Communiqués de presse

La Fondation David Suzuki lance un appel pour sauver la Biosphère

Le 20 août 2012 | Affiché dans

Montréal doit conserver son musée de l'environnement

Montréal — La Fondation David Suzuki se joint aux nombreuses voix qui se sont élevées pour demander au Maire de Montréal de sauver la Biosphère, l'un des joyaux de Montréal et un phare de l'éducation relative à l'environnement en Amérique du Nord. La Fondation souhaite que l'ensemble de la communauté montréalaise s'élève contre la décision arbitraire du gouvernement fédéral qui aura pour effet de priver les enfants montréalais d'une infrastructure éducative qui fait l'envie du monde entier.

La Biosphère a été inaugurée à l'occasion du 350ème anniversaire de Montréal. Depuis son ouverture, elle a permis d'éduquer et de sensibiliser des dizaines de milliers d'écoliers, de touristes et de simples citoyens au fonctionnement de notre environnement. Selon Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, « La biosphère a contribué à rehausser les connaissances scientifiques de l'ensemble des Montréalais. Elle est devenue l'un des nombreux symboles de fierté auxquels les Montréalais sont attachés. Il est inconcevable qu'un des legs d'expo-67 et du 350ème anniversaire de Montréal soit abandonné alors que notre ville s'apprête à célébrer en 2017 son 375ème anniversaire », a-t-il ajouté.

Rappelons que le gouvernement fédéral a récemment annoncé la cessation des activités éducatives et muséales de la Biosphère en décembre 2013. En fait, une bonne partie de son action culturelle et éducative ainsi que des projets internationaux ont déjà cessé, en plus de huit postes qui ont été coupés. Environnement Canada prévoit que, dès la fermeture du Musée en 2013, le bâtiment sera réaménagé pour accueillir des équipes de scientifiques du Centre météorologique du Canada. « Il est déplorable de constater que le gouvernement fédéral n'estime plus important de contribuer à la diffusion des connaissances scientifiques et à l'éducation environnementale des jeunes. Il est inquiétant de penser que cette décision de nature idéologique privera Montréal de l'un de ses attraits scientifiques de calibre international », a conclu Monsiseur Mayrand.

La Fondation David Suzuki reconnait l'engagement de la Ville de Montréal envers le développement durable et le rayonnement de Montréal. C'est pourquoi elle a bon espoir de voir le Maire, les partis d'opposition, la communauté d'affaires et les citoyens s'unir pour sauver les vocations éducatives et environnementales de la Biosphère.

- 30 -

Source:

Manon Dubois, spécialiste des communications
Tél. : 514-871-4932, poste 1453 / mdubois@davidsuzuki.org

Pour la première fois, huit grandes organisations environnementales dévoilent une plateforme commune en environnement

Le 14 août 2012 | Affiché dans

Montréal — Huit organisations environnementales présentent pour la première fois une position commune en matière de protection de l'environnement pour le prochain gouvernement du Québec. Les organisations considèrent que les enjeux environnementaux ne peuvent plus être relégués au second plan et doivent être au cœur de cette campagne électorale. Une majorité de Québécois et de Québécoises partagent d'ailleurs leurs préoccupations, comme en fait foi un sondage Léger Marketing, effectué entre le 8 et 9 août dernier.

Les résultats sont éloquents : 84 de la population estime qu'il est très ou assez important que les partis mettent de l'avant des solutions pour réduire notre consommation de pétrole. De plus, 86 de la population trouve également très, ou assez important que le Québec investisse davantage pour devenir un leader de l'économie verte. Enfin, 81 des électeurs et électrices considèrent que l'investissement dans les transports collectifs est un enjeu important dans le cadre de cette campagne électorale. Pour chacun de ces enjeux, moins de 4 de la population seulement a jugé ceux-ci comme n'étant pas du tout importants.

L'avenir des ressources naturelles, le Plan Nord, la protection des écosystèmes, l'exploration pétrolière et gazière, les mines, l'énergie, le transport et le climat doivent faire partie des discussions démocratiques, tout comme la question de la dépendance au pétrole.

Rappelons que le 22 avril dernier, le Québec a connu le plus grand rassemblement de toute son histoire, réunissant ainsi des citoyens et citoyennes de toutes les régions. Cet événement a confirmé hors de tout doute que la protection de l'environnement, les droits des prochaines générations et le bien commun font maintenant partie des valeurs fondamentales des Québécois et Québécoises. De plus, les organisations à l'origine de cette plateforme sont appuyées par plus de 225 000 membres, bénévoles, donateurs et sympathisants partout au Québec et sont toutes convaincues qu'il est possible de bâtir une économie verte avec le savoir-faire québécois.

