Communiqués de presse

Les groupes environnementaux et les Premières Nations s'associent pour le même combat contre le projet de loi omnibus C-45

Le 21 novembre 2012 | Affiché dans

L'énorme projet de loi soumis au Parlement fait peser une nouvelle menace sur la démocratie et l'environnement

Montréal — Les Premières Nations, les principaux groupes environnementaux, ainsi que des groupes communautaires et de sport et de loisirs qui sont soutenus par plus d'un demi million de citoyens ont publié aujourd'hui une lettre ouverte dans laquelle ils s'opposent au deuxième projet de loi omnibus du gouvernement fédéral, le controversé C-45, alors qu'il fait l'objet d'un dernier cycle de débats au Parlement cette semaine.

« En sabordant les réglementations et les processus d'évaluation environnementale, le gouvernement fédéral se prive volontairement des informations et des outils qui permettraient de diminuer les risques pour l'environnement et la santé humaine », a soutenu Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Cette approche favorise des intérêts privés au détriment du bien commun, ce qui est contraire à une gestion responsable de nos ressources naturelles ».

« Les changements contenus dans le projet de loi omnibus porteront un autre coup aux lois environnementales du Canada, balayeront des mesures de protection fédérales essentielles, et réduiront les occasions pour le public de s'exprimer au sujet de vastes projets industriels qui pourraient menacer l'air, l'eau, le sol et les écosystèmes desquels tous les citoyens, et notre économie, dépendent », affirment-ils dans la lettre ouverte publiée aujourd'hui.

Parmi les signataires figurent plus d'une dizaine d'organisations environnementales d'avant-garde au Québec et au Canada, notamment Équiterre, la Fondation David Suzuki, WWF-Canada, Greenpeace Québec, l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP), ainsi qu'un grand nombre de groupes de secteurs variés de partout au pays, incluant l'Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique, l'Institut Pembina, Sierra Club Canada, Nature Canada, Environmental Defence, et Ecojustice.

Ces organismes décrient les profonds changements proposés à la Loi sur la protection des eaux navigables qui, une fois dépouillée de sa substance, ne protégerait plus que 97 des 32 000 lacs du pays. La nouvelle loi ne s'appliquerait pas aux oléoducs, ce qui signifie que leurs impacts sur les cours d'eau du pays échapperaient désormais à l'examen des évaluations environnementales.

« Les lacs, les rivières et les ruisseaux font souvent obstacle aux grands projets industriels, en particulier les oléoducs. Ajouté aux modifications législatives du printemps dernier, ce projet de loi donne champ libre aux sociétés pétrolières et gazières ainsi qu'aux industries d'extraction des autres ressources naturelles pour dégrader le riche héritage naturel du Canada », a déclaré Sidney Ribaux, cofondateur et directeur général d'Équiterre.

Ce dernier projet de loi omnibus précarise davantage la protection de l'environnement au pays, par les modifications qu'il apporte à la Loi sur les pêches et à la Loi sur le contrôle des renseignements relatifs aux matières dangereuses — des lois essentielles qui favorisent une gestion avisée de l'environnement, assurant une eau propre et des océans en santé à l'ensemble des Canadiens.

Pour les organisations signataires, ce projet de loi s'attaque sur deux fronts à nos processus démocratiques, car il est apparemment conçu pour court-circuiter toute discussion parlementaire sur des changements législatifs majeurs qui réduiront considérablement les possibilités de consultation publique.
« Peut-être pour la dernière fois cette semaine, les députés ont le pouvoir d'empêcher une nouvelle érosion de la protection de notre environnement et de la participation du public dont ce projet de loi est porteur », a affirme Nicolas Mainville, directeur de Greenpeace au Québec. « Pour le bien commun et les générations futures, il est de leur devoir de saisir cette opportunité. »

Déposé en octobre, le projet de loi C-45 fait suite à la refonte draconienne des lois environnementales fédérales entamée au printemps dernier par le projet de loi budgétaire omnibus C-38. On constate déjà les impacts déplorables du C 38 sur le terrain et dans les ministères environnementaux du fédéral, ou des compressions de personnel massives sont exercées.

Dans leur lettre ouverte, les groupes font valoir que le projet de loi C-45 « illustre une fois de plus l'attitude négligente du gouvernement fédéral, qui met en péril la sécurité et la santé à long terme de la population. Il contient des changements considérables qui, à défaut d'être stoppés maintenant, atteindront les communautés partout au pays — compromettant notre eau, notre air, notre nourriture et notre qualité de vie. »

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Consultez la lettre ouverte sur le site Web de la Fondation David Suzuki :

Consultez le document d'information pour de plus amples renseignements.

