Communiqués de presse

ÉES dans le golfe : Consultations bidon de l'Office de Terre-Neuve

Le 2 octobre 2012 | Affiché dans

La Coalition Saint-Laurent demande de corriger le tir immédiatement

Îles-de-la-Madeleine — La Coalition Saint-Laurent (CSL) juge déplorable et inacceptable la formule retenue pour les séances publiques organisées par la firme de génie-conseil AMEC, portant sur la mise à jour de l'évaluation environnementale stratégique (ÉES) de la partie terre-neuvienne du golfe, dans le contexte d'une éventuelle exploitation pétrolière. Ces consultations, qui ont débuté cette semaine à Terre-Neuve, doivent aussi se dérouler dans les autres provinces du golfe au cours du mois d'octobre (voir l'horaire). La CSL demande donc à l'Office de Terre-Neuve et à son sous-traitant AMEC de réviser sans délai la formule des séances publiques.

Suite aux premières séances de consultation à Terre-Neuve, « nous avons appris avec consternation que les informations présentées au cours de ces séances se résument en 6 affiches d'information et qu'aucune période publique d'échange et de discussion n'est au menu. Les gens sont simplement invités à parler aux représentants présents ou à laisser leurs commentaires par écrit. Ceci ne correspond en rien au standard d'une séance informative et consultative efficace et de qualité », d'expliquer Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent et présidente d'Attention FragÎles. « Ici, aux Îles-de-la-Madeleine, comme ailleurs sans doute, nous avons de très grandes attentes face à ces consultations. Ce type de séances est inadéquat. Il faut que le tir soit réajusté sans délai », conclut-elle.

La CSL rappelle que, selon l'appel d'offre qui a été attribué à AMEC, celle-ci doit produire la première ébauche de son rapport à partir des informations, des enjeux et des préoccupations récoltées durant ces consultations publiques. Il s'agit de la seule occasion pour le public de recevoir et de transmettre des informations en personne.

« Lorsque la commission d'examen nous a été refusée par le ministre fédéral de l'Environnement, M. Peter Kent, ce dernier nous a promis, par écrit, une consultation publique lors de la mise à jour de l'ÉES, pour faire ressortir les préoccupations exprimées par les gens. Malheureusement, nous estimons que la formule de consultation offerte aujourd'hui par AMEC ne permet pas d'atteindre cet objectif », de dire Mme Giroux.

« Nous avons récemment vécu des consultations lors de l'ÉES au Québec et nous avons déjà participé à des consultations tenues par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Il y a tout de même des règles à observer pour qu'un processus soit crédible. La mise à jour de l'ÉES doit aider l'Office à déterminer s'il convient ou non d'accorder des droits d'exploration et d'exploitation en tout ou en partie. Il s'agit de l'avenir du golfe et les communautés concernées tiennent à s'exprimer sur le sujet, en autant qu'on leur offre une tribune adéquate », souligne Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

Selon la CSL, il aurait été minimalement de mise que le public assiste à une présentation visuelle expliquant ce qu'est une ÉES, présentant les enjeux en cause et résumant le contenu des rapports des ÉES de 2005 et de 2007. Ensuite, il aurait fallu que le public ait l'occasion de s'exprimer ouvertement, pour la période consultative. La Coalition invite les communautés côtières à exiger de réelles consultations publiques, à participer activement aux séances prévues et à partager leurs attentes, leurs questions et leurs préoccupations de vive voix.

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La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 80 organismes et associations et près de 4000 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Près de 4 500 Québécois écrivent à la Première ministre Marois pour soutenir la fermeture de Gentilly-2

Le 27 septembre 2012 | Affiché dans

Montréal — Lancée il y a deux semaines, la pétition en ligne disponible sur le site Web de la Fondation David Suzuki demandant au gouvernement Marois de tenir son engagement et de fermer définitivement la centrale nucléaire Gentilly-2 a déjà franchi le cap des 4 400 lettres envoyées.

