera à favoriser le leadership, offrir du mentorat et aplanir les obstacles financiers de manière que les boursiers puissent se consacrer à la recherche de solutions à d'importants et complexes enjeux environnementaux.

David Suzuki, qui a été boursier pendant ses études, sait la valeur du soutien et de l'appui financier dont ont besoin les étudiants et chercheurs universitaires qui ont envie de voir leurs connaissances et leur formation s'appliquer à quelque chose d'utile.

« Quand j'ai été accepté au Amherst College du Massachusetts dans les années 1950, dit-il, j'ai pu y aller grâce à une bourse d'études bien garnie. J'y ai obtenu un baccalauréat spécialisé en biologie, et mon professeur Bill Hexter m'a fortement encouragé à poursuivre des études de génétique. Je me suis inscrit à l'Université de Chicago, où j'ai étudié et travaillé comme assistant de recherche auprès de Bill Baker, généticien spécialiste de la mouche à fruit, et j'ai ensuite obtenu une autre généreuse bourse d'études qui m'a permis de terminer mes études de doctorat en trois ans. En 1961, j'ai travaillé comme assistant de recherche dans le service de biologie du laboratoire Oak Ridge National Laboratory sous la direction de Dan Lindsley, un des grands experts mondiaux de la manipulation chromosomique. »

Les boursiers apprendront également des stratégies de communication et d'intéressement du public qui leur permettront, comme David Suzuki, de mieux diffuser et faire connaître les résultats de leurs recherches.

Les bourses sont offertes aux citoyens canadiens, ou étudiants étrangers ayant un visa de travail en règle, diplômés de maîtrise ou de doctorat, ou doctorants de dernière année.

« J'ai beaucoup de gratitude envers tous ceux qui m'ont aidé — académiquement et financièrement — tout au long de mes études, poursuit David Suzuki. J'espère aujourd'hui pouvoir aider à mon tour de jeunes étudiants et chercheurs brillants qui veulent mettre leurs connaissances au service de solutions à quelques-uns des graves enjeux environnementaux de notre époque. »

Pour de plus amples renseignements sur le processus de candidature, rendez-vous au bourses.davidsuzuki.org. Les candidatures seront acceptées jusqu'au 1er février 2017.

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Personnes-ressources
Manon Dubois, directrice des communications (Québec)
Fondation David Suzuki
514 679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Lancement de la 2e édition du concours « Prix Action David Suzuki »

Le 25 octobre 2016 | Affiché dans
Photo: Lancement de la 2e édition du concours « Prix Action David Suzuki »

La Fondation David Suzuki s'attend à recevoir des centaines de candidatures de groupes engagés qui courront la chance de gagner une bourse de 3000 $ et la visite de David Suzuki

Montréal — C'est avec grand enthousiasme que la Fondation David Suzuki lance la deuxième édition du « Prix Action David Suzuki », son concours populaire parrainé par le Mouvement Desjardins mettant en valeur les groupes citoyens ayant un impact concret et positif sur l'environnement et les communautés partout au Québec.

En soumettant leur projet, les citoyennes et citoyens québécois courent la chance de gagner une bourse de 3000 $ et de recevoir David Suzuki en visite dans leur communauté au printemps 2017. Le concours permettra aux finalistes et au grand gagnant de faire rayonner leur initiative écologique et d'inspirer leurs concitoyens partout dans la province à s'activer pour protéger l'environnement au plan local et régional.

Rappelons que le Prix Action a été conçu suite au succès retentissant de l'« Opération charme David Suzuki », un concours présenté par le Mouvement Desjardins et tenu en 2014 dans le cadre de la Tournée bleu Terre, auquel plus de 60 citoyennes et citoyens ont soumis leur projet écologique et lors duquel plus de 6000 personnes ont accordé leur vote sur Facebook.

À l'hiver 2016, la première édition du Prix Action connut un succès encore plus grand : plus de 200 soumissions de projet furent reçues et plus de 7400 votes du public récoltés, témoignant de la pertinence du concours ainsi que de la croissance incroyable d'un mouvement citoyen en plein essor au Québec. Parmi les projets soumis se trouvaient : jardins collectifs et communautaires, protection de boisés, de cours d'eau, et d'espèces menacées, festivals écologiques, activités de sensibilisation écologique, programmes de nettoyage des berges, projets d'agriculture urbaine, et bien plus encore.

« Nous avons été stupéfaits de constater le nombre de citoyennes et citoyens dans la province qui se mobilisent pour protéger leur environnement, indique Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Plus de 200 candidatures ont été soumises, alors que nous n'en attendions qu'une centaine! Cette observation nous a menés à un constat important : les instigateurs du vrai changement, ce ne sont pas les grandes organisations ou les personnalités, ce sont les gens ordinaires qui s'activent pour faire de choses extraordinaires. Le Prix Action permet de mettre en lumière ces individus remarquables et les impacts positifs qu'ont leurs projets au sein de nos communautés, en plus d'inspirer leurs concitoyens à se joindre au mouvement pour la protection de notre planète, aujourd'hui et pour les générations futures », affirme Monsieur Mayrand.

« Prendre activement part au développement social et économique des collectivités, dans le but de contribuer au développement durable, fait partie intégrante des valeurs du Mouvement Desjardins. Soutenir la Fondation David Suzuki dans ses activités est donc tout naturel, mais le Prix Action nous touche encore davantage vu son lien direct avec notre culture coopérative. En mettant en valeur les initiatives citoyennes en faveur de l'environnement, nous concrétisons notre volonté de léguer à nos générations futures un avenir encore meilleur. Une belle façon pour Desjardins d'enrichir la vie des gens et des collectivités », souligne Mme Pauline D'Amboise, vice-présidente Gouvernance, Responsabilité sociale et Secrétariat général au Mouvement Desjardins.