Ces organisations présentent donc aux partis politiques leur position commune sur les principaux enjeux environnementaux du Québec. Elles abordent la gestion responsable des ressources naturelles avec des recommandations sur la forêt, les ressources minières, le pétrole, et le gaz de schiste. Le thème de l'économie verte couvre l'affranchissement de notre dépendance au pétrole et le virage vers des transports durables.

Les partis, leurs candidats et candidates doivent prendre des engagements clairs et préciser leur vision d'un Québec durable. Les organisations environnementales ont la conviction que la prospérité future du Québec repose sur une nouvelle économie verte. Pour ce faire, elles suggèrent que l'on cible dès maintenant les investissements et les priorités pour mieux gérer les ressources naturelles, réduire la consommation de pétrole, prendre le virage de l'efficacité énergétique et des énergies de source renouvelable ainsi que de rendre les transports plus performants.

Les organismes encouragent les citoyens à envoyer un message aux candidats et candidates de leur circonscription afin de leur faire part de leur intention de voter pour la protection de l'environnement et du bien commun ou encore en leur posant des questions directement :

http://action.equiterre.org
http://action2.davidsuzuki.org/fr/electionsqc2012
http://www.greenpeace.ca/electionqc2012
— 30 —

SOURCE :

Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) Kim Cornelissen, ckimc21@gmail.com, C : 514.792.3663

Équiterre Loic Dehoux, ldehoux@equiterre.org, C :514-605-2000

Fondation David Suzuki Karel Mayrand, kmayrand@davidsuzuki.org, C : 514-998-5458

Greenpeace au Québec Nicolas Mainville, nicolas.mainville@greenpeace.org, C : 514-214-0843

Nature Québec Christian Simard, direction@naturequebec.org, T : (418) 928-1150

Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCREQ) Philippe Bourke, info@rncreq.org, T : 514-861-7022 poste 24

Vivre en Ville Christian Savard, c.savard@vivreenville.org, C: 418.456-0592

WWF Québec Marie-Claude Lemieux, mclemieux@wwfcanada.org, C: 514-260-6233

________________________________________
Document complémentaire:
POUR UNE PROSPÉRITÉ DURABLE, Plateforme des organisations en environnement, 14 août 2012 : Présentation détaillée des principaux enjeux en environnement.

Résultats complets du SONDAGE Léger marketing:
www.equiterre.org/resultats-de-sondage-campagne-electorale-2012

Élections 2012 et exploration pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent : La Coalition remet les pendules à l'heure sur l'enjeu du gisement potentiel Old Harry

Le 7 août 2012 | Affiché dans

Îles-de-la-Madeleine - Alors que la campagne électorale provinciale bat son plein, la question de l'avenir énergétique du Québec est clairement ressortie au courant des derniers jours. À cet égard, plusieurs points de vue ont été exprimés autour du gisement potentiel Old Harry. Dans toute cette foulée, la Coalition Saint-Laurent réitère l'importance de ne rien brusquer dans le dossier des hydrocarbures en mer.

La Coalition souligne que le golfe du Saint-Laurent est un écosystème fragile, unique au monde, où tout incident pétrolier pourrait avoir des conséquences désastreuses. « Il est important de bien démystifier ce qui se dit concernant Old Harry. D'une part, il s'agit d'un gisement potentiel et donc on ne sait toujours pas si la structure Old Harry contient une seule goutte de pétrole. Ensuite, contrairement à ce que certains partis laissent entendre, il est virtuellement impossible d'aller "siphonner" le pétrole de ce gisement potentiel et donc de se faire "voler" ce dit pétrole puisqu'il s'agit d'une structure géologique différente de part et d'autre des eaux provinciales » d'affirmer Sylvain Archambault de la SNAP Québec.

Parmi les partis politiques s'étant fait entendre récemment au sujet d'Old Harry, notons que la CAQ semble favorable à l'exploitation potentielle de ce gisement, se disant même prête à alléger le processus d'évaluations environnementales pour y arriver, ce qui n'est pas sans rappeler les récentes mesures fédérales. D'autre part, le PQ joue de prudence, promet des consultations et va jusqu'à remettre en question le projet Old Harry si l'acceptabilité sociale n'est pas au rendez-vous. Quant à Québec Solidaire, le parti mise plutôt sur un plan vert et propose de « tourner le dos aux énergies fossiles », dont le gisement potentiel Old Harry.