« La réponse du public a dépassé nos espérances. Il est clair qu'un grand nombre de Québécois ne souhaitent pas se lancer dans cette aventure risquée pour les finances publiques, notre sécurité et l'environnement », a dit Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec.

« Devant la levée de boucliers qu'a suscitée l'annonce de la fermeture de la centrale, il est important de réitérer l'appui du public au gouvernement Marois. Cette décision ne concerne pas que les gens de la Mauricie, mais l'ensemble des Québécois qui devront payer la facture à même leurs tarifs d'électricité », a conclu Monsieur Mayrand.

Rappelons que la Fondation David Suzuki, membre fondateur du Mouvement Sortons le Québec du nucléaire, a salué la décision historique du gouvernement de démanteler la centrale nucléaire Gentilly-2 et de créer un fonds de diversification pour la région annoncée le 20 septembre dernier.

La Fondation David Suzuki invite les Québécois à signer et à partager la pétition qui demeurera en ligne jusqu'à ce que la décision de fermer Gentilly-II soit définitive. Le public peut la trouver à l'adresse http://action2.davidsuzuki.org/fr/Gentilly-2.

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Source:

Manon Dubois
Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Les Canadiens et les Québécois demandent un meilleur étiquetage sur les produits d'entretien ménager

Le 26 septembre 2012 | Affiché dans

Un sondage révèle que la majorité des prétentions « vertes » n'ont pas été démontrées

Montréal — La plupart des Canadiens et des Québécois ne savent pas quelles substances toxiques se trouvent dans les produits qu'ils utilisent quotidiennement pour nettoyer leur maison, indiquent les résultats d'un sondage publié aujourd'hui par la Fondation David Suzuki. Les conclusions révèlent que seulement 42 % des produits ménagers affichent la liste complète de leurs ingrédients.

Plus de 10 500 participants au Canada, dont près de 35 % vivent au Québec, ont pris part au sondage en ligne ce printemps, fournissant ainsi des renseignements sur plus de 15 000 produits ménagers se trouvant dans la plupart des foyers. Les résultats du sondage confirment que les Canadiens, et en particulier les Québécois, désirent en savoir davantage sur ce que contiennent leurs produits ménagers, mais que ces renseignements ne sont pas toujours faciles à trouver.

« Le sondage démontre qu'il est grand temps pour le gouvernement fédéral de créer une réglementation pour un meilleur affichage des ingrédients des produits d'entretien ménager, dit Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Nous nettoyons nos foyers pour préserver notre santé, mais en réalité certains des ingrédients qui se trouvent dans ces produits constituent une menace pour notre santé et pour l'environnement. »

Il n'y a actuellement rien qui oblige les fabricants à dévoiler tous les ingrédients ou à avertir les consommateurs des dangers pour la santé et pour l'environnement associés à ces produits. Certaines des substances toxiques contenues dans les produits d'entretien ménager sont liées au cancer, à des problèmes de reproduction, à l'asthme et à d'autres maladies respiratoires, ainsi qu'à des allergies. Et quand les produits ménagers trouvent le chemin des égouts, ils peuvent aussi nuire aux écosystèmes aquatiques.

C'est 99 des répondants qui demandent la transparence des entreprises en ce qui a trait au contenu de leurs produits. Les résultats du sondage indiquent aussi que plus de clarté serait nécessaire sur ce qui constitue un produit ménager « vert » ou respectueux de l'environnement. D'ailleurs, 70 des produits répertoriés comportaient une certaine mention « verte », alors que seulement 47 % affichaient une écocertification quelconque.

« Au Québec et dans le reste du Canada, il existe des organismes indépendants d'écocertification qui aident les consommateurs à faire des choix respectueux de l'environnement, ajoute M. Toussaint. Mais une des meilleures façons de garantir que votre foyer est à la fois propre et sain serait d'utiliser des produits faits maison, qui sont simples, peu coûteux, et tout de même efficaces, tels le vinaigre et le bicarbonate de soude. »

Pour voir à quoi devrait ressembler une « bonne » étiquette de produit d'entretien ménager, et lire les conclusions du sondage, consultez le site Web de la Fondation David Suzuki.

