Communiqués de presse

RÉACTION — Le feu vert aux projets KeystoneXL et Dakota Access Pipeline constitue une opportunité gaspillée

Le 24 janvier 2017 | Affiché dans

Montréal — Le feu vert que le gouvernement des États-Unis vient de donner aux projets de pipelines KeystoneXL et Dakota Access représente une opportunité manquée pour ce pays de devenir un leader du climat. «Si nos sociétés veulent vraiment s'attaquer au changement climatique, on ne peut pas construire de nouvelles infrastructures pour les combustibles fossiles, a déclaré Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Ces projets nous mettent le boulet des énergies fossiles à la cheville, et retardent la transition vers les énergies propres.»

Au-delà des impacts négatifs sur le climat, les pipelines menacent l'eau potable et les terres des communautés autochtones le long du tracé. «Les droits des Autochtones doivent primer sur les profits à court terme des pétrolières. Nous nous solidarisons avec la communauté de Standing Rock, qui s'oppose au projet Dakota Access. L'approbation de ces pipelines est un non-sens qui nuira non seulement à l'environnement, mais aussi à la santé des communautés.»

«Au Québec, la Caisse de dépôt et placement risque de se rendre complice d'un de ces projets qui met en cause l'intégrité du climat et les droits des Autochtones. La CDPQ détenait au 31 décembre 2015 un total de 619 millions $ investis dans TransCanada, soit 484,9 millions $ dans TransCanada Corporation et 134,1 millions $ dans TransCanada Pipelines», a conclu Karel Mayrand.

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Pour plus d'information :
Diego Creimer, communications, 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org

CONCOURS « MONARQUES AU MEXIQUE »

Le 18 janvier 2017 | Affiché dans
Photo: CONCOURS « MONARQUES AU MEXIQUE »

La Fondation David Suzuki offre l'occasion de découvrir un sanctuaire mexicain de papillons monarques, espèce en voie de disparition

Montréal — Dans un contexte de déclin marqué du papillon monarque en Amérique du Nord, la Fondation David Suzuki lance aujourd'hui le concours « Monarques au Mexique » permettant aux citoyennes et citoyens de partout au pays de courir la chance unique de s'envoler vers le sud pour découvrir un magnifique refuge de cette espèce désignée en voie de disparition depuis novembre dernier.

Les gagnants auront 10 jours pour découvrir les couleurs du Mexique et contempler les papillons monarques dans leur habitat naturel. Après le cœur historique de la ville de Mexico, les gagnants découvriront le spectacle féérique des monarques, au sein de la réserve de El Rosario et Sierra Chincua, déclarée Patrimoine mondial de l'UNESCO en 2008.

Le monarque : une icône du Québec désormais en déclin

Le concours est présenté dans le cadre de l'initiative « l'Effet papillon », lancée par la Fondation au printemps dernier afin de sensibiliser les Québécoises et Québécois aux enjeux qui menacent le monarque, y compris les changements climatiques, la réduction de son habitat et l'usage des pesticides. En milieu agricole, l'usage généralisé d'herbicides réduit les communautés de plantes à fleurs dont le nectar est essentiel au monarque adulte, et d'asclépiade, la seule plante dont se nourrissent les chenilles de monarques. Jadis commune dans le paysage agricole, l'asclépiade éradiquée des champs comme une vulgaire mauvaise herbe a vu son abondance globale diminuer de 58 % dans certaines régions d'Amérique du Nord. Les experts du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada soutiennent que chaque génération de monarque en migration dépend de la disponibilité d'asclépiade. L'acte de planter de l'asclépiade, un geste à la portée de tous, pourrait donc venir en aide à la population de monarques, qui a chuté à un creux historique d'à peine 33,5 millions en 2013, alors que leur moyenne annuelle avait été de 350 millions au cours des 15 dernières années. Grâce aux efforts de citoyens et d'ambassadeurs engagés, plus de 3500 plantules et 7000 paquets de semences ont été plantés au Québec en 2016, dans le cadre de la campagne l'Effet papillon.

« Le déclin précipité du monarque ces dernières années sonne l'alarme sur les impacts concrets que les humains ont sur la biodiversité qui nous entoure, et avec laquelle nous sommes interdépendants, souligne Louise Hénault-Ethier, chef des projets scientifiques au Québec pour la Fondation David Suzuki. Une étude publiée en 2016 dans le journal Scientific Reports estime qu'il y aurait jusqu'à 57 % de risque que les monarques en Amérique du Nord disparaissent à tout jamais d'ici les vingt prochaines années. Heureusement, il existe des solutions pour contrer ce risque, mais ça nécessitera la collaboration des gouvernements nord-américains, des scientifiques, d'ONG et des citoyens de partout, y compris au Québec, qui peuvent poser de simples gestes pour contribuer à leur sauvegarde du monarque. Le premier pas pourrait simplement consister à (re)découvrir les merveilles du monarque ! Sur ce, nous souhaitons que ce concours incite la population à prendre connaissance de ce papillon si cher aux Québécois et de l'importance de le protéger. »

L'Effet papillon : une 2e édition déploiera ses ailes en 2017

Une deuxième édition de l'Effet papillon sera annoncée en début mars et proposera de nouveau une gamme d'actions concrètes qui permettront à la population de contribuer à la sauvegarde de cette espèce iconique du Québec, telles que l'achat d'asclépiade, des gestes de plaidoyer politique, et la participation à un programme d'ambassadeurs pour créer un effet papillon de protection du monarque au plan local.