« À la fin de l'évaluation environnementale stratégique (ÉES-2) présentement en cours dans le golfe, et avant toute levée du moratoire, il est essentiel que la population soit consultée adéquatement par la tenue d'un BAPE. D'un point de vue économique, dans la seule portion québécoise du golfe, la pêche et le tourisme représentent à eux seuls des revenus annuels de plus de 200 millions $, une richesse collective qui se doit d'être préservée » d'expliquer Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent et présidente d'Attention FragÎles. « Les partis politiques doivent comprendre que le golfe du Saint-Laurent est un seul grand écosystème et qu'il y a trop en jeu pour que le parti qui formera le prochain gouvernement agisse de façon unilatérale, sans consulter la population » conclut Mme Giroux.

« Avec le changement climatique dont on commence à être les témoins, le prochain gouvernement se doit de poursuivre l'affranchissement du Québec des énergies fossiles. Alors que les écosystèmes de la planète s'effondrent, nous avons le devoir de faire tout ce qui est en notre pouvoir afin de préserver l'écosystème unique que représente le golfe du Saint-Laurent » affirme Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

Tout au long de la campagne électorale, la Coalition Saint-Laurent suivra attentivement les positions prises par les différents partis sur la question des hydrocarbures en mer et se dit prête à intervenir à tout moment afin que cet enjeu électoral crucial demeure axé sur des faits bien établis.

- 30 -

La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 80 organismes et associations et plus de 3 800 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire
SNAP Québec
418-686-1854 / 581 sarchambault@snapqc.org

Nadine Légaré, Coordonatrice des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 / nlegare@davidsuzuki.org

Impacts de C-38 dans le golfe du Saint-Laurent

Le 1 août 2012 | Affiché dans

La Coalition Saint-Laurent dénonce l'abolition des évaluations environnementales pour les forages exploratoires

Îles-de-la-Madeleine — La Coalition Saint-Laurent dénonce la perte des évaluations environnementales pour tous les projets de forages pétroliers exploratoires et de levés sismiques en milieu marin, incluant le golfe du Saint-Laurent. Suite à l'entrée en vigueur de projet de loi C-38, le 6 juillet dernier, la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (LCÉE) a été abrogée et remplacée par une nouvelle loi beaucoup plus laxiste, la LCÉE 2012.

À ce jour, tous les forages pétroliers en mer ainsi que tous les levés sismiques dans le golfe du Saint-Laurent étaient obligatoirement soumis à une évaluation environnementale. Ceci est désormais chose du passé depuis le 6 juillet dernier. L'évaluation environnementale du projet de forage à Old Harry pourra exceptionnellement se poursuivre, mais ce ne sera pas le cas de tous les futurs projets. Dorénavant, les nouveaux projets de forages exploratoires en mer ou de levés sismiques échapperont aux évaluations environnementales sous la responsabilité de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale, à moins que le ministre de l'Environnement n'utilise son pouvoir discrétionnaire.

« Pour chaque nouveau projet de forage en mer, il faudra que le public convainque le ministre de l'Environnement du bien fondé de procéder à une évaluation environnementale alors que cela devrait être la norme. L'avenir du golfe du Saint-Laurent sera dorénavant à la discrétion du ministre. » déplore Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent et présidente d'Attention FragÎles.

« La catastrophe du golfe du Mexique nous a enseigné que les forages exploratoires sont extrêmement risqués. Des simulations de déversements réalisées par Environnement Canada et par la Fondation David Suzuki sont arrivées à la même conclusion : en cas d'incident, les côtes de plusieurs provinces risquent d'être touchées. Quant aux levés sismiques, ils peuvent avoir des impacts importants sur la faune marine. Compte tenu tous ces risques, il est absolument aberrant de constater que l'on exempte désormais les forages exploratoires en mer et les levés sismiques de la procédure d'évaluation environnementale. » selon Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

« L'élimination de l'évaluation environnementale des projets exploratoires s'ajoute à une longue liste de mesures récentes comme l'élimination des postes de scientifiques experts en écotoxicologie marine, la baisse de protection des habitats du poisson, le muselage des scientifiques et les pressions sur les groupes environnementaux. Tout semble indiquer que le gouvernement fédéral vise ainsi à faciliter l'implantation de l'industrie pétrolière. » affirme Sylvain Archambault, biologiste à la SNAP Québec.

Enfin, la Coalition Saint-Laurent souligne qu'une période de consultation cruciale pour l'avenir du golfe est présentement en cours puisqu'il est possible de proposer l'ajout des forages marins exploratoires et des levés sismiques au Règlement désignant les activités concrètes de la LCÉE 2012. La Coalition compte déposer ses recommandations à M. John McCauley, de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale et invite ses membres à en faire de même d'ici le 24 août 2012 (RegulationsReglements2012@ceaa-acee.gc.ca). Des précisions sur cette consultation peuvent se trouver ici (en anglais seulement).

La Coalition Saint-Laurent a produit un document synthèse sur l'impact de la LCÉE 2012 sur les évaluations environnementales en cours dans le golfe du Saint-Laurent.

