Communiqués de presse

La population est conviée à une grande marche pour la Terre le 21 avril prochain

Le 27 mars 2013 | Affiché dans

Un vaste collectif se mobilise pour nous libérer des énergies fossiles et préserver notre climat.

Montréal — Dans le contexte où le pétrole des sables bitumineux est sur le point d'arriver au Québec et où le Québec accélère la cadence pour se lancer dans l'exploration pétrolière, un vaste collectif issu des mouvements écologiste, citoyen, syndical, étudiant et autochtone, appuyé par un regroupement de médecins, de scientifiques et de dizaines d'artistes, invite la population québécoise à prendre part à la Marche pour la Terre qui se tiendra le dimanche 21 avril prochain, à Montréal, à 14 heures. Ce grand rassemblement, réalisé en collaboration avec Idle No More, s'inscrira dans un mouvement global visant à nous libérer des énergies fossiles et à résoudre la crise climatique en respect des droits des générations futures. Les deux porte-paroles de l'événement sont l'éco-sociologue Laure Waridel et l'acteur Sébastien Huberdeau.

D'après Laure Waridel, « alors que partout dans le monde des citoyens se mobilisent pour faire éclore une société écologique et libre des énergies fossiles, il importe de faire entendre notre voix, en solidarité avec les peuples de la Terre, mais aussi avec les générations à venir qui subiront les conséquences des décisions que nous prenons aujourd'hui. Les gens de tous les horizons et de toutes les générations sont invités à prendre part à ce grand rassemblement » a-t-elle conclu.

Selon Sébastien Huberdeau, « Les impacts des changements climatiques sont bien réels et se font déjà sentir partout dans le monde, particulièrement sur les populations les plus vulnérables. Il est encore possible de limiter les effets néfastes du réchauffement planétaire, mais plus que jamais il y a urgence d'agir. » « L'heure du réveil a sonné. C'est pourquoi les marcheurs seront invités à sonner l'alarme en faisant résonner cadrans, réveils et téléphones à 14 heures précises au lancement de la marche » a-t-il ajouté.

Les représentants ont présenté la Déclaration de la Marche pour la Terre, signée par plus de 100 personnalités de tous horizons qui appuient les revendications de la Marche. Parmi les signataires, de la déclaration, on compte Gilles Vigneault, Fred Pellerin, Ariane Moffatt, Chloé Sainte-Marie, Claude Béland, Caroline Dhavernas, Dominic Champagne, etc.

La Déclaration fait état d'une situation alarmante en ce qui a trait aux impacts déjà observables de la crise climatique, à notre consommation d'énergies fossiles, tout en se portant à la défense des droits des prochaines générations. Elle formule des demandes concrètes aux gouvernements du Québec et du Canada et appelle à un virage vers une économique écologique et sociale, libre des énergies fossiles et qui n'épuise pas les ressources.

Les citoyens sont invités à signer la Déclaration en visitant le site : www.marchepourlaterre.org.

À PROPOS DE LA MARCHE POUR LA TERRE DU 21 AVRIL 2013

La Marche pour la Terre du 21 avril 2013 est une initiative de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), Environnement Jeunesse, Équiterre, la Fondation David Suzuki, Greenpeace, le Jour de la Terre Québec et Nature Québec, supportée par un vaste collectif issu des mouvements écologiste, syndical, étudiant et autochtone, appuyé par un regroupement de médecins, de scientifiques et de dizaines d'artistes.

QUOI : Grande Marche pour la Terre et réveil collectif face à la crise des changements climatiques.

QUAND : On se donne rendez-vous le dimanche 21 avril pour un départ à 14 h à la place des Festivals à Montréal. À 14 h précises, les marcheurs sont invités à sonner l'alarme en faisant résonner cadrans, réveils et téléphones. Le « réveil » sera suivi d'une marche festive et familiale.

: À la place des Festivals, à Montréal au coin des rues Sainte-Catherine ouest et Jeanne-Mance.

LA DÉCLARATION : Pour lire, signer la déclaration et consulter la liste des signataires :
marchepourlaterre.org/signez

INFORMATION :
facebook.com/MarchePourLaTerre
marchepourlaterre.org

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Source :
Émilie Langlois
514-503-0733
medias@marchepourlaterre.org

L'économie que nous voulons : Une alliance inédite de gens d'affaires et d'écologistes propose au Québec de miser sur une économie verte

Le 14 mars 2013 | Affiché dans

Montréal, 14 mars 2013 — Alors qu'un grand débat s'engage sur la question des ressources naturelles, que le gouvernement du Québec lance une impressionnante série de consultations en matière de politiques économiques et devant l'urgence croissante d'agir pour contrer les changements climatiques, une alliance inédite de financiers, de gens d'affaires, d'ingénieurs et de groupes environnementaux, propose de faire de l'économie québécoise une économie verte. SWITCH, l'Alliance pour une économie verte au Québec, demande au gouvernement d'assurer la cohérence de ses interventions par l'adoption d'une vision claire d'économie verte comme fil conducteur. L'Alliance propose de plus la tenue d'une grande réflexion nationale visant à identifier les mesures susceptibles d'accélérer le virage vers une économie verte pour l'ensemble de l'économie québécoise, tous secteurs confondus.

Cette proposition a été lancée aujourd'hui par les représentants de l'Association de l'aluminium du Canada, du Réseau des ingénieurs du Québec, de la Fondation David Suzuki, de Cycle Capital Management, d'Écotech Québec et d'Équiterre.