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Pour plus de renseignements, joindre :

Manon Dubois, spécialiste des communications
514 679.0821, mdubois@davidsuzuki.org

Citations de répondants au sondage :

« Je n'avais aucune idée que les nettoyants de tous les jours n'avaient pas à afficher leurs ingrédients. À partir de maintenant, je vais consulter les étiquettes. » ~ Jasmine

« Je veux m'assurer que ce que j'utilise pour nettoyer ma maison est totalement sécuritaire. Je crois, en tant que consommatrice, que nous avons le droit de savoir ce qui se trouve vraiment dans les produits que nous achetons. » ~ Angela

« J'utilise maintenant des nettoyants verts, et je les adore ! Ils font parfaitement le travail, et ils sont bien mieux pour nous et pour l'environnement. » ~ Samantha

ÉES à Terre-Neuve : les consultations publiques débutent!

Le 24 septembre 2012 | Affiché dans

Îles-de-la-MadeleineL'Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers (l'Office) vient d'annoncer par voie de communiqué que des consultations publiques portant sur la mise à jour de l'évaluation environnementale stratégique (ÉES) dans le golfe du Saint-Laurent auront lieu au cours des prochaines semaines. Ce mandat sera réalisé par la firme de génie-conseil AMEC et portera sur la partie terre-neuvienne du golfe.

La Coalition Saint-Laurent (CSL) invite les communautés côtières des 5 provinces du golfe à se faire entendre, soit tous les groupes et les individus préoccupés par une éventuelle implantation de cette industrie dans le golfe. Leur contribution est essentielle pour l'avenir du golfe.

Les séances de consultation publique débuteront dans à peine 7 jours, soit à Terre-Neuve, ainsi qu'à Blanc Sablon, du 30 septembre au 3 octobre, alors que les séances dans les autres provinces auront lieu entre le 4 et le 25 octobre (détails à venir).

Rappelons que la CSL avait rencontré l'Office en avril dernier. Elle avait insisté sur le fait que les cinq provinces bordant le golfe devaient être consultées pour cette mise à jour de l'ÉES de Terre-Neuve, puisqu'il s'agit d'un enjeu interprovincial. « Nous nous réjouissons du fait que le Nouveau-Brunswick ait été inclus, ce qui n'était pas le cas initialement, et que les consultations aient lieu à un moment où pêcheurs et gens de l'industrie du tourisme pourront prendre part aux consultations. Aussi, nous espérons que des séances de consultations soient offertes auprès des Premières Nations », d'expliquer Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent et présidente d'Attention FragÎles.

La CSL trouve cependant fort regrettable que les communautés soient informées de la tenue des consultations dans un si court délai, sachant qu'il faut du temps pour bien s'y préparer. Mentionnons que le rapport de l'ÉES réalisée en 2005 fait 350 pages et la mise à jour de 2007, 60 pages (en anglais seulement). À ce jour, aucun document de synthèse n'a été mis à la disposition du public et les documents ne sont disponibles qu'en anglais. « Il est particulièrement désolant que la Gaspésie ne soit pas visitée, tel que nous l'avions fortement recommandé, compte tenu des importantes préoccupations des gens de cette région », de poursuivre Mme Giroux.

Rappelons que l'étude d'impact du projet de forage de la compagnie Corridor Resources est actuellement en cours au gisement potentiel Old Harry, dans les eaux terre-neuviennes. Suite à l'inquiétude des communautés côtières face à cette situation, de nombreux groupes et même l'Office avaient formulé une demande de commission d'examen fédérale auprès du ministre de l'Environnement, M. Peter Kent. Ce dernier avait refusé cette demande mais, en contrepartie, avait notamment demandé à ce que l'ÉES soit mise à jour du côté terre-neuvien.