En raison de la popularité grandissante du concours et du nombre impressionnant de projets soumis en 2016, un jury choisira 10 finalistes plutôt que 8 pour cette 2e édition du concours, qui seront soumis au vote du grand public du 1er au 11 décembre. Les membres du jury incluent, parmi d'autres : un représentant du Mouvement Desjardins, une cofondatrice de l'épicerie zéro déchet LOCO, ainsi que Valérie Delage, intervenante communautaire à la Maison Coup de pouce à Trois-Rivières et grande gagnante du Prix Action en 2016.

Les citoyennes et citoyens sont invités à soumettre leur projet du 25 octobre au 8 novembre 2016 : www.davidsuzuki.org/fr/prix-action

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Renseignements :
Manon Dubois, directrice des communications (Québec)
Fondation David Suzuki
514 679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Imposition d'un prix aux émissions de CO2 : Le gouvernement fédéral doit aller de l'avant sans attendre l'unanimité

Le 4 octobre 2016 | Affiché dans

Montréal — L'annonce par le gouvernement fédéral de l'imposition d'un prix aux émissions de carbone à partir de 2018 marque le commencement d'une stratégie climatique nationale qui se fait attendre depuis longtemps. Malgré le fait que la plus grande partie de l'économie canadienne se fait déjà imposer un prix pour ses émissions de CO2, la mesure annoncée par le fédéral garantira que l'ensemble des provinces et territoires avanceront vers une économie sobre en carbone tout en assurant l'équité et la flexibilité entre les provinces. Malgré le retrait de trois provinces et un territoire de la rencontre des ministres de l'environnement à Montréal, le Canada doit aller de l'avant.

Le gouvernement fédéral devra également mettre en œuvre des mesures additionnelles pour atteindre ses objectifs de réduction des GES pour 2030, vu le prix relativement bas imposé au carbone. Les efforts additionnels pour réduire les émissions devraient aussi contempler la fermeture totale des centrales au charbon d'ici dix ans, l'obligation pour les fabricants automobiles de commercialiser des véhicules zéro émissions partout au pays, des investissements dans les énergies renouvelables et le transport en commun, ainsi que l'élimination des subventions au secteur des énergies fossiles, qui œuvrent délibérément contre l'imposition d'un prix au carbone.

« L'imposition d'un prix plancher pour le carbone est l'un des fondements de toute stratégie climatique efficace au Canada, mais des mesures additionnelles seront nécessaires pour respecter les engagements internationaux du Canada sur le climat », a affirmé Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Nous saluons l'appui du gouvernement du Québec à cette initiative et déplorons le retrait de plusieurs provinces de la rencontre des ministres de l'Environnement à Montréal. Le Canada ne peut plus se permettre d'attendre l'unanimité pour agir. Ceci équivaudrait à accorder un droit de véto à tous ceux qui veulent stopper notre transition énergétique. »

L'annonce spécifie que les fonds récoltés grâce à l'imposition d'un prix au carbone resteront dans les provinces et territoires où ils sont perçus, et que le système n'aura pas d'incidence sur les recettes du gouvernement fédéral. « Pour que cette mesure soit réellement efficace, une partie de l'argent perçu doit être réinvestie dans les technologies propres, des projets d'infrastructures et dans les énergies renouvelables », a conclu Karel Mayrand.

« Le prix plancher pour le carbone envoie un signal clair aux marchés : les technologies propres seront plus abordables et les technologies polluantes, plus coûteuses », explique Karel Mayrand. « Mais pour accélérer le passage à une économie décarbonisée, il est primordial de réinvestir dans des projets qui contribuent à réduire davantage nos émissions et qui solidifient les fondations d'une croissance propre pour le reste de ce siècle. »

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Pour plus d'information :
Diego Creimer, Fondation David Suzuki, 514-999-6743, dcreimer@davidsuzuki.org

Transport collectif : gestion au « cas par cas » sans aucun plan au ministère des Transports du Québec — TRANSIT demande l'intervention du premier ministre

Le 12 septembre 2016 | Affiché dans

Montréal, le 12 septembre 2016 — Réagissant à l'affirmation du cabinet de Laurent Lessard qu'« il n'y a pas présentement de politique des transports en commun sur la table » et [que] le Ministère gère les dossiers réclamant son attention « au cas par cas », l'Alliance TRANSIT dénonce cette mauvaise gestion et ce manque de vision qui sont contraires à la saine gouvernance et qui soumettent potentiellement des millions, voire des milliards de dollars à l'arbitraire. Le regroupement demande l'intervention du premier ministre Couillard.

Depuis la fin de la politique québécoise du transport collectif en 2011, c'est la première fois qu'un ministre des Transports affirme qu'il n'y a pas de plan présentement, et qu'il n'y en aura pas non plus dans un proche avenir ; c'est plus qu'inquiétant. L'Alliance TRANSIT demande au premier ministre Couillard de rectifier l'affirmation de son ministre et de s'engager à une nouvelle politique à long terme qui donnera un souffle nouveau aux transports collectifs et clarifiera la gestion des dossiers, pour éliminer le cas par cas et les dangers d'arbitraire.

Karel Mayrand, directeur de la Fondation David Suzuki au Québec : « On voyait déjà que le ministère des Transports souffrait d'immobilisme dans son incapacité à arriver au XXIe siècle. Il est invraisemblable que le responsable d'un si gros portefeuille ministériel gère ses dossiers au cas par cas. C'est un sérieux test de crédibilité pour le gouvernement que de démontrer sa capacité à assainir les pratiques et rajeunir la vision au ministère des Transports du Québec ».