« À l'heure de la montée des économies émergentes, de la conjonction des défis économiques et environnementaux et du déclin marqué du secteur manufacturier qui a chuté de 30% entre 2000 et 2010, l'Alliance estime que l'avenir du Québec passe par une croissance verte, une économie plus compétitive face à la concurrence internationale ainsi que par des entreprises innovantes et plus productives dans l'utilisation de l'énergie et des ressources », estime Andrée-Lise Méthot, Fondatrice et associée principale de Cycle Capital Management.

Miser sur une diversification de l'économie
« Alors que plusieurs voient dans l'exploitation des ressources naturelles la pierre angulaire de notre croissance économique, nous croyons qu'il serait judicieux pour le Québec d'éviter de mettre tous ses œufs dans le même panier. Nous devons plutôt continuer à miser sur une diversification de l'économie, une stratégie qui nous a très bien servi, et sur une économie verte, performante, innovante et à valeur ajoutée », déclare Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

« Une économie québécoise verte, c'est une économie à faibles émissions de carbone et à moindre impact, qui renforce nos entreprises en les rendant plus productives et plus compétitives et qui améliore la qualité de vie des citoyens tout en assurant une grande équité sociale », explique Steven Guilbeault, co-fondateur et directeur principal d'Équiterre. « Elle passe par l'adoption de technologies qui nous rendent plus efficaces. Elle passe par la croissance de créneaux économiques bien implantés au Québec et par des politiques gouvernementales qui encouragent l'efficacité énergétique, une utilisation plus rationnelle des ressources et qui contribuent à la lutte aux changements climatiques », poursuit-il.

L'économie verte, une économie de 1 billion de dollars
L'Alliance dévoilait également un document intitulé « L'économie que nous voulons », illustrant l'importance et la croissance de l'économie verte à travers le monde. On y apprend entre autres que les marchés associés à l'économie verte sont estimés à près de 1 billion de dollars, emploient des dizaines de millions de travailleurs et jouissent d'une forte croissance, notamment dans les créneaux des technologies propres, de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Plus de 500 milliards de dollars y ont été investis à la suite de la crise économique, notamment en Chine et aux États-Unis, et plusieurs États se sont récemment donné des stratégies ambitieuses pour assurer leur passage vers une économie verte.

Comment maintenir une économie québécoise diversifiée et résiliente, reposant sur un bon nombre d'entreprises innovantes au sein de secteurs économiques solides et compétitifs ? Le virage vers une économie verte, dans tous les secteurs, constitue, selon l'Alliance, la marche à suivre. « De par leurs compétences, les ingénieurs du Québec sont les mieux placés pour inclure les principes d'une économie verte dans tous les grands projets structurants. Comme professionnels en la matière, nous endossons toutes les initiatives en ce sens », ajoute Etienne Couture, ing., président du Réseau des ingénieurs du Québec.

Des consultations à la recherche d'un fil conducteur
« Le gouvernement du Québec mène actuellement un grand nombre de consultations en matière de politique industrielle, d'énergie, de transports et de recherche et d'innovation, mais il nous manque une vision d'ensemble liant nos marchés intérieurs, la grande industrie et nos fournisseurs de biens et services afin d'assurer la cohérence et la convergence des efforts de chacun », déclare Jean Simard, Président de l'Association de l'aluminium du Canada. « L'occasion est belle de jeter les bases d'une économie québécoise compétitive, innovante et efficiente, qui réconcilie équité sociale, environnement et qualité de vie », ajoute-t-il.

L'Alliance recommande au gouvernement du Québec la tenue d'une réflexion nationale sur le thème d'une économie verte comme fil conducteur à l'ensemble de ses politiques.

SWITCH compte d'ailleurs lancer, au cours des prochains mois, des comités de travail portant notamment sur les marchés publics, les leviers financiers, l'écofiscalité et l'innovation sociale.

« Alors que les marchés mondiaux de l'économie verte sont parmi ceux qui connaissent la plus forte croissance en termes de retombées économiques et d'emplois, comment en faire profiter l'économie et les entreprises québécoises ? C'est à ce type de questions que les comités vont se pencher, en proposant des façons d'accélérer le virage de l'économie verte dans tous les secteurs de l'économie », conclut Denis Leclerc, Président et chef de la direction d'Écotech Québec.

À propos de Switch
Switch, l'Alliance pour une économie verte au Québec, souhaite accélérer le virage vers une économie verte afin de contribuer à une société québécoise innovante, résiliente, concurrentielle qui réconcilie équité sociale, environnement et qualité de vie. L'Alliance travaille à l'émergence d'une vision et d'un leadership social, politique et économique clairs, au développement d'une plus grande cohérence dans les politiques et les interventions de l'État et à la convergence des initiatives du secteur public, privé, coopératif et mutuel, associatif et de la société civile en faveur d'une économie verte.

L'Alliance est soutenue par le Mouvement Desjardins, Enerkem, Innergex et la CSN, qui sont également membres de son comité consultatif.

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Le document « L'économie que nous voulons » est disponible sur : allianceswitch.ca

Renseignements :

Leïla Copti
514-661-6134
lcopti@copticom.ca

La Fondation David Suzuki dévoile son nouveau webzine dédié à l'art de vivre écoresponsable, lors d'une soirée cocktail à Montréal

Le 12 mars 2013 | Affiché dans

Montréal, le 11 mars 2013 — C'est en présence d'une centaine d'invités réunis lundi à la Maison du développement durable pour un cocktail que la Fondation David Suzuki dévoilera son tout nouveau webzine sur l'art de vivre écoresponsable : « Mode de vie & compagnie ». Parmi les invités spéciaux, Marie-Soleil Michon, animatrice de télévision et radio, Frédéric Choinière et Jean-Sébastien Busque de l'émission « Les Verts contre-attaquent », l'auteur-compositeur-interprète Marco Calliari et l'humoriste Maxim Martin.

