Communiqués de presse

Journée de mobilisation pancanadienne : Des groupes écologistes et sociaux appellent à libérer le Québec des énergies sales

Le 22 octobre 2012 | Affiché dans

Montréal — Alors que se réunissait l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) pour sa 4e Conférence annuelle à Montréal, une dizaine de groupes citoyens, écologistes et sociaux ont accueilli tôt ce matin le lobby pétrolier et gazier au moyen d'un tintamarre de casseroles, de banderoles et de mains engluées. Ils ont appelé les grands acteurs économiques et politiques à stopper l'expansion des énergies sales (pétrole et gaz) et à ouvrir la voie aux économies d'énergie et aux énergies vertes.

Le rassemblement citoyen à Montréal a lieu alors que dans quelques heures, à l'autre bout du pays, près de 1 000 personnes inscrites à un « sit-in » de masse montreront leur opposition aux oléoducs des sables bitumineux et aux superpétroliers en participant à une action de désobéissance civile pacifique devant l'Assemblée législative à Victoria, en Colombie-Britannique.

« D'Est en Ouest, nous nous levons pour dire que les énergies sales ne passeront pas », a résumé Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace. « Le gouvernement du Québec doit résister aux lobbys des combustibles fossiles et tout mettre en oeuvre pour rapidement nous libérer de notre dépendance aux hydrocarbures ».

De Montréal, les groupes ont demandé au gouvernement du Québec d'adopter rapidement une nouvelle stratégie énergétique basée sur l'efficacité énergétique et les énergies propres, d'élaborer un plan pour diminuer drastiquement notre consommation d'hydrocarbures et de réaliser une étude complète de la filière du pétrole par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). La population peut appuyer ces demandes sur le site : greenpeace.ca/liberonslénergie.

« Québec doit continuer sur sa bonne lancée et renforcer ses mesures pour nous sortir des combustibles fossiles qui causent les changements climatiques », a affirmé André Bélisle, président de l'AQLPA. « Les effets sont déjà là, notamment dans l'estuaire du Saint-Laurent dont les eaux enregistraient une température de 2 oC de plus que la moyenne en août. »

« La consommation de pétrole coûte 14 milliards $ par année au Québec et ce chiffre ne cesse d'augmenter », a rappelé Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Chaque dollar épargné sur notre consommation de pétrole peut servir à créer de la richesse ailleurs dans notre économie au bénéfice des Québécoises et des Québécois. »

« Nous voulons des emplois fondés sur les énergies renouvelables et non pas des emplois qui nous enfoncent dans notre dépendance au pétrole », a indiqué Marie-Claude Lemieux directrice pour le Québec du fonds mondial pour la nature (WWF).
« L'avenir énergétique du Québec et du Canada passe par une réduction de notre dépendance au pétrole», a déclaré Steven Guilbeault d'Équiterre. « Le projet d'acheminer du pétrole des sables bitumineux jusqu'au Québec est incompatible avec cet avenir ainsi que l'objectif du gouvernement du Québec de réduire notre dépendance au pétrole. »

« Le golfe du Saint-Laurent et les îles de la Madeleine sont des milieux fragiles qu'il faut préserver à tout prix des marées noires », a illustré Danielle Giroux de la Coalition Saint-Laurent. « Il en va de la survie de notre environnement et de notre économie locale dépendantes des secteurs du tourisme et de la pêche. » « Le Québec ne peut se permettre un accident comme celui du Golfe du Mexique en 2010 », a ajouté Pascal Hébert du Regroupement citoyen s'opposant aux hydrocarbures et initiateur du rassemblement.

« Il incombe aux citoyens et citoyennes d'exercer une surveillance constante pour empêcher le développement de l'industrie des hydrocarbures et assurer la protection de notre territoire », a conclut Audrey Yank, porte-parole de Moratoire d'une génération.