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À propos de TRANSIT
Depuis sa création en août 2011, TRANSIT a fait état de plusieurs recommandations pour pallier la crise des transports et aider le gouvernement et les organisations de transports collectifs à atteindre leurs objectifs d'achalandage d'ici 2020, dont le rééquilibrage des investissements en transports (30% aux transports collectifs), multiplier par cinq le financement du développement de l'offre de service en transport collectif via le Fonds vert et l'utilisation du Fonds Chantiers Canada pour financer les projets de transports collectifs au Québec.


Source :
Philippe Cousineau Morin
514-799-1906
info@transitquebec.org

Transports collectifs : le projet de REM masque la dégradation du niveau de service partout au Québec

Le 8 septembre 2016 | Affiché dans
Photo: Transports collectifs : le projet de REM masque  la dégradation du niveau de service partout au Québec

Pour la rentrée, un million d'usagers réclament un coup de barre de la part du ministre Lessard

Montréal et Québec, le 8 septembre 2016 — Des usagers des transports collectifs de plusieurs régions du Québec, accompagnés des représentants de TRANSIT, l'Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec, se sont réunis en cette période de rentrée pour dénoncer des années de promesses non tenues et de dégradation des services de transports collectifs, partout au Québec. Diminution des services interurbains dans les régions éloignées, saturation des réseaux de transport collectif au cœur des grandes villes, fréquence insuffisante et service anémique en dehors des heures de pointe dans les couronnes, immobilisme dans les grands projets sous la responsabilité du gouvernement du Québec : un million d'usagers des transports collectifs en appellent à Laurent Lessard, nouveau ministre des Transports et de la Mobilité durable, pour donner le coup de barre qui s'impose.

Une situation qui se dégrade partout au Québec

Alors qu'ils contribuent à la lutte contre les changements climatiques et à faire du Québec une société plus prospère et en meilleure santé, les usagers des transports collectifs ont le sentiment d'être négligés par le gouvernement. « Nous en avons assez de devoir embarquer dans des métros et des autobus bondés », s'indigne Anne-Sophie Doré, usagère du transport en commun à Montréal. « On parle de la congestion liée aux travaux sur les routes, mais pour les usagers du transport en commun, c'est tous les jours la classe sardine. »

Les usagers et les organisations déplorent la stagnation de l'offre, voire sa diminution. Justine Brassard-Méthot, utilisatrice du transport en commun à Lévis, invite le gouvernement du Québec à faire les bons choix. « Je dois composer avec un service qui est inadéquat en dehors des heures de pointes. Les trajets ne sont pas toujours adaptés à mes déplacements et la liaison entre la ville de Québec et celle de Lévis est difficile. Je souhaite que le gouvernement du Québec priorise le projet de SRB et ne cède pas à la tentation de construire un troisième lien puisque ce n'est pas la bonne voie à suivre. »

Le REM, un projet prometteur, mais sans impact pour la grande majorité des usagers du Québec

Les usagers et les organisations notent que le projet de Réseau électrique métropolitain (REM) piloté par la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui prend actuellement toute la lumière, ne concerne qu'une minorité d'usagers des transports collectifs. « Le REM ne changera rien, ni en Gaspésie, ni à Québec, ni sur la ligne orange du métro de Montréal », rappelle Philippe Cousineau Morin, coordonnateur aux affaires publiques à Transport 2000 Québec.

Pour les usagers et les organisations, le projet de REM masque une détérioration générale de la situation des transports collectifs au Québec, attribuable en bonne partie au manque d'engagement et de leadership du gouvernement du Québec dans ce domaine. Ils soulignent que le gouvernement du Québec ne peut pas abdiquer sa responsabilité envers tous les usagers et se placer dans une position strictement attentiste, d'autant plus dans un contexte de lutte contre les changements climatiques. « En 2016, le MTMDET n'a toujours pas d'objectifs de réduction des GES, pas d'objectif de réduction de la consommation de pétrole et aucun objectif d'augmentation de la part modale des transports collectifs au Québec. Le ministère ne peut plus se cacher. Ce n'est pas le REM qui va permettre à lui seul d'atteindre la cible que le Québec s'est fixée pour 2030 », avertit Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki et membre du comité conseil sur les changements climatiques du gouvernement du Québec.

Un manque de leadership et des projets qui ne se réalisent pas

Partout au Québec, les villes sont en attente d'un leadership gouvernemental pour relancer le développement du transport en commun. Les usagers et les organisations déplorent notamment que les ambitieux projets de relance des transports collectifs issus des Plans d'aménagement et de développement des régions de Montréal et de Québec n'aient eu, pour la plupart, aucune suite.

À Montréal, l'année du transport collectif annoncée pour 2015 est restée lettre morte. « On est sans nouvelle du prolongement de la ligne bleue. Pour le SRB Pie IX, le mot « retard » n'est même plus adéquat », se désole Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville.

À Québec, le projet de réseau en site propre s'enlise depuis des années en l'absence de signal gouvernemental clair quant à son financement. « En attendant l'argent du gouvernement, il ne se passe rien, ni pour un tramway ou un SRB, ni pour améliorer le service ailleurs sur le territoire », renchérit Etienne Grandmont, directeur général d'Accès transports viables. Ce dernier rappelle que les augmentations de l'offre de service des dernières années ont été réalisées, faute d'argent neuf, en coupant dans l'amplitude et dans la fréquence de certains départs, voire en coupant carrément certains parcours moins achalandés.

Des années de promesses politiques sans lendemain : le nouveau ministre a l'occasion de laisser sa marque

« La rentrée 2016 marque la 5e année sans Politique québécoise des transports collectifs », rappelle Philippe Cousineau Morin. « Du côté du fédéral, on n'a pas attendu pour déployer des efforts importants en faveur de la mobilité durable. À l'inverse, pour le gouvernement du Québec, les transports collectifs semblent relégués au bas de la liste des priorités à court terme. »

Malgré l'augmentation des besoins, les budgets consacrés par Québec au transport collectif n'ont pas été actualisés depuis des années. Les usagers et les organisations déplorent que le gouvernement du Québec surfe depuis longtemps sur des politiques périmées pour vanter son leadership en matière de lutte contre les changements climatiques, tout en prétendant donner la priorité aux transports collectifs.