Pour les entrevues ou pour tout complément d'information, n'hésitez pas à contacter :

Loïc Dehoux, Équiterre, 514-605-2000, ldehoux@equiterre.org

Manon Dubois, Fondation David Suzuki, 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Budget 2013 — Investissements en transports collectifs : Le gouvernement n'a pas compris l'urgence

Le 20 novembre 2012 | Affiché dans

Québec — C'est avec déception que TRANSIT, l'Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec, accueille le premier budget déposé aujourd'hui par le nouveau gouvernement. Ce budget ne règle en rien le sous-financement des transports collectifs, ne permettant pas de désengorger les réseaux qui sont saturés et de pallier la crise de la congestion dans les grandes villes, particulièrement dans la région de Montréal. Si TRANSIT reconnait l'important chantier de réévaluation des projets d'infrastructures qui permettra à terme d'augmenter la part des investissements en transports collectifs, l'Alliance déplore la décision du gouvernement de mettre sur la glace tous ses engagements sur la bonification des investissements en transports collectifs.

Un budget d'urgence qui reporte les urgences

« La situation des transports collectifs est intenable. Il aurait été possible, dès aujourd'hui, de réallouer les milliards destinés à l'élargissement, au prolongement et à la construction de nouvelles routes au profit du développement des transports collectifs et du maintien des infrastructures routières » affirme Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville.

Les sociétés de transport abandonnées

Le budget d'aujourd'hui reste muet à la fois sur les investissements du PQI, du FORT et des fonds liés à l'augmentation de l'offre de service. Dans ce dernier cas, sans le prolongement et l'augmentation substantielle des sommes versées via le Programme d'aide gouvernementale à l'amélioration des services de transport en commun (PAGASTC), les sociétés de transport ne seront pas en mesure d'atteindre les objectifs de hausse d'achalandage et, a fortiori, les objectifs gouvernementaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 25 pour cent.

Rien pour la région de Montréal

« Alors que la région de Montréal vient de conclure, à travers le PMAD, une entente historique sur le développement des transports collectifs et des nouvelles sources de financement associées, le gouvernement du Québec balaie du revers de la main tous ces efforts de mobilisation avec l'absence de mesures concrètes. » conclut M. Savard.

Depuis sa création en août 2011, TRANSIT a fait état de plusieurs recommandations pour pallier la crise des transports et aider le gouvernement et les organisations de transports collectifs à atteindre leurs objectifs d'achalandage d'ici 2020, dont l'ajout d'une série de mesures de mitigation lors des grands travaux routiers, une suspension du développement des infrastructures routières dans les régions urbaines au profit de la réfection des routes et des transports collectifs, le prolongement et l'augmentation du financement de la politique québécoise sur le transport collectif via le Fonds vert et l'utilisation du Fonds Chantiers Canada pour financer les projets de transports collectifs au Québec.

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À propos de TRANSIT

Dans le contexte actuel de crise des infrastructures de transports, TRANSIT se veut un lieu de convergence des analyses et des solutions en matière de transports durables au Québec. Sa mission est de favoriser le développement et l'amélioration des services de transports collectifs au Québec, en s'assurant qu'ils reçoivent le financement nécessaire pour permettre au plus grand nombre possible de citoyens d'en bénéficier. Plus de cinquante organisations réparties sur tout le territoire du Québec sont membres de TRANSIT, qui compte également sur le soutien d'un comité d'experts en matière de transports et d'urbanisme. Pour devenir membre, pour consulter la liste des organismes membres et lire les publications : www.transitquebec.org.

Renseignements :

Leïla Copti
514.661.6134
lcopti@copticom.ca

La Fondation David Suzuki salue la nomination de Pierre Baril et Louis-Gilles Francoeur au BAPE

Le 14 novembre 2012 | Affiché dans

Montréal — La Fondation David Suzuki tient à féliciter Pierre Baril pour sa nomination à la présidence du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) et Louis-Gilles Francoeur, à sa vice-présidence.

« Nous saluons de la nomination de Messieurs Baril et Francoeur, deux hommes dont l'expertise, l'intégrité et l'expérience sont exceptionnelles », affirme Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec. « Nous n'avons aucun doute que sous leur gouverne le BAPE jouira plus que jamais de la confiance des citoyens et de l'ensemble des groupes de la société civile », a-t-il ajouté.