« Face aux nombreuses inquiétudes quant à l'avènement potentiel de l'industrie pétrolière dans le golfe, et sachant qu'un déversement pourrait affecter les provinces voisines de Terre-Neuve, il est primordial que cette mise à jour soit réalisée de manière adéquate. Soulignons que lors de la dernière mise à jour, en 2007, seulement 6 personnes avaient été consultées », de souligner Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

La Coalition Saint-Laurent invite donc les communautés côtières visées par les consultations à y prendre part. Des membres de la Coalition participeront à ces consultations, dont à celle aux Îles-de-la-Madeleine.

Calendrier des consultations :

30 septembre — 4 octobre : cliquez ici (anglais seulement)
9 octobre — 25 octobre : détails à venir

Documentation sur l'ÉES : cliquez ici

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La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 80 organismes et associations et près de 4000 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org
http://www.davidsuzuki.org/fr/

La Fondation David Suzuki se réjouit de la décision historique du gouvernement Marois de fermer la centrale Gentilly-2

Le 20 septembre 2012 | Affiché dans

Montréal — La Fondation David Suzuki applaudit la décision historique du gouvernement Marois de démanteler la centrale nucléaire Gentilly-2 et de créer un fond de diversification pour la région.

Plusieurs arguments financiers plaidaient en faveur de la fermeture de Gentilly-2 : la centrale ne produisait qu'un peu plus de 2 pour cent de l'électricité québécoise alors que le Québec nage dans les surplus d'énergie; et le projet de réfection de la centrale, initialement évalué à 1,9 milliards de dollars, risquait de coûter près de cinq milliards lorsque tous les coûts seraient pris en compte. « À ce prix, et compte tenu des risques financiers impliqués, la fermeture de Gentilly 2 est une décision responsable », a soutenu Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec.

La Fondation David Suzuki rappelle que plusieurs pays dont la Suisse, l'Allemagne et l'Italie ont déjà annoncé l'abandon du nucléaire, et qu'il est dans l'ordre des choses que le Québec en fasse autant. « Compte tenu des nombreux réacteurs nucléaires arrivant au terme de leur durée de vie, l'expertise de pointe développée dans le déclassement de centrales nucléaires pourra éventuellement être exportée », a déclaré Karel Mayrand. La Fondation David Suzuki estime par ailleurs que l'annonce d'un fonds de diversification de 200 millions $ pour la région permettra de compenser les pertes d'emplois et de relancer l'économie de la région sur de nouvelles bases.

Rappelons finalement que les risques reliés à la sécurité des centrales nucléaires et à leur impact sur la santé humaine sont bien réels et ont été prouvés. Le Principe de précaution devait prévaloir dans la décision de garder ou non cette centrale en activité pour ne pas exposer inutilement la population québécoise à des radiations. « La décision du gouvernement en est une qui profitera tant aux habitants actuels de Bécancour et des régions avoisinantes, qu'à plusieurs générations futures de Québécois et Québécoises », a conclu M. Mayrand.

Membre fondateur de la coalition Sortons Québec du Nucléaire, la Fondation David Suzuki souhaite aussi rendre hommage au travail des militants bénévoles qui ont inlassablement mené le débat public nécessaire sur un enjeu d'une telle importance pour le Québec.

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Sources:

Manon Dubois-Croteau
Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

La Fondation David Suzuki lance un appel pour sauver la Biosphère

Le 20 août 2012 | Affiché dans

Montréal doit conserver son musée de l'environnement

Montréal — La Fondation David Suzuki se joint aux nombreuses voix qui se sont élevées pour demander au Maire de Montréal de sauver la Biosphère, l'un des joyaux de Montréal et un phare de l'éducation relative à l'environnement en Amérique du Nord. La Fondation souhaite que l'ensemble de la communauté montréalaise s'élève contre la décision arbitraire du gouvernement fédéral qui aura pour effet de priver les enfants montréalais d'une infrastructure éducative qui fait l'envie du monde entier.

