Communiqués de presse

Changements climatiques : les infrastructures vertes comme outil d'adaptation

Le 30 novembre 2015 | Affiché dans

Un rapport de la Fondation David Suzuki démontre que la mise en place d'un réseau de milieux naturels interconnecté permettrait à Montréal de lutter contre les changements climatiques

Montréal — À l'heure où les yeux sont tournés vers Paris pour la COP21 sur le climat, la Fondation David Suzuki (Fondation) publie un rapport mettant de l'avant les infrastructures vertes comme outil d'adaptation aux changements climatiques. Le rapport, signé par plusieurs scientifiques de renom et présenté aujourd'hui au Palais des congrès dans le cadre du Sommet de Montréal sur l'innovation de la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain, conclut que la mise en place d'un réseau interconnecté d'infrastructures vertes (IV) répondrait à une demande sociale, environnementale et économique permettant ainsi à la Ville de Montréal et à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) de remplir leurs engagements en matière de lutte aux changements climatiques et de préservation de la biodiversité.

Pour Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques pour le Québec de la Fondation : « Selon les prédictions climatologiques, le sud du Québec devra composer, d'ici la fin du siècle, avec des hausses moyennes des températures et un régime de précipitations qui fluctuera. Ceci pourrait avoir des répercussions importantes pour la métropole, tant au niveau des infrastructures bâties, que pour la santé publique. À cet égard, notre étude démontre que d'investir dans la protection des infrastructures vertes et d'un réseau interconnecté de milieux naturels générera des co-bénéfices tels que la protection de la biodiversité, réduction des îlots de chaleur, ainsi qu'une meilleure résilience aux changements climatiques ».

À l'échelle du Grand Montréal, les milieux naturels et semi-naturels, qui constituent le cœur du réseau d'IV, sont affectés par une multitude de facteurs de pression comme les changements climatiques, la pollution des milieux et l'étalement urbain. Dans ce contexte de pressions environnementales accrues, la Fondation rappelle que la CMM dispose d'une fenêtre d'opportunité limitée pour protéger son réseau d'IV lui permettant de répondre aux besoins actuels et futurs des citoyens et de la biodiversité. « Avec seulement 20 de couvert forestier et moins de 1 de milieux humides, l'arrangement spatial des milieux naturels restants dans la CMM sera crucial afin d'assurer le maintien de la biodiversité et des services écosystémiques qui y sont associés », d'affirmer Jérôme Dupras, professeur au Département des sciences naturelles de l'Université du Québec en Outaouais et coauteur du rapport.

Par ailleurs, le rapport dévoilé par la Fondation s'aligne avec plusieurs mesures d'adaptation mises de l'avant dans le nouveau Plan d'adaptation aux changements climatiques 2015-2020 présenté par l'agglomération de Montréal. « Nous croyons que les infrastructures vertes font partie des solutions à mettre en place pour lutter contre les changements climatiques, tant pour la protection de la biodiversité, que pour la lutte aux îlots de chaleurs », de souligner M. Réal Ménard, responsable du développement durable, de l'environnement, des grands parcs et des espaces verts pour la ville de Montréal.

Rappelons enfin que le nouveau gouvernement fédéral a prévu des investissements significatifs dans la mise en place d'infrastructures vertes au Canada, ce qui pourrait aider les provinces et les municipalités à faire face aux changements climatiques par la réalisation de projets concrets et la mise en valeur des milieux naturels.

Pour lire le rapport, consultez le site Web de la Fondation :
http://www.davidsuzuki.org/fr/publications/rapports/

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Pour les demandes d'entrevue :
Manon Dubois, Directrice des communications (Québec)
Fondation David Suzuki
Tél. : 514-679-0821, courriel : mdubois@davidsuzuki.org

Climat : La Fondation David Suzuki accueille favorablement la cible de réduction de GES de -37,5 % pour 2030 du gouvernement du Québec

Le 27 novembre 2015 | Affiché dans

Montréal — Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la lutte aux changements climatiques, David Heurtel, annonçait aujourd'hui l'adoption d'une nouvelle cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de l'ordre de -37,5 sous les niveaux de 1990 pour 2030. À l'aube du Sommet sur le climat de Paris (COP21), la Fondation David Suzuki (la Fondation) se réjouit de l'adoption de cette cible, la plus ambitieuse en Amérique du Nord.

Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation et membre du comité-conseil sur les changements climatiques mis sur pied par le ministre Heurtel, s'est réjoui de l'annonce d'aujourd'hui : « La nouvelle cible du Québec a fait l'objet d'une recommandation unanime du comité-conseil; nous sommes donc ravis que le gouvernement l'ait adoptée. Il est maintenant impératif de s'attaquer à la réduction des émissions de GES dans le secteur des transports qui représente à lui seul près de 45 pour cent de nos émissions. Sans un effort décisif dans ce secteur, la cible restera hors d'atteinte ».

« L'atteinte de cette cible ambitieuse nécessitera l'adoption rapide de mesures dans tous les secteurs afin d'amorcer la transition énergétique du Québec hors des énergies fossiles et vers les énergies renouvelables. À cet égard, la politique énergétique à venir devra prioriser la réduction de la consommation de pétrole, qui représente 52 % des émissions de GES du Québec. D'autre part, il nous apparait incongru que le gouvernement souhaite développer la filière des hydrocarbures, tout en s'affichant en tant que leader dans la lutte aux changements climatiques », d'ajouter Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques pour le Québec de la Fondation.

Rappelons que des dizaines de milliers de personnes se rassembleront le dimanche 29 novembre pour demander aux gouvernements fédéral et provinciaux de viser une économie basée sur 100 d'énergies renouvelables d'ici 2050. Alors que le Québec s'est engagé à réduire ses émissions de GES d'un minimum de 80 sous les niveaux de 1990 en 2050, dans le cadre du « Under 2 MOU », la Fondation David Suzuki invite le gouvernement à prendre des engagements concrets afin d'atteindre une telle cible, notamment en se basant sur des énergies renouvelables et les transports collectifs.

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Pour les demandes d'entrevue :
Manon Dubois, Directrice des communications, Québec
Fondation David Suzuki
Tél. : 514-679-0821, courriel : mdubois@davidsuzuki.org

Nouveau sondage : 6 Québécois sur 10 s'opposent à Énergie Est et demandent la suspension de l'évaluation du projet

Le 26 novembre 2015 | Affiché dans

Montréal, 26 novembre 2015 — Près de 6 Québécois sur 10 s'opposent au projet de pipeline Énergie Est de TransCanada, indique un nouveau sondage diffusé aujourd'hui. Selon les données du sondage réalisé par SOM auprès de 1007 personnes au Québec pour le compte d'Équiterre, de la Fondation David Suzuki, de Greenpeace Canada et de Nature Québec, 57 % des personnes interrogées sont « en désaccord » avec la construction d'Énergie Est alors que 58 % demandent la suspension du processus actuel d'examen du projet Énergie Est qui traverserait le Québec pour transporter et exporter le pétrole des sables bitumineux.

Seulement 35 % des répondants appuient Énergie Est

Le sondage révèle également que seulement 35 % des Québécois se disent « en accord » avec le projet de pipeline Énergie Est, incluant un maigre 10 % qui se disent « tout à fait en accord ». Dans la région métropolitaine de Montréal, ils sont 60 % à s'opposer au projet. Le projet Énergie Est a fait l'objet en septembre dernier d'une consultation publique de la Communauté Métropolitaine de Montréal (CMM) qui devrait annoncer sa position début décembre. Le sondage dévoilé aujourd'hui montre un spectaculaire renversement de tendances dans l'opinion. En effet, le nombre de ceux qui appuient le projet de pipeline de sables bitumineux a baissé de moitié depuis 2014 alors que, selon un sondage CROP, 70 % des Québécois se disaient favorables au projet.

Pour Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki: « Les résultats de ce sondage montrent que plus les Québécois sont informés, plus ils s'opposent au projet Énergie Est. Le gouvernement du Québec doit prendre acte de cette majorité claire s'opposant au passage de méga-projet pétrolier sur le territoire québécois ».

Selon Christian Simard, directeur de Nature Québec, « le refus de Transcanada d'évaluer les conséquences de son projet sur les émissions globales de GES, de considérer le fleuve Saint-Laurent dans sa zone d'impacts ou même de prévoir un scénario de rupture majeure sur ses équipements affecte grandement sa crédibilité auprès de la population ».

58 % demandent la suspension du processus actuel d'examen du projet Énergie Est

À la question à savoir si le gouvernement fédéral devrait suspendre le processus actuel d'examen du projet Énergie Est, le temps de procéder à une réforme du processus d'évaluation environnementale pour garantir que les décisions se fondent sur des études scientifiques et l'intérêt public, 58 % des sondés ont répondu « oui », soit presque deux fois plus que les 30 % ayant répondu « non ».