La Fondation David Suzuki souhaite rappeler que l'intégrité, l'indépendance et la transparence du BAPE en font une institution unique qui permet d'évaluer sur une base scientifique et de manière participative les impacts environnementaux de projets divers, afin d'en minimiser les risques environnementaux et d'en renforcer l'acceptabilité sociale. La Fondation offre son entière collaboration aux nouveaux dirigeants dans la réalisation du mandat de cette institution phare pour la protection du patrimoine écologique de l'ensemble des Québécois.

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Renseignements :

Manon Dubois
514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.com

Budget du Québec : C'est le moment de mettre fin à l'ère du bar ouvert au ministère des Transports, affirme l'Alliance pour le financement des transports collectifs

Le 8 novembre 2012 | Affiché dans

MontréalTRANSIT, l'Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec, estime que le premier budget Marois représente l'occasion pour le gouvernement du Québec de mettre fin à la culture du bar ouvert à la construction routière qui a grevé les budgets du ministère des Transports au cours des dernières années et de donner la priorité aux transports collectifs.

Alors que le Sud du Québec se trouve de plus en plus paralysé par la congestion automobile, TRANSIT souhaite que le gouvernement priorise enfin la consolidation et le développement des réseaux de transports collectifs, sans oublier la réfection nécessaire des infrastructures routières existantes. L'organisme demande au gouvernement de prolonger et de bonifier son soutien au développement des services de transports collectifs à même le Fonds vert et souhaite également que la part des investissements consacrés aux transports collectifs passe de 15 pour cent à au moins 30 pour cent des budgets d'infrastructures de transports du gouvernement.

Le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, a d'ailleurs réitéré cet engagement électoral du Parti Québécois le mois dernier en concédant qu'il fallait « augmenter la proportion [consacrée aux transports collectifs]. Est-ce que ça va être 20, 30, 35 pour cent? On n'en est pas là. » Avec l'adoption imminente du budget, TRANSIT considère que le gouvernement est maintenant « rendu là ». « Le gouvernement du Québec a investi près de 6 milliards de dollars au cours des 5 dernières années pour construire de nouvelles autoroutes, tout en disant manquer d'argent pour les transports collectifs et les réfections urgentes du réseau routier », rappelle Karel Mayrand, directeur-général de la Fondation David Suzuki au Québec, « il est temps de revoir nos priorités ».

D'autre part, l'Alliance estime qu'il faut augmenter le soutien au développement de l'offre de service de transports collectifs, en renouvelant et en bonifiant la redevance sur les hydrocarbures versée au Fonds Vert. Le programme de soutien existant, le Programme d'aide gouvernemental à l'amélioration des services en transports en commun (PAGASTC), arrive à échéance à la fin décembre et il est impératif de le prolonger dans le temps, affirme TRANSIT, puisqu'il aura permis des gains spectaculaires d'achalandage au cours des dernières années.

« Le Parti Québécois s'est engagé à élever le développement du transport collectif au rang des priorités nationales : rééquilibrage des investissements publics en faveur des transports collectifs, prolongement du métro de Montréal, implantation de voies réservées, développement des trains de banlieue, réduction de la dépendance aux énergies fossiles, développement d'une vision intégrée des transports à l'intérieur d'une politique de mobilité durable. La mise en place de ce programme débute avec le prochain budget », souligne Coralie Deny, directrice générale du Conseil régional de l'environnement de Montréal.

Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville, explique pour sa part que « l'arrimage des choix budgétaires avec les engagements du gouvernement, mais aussi avec les grandes politiques de l'État, conduit inévitablement à un réinvestissement dans les transports collectifs. En dépensant sans compter dans les routes dans la dernière décennie, les objectifs de réduction de 25 pour cent des émissions de GES d'ici 2020 seront bien difficiles à atteindre ».

