Communiqués de presse

COMMUNIQUÉ CONJOINT — REM : création d'une fiducie foncière à Brossard

Le 21 mars 2017 | Affiché dans

Le territoire agricole protégé grâce à une proposition d'Équiterre, la Fondation David Suzuki, Vivre en Ville et le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec

Montréal - Équiterre, la Fondation David Suzuki, Vivre en Ville et le RNCREQ saluent l'entente innovante annoncée aujourd'hui par CDPQ-Infra, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et l'Union des producteurs agricoles (UPA) pour la protection du territoire agricole autour du terminus à Brossard prévu pour le projet du Réseau électrique métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt et placement. L'annonce d'aujourd'hui vise à créer une fiducie foncière autour dudit terminus de façon à protéger le territoire agricole et limiter l'étalement urbain.

Les groupes écologistes avaient donné un appui conditionnel au REM lors des audiences du BAPE en septembre 2016. Parmi les quatre conditions énoncées, la première était d'ajouter des liens avec le métro de Montréal, ce qui a été fait avec trois nouvelles stations, soit les stations de McGill, du Bassin Peel et celle d'Édouard-Montpetit. La deuxième condition présentée au BAPE concernait la protection du territoire agricole.

«L'arrivée d'une infrastructure telle que le REM aux portes de la zone agricole aurait mis beaucoup de pression sur les terres environnant le terminus Rive-Sud », rappelle Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville. « Les outils de protection habituels de protection du territoire agricole ne nous apparaissaient pas suffisants face à ce risque. Nous sommes satisfaits de voir que les différentes parties ont pris au sérieux cette menace et développé une approche innovante», se félicite-t-il.

«Nous tenons à saluer cette entente importante visant à protéger le territoire agricole et freiner l'étalement urbain, deux enjeux très importants aux yeux d'Équiterre, a déclaré Steven Guilbeault, directeur principal d'Équiterre. Nous sommes d'autant plus heureux que nous avions, avec nos partenaires Vivre en Ville et le RNCREQ, fait cette proposition lors des audiences du BAPE et de discussions subséquentes avec la Caisse et qu'il s'agit d'une première au Québec pour ce type de projet», a-t-il ajouté.

«La création de cette fiducie est un progrès indéniable pour favoriser l'intégration et l'acceptabilité du projet de REM. Cette initiative de la Caisse rappelle d'ailleurs le besoin de se doter, au Québec, d'outils structurants qui permettront d'observer les enjeux reliés aux territoires agricoles et garantir leur protection», a déclaré pour sa part Vincent Moreau, directeur général du RNCREQ.

Pour Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, il s'agit d'un autre pas dans la bonne direction. «Nous avions demandé qu'il n'y ait aucune perte nette de terres agricoles autour de la station terminale de la Rive-Sud. C'est ce que nous offre cette fiducie. Dans le même esprit, nous espérons que les milieux naturels en bordure des antennes du REM seront aussi protégés par la Ville de Montréal, le gouvernement du Québec et d'autres partenaires.»

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Pour plus d'information :
Diego Creimer, Communications 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org

RÉACTION — Résultats décevants de l'inventaire de GES en 2014: Québec doit revoir sa stratégie climat et adopter une politique de mobilité durable

Le 10 mars 2017 | Affiché dans

Montréal - À la suite de la diffusion ce matin des résultats de l'inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre (GES) en 2014, Karel Mayrand, directeur de la Fondation David Suzuki pour le Québec et l'Atlantique et membre du comité-conseil du gouvernement du Québec sur les changements climatiques, a déclaré :

«La tendance des trois dernières années est très inquiétante. Alors que le rythme des réductions devrait s'accélérer, le Québec fait du surplace et risque de rater ses cibles à l'interne pour 2020 et 2030.»

«Cette tendance ne pourra pas être inversée sans un coup de barre majeur dans la stratégie climat du gouvernement, notamment dans le secteur des transports qui représente 41% des émissions de GES au Québec. Il semble de plus en plus évident que le plan d'action sur le climat 2013-2020 et les actions menées à travers le fond vert ne livrent pas des réductions d'émissions suffisantes pour l'atteinte des objectifs du Québec. Nous offrons notre collaboration au gouvernement pour revoir l'ensemble de la stratégie climat du Québec et adopter le plus rapidement possible une politique de mobilité durable.»

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Pour plus d'information:
Diego Creimer, communications, dcreimer@davidsuzuki.org 514-999-6743

Le Comité de la Chambre des communes débute les audiences sur les pesticides néonicotinoïdes sous une influence disproportionnée de la part de l'industrie

Le 6 mars 2017 | Affiché dans

**Version mise à jour à 15h HE à la suite des derniers développements à la Chambre des communes**

Une coalition d'ONG qui demande l'interdiction des néonicotinoïdes pour protéger la biodiversité et la sécurité alimentaire à long terme invitée à participer à la toute dernière minute

Ottawa — Des groupes environnementaux, des défenseurs de la santé et des mouvements de mobilisation soulèvent leurs inquiétudes devant l'évaluation partiale de la proposition d'abandon graduel des pesticides composés d'imidaclopride, l'un des trois insecticides controversés largement utilisés de la classe des néonicotinoïdes (« néonics »). L'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) du Canada a proposé l'abandon graduel des principales utilisations de l'imidaclopride d'ici trois à cinq ans, après qu'une évaluation environnementale ait mis au jour des niveaux dangereux du produit chimique contaminant l'environnement.