Cette nouvelle plateforme Web unique au Québec donnera chaque semaine une voix à un groupe de blogueurs passionnés qui partageront leurs connaissances sur une gamme de sujets, dont la mode, la beauté, la gastronomie, la décoration, le voyage et les loisirs. Ces derniers proposeront des recettes simples et des conseils pratiques, et raconteront aussi leurs expériences réussies (et ratées!) afin d'encourager les lecteurs à adopter des habitudes quotidiennes saines, écoresponsables—et agréables!

« Les citoyens sont constamment à la recherche de nouvelles manières de poser des gestes concrets pour rendre leur quotidien plus écoresponsable, » explique Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Ce webzine unique veut répondre à ce besoin en proposant des solutions simples et efficaces permettant aux gens de faire des choix éclairés, et ce, tout en protégeant leur santé et en réduisant leur empreinte sur la planète, » ajoute-t-il.

La Fondation est fière de pouvoir compter sur la participation de Elle Québec en la personne de Patricia Lachance, blogueuse mode et beauté pour le magazine. Mode de vie & compagnie compte aussi parmi ses blogueurs invités des professionnels et des gens « ordinaires », qui ont une passion extraordinaire pour l'art de vivre en harmonie avec la nature.

En complément aux blogueurs, Mode de vie & compagnie dévoilera chaque saison une nouvelle personnalité vedette qui, en plus de faire la une du webzine, partagera sa perspective et ses expériences sur l'art de vivre écoresponsable. On y retrouvera également quelques coups de cœur pour encourager les citoyens à mieux vivre en vert.

Pour sa part, Marie-Soleil Michon, personnalité vedette du premier numéro du webzine, souligne que « Le mode de vie écoresponsable occupe une très grande place dans ma vie, ça guide pratiquement tous mes choix de consommation depuis un bon moment. Ce n'est justement pas une mode! Vivre de manière écoresponsable m'apparaît comme un devoir de citoyenne, car la santé et l'environnement sont les enjeux les plus importants à mes yeux, » conclue-t-elle. L'humoriste Maxim Martin a, quant à lui, accepté l'invitation de la Fondation David Suzuki et sera la personnalité vedette du deuxième numéro de Mode de vie & compagnie à paraître en juin.

Pour plus d'information sur le webzine, visitez le : www.modedevieetcompagnie.com

Suivez le webzine dans les réseaux sociaux de tendance :
Twitter : @ModeDeVieCie Pinterest : @ModeDeVieCie
Mot-clic sur Twitter : #ModeDeVieCie Facebook : fondationdavidsuzuki

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Renseignements :

Manon Dubois,
Fondation David Suzuki
514-679-0821
mdubois@davidsuzuki.org

La Ceinture verte du Grand Montréal procure des services écologiques dont la valeur atteint plus de 4 milliards de dollars par année

Le 25 février 2013 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki et Nature-Action Québec publient un rapport qui établit la valeur des biens et services de la Ceinture verte

Montréal — Selon une étude publiée aujourd'hui par la Fondation David Suzuki et Nature-Action Québec, les milieux naturels de la Ceinture verte du Grand Montréal procurent des biens et services écologiques ayant une valeur de 4,29 milliards de dollars par année. D'une superficie de plus de 1,7 million d'hectares, ce territoire habité par 3,7 millions de personnes recoupe, outre les milieux urbanisés, les meilleures terres agricoles du Québec et des écosystèmes qui abritent la plus importante diversité biologique du Québec.

Dans le cadre de cette étude, neuf grands services naturels ont été étudiés et évalués: la régulation du climat, la qualité de l'air, l'approvisionnement en eau, la régulation des crues et des inondations, la pollinisation, l'habitat pour la biodiversité, les loisirs et le tourisme, le contrôle de l'érosion et le contrôle biologique. « L'objectif de cette étude consiste à établir la valeur non marchande de certains biens et services fournis par les écosystèmes, qui sont utiles à l'être humain et dont la valeur n'est présentement pas reconnue économiquement », explique Jérôme Dupras, co-auteur de l'étude. « Il ne s'agit pas de donner une valeur commerciale aux milieux naturels mais bien de créer un outil qui permettra d'utiliser le territoire de façon durable en valorisant des services trop souvent ignorés des décideurs. »

Selon le rapport, les 400 000 hectares de forêts urbaines et rurales de la Ceinture verte ont une valeur économique de près de trois milliards de dollars par année. Le tourisme et les loisirs font partie des services écologiques ayant les valeurs les plus importantes, comptant pour plus d'un milliard de dollars par année. « Ces données démontrent clairement à quel point la présence de milieux naturels contribue à notre bien-être et renforce l'attractivité du Grand Montréal », affirme Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « Cette étude vient donc réaffirmer l'importance de la mise en œuvre du Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) et la création d'une Ceinture verte dans la région écologique du Grand Montréal, tel que proposé par le Mouvement Ceinture Verte. »

« Il est essentiel de se doter d'un cadre cohérent permettant de conjuguer ville, nature et agriculture dans le respect des besoins et droits de chacun », a affirmé Pascal Bigras, directeur général de Nature-Action Québec. « Nous devons désormais nous demander combien rapportera la ceinture verte plutôt que combien va-t-elle-nous coûter? »

Les résultats de l'étude seront présentés par Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec, dans le cadre de l'Agora métropolitaine, le 1e mars prochain au Palais des congrès de Montréal.