« Lors des consultations de la Communauté métropolitaine de Montréal sur le financement du transport collectif, tenues au printemps, les élus ont fait des recommandations fortes au gouvernement du Québec, dont cette proposition de rééquilibrage des investissements publics en faveur des transports collectifs », rappelle Florence Junca-Adenot, directrice du Forum Urba 2015 de l'UQAM. « Le budget est donc l'occasion pour le gouvernement de répondre aux attentes de la grande région montréalaise. »

Ces deux avenues budgétaires, un rééquilibrage des investissements en faveur des transports collectifs et le maintien et la bonification du soutien aux services de transports collectifs à même le Fonds Vert, apparaissent incontournables pour financer tant les infrastructures que leur opérationnalisation et se retrouvent au cœur des recommandations que l'Alliance a fait parvenir au gouvernement en prévision du budget. Le mémoire pré-budgétaire de TRANSIT est disponible sur le site www.transitquebec.org.
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À propos de TRANSIT :

Dans le contexte actuel de crise des infrastructures de transports, TRANSIT se veut un lieu de convergence des analyses et des solutions en matière de transports durables au Québec. Sa mission est de favoriser le développement et l'amélioration des services de transports collectifs au Québec, en s'assurant qu'ils reçoivent le financement nécessaire pour permettre au plus grand nombre possible de citoyens d'en bénéficier. Plus de cinquante organisations réparties sur tout le territoire du Québec sont membres de TRANSIT, qui compte également sur le soutien d'un comité d'experts en matière de transports et d'urbanisme.

Pour devenir membre, pour consulter la liste des organismes membres et lire les publications : www.transitquebec.org.

Depuis sa création en août 2011, TRANSIT a émis une série de recommandations pour pallier la crise des transports et aider le gouvernement et les organisations de transport à atteindre leurs objectifs d'achalandage d'ici 2020, dont l'ajout d'une série de mesures de mitigation supplémentaires pour la région montréalaise, la suspension du développement des infrastructures routières dans les régions urbaines au profit de la réfection des routes et des transports collectifs, une répartition plus équitable du FORT, le prolongement et l'augmentation du financement de la politique québécoise sur le transport collectif via le Fonds vert et l'utilisation du Fonds Chantiers Canada pour financer les projets de transports collectifs au Québec.

Renseignements :
Philippe Cousineau Morin
514-799-1906
info@transitquebec.org

Journée de mobilisation pancanadienne : Des groupes écologistes et sociaux appellent à libérer le Québec des énergies sales

Le 22 octobre 2012 | Affiché dans

Montréal — Alors que se réunissait l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) pour sa 4e Conférence annuelle à Montréal, une dizaine de groupes citoyens, écologistes et sociaux ont accueilli tôt ce matin le lobby pétrolier et gazier au moyen d'un tintamarre de casseroles, de banderoles et de mains engluées. Ils ont appelé les grands acteurs économiques et politiques à stopper l'expansion des énergies sales (pétrole et gaz) et à ouvrir la voie aux économies d'énergie et aux énergies vertes.

Le rassemblement citoyen à Montréal a lieu alors que dans quelques heures, à l'autre bout du pays, près de 1 000 personnes inscrites à un « sit-in » de masse montreront leur opposition aux oléoducs des sables bitumineux et aux superpétroliers en participant à une action de désobéissance civile pacifique devant l'Assemblée législative à Victoria, en Colombie-Britannique.

« D'Est en Ouest, nous nous levons pour dire que les énergies sales ne passeront pas », a résumé Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace. « Le gouvernement du Québec doit résister aux lobbys des combustibles fossiles et tout mettre en oeuvre pour rapidement nous libérer de notre dépendance aux hydrocarbures ».

De Montréal, les groupes ont demandé au gouvernement du Québec d'adopter rapidement une nouvelle stratégie énergétique basée sur l'efficacité énergétique et les énergies propres, d'élaborer un plan pour diminuer drastiquement notre consommation d'hydrocarbures et de réaliser une étude complète de la filière du pétrole par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). La population peut appuyer ces demandes sur le site : greenpeace.ca/liberonslénergie.

« Québec doit continuer sur sa bonne lancée et renforcer ses mesures pour nous sortir des combustibles fossiles qui causent les changements climatiques », a affirmé André Bélisle, président de l'AQLPA. « Les effets sont déjà là, notamment dans l'estuaire du Saint-Laurent dont les eaux enregistraient une température de 2 oC de plus que la moyenne en août. »

« La consommation de pétrole coûte 14 milliards $ par année au Québec et ce chiffre ne cesse d'augmenter », a rappelé Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Chaque dollar épargné sur notre consommation de pétrole peut servir à créer de la richesse ailleurs dans notre économie au bénéfice des Québécoises et des Québécois. »