Pour Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace, « la majorité de la population demande à M.Trudeau d'arrêter l'évaluation du projet Énergie Est qui se fait actuellement par l'Office national de l'énergie (ONÉ) qui est biaisé en faveur des pétrolières. Continuer à évaluer Énergie Est serait une vraie farce car le processus actuel est totalement antidémocratique et a été mis en place par Harper pour faciliter l'approbation des projets de pipelines. Le temps presse et M.Trudeau doit agir, car TransCanada entend déposer son projet final d'ici la fin de l'année ».

Le 12 novembre dernier, plus de 100 groupes canadiens ont envoyé une lettre à M.Trudeau pour lui demander de tenir ses promesses et de mettre fin aux examens actuels de l'ONÉ qui ne tiennent pas compte de l'impact climatique des projets de pipelines TransMountain de Kinder Morgan et Énergie Est de TransCanada.

« Lors de la dernière campagne électorale, M. Trudeau a déclaré que les 'gouvernements donnent des permis mais c'est la population qui donne sa permission', rappelle Steven Guilbeault d'Équiterre. Or, ce sondage confirme ce qu'Équiterre a constaté lors de sa tournée dans toutes les régions où le tracé est envisagé : la population est de toute évidence opposée au projet ».

Le sondage SOM a été réalisé par téléphone auprès de 1007 personnes à travers le Québec du 4 au 16 novembre 2015.

Lien vers les résultats du sondage : http://www.greenpeace.org/canada/Global/canada/file/2015/11/greenpeacev1p0.pdf

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Pour plus d'informations :
Andrée-Lise Therrien, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki, 514-758-3618, altherrien@davidsuzuki.org
Rania Massoud, conseillère en communication, Greenpeace Canada, 438 929-7447, rania.massoud@greenpeace.ca
Dale Robertson, Relations médias, Équiterre, 514 605-2000, drobertson@equiterre.org
Christian Simard, directeur général, Nature Québec, 418 928-1150 direction@naturequebec.org

Climat : nouvelle démonstration du leadership des provinces

Le 23 novembre 2015 | Affiché dans

L'Alberta dévoile sa stratégie d'action climatique

Montréal — La stratégie de l'Alberta pour se débarrasser progressivement des centrales au charbon, accélérer le virage vers les énergies renouvelables, fixer un prix à l'émission de GES et plafonner les émissions issues des sables bitumineux est certes ambitieuse, mais elle démontre aussi clairement que les provinces — et même celles dont l'économie repose traditionnellement sur les hydrocarbures — peuvent prendre les choses en main et s'attaquer résolument aux changements climatiques.

La stratégie annoncée hier prévoit la mise hors service progressive des centrales électriques au charbon d'ici 2030, une hausse de l'ordre de 30 pour cent d'ici 2030des énergies renouvelables dans le panier énergétique de la province, un plafond de 100 mégatonnes aux émissions issues de l'exploitation des sables bitumineux et un prix de 30 $ la tonne sur les émissions de GES d'ici 2018. Selon la Fondation David Suzuki, il s'agit là d'une véritable révolution de l'approche de l'Alberta en matière d'action climatique.

« Voilà un nouvel exemple du leadership qu'assument les provinces et les villes canadiennes dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques, ce qui ne les empêche pas, bien au contraire, de poursuivre la diversification et la croissance de leur économie », a déclaré Ian Bruce, expert en science et politique climatique de la Fondation David Suzuki.

Les produits du programme de tarification du carbone seront réinvestis dans les technologies propres et l'innovation, le transport collectif, les infrastructures vertes, un fonds pour les Premières Nations et un programme d'aide pour les ménages à faible revenu. « Cette stratégie élaborée de l'Alberta marque le début d'une nouvelle ère, le retour du Canada aux devants de la scène en matière climatique, a ajouté Ian Bruce. Le virage vers une économie fondée sur les énergies propres est déjà commencé, et ce sont les villes et les provinces qui montrent la voie à suivre. Il ne reste plus au fédéral qu'à présenter sa propre stratégie pour donner un formidable élan à ce mouvement, poursuit-il. Il y a encore certainement beaucoup à faire et d'améliorations à apporter, mais l'engagement de nouveaux joueurs est un précieux apport à la recherche de solutions à la crise climatique, et dresse la table en vue de l'adoption progressive de cibles plus ambitieuses encore, au vu de notre objectif d'une économie reposant entièrement sur les énergies renouvelables d'ici 2050. Les centrales au charbon de l'Alberta rejettent dans l'air pratiquement autant de GES que l'industrie des sables bitumineux. Les mesures essentielles que sont la mise hors service progressive de ces usines extrêmement polluantes et le virage vers des sources d'énergie à taux d'émission zéro auront donc un double impact — nous réduirons nos émissions et vivrons en meilleure santé », conclut l'expert qui se prépare à partir pour Paris.