Informations sur le concours

Le concours sera en vigueur du 18 au 29 janvier 2017 et s'adresse à tous les citoyennes et citoyens canadiens ou résidents permanents du Canada. Le prix comprend le voyage pour deux personnes au Mexique d'une durée de 10 jours, y compris le vol aller-retour à destination de Mexico City* depuis la ville du gagnant ainsi que l'hébergement.

Le gagnant sera tiré au sort et contacté le 30 janvier entre 12 h et 14 h heure de l'Est aux coordonnées fournies dans le formulaire d'inscription ; le gagnant aura 2 heures pour confirmer s'il accepte ou non le prix.

Pour plus de détails, visitez le www.davidsuzuki.org/concoursmexique

Le concours « Monarques au Mexique » est présenté par : Nature's Way et Cascades, en partenariat avec Espace pour la vie, Aeroplan et G Adventures.

*La Fondation tient à souligner que les émissions GES émis par les vols aller-retour au Mexique seront compensées par l'achat de crédits de carbone.

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Renseignements et demandes d'entrevue :

Manon Dubois, directrice des communications (Québec)
Fondation David Suzuki
514 679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Partenaires du concours :
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Rapport sur la biodiversité à Pierrefonds: des espèces à statut précaire recensées en plus grand nombre que prévu

Le 15 décembre 2016 | Affiché dans

Montréal - Un rapport scientifique de la Fondation David Suzuki publié aujourd'hui démontre que le secteur de 185 hectares à Pierrefonds/L'Anse-à-l'Orme actuellement visé par un grand projet immobilier abrite plusieurs espèces animales et végétales se classant dans l'une ou l'autre des catégories à statut précaire au sens de la Loi fédérale sur les espèces en péril et cela, en plus grand nombre qu'attendu.

Le rapport élaboré par les chercheurs Marie-Eve Roy et Jérôme Dupras de l'Institut des sciences de la forêt tempérée de l'Université du Québec en Outaouais, et Patrick Gravel de la Coopérative de solidarité des Forêts et des Gens, souligne que le développement résidentiel de ce secteur riche en biodiversité et notamment en espèces rares entraînerait une perte d'habitat terrestre directe et une diminution de la taille des habitats résiduels. Il augmenterait aussi la possibilité de dégradation de l'habitat aquatique et de perte de connectivité des habitats à différentes échelles.

«Cette étude démontre ce que nous disons depuis toujours : L'Anse-à-l'Orme a tout d'un parc naturel avec une biodiversité unique. Il doit donc être protégé dans son entièreté», a déclaré Sue Stacho, une citoyenne de Pierrefonds et cofondatrice du groupe Sauvons l'Anse-à-l'Orme.

Depuis la première version du rapport publié en février, les chercheurs ont identifié un plus grand nombre d'individus appartenant aux espèces à caractère précaire sur le territoire étudié, dont l'un des animaux emblématiques de la zone visée par le développement résidentiel, le goglu des prés (Dolichonyx orzivorus). En 2010, le goglu a été inscrit comme espèce menacée par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Selon les chercheurs, plus de 18 couples nicheurs de goglus des prés ont été observés dans de multiples secteurs de la zone de développement.

Le rapport met aussi en relief la grande valeur des bénéfices environnementaux fournis par le boisé et les terres en friche du secteur de l'Anse à l'Orme, dont la préservation demeure essentielle à l'accomplissement de l'objectif de la Ville de Montréal de protéger 10% des superficies terrestres sur l'île, ce qui représenterait un accroissement des aires protégées d'environ 2000 hectares.

«L'Anse-à-l'Orme est manifestement un élément central de la Ceinture verte du Grand Montréal. En détruisant 185 hectares de milieux naturels, l'établissement d'une infrastructure naturelle majeure sur l'île deviendra impossible», affirme Sylvain Perron, coordonnateur du Mouvement Ceinture verte et analyste de politiques publiques à la Fondation David Suzuki.

Annoncé en 2015, le projet Cap Nature prévoit la création de 5 500 logements.

«Le territoire en jeu est presque aussi grand que le parc du Mont-Royal. Sa protection apporterait de grands bénéfices au niveau de la biodiversité, aiderait l'agglomération dans l'atteinte de ses 10% d'aires protégées et offrirait à la population un parc de grande envergure», a conclu Coralie Deny, directrice générale du Conseil régional de l'environnement de Montréal.

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Pour plus d'information :
Diego Creimer, Spécialiste, communications et affaires publiques dcreimer@davidsuzuki.org
514-999-6743

Pour consulter et télécharger le rapport « Évaluation écologique de l'Ouest du territoire de Pierrefonds-Roxboro » : http://bit.ly/RapportPierrefonds

2e Prix Action David Suzuki : le grand gagnant dévoilé!

Le 13 décembre 2016 | Affiché dans
Photo: 2e Prix Action David Suzuki : le grand gagnant dévoilé!

La Coop Le Grenier boréal à Longue-Pointe-de-Mingan sur la Côte-Nord recevra la visite de David Suzuki et 3000 $ offerts par le Mouvement Desjardins

Montréal — Après plusieurs semaines de compétition, c'est la Coop Le Grenier boréal qui a été désignée grande gagnante de la 2e édition du Prix Action David Suzuki, un concours panquébécois présenté par le Mouvement Desjardins mettant en valeur les projets citoyens ayant un impact positif sur la santé de l'environnement et celle de leur communauté.