« Dans toutes les régions de la province, la solidarité est plus forte que jamais ! », a fait remarqué Serge Fortier du RIGSVSL. « Les comités citoyens œuvrent depuis des années pour l'abandon de la filière du gaz et pétrole de schiste et la promotion des énergies vertes et nous appuierons toutes décisions du gouvernement en ce sens. »

Les groupes en appui au rassemblement « Les énergies sales ne passeront pas » incluent : l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), Alternatives, les Citoyens concernés par l'exploitation d'hydrocarbures au Québec, Coalition Saint-Laurent, Équiterre, Fondation David Suzuki, Greenpeace, Moratoire d'une génération, Nature Québec, le Regroupement Interrégional Gaz de Schiste de la Vallée du St-Laurent (RIGSVSL) et WWF.

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Pour plus d'information et photos du rassemblement : greenpeace.ca/22oct

Pour plus d'information sur l'action de désobéissance civile pacifique sur la côte ouest : defendourcoast.ca/fr/

Pour plus d'informations :
Diego Creimer, relations médias, Greenpeace, 514-999-6743 (sur place)
Louise Lévesque, directrice des communications, AQLPA, 418-264-5575
Manon Dubois, spécialiste des communications, Fondation David Suzuki, 514-679-0821

Les principaux groupes environnementaux s'opposent au projet de loi C-45 de 2012 sur l'emploi et la croissance

Le 18 octobre 2012 | Affiché dans

Le projet de loi omnibus cache d'importants changements aux lois environnementales en bouleversant la démocratie et en diminuant la protection de l'air, de l'eau, du sol et des écosystèmes

Montréal — Encore une fois, des changements significatifs aux lois environnementales sont mis de l'avant par le gouvernement fédéral sans débat démocratique préalable, selon plusieurs organisations environnementales au pays.

En lieu et place, ces changements sont introduits dans le projet de loi omnibus de mise en œuvre du budget.

Les citoyens qui se préoccupent de la protection de l'air, de l'eau, du sol et des écosystèmes naturels sur laquelle notre survie dépend, sont doublement troublées, à la fois par le contournement des processus démocratiques et par le potentiel de pollution et de destruction d'habitat essentiel supplémentaire.

Le projet de loi inclut des propositions de modifications aux lois assurant la protection du poisson, qui préviennent les dommages causés par les déchets dangereux et qui gouvernent les eaux navigables.

Nous allons examiner ces changements plus en détail dans les prochains jours afin de déterminer les répercussions qu'ils pourraient avoir sur la protection de l'environnement.

Nous constatons que beaucoup de modifications aux lois environnementales ont également été apportées par le projet de loi omnibus au printemps. Le fait de modifier les mêmes lois deux fois en un an souligne l'importance de débattre de projets de loi à travers les comités du Parlement, un travail qui appartient aux députés élus.

Il n'est pas nécessaire de bouleverser notre processus législatif de cette manière, et d'accroître ainsi les craintes que des lois déjà affaiblies le soient encore plus.

Les groupes en appui à ce communiqué incluent : Équiterre, la Fondation David Suzuki, WWF-Canada, Greenpeace, la SNAP, Ecojustice, Environmental Defence, Nature Canada, l'Institut Pembina, le Club Sierra Canada, et West Coast Environmental Law.

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Pour de plus amples renseignements :

Loïc Dehoux, Équiterre
514-605-2000, ldehoux@equiterre.org

Manon Dubois, Fondation David Suzuki
514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Des groupes environnementaux réclament l'évaluation de pesticides auprès de la ministre de la Santé du Canada

Le 15 octobre 2012 | Affiché dans

Montréal - Divers groupes voués à la défense de l'environnement réclament que la ministre de la Santé, Leona Aglukkaq, procède à l'évaluation de trente ingrédients actifs retrouvés dans plus de 700 pesticides domestiques et agricoles homologués, en raison des risques à la santé humaine ou environnementale qu'ils présentent.

Mandaté par Équiterre et la Fondation David Suzuki, l'organisme Ecojustice a déposé une demande d'examen spécial aux termes de la Loi sur les produits antiparasitaires. En vertu de cette loi, lorsqu'un pays membre de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) interdit l'usage d'un pesticide sur son territoire pour des motifs sanitaires ou environnementaux, toute personne peut réclamer au ministre de la Santé d'entreprendre un examen spécial. Le ou la ministre responsable doit alors étudier les raisons sous-tendant cette interdiction et statuer sur l'homologation du produit au pays.