« Nous attendons depuis des années qu'un coup de barre soit donné par le gouvernement du Québec. En l'absence d'alternatives de mobilité durable, le parc automobile croit à un rythme deux fois plus rapide que la population. La congestion routière est devenue la norme ! », s'indigne Karel Mayrand. « Il est évident que l'électrification des transports ne suffira pas à inverser cette tendance. Un virage décisif doit être pris en faveur des transports collectifs et le MTMDET est le principal obstacle à un tel changement de paradigme. »

« En transport collectif, il est plus que temps que le gouvernement du Québec donne aux villes des objectifs clairs, et les moyens pour les atteindre », exhorte Christian Savard. Au-delà du projet de REM, les usagers et les organisations attendent du gouvernement du Québec des décisions structurantes et une contribution suffisante et garantie au développement de l'offre en transport collectif, partout au Québec.

Une politique québécoise de mobilité durable d'ici la fin 2016

L'Alliance, qui a sollicité une rencontre avec le ministre Lessard dès sa nomination, offre son entière collaboration pour accompagner le gouvernement du Québec dans le développement d'une politique de mobilité durable digne du 21e siècle, qui traduit une vision progressiste des transports avec des objectifs clairs.

Pour lire la lettre envoyée au ministre Lessard : http://www.transitquebec.org/2016/08/lettre-au-nouveau-ministre-des-transports-laurent-lessard/

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À propos de TRANSIT

Depuis sa création en août 2011, TRANSIT a fait état de plusieurs recommandations pour pallier la crise des transports et aider le gouvernement et les organisations de transports collectifs à atteindre leurs objectifs d'achalandage d'ici 2020, dont le rééquilibrage des investissements en transports (30 % aux transports collectifs), multiplier par cinq le financement du développement de l'offre de service en transport collectif via le Fonds vert et l'utilisation du Fonds Chantiers Canada pour financer les projets de transports collectifs au Québec.

Renseignements :

Olivier Lapierre
514.583.3868
Olapierre@copticom.ca

FICHE TECHNIQUE

Transports collectifs : le projet de REM masque la dégradation du niveau de service partout au Québec

Une 5e rentrée consécutive sans nouvelles pour l'amélioration des services de transports collectifs

En 2016, le gouvernement fédéral a bonifié un programme d'infrastructures généreux en ajoutant près d'un milliard de dollars pour les transports collectifs du Québec pour les 3 prochaines années. La phase II du même programme, pour les dix prochaines années, sera annoncée prochainement. À Québec, tous les œufs sont mis dans le panier de la Caisse de dépôt, pendant que les services se dégradent ou stagnent partout sur le territoire. L'amélioration des services a été mise au rencart depuis 5 ans.

Ministres qui se sont succédés depuis que la Politique québécoise du transport collectif est échue en 2011
• Sam Hamad (2011)
• Pierre Moreau (2011-12)
• Sylvain Gaudreau (2012-2014) — Stratégie de mobilité durable, avec report du cadre financier
• Robert Poëti (2014-2016)
• Jacques Daoust (2016)
• Laurent Lessard (2016)

Des engagements, des plans, des consultations qui ne se réaliseront jamais faute de financement en transports collectifs
• 2009-2010 : Consultations sur le Plan de mobilité durable de la Ville de Québec
• 2011 : Plan métropolitain d'aménagement et de développement de la région de Montréal : 23G$ de projets en transports collectifs d'ici 2020
• 2011: Le Plan de mobilité durable recommande la réalisation d'un tramway à Québec au coût de 1,5 G$, livré en 2016; Plan métropolitain d'aménagement et de développement de la région de Québec
• 2012 : Consultation sur le financement des transports collectifs — Recommandations de la région métropolitaine au gouvernement pour assurer le financement des projets
• 2013 : Exercice de priorisation de la CMM pour déterminer les projets de transports collectifs prioritaires : 14G$ de projets sur la décennie
• 2015 : Engagement du maire Coderre à faire de l'année 2015, l'année des transports collectifs
• 2015 : Le gouvernement du Québec adopte une cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre de -37,5% (sous le niveau de 1990) pour 2030. Le transport est la source n°1 des émissions de GES (45%) et le seul secteur qui n'a, à ce jour, pas contribué aux efforts de lutte contre les changements climatiques (+25% d'émissions depuis 1990).
• 2015 : Étude de faisabilité recommandant un SRB à Québec et Lévis au coût de 1,3 G$, livré en 2025.
• 2015 : baisse de 3% de l'achalandage à Québec, après stagnation de l'achalandage à 46 M de déplacements entre 2012 et 2014
• Janvier 2016, municipalités, gens d'affaires et écologistes, réunis sous l'Alliance SWITCH, ont réclamé un plan d'action gouvernemental en transport pour réduire les GES et favoriser une économie verte .
• 2016 : Le gouvernement du Québec dépose un projet sur la politique énergétique visant à atteindre les objectifs ambitieux de réduction d'émissions de GES; la contribution du ministère des Transports est inexistante.