La Biosphère a été inaugurée à l'occasion du 350ème anniversaire de Montréal. Depuis son ouverture, elle a permis d'éduquer et de sensibiliser des dizaines de milliers d'écoliers, de touristes et de simples citoyens au fonctionnement de notre environnement. Selon Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, « La biosphère a contribué à rehausser les connaissances scientifiques de l'ensemble des Montréalais. Elle est devenue l'un des nombreux symboles de fierté auxquels les Montréalais sont attachés. Il est inconcevable qu'un des legs d'expo-67 et du 350ème anniversaire de Montréal soit abandonné alors que notre ville s'apprête à célébrer en 2017 son 375ème anniversaire », a-t-il ajouté.

Rappelons que le gouvernement fédéral a récemment annoncé la cessation des activités éducatives et muséales de la Biosphère en décembre 2013. En fait, une bonne partie de son action culturelle et éducative ainsi que des projets internationaux ont déjà cessé, en plus de huit postes qui ont été coupés. Environnement Canada prévoit que, dès la fermeture du Musée en 2013, le bâtiment sera réaménagé pour accueillir des équipes de scientifiques du Centre météorologique du Canada. « Il est déplorable de constater que le gouvernement fédéral n'estime plus important de contribuer à la diffusion des connaissances scientifiques et à l'éducation environnementale des jeunes. Il est inquiétant de penser que cette décision de nature idéologique privera Montréal de l'un de ses attraits scientifiques de calibre international », a conclu Monsiseur Mayrand.

La Fondation David Suzuki reconnait l'engagement de la Ville de Montréal envers le développement durable et le rayonnement de Montréal. C'est pourquoi elle a bon espoir de voir le Maire, les partis d'opposition, la communauté d'affaires et les citoyens s'unir pour sauver les vocations éducatives et environnementales de la Biosphère.

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Source:

Manon Dubois, spécialiste des communications
Tél. : 514-871-4932, poste 1453 / mdubois@davidsuzuki.org

Pour la première fois, huit grandes organisations environnementales dévoilent une plateforme commune en environnement

Le 14 août 2012 | Affiché dans

Montréal — Huit organisations environnementales présentent pour la première fois une position commune en matière de protection de l'environnement pour le prochain gouvernement du Québec. Les organisations considèrent que les enjeux environnementaux ne peuvent plus être relégués au second plan et doivent être au cœur de cette campagne électorale. Une majorité de Québécois et de Québécoises partagent d'ailleurs leurs préoccupations, comme en fait foi un sondage Léger Marketing, effectué entre le 8 et 9 août dernier.

Les résultats sont éloquents : 84 de la population estime qu'il est très ou assez important que les partis mettent de l'avant des solutions pour réduire notre consommation de pétrole. De plus, 86 de la population trouve également très, ou assez important que le Québec investisse davantage pour devenir un leader de l'économie verte. Enfin, 81 des électeurs et électrices considèrent que l'investissement dans les transports collectifs est un enjeu important dans le cadre de cette campagne électorale. Pour chacun de ces enjeux, moins de 4 de la population seulement a jugé ceux-ci comme n'étant pas du tout importants.

L'avenir des ressources naturelles, le Plan Nord, la protection des écosystèmes, l'exploration pétrolière et gazière, les mines, l'énergie, le transport et le climat doivent faire partie des discussions démocratiques, tout comme la question de la dépendance au pétrole.

Rappelons que le 22 avril dernier, le Québec a connu le plus grand rassemblement de toute son histoire, réunissant ainsi des citoyens et citoyennes de toutes les régions. Cet événement a confirmé hors de tout doute que la protection de l'environnement, les droits des prochaines générations et le bien commun font maintenant partie des valeurs fondamentales des Québécois et Québécoises. De plus, les organisations à l'origine de cette plateforme sont appuyées par plus de 225 000 membres, bénévoles, donateurs et sympathisants partout au Québec et sont toutes convaincues qu'il est possible de bâtir une économie verte avec le savoir-faire québécois.