Rappelons que 10 projets écologiques avaient été retenus en novembre dernier, sur près de 150 candidatures reçues de partout au Québec. Suite au dévoilement des finalistes en début décembre, les 10 finalistes ont été soumis au vote du grand public pour une chance d'influencer le vote du jury, composé de : Laure Waridel (sociologue et cofondatrice d'Equiterre), Melissa Mollen-Dupuis (cofondatrice de Idle No More), Martine Gariépy (cofondatrice de LOCO, épicerie biologique et zéro déchet), Mario Quintin, (Directeur Coopération, Affaires et Responsabilité sociale au Mouvement Desjardins), Camil Bouchard (ancien député), Paul Allard (président de Impak Finance), ainsi que Valérie Delage, représentante de la Maison Coup de pouce à Trois-Rivières et gagnante de la première édition du Prix Action. Le Jury était présidé par Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki.

La Coop Le Grenier boréal, une coopérative de solidarité agroforestière de Minganie qui œuvre avec l'école et les familles de la région pour encourager l'alimentation saine, s'est vue décerner le grand prix : une bourse de 3000 $, gracieuseté du Mouvement Desjardins, et la visite de David Suzuki dans leur communauté au printemps prochain.

« Les citoyens impliqués dans la Coop Le Grenier boréal ont fait preuve d'une grande persévérance et d'une force de caractère lorsqu'ils ont lancé leur coopérative de production, transformation et commercialisation de produits issus de l'agriculture et de l'agroforesterie durables, surtout en milieu nordique où l'accès à des aliments locaux et sains est plutôt rare, souligne Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Nous saluons la Coop pour leurs efforts titanesques, qui ont d'énormes impacts sur la communauté, bien au-delà des avantages économiques, sociaux et environnementaux. Plus important encore, leur résilience et optimisme face à de multiples défis lance le message haut et fort aux citoyens dans la région et partout au Québec que tout est possible lorsque des gens passionnés se rassemblent autour d'un but commun. »

« Gagner ce prix signifie beaucoup pour nous, déclare Claude Lussier, représentant de la Coop Le Grenier boréal. Ce sont nos efforts de mettre un projet durable et ambitieux en place qui sont récompensés. Nous serons très fiers d'accueillir David Suzuki chez nous. Pour nous, c'est la consécration de nos efforts pour proposer une Minganie encore plus saine, plus verte, plus solidaire. Le bonheur de faire connaître notre beau coin de pays est grand et la visite de M. Suzuki donnera une belle visibilité à notre Coop, à notre belle municipalité maritime de Longue-Pointe-de-Mingan, à la MRC de Minganie et à la Côte-Nord. Nous espérons que cette visibilité donnera envie à d'autres d'initier ce genre de projet dans tous les milieux nordiques maritimes, et nous pouvons les aider. »

« Les coopératives enrichissent concrètement la vie des personnes et des collectivités dans lesquelles elles sont implantées. Le projet de la Coop Le Grenier Boréal l'illustre à merveille. La prise en charge et la solidarité qui ont animé les fondateurs de cette superbe initiative font bien ressortir certaines valeurs phares du milieu coopératif et toute la richesse des multiples retombées qui découlent de l'engagement citoyen. C'est notamment pour encourager des projets aussi durables et originaux sur les plans économiques, sociaux et environnementaux que nous appuyons le Prix Action et les activités de la Fondation David Suzuki », affirme Pauline D'Amboise, Secrétaire générale et vice-présidente gouvernance et responsabilité sociale du Mouvement des caisses Desjardins.

La Fondation salue également le projet Éco-Polyno situé à La Sarre en Abitibi, qui s'est vu décerner le prix du public, ayant récolté plus de 2300 votes en ligne. Au total, plus de 8200 citoyens ont voté pour leur projet préféré.

Le Prix Action David Suzuki a été conçu suite au succès retentissant de l'« Opération charme David Suzuki », un concours présenté par le Mouvement Desjardins et tenu en 2014 dans le cadre de la Tournée bleu Terre. La gagnante du 1er Prix Action était la Maison Coup de Pouce à Trois-Rivières.

Pour en savoir plus sur le Prix Action David Suzuki et les 10 finalistes : www.davidsuzuki.org/fr/prix-action
Pour en savoir plus sur le Grenier Boréal : http://www.grenierboreal.org/

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Renseignements :

Manon Dubois Crôteau, directrice des communications pour le Québec
Fondation David Suzuki
514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Stratégie nationale sur les changements climatiques — Un pas dans la bonne direction, mais il en faudra bien davantage

Le 9 décembre 2016 | Affiché dans

Vancouver/Toronto /Montréal — La Fondation David Suzuki accueille favorablement le plan d'action climatique pancanadien annoncé aujourd'hui dans le cadre de la réunion des premiers ministres du pays, mais elle signale que le Canada doit instaurer davantage de mesures pour respecter son engagement envers l'Accord de Paris et l'objectif convenu de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 — 2 degrés Celsius.