Des acteurs de tous les milieux qui attendent toujours l'action du gouvernement en transport collectif
• « Les transports collectifs sont sous-financés » : Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Fédération des travailleurs du Québec, AQTIM, Laval, Longueuil, St-Bruno (à l'occasion des audiences du projet de loi 76)
• « Il faut un plan d'action pour des transports faibles en carbone » : Conseil du patronat du Québec, Union des municipalités du Québec, Équiterre, Gaz Métro, Fondation David Suzuki, Cycle capital management et autres membres de l'Alliance SWITCH.
• « Le transport collectif est le chaînon manquant de la stratégie climatique de Québec » : Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ), Greenpeace Québec, Transport 2000, Équiterre, l'Union des producteurs agricoles, l'Association pour la santé publique du Québec, la Fondation David Suzuki, Vivre en Ville, la Coalition québécoise sur la problématique du poids, Vélo Québec et l'Union des consommateurs.
• Des personnalités exigent de meilleurs transports collectifs : l'entrepreneur Alexandre Taillefer, l'éditorialiste en chef de la Presse François Cardinal, des instituts de recherche tels l'IRIS, l'IREC, etc.

Une 5e rentrée consécutive sans nouvelles pour l'amélioration des services de transports collectifs
• Politique du transport collectif échue. La Politique québécoise du transport collectif (PQTC), annoncée en 2006, ciblait, pour 2011, une offre de service accrue de 16% pour une augmentation de l'achalandage de 8%. Pour y arriver, différents programmes de soutien à hauteur de 130M$/an proviennent du Fonds vert. Les résultats 2011 ont fait état d'une hausse de l'offre de service de 23% et d'achalandage de 11%, un incroyable succès. Or, le financement de la nouvelle offre de service en TC stagne depuis 2011. Le gouvernement se contente de reconduire annuellement le cadre actuel, sans nouveaux budgets supplémentaires . La rentrée 2015 est la 5e rentrée sans nouveaux budgets pour les TC. De plus, dans les modalités actuelles, le programme ne répond plus aux besoins des municipalités, si bien que des villes ont dû rembourser à Québec des subventions perçues .
• Des automobiles en forte hausse. En perspective, la hausse du parc automobile (données de la SAAQ) a été également de 11% sur la même période. La population métropolitaine de Montréal (RMR) a cru de 5% entre 2006 et 2011 . Les équipements et les infrastructures doivent desservir un bassin de plus en plus grand et sont saturés.
• Des transports collectifs vétustes. En février 2014, la Stratégie nationale de mobilité durable annonçait un ajout de 1 milliard de fonds aux infrastructures sur 6 ans provenant des enveloppes du réseau routier. Ce transfert, qui ne sert qu'au maintien des infrastructures, a été confirmé dans le budget du nouveau gouvernement en juin 2014. Il ne répond cependant pas du tout à la question du développement de l'offre de service.
• Les grands axes de transports sont à surcapacité. Radio-Canada précisait en février 2016 la difficile situation vécue par plusieurs usagers dans le grand Montréal. Les effets de coupures de services dans les années précédentes et d'une hausse des usagers créent un paradoxe difficile à concilier dans les réseaux.
• Un marché du carbone en plein essor. Malgré les revenus quasiment doublés du Fonds vert provenant du marché du carbone, et les sommes annoncées de 250 M$/an au Plan d'action sur les changements climatiques pour les nouveaux services de transport collectif, le programme de soutien stagne à 130 M$/an. En 2015-16, le Fonds vert accumulera des revenus de 795 M$ (source : budget des fonds spéciaux).
• Une nouvelle gouvernance pour Montréal. La nouvelle gouvernance vise à améliorer la planification régionale, clarifier l'imputabilité des élus et diminuer le nombre de différents titres de transport. À court terme, elle n'a donc pas d'impacts sur la réalité vécue par les usagers.
• Un réseau sans précédent par la Caisse de dépôt. Le gouvernement a mis tous ses œufs dans la Caisse pour la région montréalaise. Projet prometteur certes, mais qui ne touche qu'une petite portion des usagers de la grande région, alors que perdurent des situations d'entassement ou de service déficient.

Les besoins en croissance?

Les grands réseaux de transports collectifs sont bondés, les routes congestionnées et les travaux d'infrastructures, innombrables. Dans une économie du savoir basée sur la mobilité, les grandes villes du Québec ont besoin d'offrir plus d'options de mobilité.
Données :
• L'achalandage a fortement cru entre 2006 et 2011 (de 11%), avec l'élan donné par la Politique québécoise du transport collectif. Or, vu l'absence de nouvelle impulsion depuis 2011, cet achalandage s'essouffle depuis 2013, et on voit dans la dernière Enquête Origine-Destination de la région de Montréal que la part de marché des transports collectifs est stable. En 2015, l'achalandage a cru de 0,4%
• En perspective, la hausse du parc automobile (données de la SAAQ) a été également de 11% sur la même période. La population métropolitaine de Montréal (RMR) a cru de 5% entre 2006 et 2011 . Les équipements et les infrastructures doivent desservir un bassin de plus en plus grand et sont saturés.
• La congestion sur les routes ne diminue pas, et de nombreux chantiers ne sont pas encore commencés (Métropolitaine, Tunnel LHL, échangeur Turcot, pont Champlain, etc.)
• Les populations de Laval, Laurentides, Lanaudière, Montréal, Montérégie et Capitale-Nationale croissent plus rapidement que la moyenne de la population québécoise

Le fédéral investit des sommes importantes
• Le nouveau gouvernement de Justin Trudeau a promis un plan fédéral d'investissements en transports collectifs et en infrastructures sur 10 ans
• La phase I, sur trois ans, a été annoncée, et est déjà très ambitieuse. Près d'un milliard supplémentaire sur cette période sera disponible au Québec pour les projets priorisés.
• La phase II sera annoncée dans les prochaines mois.

Pesticides tueurs d'abeilles — Des groupes de défense de l'environnement vont en cour

Le 6 juillet 2016 | Affiché dans

Il a été démontré que les néonicotinoïdes sont liés à l'effondrement des populations d'abeilles et au déclin des populations de pollinisateurs

TORONTO, MONTRÉAL, 6 juillet 2016 — Des groupes de défense de l'environnement ont décidé d'aller en cour pour plaider la cause des pollinisateurs menacés par une catégorie de pesticides toxiques.