Ces organisations présentent donc aux partis politiques leur position commune sur les principaux enjeux environnementaux du Québec. Elles abordent la gestion responsable des ressources naturelles avec des recommandations sur la forêt, les ressources minières, le pétrole, et le gaz de schiste. Le thème de l'économie verte couvre l'affranchissement de notre dépendance au pétrole et le virage vers des transports durables.

Les partis, leurs candidats et candidates doivent prendre des engagements clairs et préciser leur vision d'un Québec durable. Les organisations environnementales ont la conviction que la prospérité future du Québec repose sur une nouvelle économie verte. Pour ce faire, elles suggèrent que l'on cible dès maintenant les investissements et les priorités pour mieux gérer les ressources naturelles, réduire la consommation de pétrole, prendre le virage de l'efficacité énergétique et des énergies de source renouvelable ainsi que de rendre les transports plus performants.

Les organismes encouragent les citoyens à envoyer un message aux candidats et candidates de leur circonscription afin de leur faire part de leur intention de voter pour la protection de l'environnement et du bien commun ou encore en leur posant des questions directement :

http://action.equiterre.org
http://action2.davidsuzuki.org/fr/electionsqc2012
http://www.greenpeace.ca/electionqc2012
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SOURCE :

Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) Kim Cornelissen, ckimc21@gmail.com, C : 514.792.3663

Équiterre Loic Dehoux, ldehoux@equiterre.org, C :514-605-2000

Fondation David Suzuki Karel Mayrand, kmayrand@davidsuzuki.org, C : 514-998-5458

Greenpeace au Québec Nicolas Mainville, nicolas.mainville@greenpeace.org, C : 514-214-0843

Nature Québec Christian Simard, direction@naturequebec.org, T : (418) 928-1150

Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCREQ) Philippe Bourke, info@rncreq.org, T : 514-861-7022 poste 24

Vivre en Ville Christian Savard, c.savard@vivreenville.org, C: 418.456-0592

WWF Québec Marie-Claude Lemieux, mclemieux@wwfcanada.org, C: 514-260-6233

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Document complémentaire:
POUR UNE PROSPÉRITÉ DURABLE, Plateforme des organisations en environnement, 14 août 2012 : Présentation détaillée des principaux enjeux en environnement.

Résultats complets du SONDAGE Léger marketing:
www.equiterre.org/resultats-de-sondage-campagne-electorale-2012

Élections 2012 et exploration pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent : La Coalition remet les pendules à l'heure sur l'enjeu du gisement potentiel Old Harry

Le 7 août 2012 | Affiché dans

Îles-de-la-Madeleine - Alors que la campagne électorale provinciale bat son plein, la question de l'avenir énergétique du Québec est clairement ressortie au courant des derniers jours. À cet égard, plusieurs points de vue ont été exprimés autour du gisement potentiel Old Harry. Dans toute cette foulée, la Coalition Saint-Laurent réitère l'importance de ne rien brusquer dans le dossier des hydrocarbures en mer.

La Coalition souligne que le golfe du Saint-Laurent est un écosystème fragile, unique au monde, où tout incident pétrolier pourrait avoir des conséquences désastreuses. « Il est important de bien démystifier ce qui se dit concernant Old Harry. D'une part, il s'agit d'un gisement potentiel et donc on ne sait toujours pas si la structure Old Harry contient une seule goutte de pétrole. Ensuite, contrairement à ce que certains partis laissent entendre, il est virtuellement impossible d'aller "siphonner" le pétrole de ce gisement potentiel et donc de se faire "voler" ce dit pétrole puisqu'il s'agit d'une structure géologique différente de part et d'autre des eaux provinciales » d'affirmer Sylvain Archambault de la SNAP Québec.