« Si un État considère un pesticide comme trop nocif pour être employé sur sa production alimentaire, comment le même produit pourrait-il être moins nocif ici? », demande Elaine Mac Donald, scientifique principale d'Ecojustice. « Diminuer l'exposition des Canadiens et Canadiennes aux pesticides à l'origine de troubles du développement ou de cancers ne peut être que bénéfique. Le gouvernement a le devoir de sauvegarder la qualité de l'environnement. »

L'usage de certains ingrédients actifs comme le 2,4-D, le bromoxynil, le linuron, l'amitraz et le Dichlorvos est approuvé au Canada. Cependant, ces composés chimiques sont interdits par au moins un pays de l'OCDE en raison des risques à la santé qu'ils présentent, notamment en ce qui concerne le cancer. Dix-neuf des ingrédients actifs figurant dans la demande d'examen spécial sont interdits en Europe, tandis que les onze autres sont prohibés soit en Norvège, soit en Suisse.

« Les pesticides sont toxiques pour de nombreux organismes vivants », déclare Mara Kerry, directrice — science et politiques à la Fondation David Suzuki. « Les pesticides s'accumulent dans l'environnement, dans le sol, l'air et l'eau, où ils constituent une menace pour les oiseaux, les poissons et les humains — les enfants surtout. »

L'usage de l'atrazine, un herbicide figurant parmi les composés chimiques listés dans la demande d'examen spécial, est interdit en Europe depuis 2004 en raison du risque de contamination des eaux souterraines qu'elle présente. Les mêmes inquiétudes ont été soulevées au Canada, particulièrement au Québec et en Ontario, où l'Atrazine demeure l'un des pesticides les plus employés pour la culture du maïs. Malgré les inquiétudes soulevées, Santé Canada approuve toujours ce produit.

« Voilà une belle occasion pour Santé Canada de démontrer aux Canadiens et Canadiennes qu'aucun effort n'est négligé pour assurer leur santé de même que celle de leur environnement », déclare Isabelle Saint-Germain, directrice générale adjointe d'Équiterre. « Il est temps que le Canada fasse ce que d'autres pays ont déjà fait. Il est temps qu'il protège ses citoyens et leur environnement contre ces produits chimiques dangereux. »

Pour connaître la liste complète des ingrédients actifs ainsi que les preuves scientifiques sur lesquelles se fonde notre demande d'examen spécial, consulter la lettre ci-jointe.

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Pour obtenir de plus amples informations, adressez-vous à :

Elaine MacDonald, scientifique principale, Ecojustice Canada
416 368-7533, poste 527 | emacdonald@ecojustice.ca

Manon Dubois, spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514 679-0821 | mdubois@davidsuzuki.org

Loïc Dehoux, relations média, Équiterre
514 605-2000 | ldehoux@equiterre.org

Réaction aux déclarations du ministre des Transports, Sylvain Gaudreault en faveur du développement du réseau routier

Le 5 octobre 2012 | Affiché dans

Réaction aux déclarations du ministre des Transports, Sylvain Gaudreault en faveur du développement du réseau routier, rapportées dans le Journal de Québec

Montréal — « Le ministre Gaudreault semble réaliser une surprenante et décevante volte-face par rapport aux engagements du Parti Québécois en matière de transports collectifs. Après avoir promis de rétablir un certain équilibre entre les investissements en transport en commun et les dépenses dans le réseau routier, le Parti Québécois laisse entendre aujourd'hui que l'hémorragie de milliards de dollars dans le développement de nouvelles routes, initiée sous le Parti libéral, se poursuivra et pourrait même augmenter. Le ministre Gaudreault avait pourtant clairement indiqué vendredi dernier « qu'il faillait revoir [cette proportion] à 20, 30 ou même 35% pour les transports collectifs1. » Il faudra faire preuve « d'imagination » pour financer les transports collectifs, dit-il maintenant. Pour TRANSIT, le gouvernement nage en pleine contradiction.