« C'est un bon début pour mettre le Canada sur la voie d'un avenir plus propre et plus prospère sur les plans économique et environnemental, a déclaré Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Le Canada a enfin jeté les premières bases d'un réel plan national de lutte contre les changements climatiques qui, s'il est réalisé intégralement, permettra au pays de se rapprocher sensiblement de sa cible de réduction des émissions pour 2030. Ces politiques devront être améliorées avec le temps. »

Le gouvernement fédéral a certainement exercé un important leadership en déployant à l'échelle pancanadienne certaines des solutions climatiques provinciales les plus intéressantes, et en proposant des mesures supplémentaires.

Le plan d'action propose quelques solutions clés, notamment :
• une hausse du prix du carbone afin de favoriser l'innovation et le déploiement des énergies propres;
• l'élimination progressive de l'électricité produite à partir du charbon;
• un nouveau code du bâtiment qui stimulera l'efficacité énergétique des constructions résidentielles et autres;
• une norme sur les combustibles propres qui permettra de réduire les émissions issues des combustibles utilisés dans le transport;
• un engagement à investir 45 G$ sur 10 ans dans le transport collectif, les véhicules électriques et les infrastructures liées aux énergies renouvelables;
• l'exigence imposée au secteur pétrolier et gazier de réduire ses émissions de méthane.
• un mécanisme d'examen pour tenir les parties responsables de mettre en œuvre le plan.

La grande absente de la stratégie annoncée est toutefois une norme VZE (véhicule zéro émission) semblable à celles du Québec et de la Californie, qui rendrait plus accessibles et populariserait les véhicules électriques au Canada, quoique le plan n'inclue pas de mesures pour accroitre l'infrastructure de recharge pour les véhicules électriques. La Fondation s'inquiète également d'une concrétisation des projets d'oléoducs et d'infrastructures de GNL approuvés dernièrement, car cela empêcherait le Canada de réduire davantage ses émissions, condition néanmoins essentielle au maintien de la hausse de la température de la planète dans une fourchette sécuritaire. La réalisation de ces projets obligerait en outre d'autres secteurs de l'économie canadienne à une réduction draconienne de leurs propres émissions.

Nos décideurs doivent maintenant élaborer un calendrier d'implantation [des mesures annoncées] et expliquer de manière convaincante comment les nouveaux projets d'oléoducs et de GNL s'inscrivent dans le plan national de réduction des émissions d'au moins 30 pour cent par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2030.

« Un plan crédible ne doit pas envoyer de messages contradictoires en ce qui touche aux priorités nationales, a ajouté Karel Mayrand. Toute action responsable sur le plan de la lutte contre les changements climatiques exige que l'on se détourne des combustibles fossiles et que l'on soutienne la diversification de l'économie, afin d'assurer aux citoyens de ce pays de bons emplois maintenant et dans l'avenir, tout en assurant la protection de l'environnement. Voilà ce qui serait agir véritablement dans l'intérêt du pays. »

L'on sait que la demande de combustibles fossiles — et partant, leurs marchés — est appelée à diminuer à mesure que se déploieront les mesures bien concrètes de lutte contre les changements climatiques dans les grandes économies à travers le monde. Aussi le Canada doit-il dès aujourd'hui s'engager sur la voie de la transition vers une économie propre et ainsi asseoir sa position concurrentielle sur le plan économique, assurer la pérennité de notre environnement et la qualité de vie de ses citoyens.

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Personnes ressources:
Vancouver
Steve Kux, Fondation David Suzuki : 604-374-4102

Toronto
Gideon Forman, Fondation David Suzuki : 647-703-5957

Montréal (médias francophones)
Manon Dubois, Fondation David Suzuki : 514-679-0821

RÉACTION — Projet de loi sur les hydrocarbures : La Fondation David Suzuki demande au gouvernement de ne pas imposer de bâillon

Le 7 décembre 2016 | Affiché dans

Montréal — La Fondation David Suzuki déplore que le gouvernement du Québec envisage l'imposition du bâillon pour forcer l'adoption du projet de loi 106. La Fondation réitère sa demande de scinder le projet de loi en deux pour permettre l'adoption rapide du volet « transition énergétique » du projet de loi et la poursuite de l'étude du projet de loi sur les hydrocarbures qui comporte toujours des lacunes graves et qui fait face à une opposition quasi unanime.

« L'imposition du bâillon par le gouvernement ferait perdre toute légitimité au projet de loi sur les hydrocarbures. Le gouvernement doit se raviser et permettre la poursuite des débats sur ce projet de loi controversé. On ne rencontre pas l'acceptabilité sociale en suspendant les règles démocratiques », a déclaré Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

Rappelons que selon un récent sondage, 66% de la population s'oppose à l'exploitation d'hydrocarbures au Québec; un pourcentage similaire est contre la fracturation hydraulique et 88% contre l'expropriation. L'Union des producteurs agricoles du Québec, les municipalités et les groupes citoyens sont contre ce projet de loi.

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Pour plus d'information :
Diego Creimer
Spécialiste, communications et affaires publiques
514-999-6743
dcreimer@davidsuzuki.org

COMMUNIQUÉ CONJOINT — Les espaces verts et les terres agricoles de la CCN valent cinq milliards de dollars

Le 6 décembre 2016 | Affiché dans

Ottawa - Les 55 000 hectares d'espaces verts et de terres agricoles de la Commission de la capitale nationale (CCN) fournissent chaque année des bénéfices environnementaux d'une valeur de 332 millions de dollars, ce qui comprend le contrôle de la qualité de l'air, la filtration de l'eau, la régulation du climat, le stockage du carbone et la protection des habitats. C'est ce que révèle une étude rendue publique aujourd'hui par la Fondation David Suzuki et la CCN.