« Nous voulons des emplois fondés sur les énergies renouvelables et non pas des emplois qui nous enfoncent dans notre dépendance au pétrole », a indiqué Marie-Claude Lemieux directrice pour le Québec du fonds mondial pour la nature (WWF).
« L'avenir énergétique du Québec et du Canada passe par une réduction de notre dépendance au pétrole», a déclaré Steven Guilbeault d'Équiterre. « Le projet d'acheminer du pétrole des sables bitumineux jusqu'au Québec est incompatible avec cet avenir ainsi que l'objectif du gouvernement du Québec de réduire notre dépendance au pétrole. »

« Le golfe du Saint-Laurent et les îles de la Madeleine sont des milieux fragiles qu'il faut préserver à tout prix des marées noires », a illustré Danielle Giroux de la Coalition Saint-Laurent. « Il en va de la survie de notre environnement et de notre économie locale dépendantes des secteurs du tourisme et de la pêche. » « Le Québec ne peut se permettre un accident comme celui du Golfe du Mexique en 2010 », a ajouté Pascal Hébert du Regroupement citoyen s'opposant aux hydrocarbures et initiateur du rassemblement.

« Il incombe aux citoyens et citoyennes d'exercer une surveillance constante pour empêcher le développement de l'industrie des hydrocarbures et assurer la protection de notre territoire », a conclut Audrey Yank, porte-parole de Moratoire d'une génération.

« Dans toutes les régions de la province, la solidarité est plus forte que jamais ! », a fait remarqué Serge Fortier du RIGSVSL. « Les comités citoyens œuvrent depuis des années pour l'abandon de la filière du gaz et pétrole de schiste et la promotion des énergies vertes et nous appuierons toutes décisions du gouvernement en ce sens. »

Les groupes en appui au rassemblement « Les énergies sales ne passeront pas » incluent : l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), Alternatives, les Citoyens concernés par l'exploitation d'hydrocarbures au Québec, Coalition Saint-Laurent, Équiterre, Fondation David Suzuki, Greenpeace, Moratoire d'une génération, Nature Québec, le Regroupement Interrégional Gaz de Schiste de la Vallée du St-Laurent (RIGSVSL) et WWF.

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Pour plus d'information et photos du rassemblement : greenpeace.ca/22oct

Pour plus d'information sur l'action de désobéissance civile pacifique sur la côte ouest : defendourcoast.ca/fr/

Pour plus d'informations :
Diego Creimer, relations médias, Greenpeace, 514-999-6743 (sur place)
Louise Lévesque, directrice des communications, AQLPA, 418-264-5575
Manon Dubois, spécialiste des communications, Fondation David Suzuki, 514-679-0821

Les principaux groupes environnementaux s'opposent au projet de loi C-45 de 2012 sur l'emploi et la croissance

Le 18 octobre 2012 | Affiché dans

Le projet de loi omnibus cache d'importants changements aux lois environnementales en bouleversant la démocratie et en diminuant la protection de l'air, de l'eau, du sol et des écosystèmes

Montréal — Encore une fois, des changements significatifs aux lois environnementales sont mis de l'avant par le gouvernement fédéral sans débat démocratique préalable, selon plusieurs organisations environnementales au pays.

En lieu et place, ces changements sont introduits dans le projet de loi omnibus de mise en œuvre du budget.

Les citoyens qui se préoccupent de la protection de l'air, de l'eau, du sol et des écosystèmes naturels sur laquelle notre survie dépend, sont doublement troublées, à la fois par le contournement des processus démocratiques et par le potentiel de pollution et de destruction d'habitat essentiel supplémentaire.

Le projet de loi inclut des propositions de modifications aux lois assurant la protection du poisson, qui préviennent les dommages causés par les déchets dangereux et qui gouvernent les eaux navigables.

Nous allons examiner ces changements plus en détail dans les prochains jours afin de déterminer les répercussions qu'ils pourraient avoir sur la protection de l'environnement.

Nous constatons que beaucoup de modifications aux lois environnementales ont également été apportées par le projet de loi omnibus au printemps. Le fait de modifier les mêmes lois deux fois en un an souligne l'importance de débattre de projets de loi à travers les comités du Parlement, un travail qui appartient aux députés élus.

Il n'est pas nécessaire de bouleverser notre processus législatif de cette manière, et d'accroître ainsi les craintes que des lois déjà affaiblies le soient encore plus.