- 30 -

La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 80 organismes et associations et plus de 3 800 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Sylvain Archambault
Responsable aires protégées et utilisation du territoire
SNAP Québec
418-686-1854 / 581-995-4350 sarchambault@snapqc.org

Jean-Patrick Toussaint
Chef projets scientifiques
Fondation David Suzuki
438-884-4720 / jptoussaint@davidsuzuki.org

La Coalition Saint-Laurent se réjouit que la CRÉGÎM entame une révision en profondeur de la démarche des Forums sur les hydrocarbures

Le 20 juin 2012 | Affiché dans

Îles-de-la-Madeleine — La Coalition Saint-Laurent se dit très satisfaite de la décision de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) de repousser la tenue du prochain forum sur les hydrocarbures et de revoir en profondeur la formule.

À ce jour, de nombreuses critiques à l'égard des Forums sur les hydrocarbures avaient été formulées tant sur la forme que sur le fond. Les principales insatisfactions concernaient notamment la présence de Pétrolia comme acteur et partenaire financier ainsi que le type de démarche préconisée par l'équipe d'éco-conseillers de l'Université du Québec à Chicoutimi. Malheureusement, les lacunes identifiées entachaient la crédibilité de la démarche et un virage important s'imposait.

« Nous croyons que le succès des Forums sur les hydrocarbures repose avant tout sur une démarche acceptée par les participants. Il est clair que les gens désirent être bien informés, pouvoir échanger entre eux afin d'agir de façon efficace et influencer les décisions qui seront prises pouvant affecter leur territoire terrestre ou marin, » selon Danielle Giroux, présidente d'Attention FragÎles et porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

La Coalition croit possible de voir émerger un processus crédible, où les gens de la Gaspésie et des Îles pourront s'informer et échanger de façon constructive sur les enjeux liés aux hydrocarbures en milieu marin et terrestre, en tenant compte des particularités de chaque milieu. Il importe donc pour la Coalition que les Forums sur les hydrocarbures s'arriment avec les processus formels en cours ou à venir, tels la tenue d'ÉES (gaz de schiste, hydrocarbures dans le golfe), de BAPE ou l'éventuelle révision de la stratégie énergétique du Québec.

- 30 -

La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 80 organismes et associations et plus de 3 800 individus issus de secteurs économiques variés. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire
Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec (SNAP Québec)
418-686-1854 / 581-995-4350 sarchambault@snapqc.org

Une ceinture verte grandeur nature

Le 19 juin 2012 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki et Nature-Action Québec publient un rapport à l'appui d'un projet mobilisateur pour le Grand Montréal

Montréal- La Fondation David Suzuki et Nature-Action Québec (NAQ) ont publié aujourd'hui un rapport proposant des pistes d'actions invitant les acteurs du milieu à la mise en œuvre concertée de la Ceinture verte du Grand Montréal. Ce rapport délimite pour la première fois le périmètre de cette ceinture verte et établit une feuille de route pour concrétiser sa création d'ici cinq ans, alors que Montréal célébrera son 375ème anniversaire. Il fait suite à l'intention annoncée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et par le gouvernement du Québec de créer une ceinture verte dans la région de Montréal.

Le rapport fait un survol de l'état actuel des écosystèmes du Grand Montréal en plus de proposer un périmètre écologique optimal pour la création d'une ceinture verte. « De plus en plus de gens réalisent que la biodiversité la plus riche de tout le Québec se trouve dans le sud-ouest de la province; c'est d'ailleurs dans cette zone que les pressions sur la diversité biologique sont les plus importantes et que les espèces menacées sont les plus nombreuses, a expliqué le Dr Jean-Patrick Toussaint, biologiste et chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. Ceci affecte non seulement les écosystèmes, mais aussi la santé et la qualité de vie des citoyens du grand Montréal », a-t-il ajouté.

L'étude fait l'inventaire des outils existants pour la mise en œuvre d'un tel projet tout en proposant une feuille de route. Le territoire de la Ceinture verte de Montréal regroupe les écosystèmes les plus riches du Québec, ses meilleures terres agricoles et la moitié de sa population. « Il est essentiel de se doter d'un cadre cohérent permettant de conjuguer ville, nature et agriculture dans le respect des besoins et droits de chacun, a affirmé Pascal Bigras, directeur général de Nature-Action Québec. La création d'une ceinture verte est un projet mobilisateur pour l'ensemble des communautés, des municipalités, des agriculteurs, des propriétaires de boisés et des acteurs de l'aménagement du territoire du grand Montréal. Notre étude vise à alimenter la réflexion, reconnaitre les efforts de plusieurs, identifier des façons de mettre en œuvre cette ceinture verte et rassembler les acteurs pour donner au grand Montréal une infrastructure verte qui rende la région encore plus attractive. Nous soumettons aux décideurs du territoire cette vision pour ainsi poursuivre avec eux la réflexion sur les meilleurs moyens de mise en œuvre », a-t-il conclu.