La Fondation David Suzuki, les Amis de la Terre Canada, Ontario Nature et le Wilderness Committee s'intéressent depuis un moment à la démonstration scientifique du lien entre les pesticides néonicotinoïdes et l'effondrement des populations d'insectes pollinisateurs. Il est temps, affirment ces organismes, que le Canada se rende à l'évidence.

Les avocats d'Ecojustice représentant les groupes en question prétendent qu'un certain nombre de pesticides contenant deux molécules actives de néonicotinoïdes (la clothianidine et le thiaméthoxame) sont homologués illicitement au Canada.

Ils allèguent que l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) n'a pas assumé ses responsabilités légales d'organisme de réglementation. Plus précisément, l'Agence a négligé depuis plus d'une décennie de s'assurer qu'elle dispose de l'information scientifique pertinente et nécessaire pour évaluer les risques que posent les pesticides pour l'environnement, et particulièrement à l'endroit des pollinisateurs. Selon la Loi sur les produits antiparasitaires du Canada, l'Agence ne doit homologuer un pesticide que si elle a une « certitude raisonnable » qu'il ne causera pas de tort à l'environnement.

Les avocats soulignent également que nombre de pesticides à base de thiaméthoxame sont homologués depuis des années au Canada sans même qu'une consultation publique — exigée par la Loi — n'ait été tenue sur le sujet.

Les groupes de défense de l'environnement demandent donc à la cour de déclarer invalide l'homologation de ces pesticides à base de clothianidine et thiaméthoxame. Seuls les pesticides validement homologués peuvent être utilisés au Canada.

Charles Hatt, avocat, Ecojustice : « L'ARLA a fait celle qui n'a rien vu, rien entendu et s'est contentée d'homologuer et ré-homologuer ces pesticides néonicotinoïdes sans s'intéresser à l'information scientifique sur les risques qu'ils peuvent poser aux pollinisateurs. »

Anne Bell, directrice de la conservation et de l'éducation, Ontario Nature : « Les pollinisateurs sont essentiels à nos écosystèmes, et leur déclin est très inquiétant. Une multitude de plantes — dont celles qui produisent les fruits, les légumes, les noix, et 90 pour cent des plantes produisant des fleurs — ont besoin des pollinisateurs pour se reproduire et s'épanouir. »

Gwen Barlee, directrice des politiques nationales, Wilderness Committee : « Les populations de pollinisateurs sont en chute libre, et la recherche scientifique affirme que les néonicotinoïdes sont étroitement liés à ce déclin. Alors pourquoi l'ARLA continue-t-elle d'en autoriser l'usage et la vente? Il faut absolument interdire l'usage de ces pesticides tueurs d'abeilles dans le milieu agricole au Canada. »

Beatrice Olivastri, directrice générale, Amis de la Terre Canada : « Dans l'Union européenne, en France et même en Ontario, les décideurs ont déjà commencé à restreindre considérablement l'usage des néonicotinoïdes. Il est grand temps que le Canada saute dans le train et prenne des mesures pour protéger les pollinisateurs. »

Jean-Patrick Toussaint, Ph. D., chef des projets, Fondation David Suzuki : « La province de Québec a récemment annoncé sa prochaine stratégie sur les pesticides et prévoie réduire l'utilisation des néonicotinoïdes, notamment en agriculture. L'Ontario a également adopté des restrictions très strictes à l'égard de l'utilisation de ces mêmes pesticides en agriculture. Nous espérons que cette poursuite poussera le gouvernement fédéral à agir lui aussi dans ce sens et à répondre ainsi à l'inquiétude des citoyens face à la situation d'extrême précarité des pollinisateurs au Canada. »

À propos des néonicotinoïdes :

  • Les néonicotinoïdes sont les insecticides les plus utilisés dans le monde.
  • Les néonicotinoïdes sont des pesticides systémiques. Une fois appliqués, ils se répandent dans le système vasculaire des plantes — des racines aux feuilles et au pollen. On ne peut retirer les néonicotinoïdes d'une plante en la lavant ni en la pelant.
  • Les recherches indiquent que les néonicotinoïdes ont joué un rôle important dans l'effondrement des populations d'abeilles, et que les pesticides s'attaquent aux fonctions métaboliques, immunitaires et reproductives des abeilles, en plus de perturber leur comportement de recherche de nourriture et leur sens de l'orientation.
  • Les néonicotinoïdes pénètrent le sol et l'eau et contaminent l'environnement, exposant ainsi une multitude d'espèces terrestres et aquatiques à leurs effets toxiques.

Personnes-ressources pour les médias :

En français :

Manon Dubois, directrice des communications, Fondation David Suzuki
514 679-0821 (cellulaire) | mdubois@davidsuzuki.org

En anglais :

Charles Hatt, avocat, Ecojustice
416 368 7533 × 524 | chatt@ecojustice.ca

Anne Bell, directrice de la conservation et de l'éducation, Ontario Nature
416 444 8419 × 239 (bureau) | 416-659-2339 (cellulaire) | anneb@ontarionature.org

Beatrice Olivastri, directrice générale, Amis de la Terre Canada
613 724 8690 (cellulaire)

Gwen Barlee, directrice des politiques nationales, Wilderness Committee
604-202-0322 (cellulaire), | gbarlee@gmail.com

Entente Canada-Québec en matière d'infrastructures : La Fondation David Suzuki accueille favorablement ce pas dans la bonne direction

Le 5 juillet 2016 | Affiché dans

Montréal, le 5 juillet 2016 — L'annonce conjointe du premier ministre du Canada, M. Justin Trudeau, et le premier ministre du Québec, M. Philippe Couillard, d'une entente sur les investissements pour le Fonds de transport en commun ($924 millions) ainsi que pour le Fonds d'eau potable et le traitement des eaux usées ($364 millions) est accueillie avec enthousiasme par la Fondation David Suzuki (Fondation). Pour la Fondation, il s'agit là non seulement d'un pas dans la bonne direction, mais également d'une opportunité pour le gouvernement Québec à saisir la balle au bond et investir davantage en transport en commun.