Le Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire de la Chambre des communes a demandé la prolongation de la période de commentaires afin d'étudier la proposition, dont les audiences débuteront mardi. L'avis publié sur le site Web du comité pour la rencontre de mardi mentionne CropLife Canada (l'association commerciale de l'industrie des pesticides), aux côtés de Syngenta Canada et de Bayer CropScience Inc. (des fabricants de pesticides néonics) comme témoins. Des représentants de l'ARLA et d'Agriculture et agroalimentaire Canada sont également invités à être présents. Environnement et Changement climatique Canada ne se retrouve pas dans la liste des témoins. Aucun des groupes à l'origine du présent communiqué de presse n'avait été invité à participer aux audiences. Une heure après la diffusion de la version originale ce matin, la Fondation David Suzuki a reçu une invitation à témoigner devant le comité. »

« Il semble que le Comité ait décidé de ne donner la parole qu'aux lobbyistes de l'industrie, qui sont contre la restriction des pesticides. Il est inquiétant de constater que les enjeux environnementaux se retrouvent en bas de la liste de priorités », mentionne Sidney Ribaux, directeur général d'Équiterre.

« Les scientifiques indépendants mettent en garde contre l'utilisation massive de néonics, car ceux-ci menacent de nombreuses espèces », explique Lisa Gue, analyste senior des politiques en santé environnementale de la Fondation David Suzuki. « Nous recommandons vivement à l'ARLA d'entériner sa décision sur l'abandon graduel de l'imidaclopride, de devancer l'échéancier et d'entreprendre des actions parallèles pour l'interdiction des autres néonics. »

« Il y a eu un appui massif du public en faveur de la proposition du Canada d'interdire l'un des néonics les plus nocifs », ajoute Liz McDowell, directrice de campagne pour SumOfUs. « Les gens savent que l'utilisation répétée de ces produits chimiques n'est ni nécessaire ni durable, et ils ne veulent pas voir les lobbyistes de l'industrie aller contre une mesure de cette importance. »

Plus de cinq millions de personnes, dont des centaines de milliers de Canadiens, ont signé les pétitions d'Avaaz et de SumOfUs réclamant l'interdiction des néonics et déjà plus de 110 000 Canadiens ont soumis des commentaires individuels à l'ARLA en soutien à l'interdiction de l'imidaclopride.

La mortalité massive d'abeilles liée à l'utilisation des néonics en agriculture a motivé les chercheurs et les organismes de régulation du monde entier à réévaluer les pesticides ces dernières années. En 2015, le Task Force on Systemic Pesticides, un groupe de travail international regroupant des scientifiques indépendants, a évalué plus de 1 000 études scientifiques sur les néonics. Ils y ont trouvé la preuve évidente de leur nocivité pour les abeilles et autres pollinisateurs, les invertébrés terrestres tels que les vers de terre, les invertébrés aquatiques et les oiseaux. Le groupe de travail a sonné l'alarme au sujet de ces pesticides qui détruisent des services écologiques comme la pollinisation, lesquels s'avèrent essentiels à une sécurité alimentaire à long terme. Les dernières recherches montrent que les néonics et leurs résidus sont potentiellement nocifs pour la santé humaine.

L'Union européenne interdit partiellement les trois néonics, y compris l'imidaclopride et la France a récemment adopté une loi interdisant tous les néonics à partir de septembre 2018.

Au Canada, l'ARLA a réévalué l'imidaclopride l'année dernière et a conclu que son utilisation n'était pas durable en raison des risques pour les écosystèmes aquatiques. Les résultats de l'évaluation environnementale démontrent la présence d'imidaclopride dans les lacs et rivières du Canada à des niveaux considérés comme nocifs pour les insectes aquatiques essentiels à la santé des écosystèmes aquatiques. L'évaluation n'a pas pris en compte les risques pour les pollinisateurs, pour lesquels l'ARLA mène une évaluation dans un processus distinct, en partenariat avec l'Environmental Protection Agency (EPA) aux États-Unis, laquelle se déroule depuis 2012.

« Nous aimerions voir une action rapide pour contrer la contamination de l'environnement par l'imidaclopride », plaide John Bennet du groupe des Ami(e)s de la Terre. « Aucun argument scientifique ne justifie sa présence sur le marché pour un autre trois à cinq ans. »

Le directeur de campagne d'Avaaz, Danny Auron, ajoute que « ce produit chimique menace la fragile toile de la vie, des insectes aquatiques aux abeilles et aux oiseaux. C'est pourquoi des millions de personnes pressent le gouvernement de placer la protection des abeilles, de la population et de l'environnement devant les intérêts toxiques de l'industrie. »

L'ARLA se penchera jusqu'au 23 mars 2017 sur la proposition d'abandon graduel de l'imidaclopride, avant d'émettre une décision définitive plus tard dans l'année.