Le rapport affirme que la mise en place d'une ceinture verte permettra la mise en valeur, la protection et la restauration de la connectivité des milieux naturels de la région métropolitaine, favorisant le maintien de la biodiversité dans la région. Il affirme également que la protection et l'accessibilité de certains des milieux naturels pourraient favoriser le contact des citoyens avec les milieux naturels et agricoles et éviter le décrochage nature (nature deficit disorder), un phénomène de plus en plus observable chez les enfants. Il mentionne également qu'une ceinture verte constitue une infrastructure naturelle importante pour adapter nos collectivités aux effets des changements climatiques dans le grand Montréal. De plus, il soutient qu'il est possible de conjuguer bénéfices économiques et protection des milieux naturels par l'intégration de bonnes pratiques environnementales.

Le projet proposé est convergent avec la trame verte et bleue de la CMM proposée récemment dans le PMAD, avec le projet des Partenaires du Parc écologique de l'Archipel de Montréal et avec de nombreuses initiatives menées par des municipalités, des agriculteurs et par l'organisme Conservation de la nature du Canada.

Enfin, notons que la Fondation David Suzuki et Nature-Action Québec publieront un deuxième rapport qui portera sur la valeur des biens et services écologiques que procurent les écosystèmes de la Ceinture verte du Grand Montréal à la région. Ce rapport sera disponible à l'automne 2012.

Consultez le rapport sur la ceinture verte

Consultez la carte de la ceinture verte telle que proposée dans le rapport

- 30 -
Source :
Manon Dubois, spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514 679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Pascal Bigras, directeur général
Nature-Action Québec
450 536-0422, poste 225 / pascal.bigras@nature-action.qc.ca

L'adoption de la loi omnibus C-38 : une mauvaise nouvelle pour l'environnement et la population canadienne

Le 19 juin 2012 | Affiché dans

Le mouvement pour la protection de l'environnement et de la démocratie au Canada continuera de s'intensifier.

Montréal — Aujourd'hui, le gouvernement fédéral a adopté la loi C-38, décidant ainsi d'ignorer près de cinquante mille citoyens et de citoyennes qui avaient manifesté leur soutien envers l'environnement et la démocratie. Le budget, dont l'adoption signifie des changements importants aux lois sur la protection de l'environnement, facilitera le développement industriel d'une façon qui pourrait mettre en danger l'avenir de nos terres, de nos plans d'eaux et du climat. Il tente aussi de réduire au silence les voix qui s'opposent à un tel développement en faisant obstacle aux organismes environnementaux sans but lucratif qui désirent participer au débat sur les politiques publiques.

« Cette loi représente un énorme pas en arrière non seulement pour notre démocratie et pour notre économie, mais aussi pour la protection de l'air, de l'eau et de la terre dont dépendent nos enfants, a dit Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « En affaiblissant les lois environnementales et en muselant les organismes de bienfaisance et d'autres citoyens inquiets, elle affaiblira les collectivités, contribuera à l'incertitude économique et freinera les investissements à long terme.»

Le démantèlement de mesures de protection environnementales signifie que les Canadiens d'un bout à l'autre du pays seront plus exposés aux dangers associés aux mégaprojets tels que les nouveaux pipelines, et qu'ils auront moins d'occasions de prendre part aux processus d'examen qui précèdent leur approbation.

« Tous les Canadiens veulent la même chose pour leurs enfants, c'est-à-dire de bonnes possibilités économiques et un avenir sain et durable. Nous sommes profondément inquiets de constater que ce budget ignore les vrais objectifs des Canadiens en modifiant nos lois de façon à pouvoir adopter rapidement des projets d'infrastructure majeurs et risqués comme le pipeline Northern Gateway », a pour sa part déclaré Sidney Ribaux, coordonnateur général d'Équiterre.

« Les dommages causés tant à l'environnement qu'à la relation de confiance qui devrait exister entre les citoyens et leur gouvernement rendent notre mission encore plus pertinente, mais aussi plus difficile à accomplir, a déclaré Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec du WWF-Canada. Cette loi représente un point de rupture. Au lieu de poursuivre la voie du développement durable, le gouvernement choisit de mettre en opposition l'idée d'une saine économie et la santé de nos écosystèmes, alors que nous savons bien que les deux sont indissociables. »

« Les préoccupations concernant la démocratie et l'environnement ne disparaîtront pas du jour au lendemain parce que la loi a été adoptée », a dit Éric Hébert-Daly, directeur exécutif au bureau national de la Société pour la nature et les parcs du Canada. « La journée d'aujourd'hui marque le début d'un nouvel effort soutenu de mobilisation des Canadiens pour les encourager à dire haut et fort leur soutien à l'environnement et à la démocratie. Plus que jamais, nous sommes résolus à offrir à tous les citoyens qui ont à cœur l'avenir de notre environnement et de nos droits démocratiques la possibilité de se faire entendre ».