Les groupes en appui à ce communiqué incluent : Équiterre, la Fondation David Suzuki, WWF-Canada, Greenpeace, la SNAP, Ecojustice, Environmental Defence, Nature Canada, l'Institut Pembina, le Club Sierra Canada, et West Coast Environmental Law.

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Pour de plus amples renseignements :

Loïc Dehoux, Équiterre
514-605-2000, ldehoux@equiterre.org

Manon Dubois, Fondation David Suzuki
514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Des groupes environnementaux réclament l'évaluation de pesticides auprès de la ministre de la Santé du Canada

Le 15 octobre 2012 | Affiché dans

Montréal - Divers groupes voués à la défense de l'environnement réclament que la ministre de la Santé, Leona Aglukkaq, procède à l'évaluation de trente ingrédients actifs retrouvés dans plus de 700 pesticides domestiques et agricoles homologués, en raison des risques à la santé humaine ou environnementale qu'ils présentent.

Mandaté par Équiterre et la Fondation David Suzuki, l'organisme Ecojustice a déposé une demande d'examen spécial aux termes de la Loi sur les produits antiparasitaires. En vertu de cette loi, lorsqu'un pays membre de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) interdit l'usage d'un pesticide sur son territoire pour des motifs sanitaires ou environnementaux, toute personne peut réclamer au ministre de la Santé d'entreprendre un examen spécial. Le ou la ministre responsable doit alors étudier les raisons sous-tendant cette interdiction et statuer sur l'homologation du produit au pays.

« Si un État considère un pesticide comme trop nocif pour être employé sur sa production alimentaire, comment le même produit pourrait-il être moins nocif ici? », demande Elaine Mac Donald, scientifique principale d'Ecojustice. « Diminuer l'exposition des Canadiens et Canadiennes aux pesticides à l'origine de troubles du développement ou de cancers ne peut être que bénéfique. Le gouvernement a le devoir de sauvegarder la qualité de l'environnement. »

L'usage de certains ingrédients actifs comme le 2,4-D, le bromoxynil, le linuron, l'amitraz et le Dichlorvos est approuvé au Canada. Cependant, ces composés chimiques sont interdits par au moins un pays de l'OCDE en raison des risques à la santé qu'ils présentent, notamment en ce qui concerne le cancer. Dix-neuf des ingrédients actifs figurant dans la demande d'examen spécial sont interdits en Europe, tandis que les onze autres sont prohibés soit en Norvège, soit en Suisse.

« Les pesticides sont toxiques pour de nombreux organismes vivants », déclare Mara Kerry, directrice — science et politiques à la Fondation David Suzuki. « Les pesticides s'accumulent dans l'environnement, dans le sol, l'air et l'eau, où ils constituent une menace pour les oiseaux, les poissons et les humains — les enfants surtout. »

L'usage de l'atrazine, un herbicide figurant parmi les composés chimiques listés dans la demande d'examen spécial, est interdit en Europe depuis 2004 en raison du risque de contamination des eaux souterraines qu'elle présente. Les mêmes inquiétudes ont été soulevées au Canada, particulièrement au Québec et en Ontario, où l'Atrazine demeure l'un des pesticides les plus employés pour la culture du maïs. Malgré les inquiétudes soulevées, Santé Canada approuve toujours ce produit.

« Voilà une belle occasion pour Santé Canada de démontrer aux Canadiens et Canadiennes qu'aucun effort n'est négligé pour assurer leur santé de même que celle de leur environnement », déclare Isabelle Saint-Germain, directrice générale adjointe d'Équiterre. « Il est temps que le Canada fasse ce que d'autres pays ont déjà fait. Il est temps qu'il protège ses citoyens et leur environnement contre ces produits chimiques dangereux. »

Pour connaître la liste complète des ingrédients actifs ainsi que les preuves scientifiques sur lesquelles se fonde notre demande d'examen spécial, consulter la lettre ci-jointe.