« Sous le précédent gouvernement, les transports collectifs ne recevaient que 15% des investissements publics dans le secteur des transports. En campagne électorale, madame Marois s'engageait à augmenter la proportion allouée aux transports collectifs, en reportant des projets de développement autoroutiers2. TRANSIT demande à ce que cet engagement soit respecté.

« Le précédent gouvernement avait institué une culture du « bar ouvert » au profit de la construction de nouvelles infrastructures routières, alors que nous n'avons même pas les moyens d'entretenir le réseau existant qui croule de partout, ni même de remplacer les équipements surchargés des réseaux de transports collectifs. Dans le contexte actuel, comment le gouvernement du Parti Québécois peut-il maintenir cette politique du bar ouvert ?, s'interrogent les organismes membres de TRANSIT, qui souhaitent que les investissements dans le secteur des transports soient dirigés vers la réfection des infrastructures routières et les transports collectifs.

« Le ministre Gaudreault est en train de compromettre le travail de plusieurs de ses collègues qui ont pourtant été chargés de mettre en œuvre des éléments importants de la vision du Parti Québécois. Comment réduire la dépendance au pétrole, augmenter l'achalandage dans les transports collectifs et promouvoir l'économie verte en multipliant les investissements records dans la construction de routes ? Le gouvernement doit rapidement reconfirmer ses engagements et assurer la cohérence de ses politiques.

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À propos de TRANSIT

Dans le contexte actuel de crise des infrastructures de transports, TRANSIT se veut un lieu de convergence des analyses et des solutions en matière de transports durables au Québec. Sa mission est de favoriser le développement et l'amélioration des services de transports collectifs au Québec, en s'assurant qu'ils reçoivent le financement nécessaire pour permettre au plus grand nombre possible de citoyens d'en bénéficier. Près de cinquante organisations réparties sur tout le territoire du Québec sont membres de TRANSIT, qui compte également sur le soutien d'un comité d'experts en matière de transports et d'urbanisme. Pour devenir membre, pour consulter la liste des organismes membres et lire les publications : www.transitquebec.org.

Depuis sa création en août 2011, TRANSIT a émis une série de recommandations pour pallier la crise des transports et aider le gouvernement et les organisations de transport à atteindre leurs objectifs d'achalandage d'ici 2020, dont l'ajout d'une série de mesures de mitigation supplémentaires pour la région montréalaise, un moratoire sur le développement des infrastructures routières dans les régions urbaines au profit de la réfection des routes et des transports collectifs, une répartition plus équitable du FORT, le prolongement et l'augmentation du financement de la politique québécoise sur le transport collectif via le Fonds vert et l'utilisation du Fonds Chantiers Canada pour financer les projets de transports collectifs au Québec.

Renseignements :

Aurore Tanier
438-877-9117

ÉES dans le golfe : Consultations bidon de l'Office de Terre-Neuve

Le 2 octobre 2012 | Affiché dans

La Coalition Saint-Laurent demande de corriger le tir immédiatement

Îles-de-la-Madeleine — La Coalition Saint-Laurent (CSL) juge déplorable et inacceptable la formule retenue pour les séances publiques organisées par la firme de génie-conseil AMEC, portant sur la mise à jour de l'évaluation environnementale stratégique (ÉES) de la partie terre-neuvienne du golfe, dans le contexte d'une éventuelle exploitation pétrolière. Ces consultations, qui ont débuté cette semaine à Terre-Neuve, doivent aussi se dérouler dans les autres provinces du golfe au cours du mois d'octobre (voir l'horaire). La CSL demande donc à l'Office de Terre-Neuve et à son sous-traitant AMEC de réviser sans délai la formule des séances publiques.

Suite aux premières séances de consultation à Terre-Neuve, « nous avons appris avec consternation que les informations présentées au cours de ces séances se résument en 6 affiches d'information et qu'aucune période publique d'échange et de discussion n'est au menu. Les gens sont simplement invités à parler aux représentants présents ou à laisser leurs commentaires par écrit. Ceci ne correspond en rien au standard d'une séance informative et consultative efficace et de qualité », d'expliquer Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent et présidente d'Attention FragÎles. « Ici, aux Îles-de-la-Madeleine, comme ailleurs sans doute, nous avons de très grandes attentes face à ces consultations. Ce type de séances est inadéquat. Il faut que le tir soit réajusté sans délai », conclut-elle.