« Les investissements annoncés aujourd'hui sont bienvenus alors que le secteur des transports contribue à près de 45% des émissions de gaz à effet de serre au Québec. En misant de la sorte sur les transports collectifs, Ottawa envoie non seulement un signal clair quant à son intention de créer un futur plus durable pour les communautés, mais donne également le ton quant à la direction que le Québec et l'ensemble des provinces devraient prendre », d'expliquer Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

Les investissements en infrastructures pour l'eau potable et le traitement des eaux usées sont également accueillis positivement par la Fondation. « Suite au déversement des eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent l'an dernier, les Québécoises et Québécois ont été exposés aux problèmes associés aux infrastructures pluviales défaillantes à Montréal et au Québec. Il est donc important d'investir à ce niveau. Plus important encore, serait d'investir dans la protection et mise en valeur des milieux naturels qui constituent également de véritables infrastructures naturelles au même titre que les infrastructures bâties », de conclure M. Toussaint.

La Fondation rappelle à nouveau qu'il serait crucial pour les gouvernements fédéral et provincial d'investir dans la mise en valeur des infrastructures naturelles partout au pays. De tels investissements contribueraient à rendre les municipalités et provinces plus résilientes face aux changements climatiques, tout en améliorant la qualité de vie des citoyennes et citoyens.

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Décret de protection d'urgence annoncé par Environnement Canada

Le 22 juin 2016 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki salue la décision du gouvernement fédéral d'émettre un décret d'urgence

Montréal, le 22 juin 2016 — Après des années d'une lutte digne de David et Goliath, voilà que le ministère de l'environnement fédéral a rendu officiel sa décision d'émettre un décret d'urgence afin de sauvegarder la rainette faux-grillon des griffes d'un important projet immobilier à La Prairie. Ce minuscule amphibien de 2,5cm, dont l'habitat essentiel est menacé par le projet immobilier, fait partie de la liste des espèces en péril et menacées des gouvernements fédéral et provincial.

La Fondation David Suzuki (Fondation) salue cette décision du gouvernement fédéral qui devrait interdire toute activité pouvant porter atteinte à la grenouille et, plus particulièrement, son habitat essentiel qui s'est vu fragmenté au cours des dernières années.

Une décision sans précédent : le ton est donné

Cette décision fédérale survient alors que le gouvernement du Québec n'a pas été en mesure de pleinement protéger cette espèce emblématique, bien que celle-ci soit listée sur la liste des espèces menacées et vulnérables du Québec. Il s'agit d'une mesure sans précédent, puisque c'est la première fois qu'une telle décision fédérale est prise pour une espèce en péril dont l'habitat est localisé en terres privées.

Pour Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation, « cette décision historique nous donne espoir que la protection des espèces en péril fait réellement partie des priorités du gouvernement fédéral. Nous espérons que cela fasse boule de neige et que la province de Québec emboîte le pas à une telle décision alors que d'autres espèces menacées dont l'habitat est à risque sont répertoriées ici et là, notamment dans la région du Grand Montréal ».

La Fondation se réjouit de cette décision fondée sur la science et l'application des lois environnementales. La Fondation tient enfin à rappeler que plusieurs autres intervenants ont œuvré de longue date afin que ce décret d'urgence soit adopté, notamment le Centre québécois du droit de l'environnement (CQDE) et Nature Québec qui exigent un tel décret depuis 2013.

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Premier Sommet sur les infrastructures naturelles du Grand Montréal

Le 20 juin 2016 | Affiché dans

VERS UN PLAN D'ACTION MÉTROPOLITAIN

Montréal, le 20 juin 2016 — Le premier Sommet sur les infrastructures naturelles du Grand Montréal s'est conclu vendredi sur un constat principal: les milieux naturels constituent un réseau d'infrastructures stratégiques pour renforcer la résilience des villes face aux changements climatiques et doivent bénéficier des sources de financement accessibles aux programmes d'infrastructures. Les échanges et les débats alimenteront la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) dans la rédaction d'un projet de plan d'action métropolitain qui sera déposé cet automne et qui visera l'atteinte de l'objectif de protection de 17 % du territoire du Grand Montréal.

Comme l'a déclaré le maire de Montréal et président de la CMM, monsieur Denis Coderre, « Le Sommet sur les infrastructures naturelles du Grand Montréal a été l'occasion de fructueux échanges. Un large consensus se dégage quant à la pertinence de faire du Grand Montréal un leader dans la protection, la mise en valeur et le développement des infrastructures naturelles. Je reçois positivement le vœu que se multiplient les collaborations avec le monde municipal ».

Investir pour nos infrastructures naturelles

La nécessité d'investir dans la protection, la mise en valeur et le développement des infrastructures naturelles est l'enjeu central soulevé lors du Sommet. « Le rôle des municipalités est clé. Les gouvernements du Québec et du Canada doivent leur offrir un soutien financier afin de permettre l'acquisition, la protection, la gestion, la mise en valeur et la pérennisation des milieux naturels. Alors qu'il se lance dans un grand programme d'investissements publics, le gouvernement du Canada devrait consacrer 1 % de ses investissements en infrastructures aux infrastructures naturelles dans une approche de complémentarité avec les infrastructures traditionnelles. De la même manière, le gouvernement du Québec devrait utiliser le fonds vert comme levier pour développer un réseau d'infrastructures naturelles dans le Grand Montréal. », affirme Karel Mayrand, directeur général pour le Québec et l'Atlantique de la Fondation David Suzuki.