Rappelons qu'un premier rapport sur la Ceinture verte du Grand Montréal a été publié par la Fondation David Suzuki et Nature-Action Québec en juin 2012. De plus, la Fondation David Suzuki a réalisé des études similaires sur les biens et services écologiques pour la région de Toronto et de Vancouver au cours des dernières années et a initié, en novembre 2012, la création du Mouvement Ceinture Verte qui œuvre au développement d'un réseau dynamique de milieux naturels et agricoles protégés dans le Grand Montréal.

Consultez le rapport sur la valeur des biens et services écologiques de la ceinture verte de Montréal.

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Renseignements:

Catherine Orer
Fondation David Suzuki
514 871-4932, poste1458
catherine.orer@davidsuzuki.org

Pascal Bigras
Nature-Action Québec
450 536-0422, poste 225
pascal.bigras@nature-action.qc.ca

Synthèse de la valeur des biens et des services écologiques par type de milieu

Utilisation du territoire Superficie (ha) Valeur économique non marchande (M$/an)
Forêts urbaines 37 987,0 960,8
Forêts rurales 361 180,0 1 947,1
Milieux agricoles sous couverture permanente 73 874,1 102,8
Milieux agricoles en culture annuelle 545 235,8 327,7
Milieux agricoles dépendants des pollinisateurs 23 426,0 14,1
Érablières 59 782,9 83,2
Vergers 6 731,9 9,4
Friches 50 035,0 69,6
Milieux humides urbains 8 679,9 117,1
Milieux humides ruraux 86 614,9 494,2
Bandes riveraines urbaines 6 053,7 29,1
Bandes riveraines rurales 26 727,9 139,0
Territoire urbain/développé 185 242,4 n.d.
Cours et plans d'eau 127 310,4 n.d.
Autres espaces 135 500,7 n.d.
Total 1 734 382,0 4 294

Synthèse de la valeur des biens et des services écologiques par type de services

Biens et services écologiques Valeur retenue (M$/an)
Habitat pour la biodiversité 1075,4
Loisirs et tourisme 1072,9
Régulation du climat 990,2
Approvisionnement en eau 427,0
Pollinisation 404,4
Régulation des crues et inondations 164,5
Contrôle de l'érosion 103,1
Qualité de l'air 31,8
Contrôle biologique 24,6
Total estimé 4294,0

Un premier pas vers le « raccrochage nature »

Le 12 février 2013 | Affiché dans

Québec, le 11 février 2013 — La Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman, la Fondation David Suzuki et la Fondation de la faune du Québec sont heureuses d'annoncer la publication des résultats du Projet Nature, une étude portant sur le « décrochage nature ». Ce phénomène mondial est lié au fait qu'un nombre important des habitants des agglomérations urbaines n'a presque plus de contact avec la nature.

Préoccupées par le « décrochage nature », les trois fondations ont mené une étude exhaustive du sujet. Après avoir effectué une revue de littérature pour répertorier les problèmes engendrés par le manque de contact avec la nature et les solutions expérimentées par différentes juridictions, les auteurs ont voulu identifier les clientèles les plus susceptibles de réagir positivement à un programme s'attaquant au « décrochage nature ». Par la suite, les recommandations ont été enrichies grâce à l'expertise des intervenants clés en la matière.

Les résultats de cette démarche sont maintenant disponibles sur le site de la Fondation de la faune du Québec et sur le site de la Fondation David Suzuki. Le sommaire exécutif, disponible en français et en anglais, présente les faits saillants du processus, incluant les constats et conclusions tirés des nombreux ateliers et consultations réalisés avec des chercheurs et des intervenants. Le rapport de recherche, disponible uniquement en français, documente autant les impacts du « décrochage nature » que les pistes de solutions menant à un rapprochement avec la nature et à des pratiques favorables pour l'environnement (surtout celles qui appuient la conservation de la biodiversité et le maintien des écosystèmes en santé).

Les fondations à l'origine du rapport estiment important de partager ce portrait de la situation avec les intervenants déjà actifs sur le terrain ainsi qu'avec ceux qui sont capables d'intervenir pour le « raccrochage nature » et vous incitent donc à prendre connaissance et à diffuser cette étude. De plus, des actions en vue de mettre en ouvre à court terme certaines recommandations sont déjà en place. L'objectif est que le « raccrochage nature » devienne, le plus rapidement possible, l'affaire de tous.

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À propos

La Fondation de la faune du Québec a pour mission de promouvoir la conservation et la mise en valeur de la faune et de ses habitats. C'est grâce à la contribution de plus d'un million de chasseurs, de pêcheurs et de trappeurs du Québec, des milliers de donateurs et de détenteurs de la carte Nature VISA Desjardins et des nombreuses entreprises privées que la Fondation soutient depuis 25 ans plus de 2000 organismes partout au Québec, créant un véritable mouvement faunique.

Source :

Mme Geneviève Roy
Directrice des communications et de la collecte de fonds
Fondation de la faune du Québec
418 644-7926, poste 135
genevieve.roy@fondationdelafaune.qc.ca

Renseignements :

M. Michel Séguin
Conseiller environnement et communauté
Fondation de la Famille Claudine et Stephen Bronfman
514 878-5270, poste 5318
michelseguin@claridgeinc.com

Rapport accablant du Commissaire à l'environnement et au développement durable

Le 5 février 2013 | Affiché dans

Des risques environnementaux et financiers inacceptables selon la Coalition Saint-Laurent.