La CSL rappelle que, selon l'appel d'offre qui a été attribué à AMEC, celle-ci doit produire la première ébauche de son rapport à partir des informations, des enjeux et des préoccupations récoltées durant ces consultations publiques. Il s'agit de la seule occasion pour le public de recevoir et de transmettre des informations en personne.

« Lorsque la commission d'examen nous a été refusée par le ministre fédéral de l'Environnement, M. Peter Kent, ce dernier nous a promis, par écrit, une consultation publique lors de la mise à jour de l'ÉES, pour faire ressortir les préoccupations exprimées par les gens. Malheureusement, nous estimons que la formule de consultation offerte aujourd'hui par AMEC ne permet pas d'atteindre cet objectif », de dire Mme Giroux.

« Nous avons récemment vécu des consultations lors de l'ÉES au Québec et nous avons déjà participé à des consultations tenues par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Il y a tout de même des règles à observer pour qu'un processus soit crédible. La mise à jour de l'ÉES doit aider l'Office à déterminer s'il convient ou non d'accorder des droits d'exploration et d'exploitation en tout ou en partie. Il s'agit de l'avenir du golfe et les communautés concernées tiennent à s'exprimer sur le sujet, en autant qu'on leur offre une tribune adéquate », souligne Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

Selon la CSL, il aurait été minimalement de mise que le public assiste à une présentation visuelle expliquant ce qu'est une ÉES, présentant les enjeux en cause et résumant le contenu des rapports des ÉES de 2005 et de 2007. Ensuite, il aurait fallu que le public ait l'occasion de s'exprimer ouvertement, pour la période consultative. La Coalition invite les communautés côtières à exiger de réelles consultations publiques, à participer activement aux séances prévues et à partager leurs attentes, leurs questions et leurs préoccupations de vive voix.

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La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 80 organismes et associations et près de 4000 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Près de 4 500 Québécois écrivent à la Première ministre Marois pour soutenir la fermeture de Gentilly-2

Le 27 septembre 2012 | Affiché dans

Montréal — Lancée il y a deux semaines, la pétition en ligne disponible sur le site Web de la Fondation David Suzuki demandant au gouvernement Marois de tenir son engagement et de fermer définitivement la centrale nucléaire Gentilly-2 a déjà franchi le cap des 4 400 lettres envoyées.

« La réponse du public a dépassé nos espérances. Il est clair qu'un grand nombre de Québécois ne souhaitent pas se lancer dans cette aventure risquée pour les finances publiques, notre sécurité et l'environnement », a dit Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec.

« Devant la levée de boucliers qu'a suscitée l'annonce de la fermeture de la centrale, il est important de réitérer l'appui du public au gouvernement Marois. Cette décision ne concerne pas que les gens de la Mauricie, mais l'ensemble des Québécois qui devront payer la facture à même leurs tarifs d'électricité », a conclu Monsieur Mayrand.

Rappelons que la Fondation David Suzuki, membre fondateur du Mouvement Sortons le Québec du nucléaire, a salué la décision historique du gouvernement de démanteler la centrale nucléaire Gentilly-2 et de créer un fonds de diversification pour la région annoncée le 20 septembre dernier.

La Fondation David Suzuki invite les Québécois à signer et à partager la pétition qui demeurera en ligne jusqu'à ce que la décision de fermer Gentilly-II soit définitive. Le public peut la trouver à l'adresse http://action2.davidsuzuki.org/fr/Gentilly-2.