L'étude intitulée Capital naturel : la valeur économique de la Trame verte de la Commission de la capitale nationale rend compte de la vitalité économique totale des espaces verts de la CCN. Elle a été réalisée par l'équipe de Jérôme Dupras, professeur au Département des sciences naturelles de l'Université du Québec en Outaouais et chercheur à l'Institut des sciences de la forêt tempérée.

L'étude s'appuie sur des méthodes bien établies pour calculer la valeur des « services écosystémiques » et estimer la valeur économique totale de 13 de ces services fournis par les espaces verts et les terres agricoles de la CCN, y compris les avantages financiers directs des produits agricoles et forestiers ainsi que les avantages indirects pour l'environnement et la santé.

L'étude conclut que les collectivités de la région de la capitale nationale reçoivent des avantages d'une valeur moyenne de 332 millions de dollars par année ou 5 milliards de dollars si l'on considère la valeur actualisée nette sur 20 ans des services que procurent les espaces verts de la CCN.

L'auteur principal de l'étude se joindra à la CCN et à la Fondation David Suzuki pour discuter de ses conclusions au labo d'urbanisme de la capitale de la CCN le mercredi 7 décembre à 18 h.

Les faits en bref

• Valeur moyenne des services rendus
par les écosystèmes de la CCN : 332 millions $/année
- valeur minimale 188 millions $/année
- valeur maximale 829 millions $/année

• Valeur annuelle par type d'écosystème de la CCN :
- Milieux humides 59 394 $/ha/année
- Forêts urbaines 9 352 $/ha/année
- Forêts rurales 4 183 $/ha/année
- Prairies et pâturages 3 338 $/ha/année
- Terres cultivées 1 363 $/ha/année
- Milieux aquatiques 137 $/ha/année

• Superficie totale des espaces verts de la CCN : 55 000 ha

• Les espaces verts de la CCN :
- Forêts 72 - Terres agricoles 10
- Zones urbaines 8 - Milieux humides 5
- Milieux aquatiques 5 %

Citations

« Les espaces verts de la Commission de la capitale nationale font partie de l'identité de la capitale du Canada et représentent une source importante de valeur économique pour nos collectivités. Cette étude démontre l'importance de la gestion par la CCN des parcs, des forêts, des terres agricoles, des eaux douces et des terres humides dans la région à la durabilité environnementale et économique de notre région de la capitale. »

—Dr. Mark Kristmanson, Chief Executive Officer, NCC

« Tout le monde peut voir la beauté des 55 000 hectares d'espaces verts sous l'intendance de la CCN et tout le monde peut en profiter. Cette étude ajoute à notre compréhension de tout ce que ces écosystèmes apportent à notre qualité de vie; elle nous rappelle la valeur de notre environnement pour le bien-être des générations futures. »
—Karel Mayrand, directeur général, Québec et région du Canada atlantique,
Fondation David Suzuki

« Notre équipe a utilisé des méthodes bien établies qui ont permis de calculer la valeur économique de 13 services écosystémiques. Les résultats donneront aux aménagistes et aux décideurs de nouveaux outils pour mieux protéger les écosystèmes et aménager le territoire ».
—Jérôme Dupras, auteur principal de « Capital naturel », professeur,
Département des sciences naturelles de l'Université du Québec en Outaouais, et
chercheur à l'Institut des sciences de la forêt tempérée


« Les biens naturels : l'or vert de la capitale » au labo d'urbanisme de la capitale

Les conclusions de l'étude intitulée Capital naturel : la valeur économique de la Trame verte de la Commission de la capitale nationale seront présentées demain soir (le mercredi 7 décembre 2016, de 18 h à 20 h) au labo d'urbanisme de la capitale de la CCN (40, rue Elgin, 2e étage, Ottawa). Les conférenciers seront :
• Jérôme Dupras, professeur au Département des sciences naturelles de l'Université du Québec en Outaouais, et chercheur à l'Institut des sciences de la forêt tempérée
• Karel Mayrand, directeur général, Québec et région du Canada atlantique, Fondation David Suzuki
• Stephanie Cairns, directrice, Collectivités durables, Smart Prosperity Institute

Liens

Capital naturel : la valeur économique de la Trame verte de la Commission de la capitale nationale
Labo d'urbanisme de la capitale de la CCN

Renseignements aux médias :

Jean Wolff
Relations avec les médias ‒ CCN
613-239-5678 poste 5703 (bureau)
613-797-0279 (cellulaire)
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Diego Creimer
Fondation David Suzuki
514-871-4932 poste 1458 (bureau)
514-999-6743 (cellulaire)
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Prix Action David Suzuki : dévoilement des 10 finalistes et appel au vote

Le 1 décembre 2016 | Affiché dans
Photo: Prix Action David Suzuki : dévoilement des 10 finalistes et appel au vote

La Fondation David Suzuki dévoile les 10 finalistes régionaux, invite le public à voter pour le projet citoyen le plus écolo du Québec

Montréal — C'est aujourd'hui que la Fondation David Suzuki dévoile les dix finalistes du « Prix Action David Suzuki », un concours panquébécois parrainé par le Mouvement Desjardins mettant en valeur les groupes citoyens ayant un impact concret et positif sur l'environnement et les communautés partout au Québec. Le grand gagnant se méritera une bourse de 3 000 $, gracieuseté de Desjardins, ainsi que la visite de David Suzuki, dans le but de faire rayonner son initiative écologique et d'inspirer ses concitoyens à s'activer pour protéger la planète.