Îles-de-la-Madeleine, 5 février 2013 — Le Commissaire à l'environnement et au développement durable (Vérificateur général du Canada) a publié aujourd'hui un rapport particulièrement critique sur la gestion des risques reliés aux hydrocarbures extracôtiers, entre autres dans le golfe du Saint-Laurent. Ce rapport confirme clairement les inquiétudes exprimées depuis plus de deux ans par la Coalition Saint-Laurent :

  • La capacité d'intervention en cas de déversement d'hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent est nettement inadéquate;
  • La garantie financière de $30 millions exigée des compagnies pétrolières pour contrer les dommages causés par un déversement est tout à fait insuffisante.

Le rapport du Commissaire ne peut être plus clair, l'Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers, qui gère les activités pétrolières de Terre-Neuve dans le golfe du Saint-Laurent, démontre d'importantes lacunes au niveau de la surveillance environnementale, de la prévention, de l'intervention en cas d'accidents et au niveau de la capacité à effectuer des évaluations environnementales adéquates.

« Alors que les gouvernements du Québec et de Terre-Neuve s'activent pour ouvrir le golfe du Saint-Laurent à l'exploration pétrolière, ce rapport nous confirme que nous ne sommes absolument pas préparés à faire face à tout incident lié avec cette activité extractive. Nous n'avons ni les ressources techniques pour prévenir ou réparer les dégâts, ni les garanties financières pour y faire face. Ce rapport est une véritable douche froide pour les communautés côtières qui dépendent de la santé du golfe pour leur bien-être », d'affirmer Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

« Les dommages causés par l'incident Deepwater Horizon, dans le golfe du Mexique, sont maintenant évalués à plus de $40 milliards. Comme l'indique le rapport, notre plafond de responsabilité de $30 millions, inchangé depuis 24 ans, ne reflète aucunement les coûts réels reliés à un déversement et expose la population canadienne à des répercussions financières importantes. Mais peu importe le montant des compensations financières, les dommages causés aux écosystèmes et aux communautés côtières sont souvent irréversibles, comme nous le montre clairement l'expérience de la marée noire dans le golfe du Mexique » de préciser Sylvain Archambault, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

Enfin, la Coalition Saint-Laurent note que peu importe les mesures techniques ou financières mises en place, le risque d'un incident majeur demeure entier. « Ce qui ressort du rapport est un décalage de plus en plus grand entre le développement accéléré des ressources naturelles et la capacité du gouvernement fédéral à protéger l'environnement et de gérer les risques. Alors que le gouvernement fédéral devrait rehausser ses efforts en ce sens, il a plutôt choisi de démanteler des pans entiers de notre régime de protection de l'environnement et de la santé humaine. Ceci fait porter des risques inacceptables aux communautés du golfe du St-Laurent et à l'ensemble des Canadiens» de conclure Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

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La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 80 organismes et associations et plus de 4 500 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Sylvain Archambault
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent
SNAP Québec
418-686-1854 / 581-995-4350
s.arch@videotron.ca

Jean-Patrick Toussaint, Chef projets scientifiques
Fondation David Suzuki
438-884-4720
jptoussaint@davidsuzuki.org

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Investissements de 150 M$ dans la trame verte et bleue de Montréal : La Fondation David Suzuki salue l'annonce des ministres Lisée et Gaudreault et du maire Applebaum

Le 24 janvier 2013 | Affiché dans

MONTRÉAL — La Fondation David Suzuki salue l'annonce faite aujourd'hui par les ministres Jean-François Lisée et Sylvain Gaudreault ainsi que par le maire Michael Applebaum d'investissements de 150 millions $ pour la réalisation de cinq projets prioritaires pour la mise en œuvre de la Trame verte et bleue de la Communauté Métropolitaine de Montréal (CMM), dans le cadre du Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD).

« Nous nous réjouissons de cette annonce qui démontre l'engagement du gouvernement du Québec et de la CMM à réaliser ce grand chantier qu'est la Ceinture et trame verte et bleue du Grand Montréal », a déclaré Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « L'investissement dans des projets tels que le sentier cyclable Oka — Mont-Saint-Hilaire et le corridor forestier du mont Saint-Bruno permettra non seulement de protéger les milieux essentiels à la préservation de la biodiversité, mais aussi de rendre les milieux naturels plus accessibles pour les citoyens du Grand Montréal et ainsi de renforcer leur qualité de vie », a-t-il conclut.

« Nous saluons l'annonce de la création du parc-plage du Grand Montréal qui offrira un nouvel accès au fleuve Saint-Laurent pour les citoyens et du parc de la Rivière des Mille-Îles qui permettra de protéger certains des écosystèmes aquatiques les plus riches de la région », a ajouté Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation. « La grande région de Montréal jouit d'une géographie unique, sise dans un archipel traversé par l'un des grands fleuves du monde. L'annonce d'aujourd'hui contribue à la mise en valeur de ces attraits bleus dont tous les citoyens de la région peuvent s'enorgueillir ».

La Fondation félicite le gouvernement du Québec et la CMM tout en rappelant qu'il sera nécessaire de compléter cette annonce par des mesures concrètes permettant la mise en œuvre intégrale du PMAD. C'est pour cette raison qu'elle invite Québec à exiger que les MRC faisant partie du territoire de la CMM se dotent de plans de conservation et de mise en valeur des milieux naturels au sein de leurs schémas d'aménagement.