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Diffusé au nom des groupes suivants :

● Fondation David Suzuki
● Avaaz
● SumOfUs
● Équiterre
● Ami(e)s de la Terre
● Association canadienne du droit de l'environnement
● Environmental Defence
● Prevent Cancer Now
● Alliance pour l'interdiction des pesticides systémiques
● Association canadienne des médecins pour l'environnement (ACME)


Pour plus de renseignements ou pour toute demande d'entrevue, veuillez communiquer avec :

Julie Tremblay, Équiterre, 514 522-2000 poste 311 | 514 966-6992, jtremblay@equiterre.org
Diego Creimer, Fondation David Suzuki, 514 999-6743, dcreimer@davidsuzuki.org
Ari Pottens, Avaaz, 647 209-9799, ari@avaaz.org
Liz McDowell, SumOfUs, 604 219-6337, liz@sumofus.org
John Bennett, Ami(e)s de la Terre, 613-291-6888, johnbennett@foecanada.org
Kathleen Cooper, Association canadienne du droit de l'environnement, 705 341-2488, kcooper@cela.ca
Muhannad Malas, Environmental Defence, 416 323-9521 poste 241, mmalas@environmentaldefence.ca
Meg Sears, Prevent Cancer Now, 613 297-6042, meg@preventcancernow.ca
Kim Perrotta, Association canadienne des médecins pour l'environnement (ACME), 905 628-9437, kim@cape.ca

COMMUNIQUÉ CONJOINT — Un revirement dans l'étude du projet de loi 102 enregistre le retour de la transparence promise

Le 22 février 2017 | Affiché dans

Montréal - À la suite de questions soulevées par le Centre québécois du droit de l'environnement (CQDE) qui ont suscité un intense et sain débat sur les dangers posés par certains amendements au projet de loi 102 (Loi sur la qualité de l'environnement) autant dans les médias qu'entre les députés du gouvernement et de l'opposition à Québec, le ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la lutte aux changements climatiques David Heurtel a déposé deux nouveaux amendements en commission parlementaire afin de retirer des amendements antérieurs qui menaçaient les avancées promises sur la transparence et le droit d'accès à l'information.

Le 9 février, le juriste Me Jean Baril, ainsi que cent signataires de divers horizons, publiaient une lettre au premier ministre lui demandant d'intervenir dans la réforme de la Loi sur la qualité de l'environnement. C'était l'une des diverses démarches pour sensibiliser le public et le gouvernement à propos du dangereux revirement concernant le droit d'accès aux informations sur les conditions d'autorisations environnementales survenu lors de l'étude en commission parlementaire du Projet de loi 102 en décembre dernier.

Lors de la séance de la commission parlementaire du mardi 21 février, le ministre Heurtel a déposé deux nouveaux amendements, un portant sur le caractère public des renseignements des divers registres environnementaux (article 118.5.3) et un autre modifiant et corrigeant l'article 27 sur les renseignements portant sur les conditions d'autorisations ministérielles. « Ce faisant, la mention des restrictions des articles 23 et 24 de ladite « Loi sur l'accès à l'information » a été écartée, ce qui constituait le principal irritant de l'amendement apporté en décembre. » affirme Me Baril, professeur au département des sciences juridiques de l'UQAM.

Il sera donc fait mention dans la loi que tous les renseignements énumérés « ont un caractère public, à l'exception des renseignements concernant un secret industriel et commercial confidentiel ainsi que ceux concernant la localisation d'espèces menacées ou vulnérables. » Les termes en caractères gras sont nouveaux, mais dans la situation actuelle cela constitue à nos yeux un compromis acceptable entre les intérêts des entreprises et le droit de savoir de la population.

« C'est la démocratie québécoise qui en ressort gagnante ainsi que ses diverses institutions, a déclaré Karel Mayrand, directeur de la Fondation David Suzuki pour le Québec et l'Atlantique. Je tiens aussi à souligner le travail des parlementaires de tous les partis réunis en commission parlementaire qui, une fois sensibilisés aux graves limites imposées par l'amendement du 7 décembre à l'article 27, ont travaillé à corriger le tir et à respecter les promesses du Livre vert et du projet de loi initial sur la question de l'accès à l'information. »

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Pour plus d'information :

Karine Péloffy, Directrice générale du CQDE, 514-746-6597 karine.peloffy@cqde.org

Diego Creimer, Fondation David Suzuki, 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org

Me Jean Baril, Vice-président du CQDE, professeur au Département de sciences juridiques de l'UQAM 514 850 7521, (514) 987-3000 poste 0825, jeanbaril@hotmail.com

COMMUNIQUÉ CONJOINT — Les ministres de l'Environnement ont le devoir de protéger l'habitat naturel du caribou

Le 20 février 2017 | Affiché dans

QUÉBEC — Des groupes environnementaux font appel aux ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux de l'environnement afin qu'ils agissent rapidement pour protéger les troupeaux de caribous forestiers en danger et prennent des mesures importantes pour protéger leur habitat. L'appel est lancé juste avant la tenue de la réunion des ministres de l'Environnement à Ottawa les 21 et 22 février prochain.