Le public est maintenant convié à voter en ligne pour son projet préféré parmi les dix finalistes retenus. Le nombre de votes recueillis sera tenu en compte parmi plusieurs critères lors de la sélection du gagnant par un jury composé de 8 membres réputés dans le milieu de l'engagement citoyen, parmi lesquels : Laure Waridel (sociologue et co-fondatrice d'Equiterre), Melissa Mollen-Dupuis (co-fondatrice de Idle No More), Martine Gariépy (co-fondatrice de LOCO, épicerie biologique et zéro déchet), Mario Quintin, (Directeur Coopération, Affaires et Responsabilité sociale au Mouvement Desjardins), Camil Bouchard (ancien député), Paul Allard (président de Impak Finance), ainsi que Valérie Delage, représentante de la Maison Coup de pouce à Trois-Rivières et gagnante de la première édition du Prix Action en 2016. Le Jury sera présidé par Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki.

Au total, près de 150 citoyennes et citoyens engagés de partout au Québec ont soumis leur projet, y compris des initiatives de zéro déchet, de jardins collectifs, de protection de boisés ou de rivières, de coopératives, de monnaie locale, de sensibilisation, de corridors pollinisateurs, de projets contre Énergie Est et bien plus.

La Fondation se dit ravie de l'abondance des candidatures reçues ainsi que de la diversité des projets :
« Nous avons été stupéfaits de constater le nombre de Québécois qui se mobilisent pour protéger leur environnement, déclare Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki. C'est pour cette raison que nous avons choisi cette année de mettre en valeur les projets de 10 finalistes plutôt que 8. Ces finalistes représentent non seulement les mouvements citoyens qui ne cessent de prendre de l'ampleur chez nous et partout dans le monde, ils démontrent également les impacts concrets et incroyables que peuvent avoir les citoyens dans leur communauté. »

Du 1er au 11 décembre 2016, les citoyens sont invités à voter pour leur projet préféré via le site Web de la Fondation David Suzuki : http://www.davidsuzuki.org/fr/prix-action

Liste des 10 finalistes :
1. Coule pas chez nous partout au Québec : comités citoyens soucieux de se doter d'outils de mobilisation efficaces afin de contrer le projet Énergie Est de TransCanada tout en faisant la promotion des alternatives vertes
2. Le jardin collectif de L'Accorderie du Granit Lac-Mégantic : un espace d'espoir et de résilience : ce jardin collectif fait de matériaux recyclés a pour but de favoriser la guérison de la communauté par la culture d'un jardin ouvert à tous
3. NousRire — Val-David et Montréal, avec antennes actives à Terrebonne, Trois-Rivières, Laval et Québec: un projet communautaire d'achat d'aliments biologiques et écoresponsables en vrac, qui touche déjà 2 000 membres et facilite l'accès à la nourriture bio à moindres frais
4. Éduque tes parents Avignon, Bonaventure et Rocher-Percé : un projet qui rassemble 27 écoles de Gaspésie, où les élèves réduisent leurs déchets à l'école et en famille pour tendre vers le zéro déchet
5. Du jardin des humains au jardin des abeilles Montréal (Université de Montréal) : un corridor écologique, composé de jardins nectarifères et de jardins collectifs ouverts à tous avec plantation d'arbres fruitiers
6. Eco-polyno — La Sarre en Abitibi : mise en place du compostage dans une école de 800 élèves qui se transforment en ambassadeurs verts dans la région
7. Grenier Boréal Mingan : une coopérative de solidarité agroforestière de Minganie, qui œuvre avec l'école et les familles du coin pour encourager l'alimentation saine
8. Incroyables Comestibles — Salaberry-de-Valleyfield : des citoyens transforment les espaces publics sous-exploités en potagers libre-service bio
9. Demain Waterville — Waterville : un mouvement citoyen fort de 300 membres, qui encourage citoyens et organismes à se mobiliser pour les solutions de demain : monnaie locale, groupe d'achats, jardins collectifs, etc.
10. Jardin communautaire des Coccinelles — Bromont : un jardin collectif éducatif et engagé, qui redonne à sa communauté : les légumes frais sont reversés à une banque alimentaire

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Renseignements et demandes d'entrevue :

Manon Dubois, directrice des communications (Québec)
Fondation David Suzuki
514 679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

COMMUNIQUÉ CONJOINT — Émissions de GES : les entreprises ne pourront pas tout faire seules

Le 30 novembre 2016 | Affiché dans

Gens d'affaires, industriels et écologistes s'unissent pour demander un virage en transport

Montréal - L'augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) attribuables au secteur du transport, constatée dans les dernières décennies, menace les progrès accomplis par les autres secteurs en matière de lutte aux changements climatiques, affirment aujourd'hui le Conseil patronal de l'environnement du Québec (CPEQ), le Conseil du Patronat du Québec (CPQ), la Chambre de commerce et d'industrie de Québec, Destination Centre-Ville, l'Association du camionnage du Québec, la Fondation David Suzuki, Équiterre, Vivre en Ville et le Regroupement des conseils régionaux de l'environnement (RNCREQ).