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Renseignements :

Catherine Orer
Fondation David Suzuki
438-580-6584 | catherine.orer@davidsuzuki.org

La Fondation donne le coup d'envoi à la troisième édition du Sommet de l'hiver présenté par Desjardins

Le 15 janvier 2013 | Affiché dans

Science, culture et sport seront au rendez-vous de cet événement où les solutions aux changements climatiques seront à l'honneur.

Québec — La Fondation David Suzuki et ses partenaires ont dévoilé, aujourd'hui à Québec, la programmation de la troisième édition du Sommet de l'hiver présentée par Desjardins, qui se tiendra du 31 janvier au 3 février 2013 dans le cadre du 59e Carnaval de Québec. Cet événement, qui comprendra un cocktail-conférence sur l'économie verte, une conférence scientifique, une table ronde citoyenne ainsi qu'un événement de hockey extérieur, réunissant artistes et anciens joueurs de hockey, a pour objectif de sensibiliser les citoyens et les visiteurs de la région aux solutions innovantes pour contrer les effets des changements climatiques sur nos hivers.

Les activités du Sommet de l'hiver, organisées par la Fondation David Suzuki et présentées par Desjardins, sont rendues possibles grâce à la collaboration de précieux partenaires, tels l'Université Laval, Fairmont Le Château Frontenac, Le Soleil, le Carnaval de Québec, le Musée de la civilisation et Réalité Climatique Canada d'Al Gore.

La Fondation David Suzuki est fière d'être présente à Québec encore une fois cette année afin d'offrir aux citoyens et festivaliers une programmation dynamique et variée qui permettra de célébrer en grand nos hivers. « La saison hivernale est profondément ancrée dans notre histoire et notre identité, il est donc tout naturel de vouloir la protéger. Les solutions pour contrer les changements climatiques existent et créent de nouvelles occasions d'affaires partout dans le monde. Les citoyens et les entreprises d'ici peuvent jouer un rôle de premier plan dans leur déploiement », affirme Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki et président de Réalité Climatique Canada.

Madame Pauline D'Amboise, vice-présidente Soutien à la coopération et secrétaire générale du Mouvement Desjardins, et présidente d'honneur du cocktail-conférence sur l'économie verte, souligne quant à elle l'importance d'un tel événement pour poursuivre la sensibilisation du grand public aux changements climatiques et le motiver à passer à l'action. « Nous appuyons la Fondation David Suzuki depuis déjà plusieurs années en raison de son apport tangible à la recherche et à la vulgarisation scientifique des enjeux du développement durable, dont les changements climatiques », explique-t-elle. « Cette collaboration s'appuie sur des valeurs communes et sur la conviction que c'est par la sensibilisation et l'éducation que nous pourrons susciter une prise de conscience et des changements de comportement. Nous croyons que la prospérité durable, respectueuse des personnes et de l'environnement passe par l'engagement de tous. »

Une nouveauté cette année : le Sommet de l'hiver ajoute un volet affaires à sa programmation. Dans le cadre du cocktail-conférence sur l'économie verte, monsieur Pierre-Paul Noreau, éditeur adjoint et vice-président, Information, au quotidien Le Soleil, animera une discussion entre des leaders d'affaires sur les questions d'innovation, de durabilité et de compétitivité des entreprises au Québec. « Les solutions aux changements climatiques existent et sont à notre portée. Le Québec peut encore démontrer du leadership et tirer son épingle du jeu. Il en va de l'héritage que nous léguerons aux générations futures », de rajouter Claude Gagnon, président et éditeur du journal Le Soleil et vice-président exécutif des journaux régionaux Gesca.

Pour souligner le volet scientifique, l'Université Laval accueillera gratuitement ses étudiants et le grand public à la salle Jean-Paul-Tardif du pavillon La Laurentienne, pour une table ronde intitulée « Solutions à la crise climatique : Que nous dit la science? », animée par Thomas Gervais, communicateur scientifique au Code Chastenay et incluant la présence de deux professeurs de l'Université Laval, soit Thierry Rodon, professeur et titulaire de la Chaire de recherche sur le développement durable du Nord et Warwick F. Vincent, professeur et directeur scientifique du Centre d'études nordiques. « Pour une troisième année, l'Université Laval est fière de collaborer au Sommet de l'hiver en offrant une conférence qui réunira des scientifiques et des chercheurs de renom pour traiter des solutions aux changements climatiques. C'est également l'occasion pour notre établissement d'affirmer, une fois de plus, sa position de chef de file en matière d'études nordiques, un enjeu de société incontournable pour les prochaines générations », de mentionner le recteur Denis Brière.

Selon Hélène Pagé, directrice du service de la médiation culturelle et éducative et des relations avec les musées québécois du Musée de la civilisation, le Sommet de l'hiver donne à tous et à toutes l'occasion de se joindre au mouvement pour la protection de nos hivers. « Nous sommes très enthousiastes de nous associer pour la première fois au Sommet de l'hiver et d'être l'hôte d'un nouvel événement gratuit qui permettra aux participants d'échanger sur le rôle du citoyen engagé », ajoute-t-elle. La table ronde citoyenne intitulée « Sommes-nous entrés dans une nouvelle ère d'engagement citoyen? » donnera la parole à l'écosociologue Laure Waridel, le réalisateur Hugo Latulippe, la comédienne Geneviève Rochette et à Jérôme Dupras du groupe Les Cowboys Fringants.