« C'est un triste jour pour l'environnement et la démocratie », a résumé Catherine Vézina, coordonnatrice des communications de Greenpeace. « Plutôt que de prendre la voie de l'avenir et des solutions, le gouvernement Harper nous maintient dans la mauvaise direction, pire, il fait marche arrière sur les enjeux cruciaux que sont l'environnement et la démocratie. Chaque Québécois et Canadien devrait se sentir extrêmement interpellé par ces atteintes à leurs droits. »

Les Canadiens et les Canadiennes ont démontré qu'ils ne veulent pas voir leur pays s'engager dans cette voie. Le 4 juin dernier, plus de 600 organisations et des milliers de citoyens se sont unis pour faire entendre leur opposition à la loi C-38 en plongeant leur site Web dans le noir et en prenant part à des actions en ligne. Durant la semaine qui a suivi, près de 50 000 Canadiens et Canadiennes ont écrit à leurs députés pour signaler leur opposition à la loi omnibus. Silence, on parle continuera de défendre l'environnement et la démocratie dans l'intérêt de la population canadienne.

Silence, on parle (silenceonparle.ca) est un projet conjoint des organismes suivants : Association canadienne des médecins pour l'environnement, Ecojustice, Environmental Defence, Équiterre, Fondation David Suzuki, Greenpeace, Nature Canada, Pembina Institute, Sierra Club Canada, Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP), West Coast Environmental Law et World Wildlife Fund (WWF) Canada.

30

Pour plus d'information ou pour obtenir une entrevue, veuillez contacter :

Manon Dubois, spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Loïc Dehoux, chargé de projet, communications, Équiterre
514-605-2000, ldehoux@equiterre.org

Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec, WWF Canada
514-394-1105, MCLemieux@WWFCanada.org

Catherine Vézina, coordonnatrice des communications, Greenpeace
514-212-5749, cvezina@greenpeace.org

Réaction à la présentation du Plan d'action 2013-2020 sur les changements climatiques

Le 3 juin 2012 | Affiché dans

« Un plan intéressant mais incomplet » affirment Équiterre et la Fondation David Suzuki

Montréal- Équiterre et la Fondation David Suzuki ont qualifié d'intéressant mais incomplet le plan d'action sur les changements climatiques 2013-2020 (PACC-2013-2020) dévoilé aujourd'hui par le Ministre Pierre Arcand. Les organisations reconnaissent néanmoins que le plan contient plusieurs mesures intéressantes qui permettront de réaliser des avancées significatives en matière de lutte aux émissions de gaz à effet se serre.

« Nous avons suivi de près l'élaboration de ce plan et nous y voyons certaines avancées significative. Cependant, nous arrivons à la conclusion que celui-ci n'arrive pas à générer au Québec les réductions de GES nécessaires à l'atteinte de la cible de -20% en 2020 » a déclaré Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Rappelons que pour atteindre sa cible, le Québec doit réduire ses émissions de 17,3 Mt par rapport au scénario de cours normal des affaires pour 2020. Or le plan ne permet de réduire les émissions que de 6 Mt sur cet horizon. C'est donc dire que le plan ne réalise qu'un tiers du chemin et que d'autres mesures devront compléter le PACC 2013-2020.

Les organisations reconnaissent par ailleurs la présence de plusieurs aspects intéressants comme la participation du Québec à la bourse du carbone, l'engagement financier de 2,5 milliards annoncé lors du dernier budget qui soutient l'ensemble des mesures de ce plan, et l'engagement de consacrer les deux tiers de ce financement au développement du transport collectif, mais elles soulignent que le talon d'Achille de celui-ci tient au fait que le Ministère des Transports n'a pas de cible précise pour le secteur des transports alors que ce secteur représente 43 % des émissions au Québec.