Unissant leurs voix, ces organisations du monde des affaires et de l'environnement demandent des investissements gouvernementaux immédiats, afin d'organiser une transition énergétique efficace dans le secteur des transports. Cette dernière passe entre autre par une offre accrue en transport collectif au Québec, une optimisation des chaînes logistiques et du transport de marchandises, la fixation d'une cible de réduction des émissions de GES spécifique au secteur du transport et la conception d'une politique québécoise de mobilité durable et d'aménagement du territoire. Elles invitent tout particulièrement le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports du Québec (MTMDET) à en faire davantage, en ce qui concerne l'atteinte des ambitieux objectifs de réduction de GES fixés par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

Des émissions de GES en forte hausse dans le secteur des transports
«La situation semble aller à contre-courant : des dizaines de milliers de véhicules s'ajoutent chaque année sur les routes du Québec, ce qui a pour effet de rendre la congestion endémique, alors qu'il faudrait offrir des solutions de mitigation adéquates. Cette situation nuit au transport des personnes et des marchandises et coûte des milliards de dollars aux citoyens et aux entreprises québécoises annuellement», notent les signataires.

«La Capitale Nationale n'échappe plus aux questions de congestion. La mobilité des biens et des personnes est devenue un enjeu majeur pour le développement de la région. La solution doit passer par des investissements importants dans les infrastructures de transport collectif», précise Alain Aubut, président et chef de direction de la CCIQ.

«Sans une intervention décisive et immédiate dans le secteur des transports, il sera impossible d'atteindre la cible de réduction des émissions de GES de 37,5 % d'ici 2030. Le ministère des Transports du Québec doit impérativement et prioritairement se doter d'une cible et d'une stratégie de réduction des GES qui passe par une politique de mobilité durable et d'aménagement du territoire, pour le transport des personnes et des marchandises, et ce dès 2017», affirme Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki.

Le fédéral investit en infrastructures et en transport collectif, le Québec est-il prêt à emboîter le pas?
Devant les investissements de plusieurs milliards de dollars supplémentaires que le gouvernement fédéral offrira aux provinces pour des projets d'infrastructures vertes, particulièrement pour le développement du transport collectif, les signataires invitent le gouvernement du Québec à emboîter le pas et à saisir cette opportunité.

«La situation actuelle de nos réseaux de transport est le reflet de lacunes accumulées dans la planification de nos besoins en mobilité des personnes et des marchandises. Le contexte des réinvestissements attendus aux niveaux municipal, provincial et fédéral est une occasion de mieux faire, pour ne pas répéter l'histoire, en instaurant une culture de l'aménagement intégrée aux transports, pour améliorer durablement l'efficacité de nos réseaux», estime Yves-Thomas Dorval, PDG du CPQ.

Climat : les autres secteurs économiques ne pourront pas toujours compenser sans des efforts supplémentaires en transport

Organisations d'affaires et environnementales s'impatientent également devant trop peu d'initiatives du MTMDET en matière de réduction des émissions de GES.

«Le secteur des transports est celui qui a connu la plus forte augmentation de ses GES depuis 1990 et menace maintenant l'atteinte des objectifs futurs du Québec en matière de lutte aux changements climatiques» déclare Steven Guilbeault directeur principal d'Équiterre. «De plus, ce secteur connait de profondes transformations dont le développement ne peut se faire à la petite semaine, nous avons besoin d'une vision et d'un plan qui permettra de bien orienter ce secteur», ajoute-t-il.

«Alors que les industries du Québec ont réduit leurs émissions de GES de 21,8% depuis 1990, le secteur du transport dans son ensemble a vu les siennes s'accroître de 24,8% durant la même période et ce, malgré les nombreuses mesures réglementaires et autres prises par les pouvoirs publics et par les différents intervenants. Nous invitons le gouvernement du Québec à prendre acte de la situation et à poser les gestes nécessaires pour inverser cette tendance lourde. Il est illusoire de croire que le secteur industriel, qui a déjà considérablement réduit ses émissions de GES depuis 1990, pourra continuer encore bien longtemps de porter de façon si importante le fardeau de réduire les émissions de GES du Québec», affirme Hélène Lauzon, présidente du CPEQ. «De plus, l'offre de programmes devra être ajustée et bonifiée de façon substantielle pour aider notamment le secteur du transport de marchandises et des véhicules lourds à contribuer aux efforts de réductions, alors qu'ils produisent le tiers des émissions des transports.»

«Depuis plusieurs années, l'industrie du transport routier de marchandises œuvre à réduire son empreinte écologique notamment en se dotant d'équipements plus performants. Cela dit, nous sommes favorables aux mesures qui pourraient soutenir le développement du transport collectif et qui par conséquent contribueraient à améliorer la fluidité sur nos routes, ce qui permettrait d'augmenter l'efficacité des transporteurs qui doivent y transiter», souligne Marc Cadieux, pdg de l'ACQ. «L'ACQ poursuit également ses représentations à l'effet que soit reconduit le programme Écocamionnage qui émane du Fonds vert. Il s'agit d'un bel un exemple des retombées positives qu'ont les investissements gouvernementaux qui reconnaissent et valorisent l'importance du virage vert entrepris par notre industrie», ajoute-t-il.