La Saskatchewan, de son côté, a annoncé son engagement à produire 50 pour cent de son énergie à partir de sources renouvelables d'ici 2030, et l'Ontario a publié le détail de son régime imminent de plafonnement et d'échange. À une semaine du coup d'envoi de la Conférence des Nations unies sur le climat à Paris, nos décideurs envoient des quatre coins du pays un message on ne peut plus clair : le temps est venu pour le Canada d'accélérer le virage vers une économie propre.

Les représentants à Paris du gouvernement fédéral entendront certainement le vibrant appel à l'action climatique que leur envoient les provinces et territoires, ainsi que les citoyens du pays entier. Un sondage réalisé récemment par l'Environics Institute for Survey Research indique qu'une majorité croissante de citoyennes et citoyens du Canada veulent que le gouvernement fédéral soit partie prenante à un accord international bien concret de réduction des émissions de GES.

« Lorsqu'il s'agit d'enjeux aussi importants que le sont les changements climatiques, les décideurs ne peuvent ignorer la volonté de la population », dit Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « La conférence de Paris offre au Canada une occasion sans précédent d'affirmer son leadership en adoptant les politiques rigoureuses déjà en place à divers endroits au pays, et en proposant une stratégie concertée de lutte contre les changements climatiques qui permettra au Canada de respecter ses engagements envers la communauté internationale, et d'atteindre les cibles fixées. »

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Personne-ressource :
Manon Dubois, directrice des communications
Fondation David Suzuki
514-679-0821
mdubois@davidsuzuki.org

Favorable aux exigences du Ministère de l'Environnement et du Changement climatique

Le 10 novembre 2015 | Affiché dans

Déversement d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent
La Fondation David Suzuki accueille favorablement les exigences du Ministère de l'Environnement et du Changement climatique

Montréal, le 10 novembre 2015 — Bien qu'elle déplore toujours que le déversement ne puisse être évité, la Fondation David Suzuki considère que les conditions fixées par l'arrêté du ministère de l'Environnement et du Changement climatique permettront à tout le moins d'assurer le suivi, de limiter certains impacts, de veiller à ce que des consultations appropriées soient tenues dans le futur et ultimement que de tels déversements soient définitivement écartés.

Pour la Fondation, tous les efforts afin de limiter l'envergure et les impacts du déversement, n'avaient pas été réalisés par la Ville de Montréal et le Ministère du Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques avant de statuer sur son exécution. La décision d'Environnement et Changement climatique Canada vient donc combler, en partie, ces lacunes dans le processus décisionnel.

Pour Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques : « les conditions fixées par le Ministère de l'Environnement et du Changement climatique semblent tout à fait cohérentes, particulièrement en ce qui a trait à l'examen exhaustif du processus visant à ce qu'un tel rejet ne se reproduise pas ». Navrée qu'un tel déversement soit encore effectué en 2015, la Fondation David Suzuki est toutefois stupéfaite de la mobilisation qu'a engendrée cette saga, et souhaite que cette prise de conscience soit suivie de gestes concrets afin de réduire les surverses et ainsi améliorer la qualité de l'eau du fleuve Saint-Laurent. Rappelons que 43 % de la population du Québec boivent l'eau du fleuve Saint-Laurent chaque jour. En ce sens : « des investissements pour la mise en place d'infrastructures vertes sont désormais plus que nécessaires » conclut M. Toussaint.