« Il est intenable pour nous que le MTQ reçoivent de l'argent du Fonds vert pour des projets de transport en commun visant à réduire les GES d'un côté pendant que de l'autre ce même ministère investisse dans de nouveaux projets autoroutiers qui vont entrainer des hausses des émissions de GES; ça ne tient pas la route » à déclaré Steven Guilbeault d'Équiterre. « Nos organisations veulent une garantie de résultats dans ce secteur. Le MTQ doit être imputable des efforts qu'il doit faire dans ce secteur névralgique. Le gouvernement doit s'engager, tant dans ses activités propres que dans celle de ses partenaires, à ce que les décisions d'investissement dans ce secteur soient conditionnées à l'atteinte d'une cible de réduction de -20% en 2020 par rapport à l'année de référence 1990. »

« Lors du démarrage des travaux de développement du PACC 2013-2020, nos organisations ont toutes souligné l'importance de concrétiser des virages majeurs, notamment dans le secteur des transports et de l'aménagement du territoire a déclaré. En l'absence d'une politique ambitieuse de mobilité durable ou d'engagements clairs du MTQ, il nous est impossible de conclure que ces virages seront réalisés d'ici 2020. » a ajouté M. Guilbeault. Rappelons que le Ministre Arcand, au moment du lancement des travaux du PACC 2013, avait convié la société québécoise à un grand projet de société. Les organisations souhaitent que ce projet se concrétise rapidement.

« Nous croyons également, comme l'ont d'ailleurs demandé la Fédération des chambres de commerces du Québec et l'Association du camionnage, que le Gouvernement du Québec devrait cesser d'investir dans de nouveaux projets autoroutiers et se concentrer sur le maintien et la réfection des infrastructures existantes ainsi que sur le transport collectif » a jouté M. Mayrand. À cet égard les organisations souhaitent que le Québec augmente à 30% la part des investissements du MTQ alloués au transport collectif, comparativement à 18% aujourd'hui. Elles rappellent que le transport routier s'accapare présentement 82% des investissements dans ce secteur.

Les organisations souhaitent finalement reconnaitre le travail accompli par l'équipe du MDDEP et la qualité du dialogue entretenu par le gouvernement avec elles jusqu'ici et souhaite que celui-ci se poursuive afin de compléter le plan d'action et d'atteindre les cibles fixées pour 2020.

- 30 -

Pour information :

Steven Guilbeault, Équiterre, 514-231-2650

Karel Mayrand, Fondation David Suzuki, 514-998-5458

Silence, on parle : des groupes environnementaux lancent un appel urgent pour la protection de l'environnement et de la démocratie

Le 25 mai 2012 | Affiché dans

Les citoyens, les organismes et les entreprises sont invités à prendre la parole le 4 juin pour dénoncer les efforts gouvernementaux visant à nous réduire au silence.

Montréal- Les groupes environnementaux les plus importants au pays, incluant Équiterre, WWF, Greenpeace et la Fondation David Suzuki, invitent les citoyens, les organisations et les entreprises à participer à la campagne Silence, On parle qui vise à dénoncer les attaques récentes du gouvernement fédéral contre l'environnement et la démocratie au pays. Déjà, plus de 13 000 personnes de partout au pays se sont jointes à cette campagne et plus de 100 groupes ont affirmé qu'ils prendront la parole le 4 juin prochain pour défendre leur liberté d'expression. Plusieurs personnalités participent également à la campagne, dont Margaret Atwood et Bruce Cockburn, ainsi que Les Cowboys Fringants.

La population en a assez de se faire ignorer, et le 4 juin, des dizaines de milliers de personnes prendront la parole pour l'environnement et la démocratie. « Ce n'est pas seulement l'environnement qui est assiégé au pays, c'est aussi la démocratie et le droit de s'exprimer ouvertement sur des enjeux fondamentaux, explique Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Nous devons dénoncer l'abus du pouvoir législatif de nos gouvernements, tant à Ottawa qu'à Québec, qui vise à affaiblir et à intimider des groupes qui s'opposent démocratiquement aux orientations gouvernementales. »

Le gouvernement canadien s'apprête à adopter le projet de loi C-38 qui propose des « réformes » drastiques sur la protection de notre capital naturel irremplaçable — poissons, forêts, océans et faune. Cette loi permettrait de réprimer les organismes de bienfaisance — dont les groupes environnementaux — lors des examens environnementaux, en accélérant les processus d'approbation, et en excluant les groupes de la société civile par exemple dans les projets d'oléoducs. « L'attaque directe faite aux organismes environnementaux est un assaut contre deux valeurs fondamentales partagées par les Canadiens et les Québécois : la protection de l'environnement et la démocratie, ajoute Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec de WWF. Nous devons travailler ensemble pour protéger notre planète et le système social dans lequel l'expression d'une diversité de points de vue et le respect de la voix des citoyens sont primordiaux. Nous devons parler haut et fort pour que le projet de loi ne se réalise jamais. »