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Source:

Manon Dubois
Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Les Canadiens et les Québécois demandent un meilleur étiquetage sur les produits d'entretien ménager

Le 26 septembre 2012 | Affiché dans

Un sondage révèle que la majorité des prétentions « vertes » n'ont pas été démontrées

Montréal — La plupart des Canadiens et des Québécois ne savent pas quelles substances toxiques se trouvent dans les produits qu'ils utilisent quotidiennement pour nettoyer leur maison, indiquent les résultats d'un sondage publié aujourd'hui par la Fondation David Suzuki. Les conclusions révèlent que seulement 42 % des produits ménagers affichent la liste complète de leurs ingrédients.

Plus de 10 500 participants au Canada, dont près de 35 % vivent au Québec, ont pris part au sondage en ligne ce printemps, fournissant ainsi des renseignements sur plus de 15 000 produits ménagers se trouvant dans la plupart des foyers. Les résultats du sondage confirment que les Canadiens, et en particulier les Québécois, désirent en savoir davantage sur ce que contiennent leurs produits ménagers, mais que ces renseignements ne sont pas toujours faciles à trouver.

« Le sondage démontre qu'il est grand temps pour le gouvernement fédéral de créer une réglementation pour un meilleur affichage des ingrédients des produits d'entretien ménager, dit Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Nous nettoyons nos foyers pour préserver notre santé, mais en réalité certains des ingrédients qui se trouvent dans ces produits constituent une menace pour notre santé et pour l'environnement. »

Il n'y a actuellement rien qui oblige les fabricants à dévoiler tous les ingrédients ou à avertir les consommateurs des dangers pour la santé et pour l'environnement associés à ces produits. Certaines des substances toxiques contenues dans les produits d'entretien ménager sont liées au cancer, à des problèmes de reproduction, à l'asthme et à d'autres maladies respiratoires, ainsi qu'à des allergies. Et quand les produits ménagers trouvent le chemin des égouts, ils peuvent aussi nuire aux écosystèmes aquatiques.

C'est 99 des répondants qui demandent la transparence des entreprises en ce qui a trait au contenu de leurs produits. Les résultats du sondage indiquent aussi que plus de clarté serait nécessaire sur ce qui constitue un produit ménager « vert » ou respectueux de l'environnement. D'ailleurs, 70 des produits répertoriés comportaient une certaine mention « verte », alors que seulement 47 % affichaient une écocertification quelconque.

« Au Québec et dans le reste du Canada, il existe des organismes indépendants d'écocertification qui aident les consommateurs à faire des choix respectueux de l'environnement, ajoute M. Toussaint. Mais une des meilleures façons de garantir que votre foyer est à la fois propre et sain serait d'utiliser des produits faits maison, qui sont simples, peu coûteux, et tout de même efficaces, tels le vinaigre et le bicarbonate de soude. »

Pour voir à quoi devrait ressembler une « bonne » étiquette de produit d'entretien ménager, et lire les conclusions du sondage, consultez le site Web de la Fondation David Suzuki.

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Pour plus de renseignements, joindre :

Manon Dubois, spécialiste des communications
514 679.0821, mdubois@davidsuzuki.org

Citations de répondants au sondage :

« Je n'avais aucune idée que les nettoyants de tous les jours n'avaient pas à afficher leurs ingrédients. À partir de maintenant, je vais consulter les étiquettes. » ~ Jasmine

« Je veux m'assurer que ce que j'utilise pour nettoyer ma maison est totalement sécuritaire. Je crois, en tant que consommatrice, que nous avons le droit de savoir ce qui se trouve vraiment dans les produits que nous achetons. » ~ Angela

« J'utilise maintenant des nettoyants verts, et je les adore ! Ils font parfaitement le travail, et ils sont bien mieux pour nous et pour l'environnement. » ~ Samantha

ÉES à Terre-Neuve : les consultations publiques débutent!

Le 24 septembre 2012 | Affiché dans

Îles-de-la-MadeleineL'Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers (l'Office) vient d'annoncer par voie de communiqué que des consultations publiques portant sur la mise à jour de l'évaluation environnementale stratégique (ÉES) dans le golfe du Saint-Laurent auront lieu au cours des prochaines semaines. Ce mandat sera réalisé par la firme de génie-conseil AMEC et portera sur la partie terre-neuvienne du golfe.