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Information et entrevue :
Andrée-Lise Therrien
514 758-3618, altherrien@davidsuzuki.org

Changements climatiques : les terres agricoles du Québec convoitées

Le 9 novembre 2015 | Affiché dans

Un nouveau rapport met en garde contre le risque accru d'accaparement des terres agricoles québécoises par des intérêts financiers étrangers

Montréal — Un nouveau rapport de la Fondation David Suzuki met pour la première fois en relief les risques accrus d'accaparement des terres agricoles du Québec dans le contexte des changements climatiques. Climat d'accaparement : Changements climatiques, accaparement des terres agricoles et sécurité alimentaire au Québec documente les phénomènes d'accaparement et de financiarisation des terres agricoles ainsi que l'impact des changements climatiques sur l'agriculture dans le monde et au Québec et conclut que le Québec doit dès maintenant agir pour éviter de perdre le contrôle de cette ressource stratégique pour sa sécurité alimentaire future.

Pour Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki : « Les terres agricoles du Québec sont une ressource stratégique qui fera l'objet d'une convoitise accrue au cours des prochaines décennies, au même titre que l'eau douce. Que ce soit au profit d'intérêts financiers québécois ou étrangers, il existe un risque réel que le Québec voit son agriculture lui échapper, mettant du même coup à risque sa sécurité alimentaire. Le Québec doit agir dès maintenant pour conserver le contrôle de cette ressource », a-t-il ajouté.

Le rapport documente la manière dont les changements climatiques vont affecter l'agriculture à travers le monde et mener à une raréfaction ou à une perte de productivité des terres agricoles. Dans la mesure où le Québec sera relativement moins touché que d'autres régions du globe, profitant entre autres d'un accroissement de la saison de production et de ressources hydriques abondantes, la valeur des terres agricoles québécoises risque d'augmenter aux yeux des investisseurs de partout.

Le phénomène d'accaparement observable dans plusieurs régions du monde est également analysé dans le rapport. L'accaparement et la financiarisation transforment la finalité de la propriété des terres agricoles, les terres passant de leurs exploitants à des fins de production alimentaire à des investisseurs dont l'objectif est la spéculation et la maximisation des rendements sur l'investissement. Dans un contexte de raréfaction des terres agricoles et d'instabilité financière, les terres agricoles deviennent une valeur refuge de plus en plus intéressante au plan financier.

La combinaison de ces deux phénomènes soulève des risques importants pour le Québec. Le rapport affirme qu'il existe déjà au Québec une dynamique d'accaparement des terres, de nombreux investisseurs québécois — notamment institutionnels ou privés — faisant actuellement l'acquisition de lots importants de terres agricoles à des fins de spéculation sur leur valeur future ou de maximisation des rendements. S'il se poursuit et s'accentue au cours des prochaines décennies, ce phénomène d'accaparement pourrait menacer la souveraineté alimentaire du Québec.

Le rapport conclut que pour maintenir un modèle d'exploitation agricole basé sur des terres majoritairement exploitées par des agriculteurs à des fins de production alimentaire, le Québec doit créer une société d'aménagement et de développement agricole. Afin de remplir son mandat, cette société devrait pouvoir acquérir, administrer temporairement et transférer des actifs agricoles, suivant le principe de la « préférence agriculteurs ». Elle disposerait d'un droit de préemption, c'est-à-dire qu'elle pourrait, si elle le juge à-propos, faire l'acquisition de toute terre ou actif agricoles mis en vente au Québec, en ayant préséance sur tout acheteur qui ne serait pas un nouvel agriculteur exploitant.

Pour lire le rapport, consultez le site Web de la Fondation : http://www.davidsuzuki.org/fr/publications/rapports/2015/climat-daccaparement-changements-climatiques-accaparement-des-terres-agricoles-e

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Pour les demandes d'entrevue :
Manon Dubois Crôteau, Directrice des communications, Québec
Fondation David Suzuki
Tél. : 514-679-0821, courriel : mdubois@davidsuzuki.org

Abandon du projet de port pétrolier de TransCanada sur le Saint-Laurent

Le 5 novembre 2015 | Affiché dans

Une bonne nouvelle pour la Fondation David Suzuki

La Fondation David Suzuki se réjouit de l'abandon de la construction d'un port pétrolier au Québec par la compagnie albertaine TransCanada. Suite au retrait du projet de terminal pétrolier à Cacouna, la compagnie laissait planer un doute quant à la construction d'un tel port ailleurs au Québec.

Rappelons que la Fondation était parmi les organisations qui avaient obtenu une injonction en septembre 2014 ayant mené à l'abandon du projet de terminal pétrolier à Cacouna, dans la pouponnière des bélugas. Or, la nouvelle annoncée ce matin vient clore l'ensemble du chapitre sur les ports pétroliers au Québec du projet Énergie Est.