Cela fait près de cinq ans que le Programme fédéral de rétablissement du caribou des bois, Population boréale a été lancé en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Le programme a mis au point un seuil de risque pour la gestion du caribou, et vise à guider les provinces à maintenir ou rétablir chaque parc de caribous de manière à ce qu'au moins 65 % ne soient pas perturbés. Ceci est primordial pour la survie des caribous qui ont besoin d'un habitat non perturbé pour éviter les prédateurs. Des plans d'aménagement conformes à la LEP pour chaque troupeau de caribous sont attendus de la part des provinces d'ici octobre 2017.

Pourtant, partout au Canada, les activités industrielles telles que l'exploitation du pétrole, du gaz et des forêts continuent de perturber l'habitat essentiel du caribou. Par exemple, même si l'habitat de la région Little Smoky du centre-ouest de l'Alberta est perturbé à plus de 95 %, la province a publié un projet de plan d'aménagement qui autorise l'exploitation future de l'industrie forestière ainsi que du pétrole et du gaz. En Ontario et au Québec, l'exploitation forestière continue de dégrader l'habitat non perturbé du caribou. En raison d'une augmentation de perturbations industrielles, la harde de caribous de Brightsand est passée d'une persistance «incertaine» à une persistance «improbable».

Un article récent publié dans la revue Biological Conservation a conclu que sans une amélioration importante des mesures de préservation de l'habitat au cours des prochaines décennies, le Canada perdra probablement plus de la moitié de sa population actuelle de caribous forestiers, en particulier dans l'Ouest canadien.

«Les scientifiques s'entendent tous pour dire qu'il existe une méthode claire pour rétablir le niveau de population des caribous forestiers à son niveau historique, or nous continuons de voir les provinces autoriser la destruction de l'habitat tout en s'engageant dans des solutions de fortune telles que le contrôle des prédateurs ou des enclos permanents comme dans les jardins zoologiques, a déclaré Louise Hénault-Ethier, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. Si nous voulons avoir des caribous sauvages à l'avenir, la protection de leur habitat et la restauration des aires doivent être remises au sommet des priorités.»

Les organismes environnementaux estiment que l'économie peut fonctionner à la fois pour le caribou et pour l'industrie. Les systèmes de location de propriétés foncières peuvent être restructurés pour réduire la pression sur l'habitat essentiel du caribou. Certaines activités peuvent être restreintes aux zones perturbées existantes et, là où les seuils de perturbation sont déjà dépassés, des initiatives de restauration peuvent être entamées.

«La protection du caribou est synonyme d'une forêt boréale en santé. Nous avons les connaissances et la capacité d'être de bons intendants — nous pouvons protéger notre faune et avoir des industries forestières durables en parallèle, a déclaré Olivier Kolmel, chargé de campagne forêt chez Greenpeace. Le gouvernement doit agir maintenant, car bientôt il sera trop tard.»

La protection et la restauration de l'habitat du caribou auront des répercussions qui vont bien au-delà de la restauration de la population du caribou. La forêt boréale dont dépend le caribou est l'une des plus grandes sources de captage et stockage de carbone au monde et fournit l'habitat et des lieux de repos à des centaines d'autres espèces, notamment les oiseaux migrateurs.

«Afin de respecter nos lois sur les espèces en péril et nos engagements envers l'environnement, les provinces doivent urgemment fixer et imposer des limites aux perturbations de surface dans les aires des caribous », a déclaré Carolyn Campbell, spécialiste en conservation de l'Alberta Wilderness Association. De plus, les promesses importantes portant sur les aires protégées doivent être par la suite implémentées en actions.»

Depuis 2005 le caribou forestier est une espèce désignée comme vulnérable au Québec. Sa présence est un indicateur de la santé d'un plus vaste écosystème.

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Pour plus d'informations, veuillez contacter :

Manon Dubois Crôteau
Directrice des communications (Québec), Fondation David Suzuki, Québec, 514.679.0821

Philippa Duchastel de Montrouge
Conseillère aux communications, Greenpeace Canada, 514.465.5155

COMMUNIQUÉ — Nouveau rapport : Le fédéral manque à sa promesse de garantir l'accès à l'eau potable aux communautés autochtones

Le 9 février 2017 | Affiché dans

Nouveau rapport: Le fédéral manque à sa promesse de garantir l'accès à l'eau potable aux communautés autochtones

OTTAWA - Selon le rapport Verre à moitié vide? Première année des progrès réalisés pour résoudre le problème des avis concernant la qualité de l'eau potable dans neuf communautés des Premières Nations en Ontario dévoilé ce matin, le gouvernement fédéral ne remplira pas son engagement d'en finir avec tous les avis concernant la qualité de l'eau potable touchant les communautés autochtones d'ici 2020 si des changements considérables ne sont pas apportés aux processus actuels.