La Coalition Saint-Laurent (CSL) invite les communautés côtières des 5 provinces du golfe à se faire entendre, soit tous les groupes et les individus préoccupés par une éventuelle implantation de cette industrie dans le golfe. Leur contribution est essentielle pour l'avenir du golfe.

Les séances de consultation publique débuteront dans à peine 7 jours, soit à Terre-Neuve, ainsi qu'à Blanc Sablon, du 30 septembre au 3 octobre, alors que les séances dans les autres provinces auront lieu entre le 4 et le 25 octobre (détails à venir).

Rappelons que la CSL avait rencontré l'Office en avril dernier. Elle avait insisté sur le fait que les cinq provinces bordant le golfe devaient être consultées pour cette mise à jour de l'ÉES de Terre-Neuve, puisqu'il s'agit d'un enjeu interprovincial. « Nous nous réjouissons du fait que le Nouveau-Brunswick ait été inclus, ce qui n'était pas le cas initialement, et que les consultations aient lieu à un moment où pêcheurs et gens de l'industrie du tourisme pourront prendre part aux consultations. Aussi, nous espérons que des séances de consultations soient offertes auprès des Premières Nations », d'expliquer Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent et présidente d'Attention FragÎles.

La CSL trouve cependant fort regrettable que les communautés soient informées de la tenue des consultations dans un si court délai, sachant qu'il faut du temps pour bien s'y préparer. Mentionnons que le rapport de l'ÉES réalisée en 2005 fait 350 pages et la mise à jour de 2007, 60 pages (en anglais seulement). À ce jour, aucun document de synthèse n'a été mis à la disposition du public et les documents ne sont disponibles qu'en anglais. « Il est particulièrement désolant que la Gaspésie ne soit pas visitée, tel que nous l'avions fortement recommandé, compte tenu des importantes préoccupations des gens de cette région », de poursuivre Mme Giroux.

Rappelons que l'étude d'impact du projet de forage de la compagnie Corridor Resources est actuellement en cours au gisement potentiel Old Harry, dans les eaux terre-neuviennes. Suite à l'inquiétude des communautés côtières face à cette situation, de nombreux groupes et même l'Office avaient formulé une demande de commission d'examen fédérale auprès du ministre de l'Environnement, M. Peter Kent. Ce dernier avait refusé cette demande mais, en contrepartie, avait notamment demandé à ce que l'ÉES soit mise à jour du côté terre-neuvien.

« Face aux nombreuses inquiétudes quant à l'avènement potentiel de l'industrie pétrolière dans le golfe, et sachant qu'un déversement pourrait affecter les provinces voisines de Terre-Neuve, il est primordial que cette mise à jour soit réalisée de manière adéquate. Soulignons que lors de la dernière mise à jour, en 2007, seulement 6 personnes avaient été consultées », de souligner Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

La Coalition Saint-Laurent invite donc les communautés côtières visées par les consultations à y prendre part. Des membres de la Coalition participeront à ces consultations, dont à celle aux Îles-de-la-Madeleine.

Calendrier des consultations :

30 septembre — 4 octobre : cliquez ici (anglais seulement)
9 octobre — 25 octobre : détails à venir

Documentation sur l'ÉES : cliquez ici

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La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 80 organismes et associations et près de 4000 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org
http://www.davidsuzuki.org/fr/

La Fondation David Suzuki se réjouit de la décision historique du gouvernement Marois de fermer la centrale Gentilly-2

Le 20 septembre 2012 | Affiché dans

Montréal — La Fondation David Suzuki applaudit la décision historique du gouvernement Marois de démanteler la centrale nucléaire Gentilly-2 et de créer un fond de diversification pour la région.

Plusieurs arguments financiers plaidaient en faveur de la fermeture de Gentilly-2 : la centrale ne produisait qu'un peu plus de 2 pour cent de l'électricité québécoise alors que le Québec nage dans les surplus d'énergie; et le projet de réfection de la centrale, initialement évalué à 1,9 milliards de dollars, risquait de coûter près de cinq milliards lorsque tous les coûts seraient pris en compte. « À ce prix, et compte tenu des risques financiers impliqués, la fermeture de Gentilly 2 est une décision responsable », a soutenu Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec.