Pour Karel Mayrand, Directeur général pour le Québec de la Fondation : « malgré l'abandon du projet de ports pétroliers sur le Saint-Laurent, TransCanada continue d'obtenir des autorisations du gouvernement du Québec pour effectuer des travaux dans le fleuve en vue de la construction de son oléoduc, le tout sans évaluation environnementale ». La Fondation s'explique mal l'empressement de Québec à autoriser des travaux qui mettent à risque le fleuve et ses écosystèmes.

Rappelons qu'un rapport publié en février dernier par la Fondation et d'autres groupes environnementaux nous apprenait que le projet Énergie Est met à risque l'eau potable de 49 municipalités québécoises qui s'approvisionnent de l'eau du Saint-Laurent. Par ailleurs, le projet de TransCanada compte toujours traverser 256 cours d'eau au Québec.

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Pour les demandes d'entrevue :

Manon Dubois Crôteau
514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Les activités du musée Exploramer doivent être maintenues

Le 9 octobre 2015 | Affiché dans

Fermeture du musée Exploramer
La Fondation David Suzuki croit que ce fleuron du Saint-Laurent devrait maintenir ses activités

Montréal, 9 octobre 2015 - Créé il y a 20 ans, le musée Exploramer qui se dédit à la découverte des sciences marines et du Saint-Laurent se voit aujourd'hui forcé de fermer ses portes, une situation que la Fondation David Suzuki(FDS) trouve déplorable. Exploramer se vouait notamment à la mise en valeur des produits issus de pêcheries durables du Saint-Laurent, une première au Québec, par l'entremise de son programme « Fourchette Bleue ».

« Alors que les initiatives de vulgarisation scientifique battent déjà de l'aile au Québec, il est navrant d'apprendre que le musée Exploramer devra fermer ses portes alors qu'il permettait aux Québécoises et Québécois de découvrir un fleuron de leur patrimoine — le Saint-Laurent », de dire Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « La Fondation David Suzuki s'évertue depuis cinq ans à rapprocher les Québécoises et Québécois du Saint-Laurent en tâchant de faire rayonner les initiatives qui y sont dédiées. Exploramer remplissait ce rôle avec succès. Alors que le Québec investit des centaines de millions de dollars dans une stratégie maritime pour le fleuve, nous souhaitons vivement qu'une solution alternative à la fermeture soit trouvée », de conclure M. Toussaint.

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Source :
Andrée-Lise Therrien, Fondation David Suzuki
514 758-3618, altherrien@hotmail.com

Il faut suspendre le projet de déversement de 8 milliards de litres d'eaux usées non traitées dans le fleuve Saint-Laurent

Le 6 octobre 2015 | Affiché dans

La Ville de Montréal doit clairement établir, preuves à l'appui, qu'aucune autre option n'est disponible

Montréal, le 6 octobre 2015 - La Fondation David Suzuki demande la suspension immédiate de la décision de la ville de Montréal de déverser 8 milliards de litres d'eaux usées non traitées dans le Saint-Laurent. Devant l'inquiétude de la population et en l'absence d'une démonstration convaincante qu'un tel déversement ne puisse être évité, la Fondation considère que la ville doit retourner à sa table à dessin.

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Un appui citoyen croissant pour l'engagement du gouvernement en matière de changements climatiques et d'énergies renouvelables

Le 28 septembre 2015 | Affiché dans

Montréal, 28 septembre 2015 — Les Canadiens sont de plus en plus nombreux à souhaiter la conclusion d'un accord international sur la réduction des émissions issues des combustibles fossiles. C'est ce que révèle un sondage réalisé auprès de la population canadienne, qui élira le 19 octobre prochain le gouvernement qui les représentera à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se tiendra en décembre à Paris.

Le sondage, publié aujourd'hui par Environics Institute for Survey Research en partenariat avec la Fondation David Suzuki, révèle que si l'opposition est forte à l'adhésion par le Canada à un accord international, l'appui à une participation canadienne est d'autant plus massif — la marge est ici de plus de trois contre un. Selon une majorité croissante de citoyens — 61 % de la population — le gouvernement canadien doit absolument joindre les rangs de la communauté internationale afin de réduire les émissions de GES et limiter les changements climatiques, et ce, même si une telle action doit entraîner certaines pertes d'emplois et une hausse du prix de certains produits et services. Une faible minorité — 12 % — de Canadiens affirment ne pas souhaiter que le Canada signe un tel accord.

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