Un plan économique durable qui passe par les transports
Les signataires estiment que la solution passe par des investissements massifs en infrastructures de transport durable, lesquelles sont à même de réduire la congestion et de stimuler l'industrie québécoise.

«Au Québec, le transport en commun génère près de 3 fois plus d'emplois et de retombées que les investissements en transport automobile. Même l'Ontario, qui ne dispose pas d'un tel avantage, prend actuellement ce virage vers le transport collectif. Le Québec doit emboîter le pas à son voisin ontarien; il en va de notre compétitivité et de notre prospérité», précisent les signataires.

«En plus de compter sur des investissements substantiels pour développer l'offre de transports collectifs et assurer le transport efficace des marchandises partout au Québec, le MTMDET devra mettre en place une série de mesures règlementaires et des instruments économiques qui contribueront eux aussi à favoriser les changements de comportement des Québécois et Québécoises en matière de mobilité. Ces mesures, qui sont en outre à faible coût, généreront des économies rapidement en plus d'avoir des effets directs positifs sur la mobilité», conclut Philippe Bourke du RNCREQ.

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Renseignements :
Émilie Novales
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RÉACTION — Donner le feu vert à Kinder Morgan et à la Ligne 3 d'Enbridge est un non-sens pour l'environnement et l'économie

Le 29 novembre 2016 | Affiché dans

Montréal - La décision annoncée aujourd'hui par le gouvernement fédéral de donner le feu vert au projet d'oléoduc Trans Mountain de Kinder Morgan ainsi qu'au projet de remplacement de la Ligne 3 d'Enbridge s'inscrit en faux contre l'engagement qu'avait pris ce même gouvernement, en signant l'Accord de Paris, de redoubler d'efforts pour éviter une hausse de plus de 2 C de la température moyenne de la planète.

Que ce soit d'un point de vue environnemental ou économique, il n'y a aucune bonne raison d'autoriser ce projet. «En approuvant deux oléoducs qui ajouteront 1,4 million de barils par jour en capacité de transport de pétrole, le gouvernement fédéral permettra une croissance des sables bitumineux qui mettra hors d'atteinte nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a déclaré Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Par cette décision, le gouvernement Trudeau tourne le dos à l'Accord de Paris à peine quelques semaines après son entrée en vigueur.»

«Ces décisions, à l'instar de l'autorisation donnée récemment au projet ultra polluant de LGN de Pacific NorthWest près de Prince-Rupert, reviennent à imposer des infrastructures d'hydrocarbures dont personne ne veut et ne ressent le besoin, poursuit M. Mayrand. Nous devrions financer les projets de transition vers les énergies renouvelables plutôt que de continuer de soutenir les projets d'infrastructures dépassées qui nous enfermeront pendant des années encore dans la spirale climato-destructrice des énergies fossiles.»

En particulier, la décision controversée d'approuver le pipeline Kinder Morgan fait fi de l'opposition de 17 Premières Nations, de la province de la Colombie-Britannique et de 20 municipalités représentant plus de deux millions de citoyens. Le prolongement de l'oléoduc doit assurer le transport de pétrole issu des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'en Colombie-Britannique à des fins d'exportation.

La Fondation David Suzuki s'oppose à toute expansion des infrastructures liées aux combustibles fossiles, et cela comprend l'oléoduc Trans Mountain, ainsi que le remplacement de la Ligne 3 d'Enbridge, qui multiplierait par sept le volume de trafic des pétroliers.

« Les Britanno-Colombiens ont bien raison de s'inquiéter des effets de déversements de pétrole sur un écosystème marin fragile, sur les épaulards et sur leur propre santé, indique Karel Mayrand. Des déversements de pétrole se produiront inévitablement et leurs dégâts ne pourront jamais être totalement réparés.»

De fait, la recherche a démontré que la technologie n'existe pas encore qui permettrait de récupérer efficacement le bitume dilué d'un déversement. « De toute façon, même sans déversement, le niveau prévu d'augmentation du trafic de pétroliers est extrêmement préoccupant en ce qui touche à la population d'épaulards résidents du Sud, qui compte à peine plus de 80 individus », ajoute M. Mayrand.

« La mer des Salish est très étroitement associée à l'histoire économique, naturelle et culturelle du Canada. La faune de cette région est très riche, et c'est un coin formidable pour explorer la nature, sans compter que des milliers de personnes y vivent de la pêche et du tourisme. Cet endroit est beaucoup trop précieux pour qu'on l'expose au risque d'un déversement de pétrole lourd brut, or c'est exactement ce que fait le projet Kinder Morgan », poursuit Karel Mayrand.

Des voix se sont également élevées pour dénoncer le processus de consultation publique défaillant et la perte totale de confiance du public envers l'Office nationale de l'énergie. « Au vu des failles importantes qu'accuse le processus de consultation, on ne nous annonce pas aujourd'hui une décision éclairée fondée sur des éléments probants. Nous nous attendons à ce que la population de la Colombie-Britannique, ainsi que les citoyens d'un bout à l'autre du pays, contestent une décision qui va à l'encontre de la volonté citoyenne et qu'elle demande qu'un processus d'évaluation environnementale digne de ce nom soit mis en œuvre. Ce processus doit tenir compte des préoccupations des peuples autochtones et de l'ensemble des citoyens », conclut M Mayrand.

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Pour plus d'information :
Diego Creimer, Spécialiste, communications et affaires publiques dcreimer@davidsuzuki.org
514-999-6743