La Fondation David Suzuki rappelle que plusieurs pays dont la Suisse, l'Allemagne et l'Italie ont déjà annoncé l'abandon du nucléaire, et qu'il est dans l'ordre des choses que le Québec en fasse autant. « Compte tenu des nombreux réacteurs nucléaires arrivant au terme de leur durée de vie, l'expertise de pointe développée dans le déclassement de centrales nucléaires pourra éventuellement être exportée », a déclaré Karel Mayrand. La Fondation David Suzuki estime par ailleurs que l'annonce d'un fonds de diversification de 200 millions $ pour la région permettra de compenser les pertes d'emplois et de relancer l'économie de la région sur de nouvelles bases.

Rappelons finalement que les risques reliés à la sécurité des centrales nucléaires et à leur impact sur la santé humaine sont bien réels et ont été prouvés. Le Principe de précaution devait prévaloir dans la décision de garder ou non cette centrale en activité pour ne pas exposer inutilement la population québécoise à des radiations. « La décision du gouvernement en est une qui profitera tant aux habitants actuels de Bécancour et des régions avoisinantes, qu'à plusieurs générations futures de Québécois et Québécoises », a conclu M. Mayrand.

Membre fondateur de la coalition Sortons Québec du Nucléaire, la Fondation David Suzuki souhaite aussi rendre hommage au travail des militants bénévoles qui ont inlassablement mené le débat public nécessaire sur un enjeu d'une telle importance pour le Québec.

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Sources:

Manon Dubois-Croteau
Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

La Fondation David Suzuki lance un appel pour sauver la Biosphère

Le 20 août 2012 | Affiché dans

Montréal doit conserver son musée de l'environnement

Montréal — La Fondation David Suzuki se joint aux nombreuses voix qui se sont élevées pour demander au Maire de Montréal de sauver la Biosphère, l'un des joyaux de Montréal et un phare de l'éducation relative à l'environnement en Amérique du Nord. La Fondation souhaite que l'ensemble de la communauté montréalaise s'élève contre la décision arbitraire du gouvernement fédéral qui aura pour effet de priver les enfants montréalais d'une infrastructure éducative qui fait l'envie du monde entier.

La Biosphère a été inaugurée à l'occasion du 350ème anniversaire de Montréal. Depuis son ouverture, elle a permis d'éduquer et de sensibiliser des dizaines de milliers d'écoliers, de touristes et de simples citoyens au fonctionnement de notre environnement. Selon Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, « La biosphère a contribué à rehausser les connaissances scientifiques de l'ensemble des Montréalais. Elle est devenue l'un des nombreux symboles de fierté auxquels les Montréalais sont attachés. Il est inconcevable qu'un des legs d'expo-67 et du 350ème anniversaire de Montréal soit abandonné alors que notre ville s'apprête à célébrer en 2017 son 375ème anniversaire », a-t-il ajouté.

Rappelons que le gouvernement fédéral a récemment annoncé la cessation des activités éducatives et muséales de la Biosphère en décembre 2013. En fait, une bonne partie de son action culturelle et éducative ainsi que des projets internationaux ont déjà cessé, en plus de huit postes qui ont été coupés. Environnement Canada prévoit que, dès la fermeture du Musée en 2013, le bâtiment sera réaménagé pour accueillir des équipes de scientifiques du Centre météorologique du Canada. « Il est déplorable de constater que le gouvernement fédéral n'estime plus important de contribuer à la diffusion des connaissances scientifiques et à l'éducation environnementale des jeunes. Il est inquiétant de penser que cette décision de nature idéologique privera Montréal de l'un de ses attraits scientifiques de calibre international », a conclu Monsiseur Mayrand.

La Fondation David Suzuki reconnait l'engagement de la Ville de Montréal envers le développement durable et le rayonnement de Montréal. C'est pourquoi elle a bon espoir de voir le Maire, les partis d'opposition, la communauté d'affaires et les citoyens s'unir pour sauver les vocations éducatives et environnementales de la Biosphère.

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Manon Dubois, spécialiste des communications
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