Parmi les partis politiques s'étant fait entendre récemment au sujet d'Old Harry, notons que la CAQ semble favorable à l'exploitation potentielle de ce gisement, se disant même prête à alléger le processus d'évaluations environnementales pour y arriver, ce qui n'est pas sans rappeler les récentes mesures fédérales. D'autre part, le PQ joue de prudence, promet des consultations et va jusqu'à remettre en question le projet Old Harry si l'acceptabilité sociale n'est pas au rendez-vous. Quant à Québec Solidaire, le parti mise plutôt sur un plan vert et propose de « tourner le dos aux énergies fossiles », dont le gisement potentiel Old Harry.

« À la fin de l'évaluation environnementale stratégique (ÉES-2) présentement en cours dans le golfe, et avant toute levée du moratoire, il est essentiel que la population soit consultée adéquatement par la tenue d'un BAPE. D'un point de vue économique, dans la seule portion québécoise du golfe, la pêche et le tourisme représentent à eux seuls des revenus annuels de plus de 200 millions $, une richesse collective qui se doit d'être préservée » d'expliquer Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent et présidente d'Attention FragÎles. « Les partis politiques doivent comprendre que le golfe du Saint-Laurent est un seul grand écosystème et qu'il y a trop en jeu pour que le parti qui formera le prochain gouvernement agisse de façon unilatérale, sans consulter la population » conclut Mme Giroux.

« Avec le changement climatique dont on commence à être les témoins, le prochain gouvernement se doit de poursuivre l'affranchissement du Québec des énergies fossiles. Alors que les écosystèmes de la planète s'effondrent, nous avons le devoir de faire tout ce qui est en notre pouvoir afin de préserver l'écosystème unique que représente le golfe du Saint-Laurent » affirme Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

Tout au long de la campagne électorale, la Coalition Saint-Laurent suivra attentivement les positions prises par les différents partis sur la question des hydrocarbures en mer et se dit prête à intervenir à tout moment afin que cet enjeu électoral crucial demeure axé sur des faits bien établis.

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La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 80 organismes et associations et plus de 3 800 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire
SNAP Québec
418-686-1854 / 581 sarchambault@snapqc.org

Nadine Légaré, Coordonatrice des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 / nlegare@davidsuzuki.org

Impacts de C-38 dans le golfe du Saint-Laurent

Le 1 août 2012 | Affiché dans

La Coalition Saint-Laurent dénonce l'abolition des évaluations environnementales pour les forages exploratoires

Îles-de-la-Madeleine — La Coalition Saint-Laurent dénonce la perte des évaluations environnementales pour tous les projets de forages pétroliers exploratoires et de levés sismiques en milieu marin, incluant le golfe du Saint-Laurent. Suite à l'entrée en vigueur de projet de loi C-38, le 6 juillet dernier, la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (LCÉE) a été abrogée et remplacée par une nouvelle loi beaucoup plus laxiste, la LCÉE 2012.

À ce jour, tous les forages pétroliers en mer ainsi que tous les levés sismiques dans le golfe du Saint-Laurent étaient obligatoirement soumis à une évaluation environnementale. Ceci est désormais chose du passé depuis le 6 juillet dernier. L'évaluation environnementale du projet de forage à Old Harry pourra exceptionnellement se poursuivre, mais ce ne sera pas le cas de tous les futurs projets. Dorénavant, les nouveaux projets de forages exploratoires en mer ou de levés sismiques échapperont aux évaluations environnementales sous la responsabilité de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale, à moins que le ministre de l'Environnement n'utilise son pouvoir discrétionnaire.

« Pour chaque nouveau projet de forage en mer, il faudra que le public convainque le ministre de l'Environnement du bien fondé de procéder à une évaluation environnementale alors que cela devrait être la norme. L'avenir du golfe du Saint-Laurent sera dorénavant à la discrétion du ministre. » déplore Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent et présidente d'Attention FragÎles.