Plus de 200 élus, professionnels, scientifiques, entrepreneurs et environnementalistes se sont penchés sur quatre thématiques : Les outils de mise en œuvre et de valorisation des infrastructures naturelles, la mobilisation et la concertation des différents intervenants, l'aménagement du territoire et des infrastructures naturelles, ainsi que la résilience et l'adaptation aux changements climatiques.

Rappelons que les infrastructures naturelles représentent tous les éléments de la nature, de l'arbre à la Trame verte et bleue en passant par les milieux humides, qui fournissent des services, tels la prévention d'inondations et la lutte aux îlots de chaleur, aux résidents de la région métropolitaine.

Cet évènement, organisé par la Fondation David Suzuki et la Communauté métropolitaine de Montréal, a été rendu possible grâce à l'appui de l'Université du Québec en Outaouais, de l'Université McGill, du Centre sur la science de la biodiversité du Québec (CSBQ), du Mouvement Ceinture Verte (MCV), du Centre d'Étude de la Forêt (CEF), de l'Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT) de la Chaire CRSNG/Hydro-Québec sur la croissance des arbres en milieu urbain, du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada et d'Intact Corporation financière, partenaire financier de la Fondation David Suzuki.

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SOMMET SUR LES INFRASTRUCTURES NATURELLES DU GRAND MONTRÉAL

Le 2 juin 2016 | Affiché dans

Des experts de New York, Toronto et Ottawa, des élus et des scientifiques parmi les conférenciers invités

Montréal le 2 juin 2016 — La Fondation David Suzuki et la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) dévoilent la programmation complète du Sommet sur les infrastructures naturelles du Grand Montréal, qui se tiendra les 16 et 17 juin à l'UQAM sous le thème « S'investir pour renforcer la résilience de nos villes face aux changements climatiques ».

Le maire de Montréal et président de la CMM, M. Denis Coderre, donnera le coup d'envoi à cet évènement. « Pour la CMM, protéger, mettre en valeur et développer les infrastructures naturelles fait partie des priorités. Avec la Trame verte et bleue, nous entendons atteindre l'objectif de protéger 17% du territoire du Grand Montréal. Le Sommet sur les infrastructures naturelles du Grand Montréal rassemble une diversité d'acteurs qui ont un intérêt commun : identifier des actions pour renforcer la résilience de nos villes face aux changements climatiques », résume-t-il.

L'apport de la communauté scientifique
Près de 30 conférenciers et panélistes, dont des chercheurs de haut niveau et des experts nord-américains, partageront leur perspective sur le rôle clé des infrastructures naturelles pour renforcer la résilience des villes face aux changements climatiques.

« Ce Sommet donne l'opportunité aux scientifiques de partager leurs connaissances avec les professionnels de l'aménagement et les élus. Plusieurs outils peuvent être mis à contribution pour renforcer la résilience de nos villes, que ce soit pour l'aménagement de quartiers verts, la mise en œuvre de corridors verts ou les plans de foresterie en milieu urbain », explique M. Jérôme Dupras, professeur, Département des sciences naturelles, chercheur, Institut des sciences de la forêt tempérée, Université du Québec en Outaouais.

Parmi les conférenciers et panelistes qui prendront la parole : M. Paul Shrivastava, directeur exécutif, Future Earth, M. David Cooper, secrétaire exécutif adjoint, Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, M. Derick Tonning, directeur adjoint en Ingénierie au Département de la Protection environnementale et du Bureau des infrastructures vertes, Ville de New York, M. Faisal Moola, directeur général, Ontario et Territoires du Nord, Fondation David Suzuki, M. Andrew Gonzalez, professeur, Université McGill et directeur du Centre de la science de la biodiversité du Québec et Mme Sara Jane O'Neill, associée de recherche principale, Sustainable Prosperity.

L'évènement sera animé par Mme Chantal Srivastava, journaliste à l'émission Les années lumières de la radio de Radio-Canada.

La mobilisation des élus, des entreprises et des groupes environnementaux
Avec la contribution de la Table des maires et des mairesses pour la protection et la mise en valeur des milieux naturels du Grand Montréal, de Nature Action Québec, du Conseil régional de l'environnement de Montréal, de l'Union des producteurs agricoles, de la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain, de la Soverdi, du Technoparc et des Amis de la montagne, les participants contribueront à identifier des actions à mettre de l'avant dans le Grand Montréal pour assurer la protection, la mise en valeur et le développement des infrastructures naturelles et répondre aux enjeux d'adaptation aux changements climatiques, de mise en œuvre et de valorisation, de concertation entre les parties prenantes et de conciliation des usages.

« La fenêtre d'opportunité est limitée pour protéger et développer les infrastructures naturelles dans le Grand Montréal, qui rendent des services essentiels en milieu urbain. Afin de maximiser les efforts de tous les acteurs, les infrastructures naturelles doivent faire partie intégrante des investissements et de la planification urbaine, au même titre que les infrastructures bâties », conclut Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec.

Le Sommet est rendu possible grâce à l'appui de l'Université du Québec en Outaouais, de l'Université McGill, du Centre sur la science de la biodiversité du Québec (CSBQ), du Mouvement Ceinture Verte (MCV), du Centre d'Étude de la Forêt (CEF), de la Chaire CRSNG/Hydro-Québec sur la croissance des arbres en milieu urbain, du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada et d'Intact Corporation financière, partenaire financier de la Fondation David Suzuki.

Pour s'inscrire :
https://www.eventbrite.ca/e/billets-sommet-sur-les-infrastructures-naturelles-du-grand-montreal-24405853565?aff=web

Pour consulter le programme et obtenir plus d'informations sur le Sommet :
www.sommetin.org

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