Diffusé par la Fondation David Suzuki et le Conseil des Canadiens, avec l'aide d'Amnistie internationale et Human Rights Watch, le rapport mesure le progrès du gouvernement fédéral dans neuf communautés autochtones en Ontario. Cette province, qui compte 81 avis en cours concernant la qualité de l'eau potable, soit plus que n'importe où ailleurs au pays, présente un aperçu de la crise de l'eau dans les communautés autochtones du Canada.

« Nous demandons au gouvernement de collaborer avec les communautés autochtones pour apporter les changements nécessaires à la façon dont il finance les réparations et l'entretien des infrastructures d'eau potable dans ces communautés, a déclaré Sylvain Perron, analyste de politiques publiques à la Fondation David Suzuki au Québec. Faute de quoi, il est presque certain que trop de gens continueront de vivre sans accès à de l'eau salubre pendant des années encore. »

L'automne dernier, au Canada, il y avait 156 avis concernant la qualité de l'eau potable touchant 110 communautés autochtones. Bon nombre de ces avis sont récurrents ou permanents et certains sont même en place depuis plus de 20 ans. Le budget fédéral de 2016 prévoyait 1,8 milliard de dollars pour aider à résoudre cette crise d'ici 2020, et ce, outre les fonds déjà investis dans les infrastructures, le traitement et la gestion de l'eau.

Voici les faits relevés dans le rapport sur les neuf communautés examinées : les avis ont été levés, ou sont en voie de l'être, dans trois de ces communautés; des efforts sont en cours dans trois autres communautés, mais l'incertitude règne toujours à savoir si les AEP seront levés à temps; et il est improbable que pour trois autres de ces communautés les AEP soient levés d'ici 2020, à moins que les processus et les procédures actuels ne soient modifiés.

Le rapport dévoile les lacunes fondamentales sur la façon dont le gouvernement fédéral s'acquitte de sa responsabilité pour assurer la salubrité de l'eau dans les communautés autochtones. Parmi ces lacunes, on compte un processus de financement très complexe bourré de failles, d'écarts et de retards; un manque de transparence et d'imputabilité quant à la surveillance du progrès du gouvernement fédéral; et l'absence d'un cadre règlementaire afin de gérer l'eau potable pour les Premières Nations.

Le rapport présente une série de 12 recommandations que le gouvernement doit mettre en place afin de rétablir la situation.

« Affaires autochtones et du Nord Canada a non seulement besoin d'un nouveau système pour réparer les infrastructures de l'eau de façon efficace, mais également d'un nouveau système d'imputabilité qui informera les Premières Nations et le grand public sur les dépenses budgétaires et le progrès accompli », a souligné Sylvain Perron.

« Le gouvernement canadien doit mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et reconnaître le droit fondamental de tous les humains à de l'eau potable et à des services d'assainissement. Toutefois, rien n'a encore été fait pour garantir ces droits, a affirmé Brent Patterson, directeur politique du Conseil des Canadiens. Les recommandations contenues dans ce rapport représentent des mesures qui auraient dû être prises il y a longtemps. Le gouvernement doit agir pour s'assurer que tous les citoyens canadiens puissent jouir de ces droits fondamentaux. »

« Ce rapport souligne le besoin de mettre en place un processus plus transparent pour les avis concernant la qualité de l'eau potable à long terme, de manière à ce que les communautés autochtones et l'ensemble de la population puissent vérifier les progrès accomplis, ou non, par le gouvernement et en fin de compte, faire respecter le droit humain fondamental qui constitue l'accès à l'eau potable dans les communautés autochtones », a déclaré Amanda Klasing de Human Rights Watch.

La version complète du rapport Verre à moitié vide ? est disponible sur http://bit.ly/RapportEauPotable

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Pour obtenir davantage de renseignements ou une entrevue, veuillez communiquer avec :

Diego Creimer
Communications et affaires publiques, Fondation David Suzuki
Cell. : 514 999-6743, dcreimer@davidsuzuki.org
Note aux rédacteurs :

En plus du communiqué de presse, voici les documents disponibles en français pour les médias :

Résumé du rapport et fiche d'information
À noter que le rapport complet est disponible en anglais seulement, à la page Web suivante : www.davidsuzuki.org/water

COMMUNIQUÉ CONJOINT — Pour Équiterre, la Fondation David Suzuki et Vivre en Ville, le projet du REM doit aller de l'avant

Le 31 janvier 2017 | Affiché dans

Des conditions à remplir pour améliorer son acceptabilité

Montréal - Suite à la publication le 20 janvier du rapport du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) qui remettait en question certains aspects environnementaux et financiers du projet, des critiques ont été formulées envers le projet de Réseau électrique métropolitain (REM). Bien que certains éléments du projet restent à préciser, Équiterre, la Fondation David Suzuki et Vivre en Ville réitèrent au projet leur appui assorti de plusieurs conditions.