« J'encourage tous les festivaliers et citoyens de la ville de Québec à participer en grand nombre aux activités extérieures et intérieures du Sommet de l'hiver. Nous désirons tous que cette saison demeure celle qui nous distingue et que les Québécois et les visiteurs venus de partout dans le monde puissent poursuivre avec nous la grande aventure carnavalesque. Joignez-vous à Bonhomme pour un événement de hockey haut en couleur à la patinoire de la porte Saint-Louis, le dimanche 3 février! », affirme Alain Winter, président du 59e Carnaval de Québec.

Robert Mercure, directeur général du Fairmont Le Château Frontenac, est quant à lui heureux d'appuyer le Sommet de l'hiver pour une troisième année consécutive. « La contribution et la participation des entreprises est essentielle à la lutte aux changements climatiques. Celles-ci ont non seulement la possibilité de sensibiliser leur clientèle et les citoyens, mais également l'occasion de démontrer un leadership innovateur en mettant en place des pratiques éco-responsables qui auront des effets positifs sur les changements climatiques ».

Pour plus d'information sur les activités du Sommet de l'hiver 2013 et les façons d'y participer, visitez le www.davidsuzuki.org/sommetdelhiver.

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Renseignements :
Catherine Orer, Fondation David Suzuki
438-580-6584 | catherine.orer@davidsuzuki.org

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Sept groupes écologistes et les Cowboys Fringants s'unissent pour créer le Mouvement Ceinture Verte

Le 22 novembre 2012 | Affiché dans

Montréal — Sept groupes écologistes et les Cowboys fringants étaient réunis aujourd'hui à Montréal pour annoncer la création du Mouvement Ceinture Verte, une coalition demandant la création d'une trame verte et bleue pour le grand Montréal. Celle-ci permettrait de créer un réseau dynamique de milieux naturels et agricoles protégés et de maintenir la biodiversité en plus de pallier à la perte de contact des citoyens avec la nature.

D'ici 2020, le Mouvement Ceinture Verte, composé de la Fondation David Suzuki, Nature Québec, Héritage Laurentien, le Conseil régional de l'environnement de Montréal, le Conseil régional de l'environnement de Laval, la Coalition Verte, les Partenaires du Parc Écologique de l'Archipel de Montréal et la Fondation Cowboys Fringants, souhaite que la création d'une ceinture verte soit reconnue à travers les différentes instances gouvernementales et suscite une large adhésion de la part des acteurs du monde municipal, agricole, de la conservation et avant tout, de l'ensemble des citoyens du territoire visé.

La région écologique du grand Montréal soutient les plus riches écosystèmes et la plus forte concentration d'espèces menacées de la province. « Nous estimons qu'entre 1 pour cent et 2 pour cent des milieux naturels disparaissent chaque année sous la pression de l'urbanisation », affirme Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « C'est sans compter les projections démographiques des 25 prochaines années qui démontrent une pression accrue sur les territoires de l'île de Montréal, de Laval et des couronnes nord et sud, ce qui accentuerait le déclin des milieux naturels si on ne réagit pas assez vite», a-t-il ajouté.

« Montréal est l'une des dernières grandes villes canadiennes à se doter d'une ceinture verte, pourtant le potentiel est là », explique Coralie Deny, directrice générale du Conseil régional de l'environnement de Montréal. « Il est grand temps que des groupes environnementaux et sociaux se mobilisent, mettent à profit leur expertise et portent la voix citoyenne afin de faire du grand Montréal une région où tout le monde pourra bénéficier d'une nature de proximité et en santé, sans le risque de la voir disparaître au fil des années. »

Plusieurs projets de conservation ont déjà vu le jour dans le grand Montréal et ouvrent la porte au projet intégré que serait la ceinture verte. « L'agglomération de Longueuil a déjà mis en place, avec l'appui du gouvernement du Québec, des actions concrètes qui ont mené à des résultats positifs : 13 pour cent du territoire et les terres agricoles sont désormais protégés dans le schéma d'aménagement et les citoyens ont renoué avec leurs milieux naturels », explique Tommy Montpetit, porte-parole des Partenaires du Parc Écologique de l'Archipel de Montréal. « Malgré le fait qu'il reste encore beaucoup de travail à faire pour créer un réseau intégré, ces projets nous portent à croire que notre vision est réaliste et porteuse et pourrait voir le jour bientôt. »

Pour le Conseil régional de l'environnement de Laval, il est très important d'avoir la participation des agriculteurs pour la mise en œuvre de la ceinture verte et bleue de la grande région métropolitaine de Montréal. « C'est grâce à eux si on retrouve encore aujourd'hui des milieux naturels de grandes superficies qui nous permettront d'atteindre notre objectif de 17 % d'aires protégées, pour maintenir la biodiversité et assurer un environnement de qualité aux générations futures », a dit Guy Garand, directeur général du Conseil régional de l'environnement de Laval.

Des pas importants ont également été réalisés en ce sens dans le premier plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) qui prévoit la création d'une ceinture verte à l'échelle de la CMM. « Il faut maintenant donner vie à cette vision et la faire rayonner au-delà du territoire de la CMM à l'échelle de l'éco-territoire », a déclaré Christian Simard, directeur général chez Nature Québec. « Nous interpellons le gouvernement québécois en lui demandant de consacrer les ressources financières appropriées et de se pencher sur le cadre juridique à donner à la ceinture verte, ce qui pourrait prendre la forme d'une loi. Québec doit dès aujourd'hui agir comme chef de file et s'engager à mettre en place et à protéger cette ceinture verte. »

Les Cowboys Fringants ont également accepté de faire partie du Mouvement Ceinture Verte, un projet tout à fait en lien avec les valeurs de leur Fondation. « Depuis plusieurs années, le groupe s'engage activement, par le biais de la Fondation Cowboys Fringants, dans le domaine de l'environnement afin de protéger les territoires à risque tant au niveau des habitats que des espèces menacées. Il était donc tout à fait naturel pour nous de nous joindre au Mouvement Ceinture Verte et d'appuyer sa démarche », explique Jérôme Dupras, membre du groupe Les Cowboys Fringants.