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Pour obtenir de plus amples informations, adressez-vous à :

Elaine MacDonald, scientifique principale, Ecojustice Canada
416 368-7533, poste 527 | emacdonald@ecojustice.ca

Manon Dubois, spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514 679-0821 | mdubois@davidsuzuki.org

Loïc Dehoux, relations média, Équiterre
514 605-2000 | ldehoux@equiterre.org

Réaction aux déclarations du ministre des Transports, Sylvain Gaudreault en faveur du développement du réseau routier

Le 5 octobre 2012 | Affiché dans

Réaction aux déclarations du ministre des Transports, Sylvain Gaudreault en faveur du développement du réseau routier, rapportées dans le Journal de Québec

Montréal — « Le ministre Gaudreault semble réaliser une surprenante et décevante volte-face par rapport aux engagements du Parti Québécois en matière de transports collectifs. Après avoir promis de rétablir un certain équilibre entre les investissements en transport en commun et les dépenses dans le réseau routier, le Parti Québécois laisse entendre aujourd'hui que l'hémorragie de milliards de dollars dans le développement de nouvelles routes, initiée sous le Parti libéral, se poursuivra et pourrait même augmenter. Le ministre Gaudreault avait pourtant clairement indiqué vendredi dernier « qu'il faillait revoir [cette proportion] à 20, 30 ou même 35% pour les transports collectifs1. » Il faudra faire preuve « d'imagination » pour financer les transports collectifs, dit-il maintenant. Pour TRANSIT, le gouvernement nage en pleine contradiction.

« Sous le précédent gouvernement, les transports collectifs ne recevaient que 15% des investissements publics dans le secteur des transports. En campagne électorale, madame Marois s'engageait à augmenter la proportion allouée aux transports collectifs, en reportant des projets de développement autoroutiers2. TRANSIT demande à ce que cet engagement soit respecté.

« Le précédent gouvernement avait institué une culture du « bar ouvert » au profit de la construction de nouvelles infrastructures routières, alors que nous n'avons même pas les moyens d'entretenir le réseau existant qui croule de partout, ni même de remplacer les équipements surchargés des réseaux de transports collectifs. Dans le contexte actuel, comment le gouvernement du Parti Québécois peut-il maintenir cette politique du bar ouvert ?, s'interrogent les organismes membres de TRANSIT, qui souhaitent que les investissements dans le secteur des transports soient dirigés vers la réfection des infrastructures routières et les transports collectifs.

« Le ministre Gaudreault est en train de compromettre le travail de plusieurs de ses collègues qui ont pourtant été chargés de mettre en œuvre des éléments importants de la vision du Parti Québécois. Comment réduire la dépendance au pétrole, augmenter l'achalandage dans les transports collectifs et promouvoir l'économie verte en multipliant les investissements records dans la construction de routes ? Le gouvernement doit rapidement reconfirmer ses engagements et assurer la cohérence de ses politiques.

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À propos de TRANSIT

Dans le contexte actuel de crise des infrastructures de transports, TRANSIT se veut un lieu de convergence des analyses et des solutions en matière de transports durables au Québec. Sa mission est de favoriser le développement et l'amélioration des services de transports collectifs au Québec, en s'assurant qu'ils reçoivent le financement nécessaire pour permettre au plus grand nombre possible de citoyens d'en bénéficier. Près de cinquante organisations réparties sur tout le territoire du Québec sont membres de TRANSIT, qui compte également sur le soutien d'un comité d'experts en matière de transports et d'urbanisme. Pour devenir membre, pour consulter la liste des organismes membres et lire les publications : www.transitquebec.org.

Depuis sa création en août 2011, TRANSIT a émis une série de recommandations pour pallier la crise des transports et aider le gouvernement et les organisations de transport à atteindre leurs objectifs d'achalandage d'ici 2020, dont l'ajout d'une série de mesures de mitigation supplémentaires pour la région montréalaise, un moratoire sur le développement des infrastructures routières dans les régions urbaines au profit de la réfection des routes et des transports collectifs, une répartition plus équitable du FORT, le prolongement et l'augmentation du financement de la politique québécoise sur le transport collectif via le Fonds vert et l'utilisation du Fonds Chantiers Canada pour financer les projets de transports collectifs au Québec.

Renseignements :

Aurore Tanier
438-877-9117

ÉES dans le golfe : Consultations bidon de l'Office de Terre-Neuve

Le 2 octobre 2012 | Affiché dans

La Coalition Saint-Laurent demande de corriger le tir immédiatement

Îles-de-la-Madeleine — La Coalition Saint-Laurent (CSL) juge déplorable et inacceptable la formule retenue pour les séances publiques organisées par la firme de génie-conseil AMEC, portant sur la mise à jour de l'évaluation environnementale stratégique (ÉES) de la partie terre-neuvienne du golfe, dans le contexte d'une éventuelle exploitation pétrolière. Ces consultations, qui ont débuté cette semaine à Terre-Neuve, doivent aussi se dérouler dans les autres provinces du golfe au cours du mois d'octobre (voir l'horaire). La CSL demande donc à l'Office de Terre-Neuve et à son sous-traitant AMEC de réviser sans délai la formule des séances publiques.