Pour les organismes, le REM est un excellent projet de par sa haute fréquence et sa grande amplitude horaire, des éléments essentiels du caractère structurant du transport collectif. Il va en outre améliorer l'accessibilité du centre de Montréal depuis plusieurs secteurs de l'agglomération (sud, nord, ouest). Le REM envoie également un signal fort en faveur de la consolidation de corridors urbanisés desservis en transport collectif, au détriment de la poursuite d'une urbanisation diffuse, de faible densité, éclatée autour des axes routiers.

Selon Steven Guilbeault, directeur principal d'Équiterre, le REM doit absolument être réalisé : «Le REM est le plus important projet de transports collectifs en 50 ans dans la région de Montréal. Nous ne pouvons laisser passer une occasion comme celle-là.» Les organismes rappellent en outre que les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le secteur du transport ont cru de 31% au Québec depuis 1990 et atteignent aujourd'hui 43% de l'ensemble des émissions de la province. «Contrairement à ce que certains ont laissé entendre, le REM va contribuer à réduire les émissions de GES et non à les augmenter.»

Pour Karel Mayrand, directeur général pour le Québec et l'Atlantique : «Le statu quo n'est plus possible. La congestion routière coûte annuellement 1,85 milliard $ dans la région et le développement routier se poursuit. Le REM est l'alternative attendue pour favoriser un développement urbain axé sur les transports collectifs». Avec ses 67 kilomètres et ses 24 stations réparties de la rive sud à la rive nord en passant par l'ouest de l'ile, le REM est un projet qui transforme la mobilité dans la région de Montréal.

Le REM augmentera l'attractivité et la capacité d'accueil des secteurs desservis dans les milieux centraux de l'agglomération. Pour Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville, «La région de Montréal accueillera plus de 200 000 nouveaux ménages dans les 12 prochaines années : il faut pouvoir canaliser cette croissance aux abords du transport en commun. L'autre alternative, c'est la poursuite de l'étalement urbain. L'échec du REM serait beaucoup plus néfaste que sa réalisation. Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre encore des années avant de changer de direction.»

Les trois organismes rappellent que le REM est le seul projet majeur de transports collectifs prêt à se réaliser. Il doit se faire, et la période de sa construction doit être mise à profit pour renforcer, dans l'ensemble de la région, une armature complète de transport collectif qui réponde à l'ensemble des besoins. À cet égard, ils notent que plusieurs ajustements ont été faits au projet depuis son annonce, notamment une augmentation des connexions avec le métro. En effet, la confirmation de l'inclusion des stations McGill et Édouard-Montpetit dès la première phase du projet transforme en pratique le REM en une nouvelle ligne de métro au cœur de la ville.

Des conditions à remplir

Afin d'améliorer l'acceptabilité sociale du projet et de répondre à certaines questions légitimes du BAPE, les organisations demandent au gouvernement et à la CDPQ d'adopter les mesures suivantes:

1. Un signal clair en faveur du développement du transport collectif, partout au Québec puisque le REM ne peut être un prétexte pour ne rien faire ailleurs:

• Adoption d'une Politique de mobilité durable qui fixe des objectifs d'augmentation de l'offre de service en transport collectif, et prévoie les moyens de les soutenir.

• Relance des autres grands projets montréalais de transport collectif (prolongement de la ligne bleue du métro, et de la ligne orange pour la raccorder au REM, tramway, etc.).

2. Mitigation de l'étalement urbain:

• Protection accrue des milieux naturels et agricoles, avec notamment un statut spécifique de préservation pour les secteurs autour de la station terminale Rive-Sud à Brossard.

• Pour la branche ouest à destination de Sainte-Anne-de-Bellevue, étude détaillée de l'effet potentiel d'induction de l'étalement urbain.

• Mise sur pied d'un groupe de travail/comité de surveillance de l'étalement urbain induit dans le secteur concerné.

3. Clarification du cadre financier:

• Répartition des coûts d'exploitation entre les paliers de gouvernement, la CDPQ et les usagers.

• Partage des risques financiers liés aux coûts d'immobilisation, d'une part, et à la rentabilité du projet, d'autre part.

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Renseignements :
Dale Robertson, Équiterre, drobertson@equiterre.org, (514) 605-2000
Diego Creimer, Fondation David Suzuki, dcreimer@davidsuzuki.org, (514) 999-6743
Amélie Castaing Rigaud, Vivre en ville, amelie.castaing@vivreenville.org, (514) 690-0611

RÉACTION — Le feu vert aux projets KeystoneXL et Dakota Access Pipeline constitue une opportunité gaspillée

Le 24 janvier 2017 | Affiché dans

Montréal — Le feu vert que le gouvernement des États-Unis vient de donner aux projets de pipelines KeystoneXL et Dakota Access représente une opportunité manquée pour ce pays de devenir un leader du climat. «Si nos sociétés veulent vraiment s'attaquer au changement climatique, on ne peut pas construire de nouvelles infrastructures pour les combustibles fossiles, a déclaré Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Ces projets nous mettent le boulet des énergies fossiles à la cheville, et retardent la transition vers les énergies propres.»