Pour plus d'information : www.ceintureverte.org

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Renseignements :
Aurore Tanier, Conseil régional de l'environnement de Montréal
(514) 842-2890, poste 222 ou (438) 877-9117
atanier@cremtl.qc.ca

Les groupes environnementaux et les Premières Nations s'associent pour le même combat contre le projet de loi omnibus C-45

Le 21 novembre 2012 | Affiché dans

L'énorme projet de loi soumis au Parlement fait peser une nouvelle menace sur la démocratie et l'environnement

Montréal — Les Premières Nations, les principaux groupes environnementaux, ainsi que des groupes communautaires et de sport et de loisirs qui sont soutenus par plus d'un demi million de citoyens ont publié aujourd'hui une lettre ouverte dans laquelle ils s'opposent au deuxième projet de loi omnibus du gouvernement fédéral, le controversé C-45, alors qu'il fait l'objet d'un dernier cycle de débats au Parlement cette semaine.

« En sabordant les réglementations et les processus d'évaluation environnementale, le gouvernement fédéral se prive volontairement des informations et des outils qui permettraient de diminuer les risques pour l'environnement et la santé humaine », a soutenu Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Cette approche favorise des intérêts privés au détriment du bien commun, ce qui est contraire à une gestion responsable de nos ressources naturelles ».

« Les changements contenus dans le projet de loi omnibus porteront un autre coup aux lois environnementales du Canada, balayeront des mesures de protection fédérales essentielles, et réduiront les occasions pour le public de s'exprimer au sujet de vastes projets industriels qui pourraient menacer l'air, l'eau, le sol et les écosystèmes desquels tous les citoyens, et notre économie, dépendent », affirment-ils dans la lettre ouverte publiée aujourd'hui.

Parmi les signataires figurent plus d'une dizaine d'organisations environnementales d'avant-garde au Québec et au Canada, notamment Équiterre, la Fondation David Suzuki, WWF-Canada, Greenpeace Québec, l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP), ainsi qu'un grand nombre de groupes de secteurs variés de partout au pays, incluant l'Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique, l'Institut Pembina, Sierra Club Canada, Nature Canada, Environmental Defence, et Ecojustice.

Ces organismes décrient les profonds changements proposés à la Loi sur la protection des eaux navigables qui, une fois dépouillée de sa substance, ne protégerait plus que 97 des 32 000 lacs du pays. La nouvelle loi ne s'appliquerait pas aux oléoducs, ce qui signifie que leurs impacts sur les cours d'eau du pays échapperaient désormais à l'examen des évaluations environnementales.

« Les lacs, les rivières et les ruisseaux font souvent obstacle aux grands projets industriels, en particulier les oléoducs. Ajouté aux modifications législatives du printemps dernier, ce projet de loi donne champ libre aux sociétés pétrolières et gazières ainsi qu'aux industries d'extraction des autres ressources naturelles pour dégrader le riche héritage naturel du Canada », a déclaré Sidney Ribaux, cofondateur et directeur général d'Équiterre.

Ce dernier projet de loi omnibus précarise davantage la protection de l'environnement au pays, par les modifications qu'il apporte à la Loi sur les pêches et à la Loi sur le contrôle des renseignements relatifs aux matières dangereuses — des lois essentielles qui favorisent une gestion avisée de l'environnement, assurant une eau propre et des océans en santé à l'ensemble des Canadiens.

Pour les organisations signataires, ce projet de loi s'attaque sur deux fronts à nos processus démocratiques, car il est apparemment conçu pour court-circuiter toute discussion parlementaire sur des changements législatifs majeurs qui réduiront considérablement les possibilités de consultation publique.
« Peut-être pour la dernière fois cette semaine, les députés ont le pouvoir d'empêcher une nouvelle érosion de la protection de notre environnement et de la participation du public dont ce projet de loi est porteur », a affirme Nicolas Mainville, directeur de Greenpeace au Québec. « Pour le bien commun et les générations futures, il est de leur devoir de saisir cette opportunité. »

Déposé en octobre, le projet de loi C-45 fait suite à la refonte draconienne des lois environnementales fédérales entamée au printemps dernier par le projet de loi budgétaire omnibus C-38. On constate déjà les impacts déplorables du C 38 sur le terrain et dans les ministères environnementaux du fédéral, ou des compressions de personnel massives sont exercées.

Dans leur lettre ouverte, les groupes font valoir que le projet de loi C-45 « illustre une fois de plus l'attitude négligente du gouvernement fédéral, qui met en péril la sécurité et la santé à long terme de la population. Il contient des changements considérables qui, à défaut d'être stoppés maintenant, atteindront les communautés partout au pays — compromettant notre eau, notre air, notre nourriture et notre qualité de vie. »

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Consultez la lettre ouverte sur le site Web de la Fondation David Suzuki :

Consultez le document d'information pour de plus amples renseignements.

Pour les entrevues ou pour tout complément d'information, n'hésitez pas à contacter :

Loïc Dehoux, Équiterre, 514-605-2000, ldehoux@equiterre.org

Manon Dubois, Fondation David Suzuki, 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org