Au Québec, plus de 250 000 personnes ont marché dans les rues le 22 avril dernier pour défendre le bien commun et soutenir un Québec plus vert, plus juste et plus démocratique. Le 22 mai, ce sont plus de 200 000 personnes qui se sont assemblées le 22 mai pour s'opposer à la loi 78 du gouvernement du Québec qui a pour effet de restreindre certaines libertés civiles. « Ce qui est inquiétant tant du côté fédéral que provincial est que l'on utilise le pouvoir du gouvernement pour s'attaquer directement aux groupes qui ont un point de vue divergent, ajoute Sidney Ribaux, cofondateur et coordonnateur général d'Équiterre. Aujourd'hui, les associations étudiantes sont visées par Québec et les groupes environnementaux par Ottawa. Qui seront les prochains? Il est temps de mettre un frein à des comportements qui érodent notre démocratie et qui ont pour effet de priver des groupes de citoyens de leur voix. »

Les groupes impliqués invitent maintenant les citoyens, les entreprises et les organismes de tous les secteurs à prendre la parole le 4 juin prochain pour appuyer la protection de l'environnement et la démocratie au pays. La campagne Silence, on parle invite tous ceux qui ont un site Internet, un blogue, un compte Twitter ou une page Facebook à participer en plongeant leur site dans le noir et en prenant la parole virtuellement le 4 juin prochain. Les citoyens sont invités à faire savoir aux deux gouvernements qu'ils se préoccupent de l'avenir de notre démocratie et de notre environnement et qu'ils n'ont pas l'intention de se taire.

Silence, on parle

Les organisations environnementales participantes sont :
ACEP, AQLPA, Ecojustice, Environmental Defence, Ecojustice, Équiterre, Fondation David Suzuki, Greenpeace, Institut Pembina, Jour pour la Terre, Nature Canada, Nature Québec, Pembina Institute, Sierra Club Canada, SNAP, West Coast Environmental Law et WWF Canada.

Pour un complément d'information visitez le site

—- 30 —-

Contacts pour les médias :

Manon Dubois
Fondation David Suzuki
514-679-0821
mdubois@davidsuzuki.org

Loïc Dehoux
Équiterre
514-605-2000
ldehoux@equiterre.org

Des groupes écologistes demandent le retrait du projet de loi 78 — Les libertés civiles et la démocratie sont assiégées au pays

Le 18 mai 2012 | Affiché dans

MontréalL'AQLPA, Environnement Jeunesse, Équiterre, La Fondation David Suzuki, Greenpeace, Nature Québec et WWF-Canada, unissent leurs voix aujourd'hui pour dénoncer le projet de loi 78 et demander son retrait. Ces organisations se joignent au concert de réactions qui dénoncent le caractère arbitraire, autoritaire et antidémocratique de cette loi qui brime la liberté d'association et le droit à la dissidence non violente.

« Nos organisations considèrent que le droit de manifester pacifiquement, de s'associer et de faire entendre sa dissidence sont nécessaires dans une société démocratique pluraliste » a mentionné Sidney Ribaux d'Équiterre. « Il est invraisemblable que nos élus procèdent à un tel assaut des libertés fondamentales pour imposer les vues du gouvernement à une catégorie de citoyens », a ajouté Catherine Vézina de Greenpeace.

Les organisations soulignent que plusieurs groupes de la société civile sont pris à partie au pays par le gouvernement fédéral et provincial. « Le gouvernement fédéral a entrepris une campagne d'intimidation et de musellement des groupes écologistes qui affaiblit nos discussions démocratiques à propos de la gestion des ressources naturelles » a dit Christian Simard de Nature Québec. « L'assaut en règle du gouvernement du Québec contre le mouvement étudiant participe de la même volonté d'utiliser le pouvoir législatif pour museler et marginaliser des groupes opposés au gouvernement » a-t-il complété.

Les organisations environnementales soulignent que des manifestations pacifiques et des actions de désobéissance civile ont permis ces dernières années de faire entendre la voix des citoyens dans plusieurs dossiers importants dont le dossier des gaz de schiste, du Suroît, des sables bitumineux. « Cette loi arbitraire crée des précédents dangereux, aujourd'hui appliqués contre les associations étudiantes, qui pourront dans l'avenir être utilisés contre d'autres citoyens qui ne partagent pas le point de vue du gouvernement », a affirmé Jérôme Normand d'Environnement Jeunesse. « C'est pourquoi il est de notre devoir citoyen d'être solidaires et de nous opposer à une telle intimidation » a-t-il conclut.

Les groupes écologistes rappellent que plus de 250 000 personnes ont défilé pacifiquement dans les rues de Montréal le 22 avril dernier pour un Québec plus juste, plus vert et plus démocratique. Ils appellent leurs supporters à manifester pacifiquement ce 22 mai pour mettre en échec cette loi indigne d'une démocratie moderne.

Renseignements :
Manon Dubois, Fondation David Suzuki,(514) 679-0821