Au-delà des impacts négatifs sur le climat, les pipelines menacent l'eau potable et les terres des communautés autochtones le long du tracé. «Les droits des Autochtones doivent primer sur les profits à court terme des pétrolières. Nous nous solidarisons avec la communauté de Standing Rock, qui s'oppose au projet Dakota Access. L'approbation de ces pipelines est un non-sens qui nuira non seulement à l'environnement, mais aussi à la santé des communautés.»

«Au Québec, la Caisse de dépôt et placement risque de se rendre complice d'un de ces projets qui met en cause l'intégrité du climat et les droits des Autochtones. La CDPQ détenait au 31 décembre 2015 un total de 619 millions $ investis dans TransCanada, soit 484,9 millions $ dans TransCanada Corporation et 134,1 millions $ dans TransCanada Pipelines», a conclu Karel Mayrand.

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Pour plus d'information :
Diego Creimer, communications, 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org

CONCOURS « MONARQUES AU MEXIQUE »

Le 18 janvier 2017 | Affiché dans
Photo: CONCOURS « MONARQUES AU MEXIQUE »

La Fondation David Suzuki offre l'occasion de découvrir un sanctuaire mexicain de papillons monarques, espèce en voie de disparition

Montréal — Dans un contexte de déclin marqué du papillon monarque en Amérique du Nord, la Fondation David Suzuki lance aujourd'hui le concours « Monarques au Mexique » permettant aux citoyennes et citoyens de partout au pays de courir la chance unique de s'envoler vers le sud pour découvrir un magnifique refuge de cette espèce désignée en voie de disparition depuis novembre dernier.

Les gagnants auront 10 jours pour découvrir les couleurs du Mexique et contempler les papillons monarques dans leur habitat naturel. Après le cœur historique de la ville de Mexico, les gagnants découvriront le spectacle féérique des monarques, au sein de la réserve de El Rosario et Sierra Chincua, déclarée Patrimoine mondial de l'UNESCO en 2008.

Le monarque : une icône du Québec désormais en déclin

Le concours est présenté dans le cadre de l'initiative « l'Effet papillon », lancée par la Fondation au printemps dernier afin de sensibiliser les Québécoises et Québécois aux enjeux qui menacent le monarque, y compris les changements climatiques, la réduction de son habitat et l'usage des pesticides. En milieu agricole, l'usage généralisé d'herbicides réduit les communautés de plantes à fleurs dont le nectar est essentiel au monarque adulte, et d'asclépiade, la seule plante dont se nourrissent les chenilles de monarques. Jadis commune dans le paysage agricole, l'asclépiade éradiquée des champs comme une vulgaire mauvaise herbe a vu son abondance globale diminuer de 58 % dans certaines régions d'Amérique du Nord. Les experts du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada soutiennent que chaque génération de monarque en migration dépend de la disponibilité d'asclépiade. L'acte de planter de l'asclépiade, un geste à la portée de tous, pourrait donc venir en aide à la population de monarques, qui a chuté à un creux historique d'à peine 33,5 millions en 2013, alors que leur moyenne annuelle avait été de 350 millions au cours des 15 dernières années. Grâce aux efforts de citoyens et d'ambassadeurs engagés, plus de 3500 plantules et 7000 paquets de semences ont été plantés au Québec en 2016, dans le cadre de la campagne l'Effet papillon.

« Le déclin précipité du monarque ces dernières années sonne l'alarme sur les impacts concrets que les humains ont sur la biodiversité qui nous entoure, et avec laquelle nous sommes interdépendants, souligne Louise Hénault-Ethier, chef des projets scientifiques au Québec pour la Fondation David Suzuki. Une étude publiée en 2016 dans le journal Scientific Reports estime qu'il y aurait jusqu'à 57 % de risque que les monarques en Amérique du Nord disparaissent à tout jamais d'ici les vingt prochaines années. Heureusement, il existe des solutions pour contrer ce risque, mais ça nécessitera la collaboration des gouvernements nord-américains, des scientifiques, d'ONG et des citoyens de partout, y compris au Québec, qui peuvent poser de simples gestes pour contribuer à leur sauvegarde du monarque. Le premier pas pourrait simplement consister à (re)découvrir les merveilles du monarque ! Sur ce, nous souhaitons que ce concours incite la population à prendre connaissance de ce papillon si cher aux Québécois et de l'importance de le protéger. »

L'Effet papillon : une 2e édition déploiera ses ailes en 2017

Une deuxième édition de l'Effet papillon sera annoncée en début mars et proposera de nouveau une gamme d'actions concrètes qui permettront à la population de contribuer à la sauvegarde de cette espèce iconique du Québec, telles que l'achat d'asclépiade, des gestes de plaidoyer politique, et la participation à un programme d'ambassadeurs pour créer un effet papillon de protection du monarque au plan local.