Suite aux premières séances de consultation à Terre-Neuve, « nous avons appris avec consternation que les informations présentées au cours de ces séances se résument en 6 affiches d'information et qu'aucune période publique d'échange et de discussion n'est au menu. Les gens sont simplement invités à parler aux représentants présents ou à laisser leurs commentaires par écrit. Ceci ne correspond en rien au standard d'une séance informative et consultative efficace et de qualité », d'expliquer Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent et présidente d'Attention FragÎles. « Ici, aux Îles-de-la-Madeleine, comme ailleurs sans doute, nous avons de très grandes attentes face à ces consultations. Ce type de séances est inadéquat. Il faut que le tir soit réajusté sans délai », conclut-elle.

La CSL rappelle que, selon l'appel d'offre qui a été attribué à AMEC, celle-ci doit produire la première ébauche de son rapport à partir des informations, des enjeux et des préoccupations récoltées durant ces consultations publiques. Il s'agit de la seule occasion pour le public de recevoir et de transmettre des informations en personne.

« Lorsque la commission d'examen nous a été refusée par le ministre fédéral de l'Environnement, M. Peter Kent, ce dernier nous a promis, par écrit, une consultation publique lors de la mise à jour de l'ÉES, pour faire ressortir les préoccupations exprimées par les gens. Malheureusement, nous estimons que la formule de consultation offerte aujourd'hui par AMEC ne permet pas d'atteindre cet objectif », de dire Mme Giroux.

« Nous avons récemment vécu des consultations lors de l'ÉES au Québec et nous avons déjà participé à des consultations tenues par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Il y a tout de même des règles à observer pour qu'un processus soit crédible. La mise à jour de l'ÉES doit aider l'Office à déterminer s'il convient ou non d'accorder des droits d'exploration et d'exploitation en tout ou en partie. Il s'agit de l'avenir du golfe et les communautés concernées tiennent à s'exprimer sur le sujet, en autant qu'on leur offre une tribune adéquate », souligne Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

Selon la CSL, il aurait été minimalement de mise que le public assiste à une présentation visuelle expliquant ce qu'est une ÉES, présentant les enjeux en cause et résumant le contenu des rapports des ÉES de 2005 et de 2007. Ensuite, il aurait fallu que le public ait l'occasion de s'exprimer ouvertement, pour la période consultative. La Coalition invite les communautés côtières à exiger de réelles consultations publiques, à participer activement aux séances prévues et à partager leurs attentes, leurs questions et leurs préoccupations de vive voix.

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La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 80 organismes et associations et près de 4000 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Près de 4 500 Québécois écrivent à la Première ministre Marois pour soutenir la fermeture de Gentilly-2

Le 27 septembre 2012 | Affiché dans

Montréal — Lancée il y a deux semaines, la pétition en ligne disponible sur le site Web de la Fondation David Suzuki demandant au gouvernement Marois de tenir son engagement et de fermer définitivement la centrale nucléaire Gentilly-2 a déjà franchi le cap des 4 400 lettres envoyées.

« La réponse du public a dépassé nos espérances. Il est clair qu'un grand nombre de Québécois ne souhaitent pas se lancer dans cette aventure risquée pour les finances publiques, notre sécurité et l'environnement », a dit Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec.

« Devant la levée de boucliers qu'a suscitée l'annonce de la fermeture de la centrale, il est important de réitérer l'appui du public au gouvernement Marois. Cette décision ne concerne pas que les gens de la Mauricie, mais l'ensemble des Québécois qui devront payer la facture à même leurs tarifs d'électricité », a conclu Monsieur Mayrand.

Rappelons que la Fondation David Suzuki, membre fondateur du Mouvement Sortons le Québec du nucléaire, a salué la décision historique du gouvernement de démanteler la centrale nucléaire Gentilly-2 et de créer un fonds de diversification pour la région annoncée le 20 septembre dernier.

La Fondation David Suzuki invite les Québécois à signer et à partager la pétition qui demeurera en ligne jusqu'à ce que la décision de fermer Gentilly-II soit définitive. Le public peut la trouver à l'adresse http://action2.davidsuzuki.org/fr/Gentilly-2.

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Source:

Manon Dubois
Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org