« La catastrophe du golfe du Mexique nous a enseigné que les forages exploratoires sont extrêmement risqués. Des simulations de déversements réalisées par Environnement Canada et par la Fondation David Suzuki sont arrivées à la même conclusion : en cas d'incident, les côtes de plusieurs provinces risquent d'être touchées. Quant aux levés sismiques, ils peuvent avoir des impacts importants sur la faune marine. Compte tenu tous ces risques, il est absolument aberrant de constater que l'on exempte désormais les forages exploratoires en mer et les levés sismiques de la procédure d'évaluation environnementale. » selon Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

« L'élimination de l'évaluation environnementale des projets exploratoires s'ajoute à une longue liste de mesures récentes comme l'élimination des postes de scientifiques experts en écotoxicologie marine, la baisse de protection des habitats du poisson, le muselage des scientifiques et les pressions sur les groupes environnementaux. Tout semble indiquer que le gouvernement fédéral vise ainsi à faciliter l'implantation de l'industrie pétrolière. » affirme Sylvain Archambault, biologiste à la SNAP Québec.

Enfin, la Coalition Saint-Laurent souligne qu'une période de consultation cruciale pour l'avenir du golfe est présentement en cours puisqu'il est possible de proposer l'ajout des forages marins exploratoires et des levés sismiques au Règlement désignant les activités concrètes de la LCÉE 2012. La Coalition compte déposer ses recommandations à M. John McCauley, de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale et invite ses membres à en faire de même d'ici le 24 août 2012 (RegulationsReglements2012@ceaa-acee.gc.ca). Des précisions sur cette consultation peuvent se trouver ici (en anglais seulement).

La Coalition Saint-Laurent a produit un document synthèse sur l'impact de la LCÉE 2012 sur les évaluations environnementales en cours dans le golfe du Saint-Laurent.

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La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 80 organismes et associations et plus de 3 800 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Sylvain Archambault
Responsable aires protégées et utilisation du territoire
SNAP Québec
418-686-1854 / 581-995-4350 sarchambault@snapqc.org

Jean-Patrick Toussaint
Chef projets scientifiques
Fondation David Suzuki
438-884-4720 / jptoussaint@davidsuzuki.org

La Coalition Saint-Laurent se réjouit que la CRÉGÎM entame une révision en profondeur de la démarche des Forums sur les hydrocarbures

Le 20 juin 2012 | Affiché dans

Îles-de-la-Madeleine — La Coalition Saint-Laurent se dit très satisfaite de la décision de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) de repousser la tenue du prochain forum sur les hydrocarbures et de revoir en profondeur la formule.

À ce jour, de nombreuses critiques à l'égard des Forums sur les hydrocarbures avaient été formulées tant sur la forme que sur le fond. Les principales insatisfactions concernaient notamment la présence de Pétrolia comme acteur et partenaire financier ainsi que le type de démarche préconisée par l'équipe d'éco-conseillers de l'Université du Québec à Chicoutimi. Malheureusement, les lacunes identifiées entachaient la crédibilité de la démarche et un virage important s'imposait.

« Nous croyons que le succès des Forums sur les hydrocarbures repose avant tout sur une démarche acceptée par les participants. Il est clair que les gens désirent être bien informés, pouvoir échanger entre eux afin d'agir de façon efficace et influencer les décisions qui seront prises pouvant affecter leur territoire terrestre ou marin, » selon Danielle Giroux, présidente d'Attention FragÎles et porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

La Coalition croit possible de voir émerger un processus crédible, où les gens de la Gaspésie et des Îles pourront s'informer et échanger de façon constructive sur les enjeux liés aux hydrocarbures en milieu marin et terrestre, en tenant compte des particularités de chaque milieu. Il importe donc pour la Coalition que les Forums sur les hydrocarbures s'arriment avec les processus formels en cours ou à venir, tels la tenue d'ÉES (gaz de schiste, hydrocarbures dans le golfe), de BAPE ou l'éventuelle révision de la stratégie énergétique du Québec.

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La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 80 organismes et associations et plus de 3 800 individus issus de secteurs économiques variés. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire
Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec (SNAP Québec)
418-686-1854 / 581-995-4350 sarchambault@snapqc.org