Informations sur le concours

Le concours sera en vigueur du 18 au 29 janvier 2017 et s'adresse à tous les citoyennes et citoyens canadiens ou résidents permanents du Canada. Le prix comprend le voyage pour deux personnes au Mexique d'une durée de 10 jours, y compris le vol aller-retour à destination de Mexico City* depuis la ville du gagnant ainsi que l'hébergement.

Le gagnant sera tiré au sort et contacté le 30 janvier entre 12 h et 14 h heure de l'Est aux coordonnées fournies dans le formulaire d'inscription ; le gagnant aura 2 heures pour confirmer s'il accepte ou non le prix.

Pour plus de détails, visitez le www.davidsuzuki.org/concoursmexique

Le concours « Monarques au Mexique » est présenté par : Nature's Way et Cascades, en partenariat avec Espace pour la vie, Aeroplan et G Adventures.

*La Fondation tient à souligner que les émissions GES émis par les vols aller-retour au Mexique seront compensées par l'achat de crédits de carbone.

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Renseignements et demandes d'entrevue :

Manon Dubois, directrice des communications (Québec)
Fondation David Suzuki
514 679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Partenaires du concours :
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Rapport sur la biodiversité à Pierrefonds: des espèces à statut précaire recensées en plus grand nombre que prévu

Le 15 décembre 2016 | Affiché dans

Montréal - Un rapport scientifique de la Fondation David Suzuki publié aujourd'hui démontre que le secteur de 185 hectares à Pierrefonds/L'Anse-à-l'Orme actuellement visé par un grand projet immobilier abrite plusieurs espèces animales et végétales se classant dans l'une ou l'autre des catégories à statut précaire au sens de la Loi fédérale sur les espèces en péril et cela, en plus grand nombre qu'attendu.

Le rapport élaboré par les chercheurs Marie-Eve Roy et Jérôme Dupras de l'Institut des sciences de la forêt tempérée de l'Université du Québec en Outaouais, et Patrick Gravel de la Coopérative de solidarité des Forêts et des Gens, souligne que le développement résidentiel de ce secteur riche en biodiversité et notamment en espèces rares entraînerait une perte d'habitat terrestre directe et une diminution de la taille des habitats résiduels. Il augmenterait aussi la possibilité de dégradation de l'habitat aquatique et de perte de connectivité des habitats à différentes échelles.

«Cette étude démontre ce que nous disons depuis toujours : L'Anse-à-l'Orme a tout d'un parc naturel avec une biodiversité unique. Il doit donc être protégé dans son entièreté», a déclaré Sue Stacho, une citoyenne de Pierrefonds et cofondatrice du groupe Sauvons l'Anse-à-l'Orme.

Depuis la première version du rapport publié en février, les chercheurs ont identifié un plus grand nombre d'individus appartenant aux espèces à caractère précaire sur le territoire étudié, dont l'un des animaux emblématiques de la zone visée par le développement résidentiel, le goglu des prés (Dolichonyx orzivorus). En 2010, le goglu a été inscrit comme espèce menacée par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Selon les chercheurs, plus de 18 couples nicheurs de goglus des prés ont été observés dans de multiples secteurs de la zone de développement.

Le rapport met aussi en relief la grande valeur des bénéfices environnementaux fournis par le boisé et les terres en friche du secteur de l'Anse à l'Orme, dont la préservation demeure essentielle à l'accomplissement de l'objectif de la Ville de Montréal de protéger 10% des superficies terrestres sur l'île, ce qui représenterait un accroissement des aires protégées d'environ 2000 hectares.

«L'Anse-à-l'Orme est manifestement un élément central de la Ceinture verte du Grand Montréal. En détruisant 185 hectares de milieux naturels, l'établissement d'une infrastructure naturelle majeure sur l'île deviendra impossible», affirme Sylvain Perron, coordonnateur du Mouvement Ceinture verte et analyste de politiques publiques à la Fondation David Suzuki.

Annoncé en 2015, le projet Cap Nature prévoit la création de 5 500 logements.

«Le territoire en jeu est presque aussi grand que le parc du Mont-Royal. Sa protection apporterait de grands bénéfices au niveau de la biodiversité, aiderait l'agglomération dans l'atteinte de ses 10% d'aires protégées et offrirait à la population un parc de grande envergure», a conclu Coralie Deny, directrice générale du Conseil régional de l'environnement de Montréal.

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Pour plus d'information :
Diego Creimer, Spécialiste, communications et affaires publiques dcreimer@davidsuzuki.org
514-999-6743

Pour consulter et télécharger le rapport « Évaluation écologique de l'Ouest du territoire de Pierrefonds-Roxboro » : http://bit.ly/RapportPierrefonds