Communiqués de presse

Silence, on parle : des groupes environnementaux lancent un appel urgent pour la protection de l'environnement et de la démocratie

Le 25 mai 2012 | Affiché dans

Les citoyens, les organismes et les entreprises sont invités à prendre la parole le 4 juin pour dénoncer les efforts gouvernementaux visant à nous réduire au silence.

Montréal- Les groupes environnementaux les plus importants au pays, incluant Équiterre, WWF, Greenpeace et la Fondation David Suzuki, invitent les citoyens, les organisations et les entreprises à participer à la campagne Silence, On parle qui vise à dénoncer les attaques récentes du gouvernement fédéral contre l'environnement et la démocratie au pays. Déjà, plus de 13 000 personnes de partout au pays se sont jointes à cette campagne et plus de 100 groupes ont affirmé qu'ils prendront la parole le 4 juin prochain pour défendre leur liberté d'expression. Plusieurs personnalités participent également à la campagne, dont Margaret Atwood et Bruce Cockburn, ainsi que Les Cowboys Fringants.

La population en a assez de se faire ignorer, et le 4 juin, des dizaines de milliers de personnes prendront la parole pour l'environnement et la démocratie. « Ce n'est pas seulement l'environnement qui est assiégé au pays, c'est aussi la démocratie et le droit de s'exprimer ouvertement sur des enjeux fondamentaux, explique Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Nous devons dénoncer l'abus du pouvoir législatif de nos gouvernements, tant à Ottawa qu'à Québec, qui vise à affaiblir et à intimider des groupes qui s'opposent démocratiquement aux orientations gouvernementales. »

Le gouvernement canadien s'apprête à adopter le projet de loi C-38 qui propose des « réformes » drastiques sur la protection de notre capital naturel irremplaçable — poissons, forêts, océans et faune. Cette loi permettrait de réprimer les organismes de bienfaisance — dont les groupes environnementaux — lors des examens environnementaux, en accélérant les processus d'approbation, et en excluant les groupes de la société civile par exemple dans les projets d'oléoducs. « L'attaque directe faite aux organismes environnementaux est un assaut contre deux valeurs fondamentales partagées par les Canadiens et les Québécois : la protection de l'environnement et la démocratie, ajoute Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec de WWF. Nous devons travailler ensemble pour protéger notre planète et le système social dans lequel l'expression d'une diversité de points de vue et le respect de la voix des citoyens sont primordiaux. Nous devons parler haut et fort pour que le projet de loi ne se réalise jamais. »

Au Québec, plus de 250 000 personnes ont marché dans les rues le 22 avril dernier pour défendre le bien commun et soutenir un Québec plus vert, plus juste et plus démocratique. Le 22 mai, ce sont plus de 200 000 personnes qui se sont assemblées le 22 mai pour s'opposer à la loi 78 du gouvernement du Québec qui a pour effet de restreindre certaines libertés civiles. « Ce qui est inquiétant tant du côté fédéral que provincial est que l'on utilise le pouvoir du gouvernement pour s'attaquer directement aux groupes qui ont un point de vue divergent, ajoute Sidney Ribaux, cofondateur et coordonnateur général d'Équiterre. Aujourd'hui, les associations étudiantes sont visées par Québec et les groupes environnementaux par Ottawa. Qui seront les prochains? Il est temps de mettre un frein à des comportements qui érodent notre démocratie et qui ont pour effet de priver des groupes de citoyens de leur voix. »

Les groupes impliqués invitent maintenant les citoyens, les entreprises et les organismes de tous les secteurs à prendre la parole le 4 juin prochain pour appuyer la protection de l'environnement et la démocratie au pays. La campagne Silence, on parle invite tous ceux qui ont un site Internet, un blogue, un compte Twitter ou une page Facebook à participer en plongeant leur site dans le noir et en prenant la parole virtuellement le 4 juin prochain. Les citoyens sont invités à faire savoir aux deux gouvernements qu'ils se préoccupent de l'avenir de notre démocratie et de notre environnement et qu'ils n'ont pas l'intention de se taire.

Silence, on parle

Les organisations environnementales participantes sont :
ACEP, AQLPA, Ecojustice, Environmental Defence, Ecojustice, Équiterre, Fondation David Suzuki, Greenpeace, Institut Pembina, Jour pour la Terre, Nature Canada, Nature Québec, Pembina Institute, Sierra Club Canada, SNAP, West Coast Environmental Law et WWF Canada.

Pour un complément d'information visitez le site

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Contacts pour les médias :

Manon Dubois
Fondation David Suzuki
514-679-0821
mdubois@davidsuzuki.org

Loïc Dehoux
Équiterre
514-605-2000
ldehoux@equiterre.org

Des groupes écologistes demandent le retrait du projet de loi 78 — Les libertés civiles et la démocratie sont assiégées au pays

Le 18 mai 2012 | Affiché dans

MontréalL'AQLPA, Environnement Jeunesse, Équiterre, La Fondation David Suzuki, Greenpeace, Nature Québec et WWF-Canada, unissent leurs voix aujourd'hui pour dénoncer le projet de loi 78 et demander son retrait. Ces organisations se joignent au concert de réactions qui dénoncent le caractère arbitraire, autoritaire et antidémocratique de cette loi qui brime la liberté d'association et le droit à la dissidence non violente.

« Nos organisations considèrent que le droit de manifester pacifiquement, de s'associer et de faire entendre sa dissidence sont nécessaires dans une société démocratique pluraliste » a mentionné Sidney Ribaux d'Équiterre. « Il est invraisemblable que nos élus procèdent à un tel assaut des libertés fondamentales pour imposer les vues du gouvernement à une catégorie de citoyens », a ajouté Catherine Vézina de Greenpeace.

Les organisations soulignent que plusieurs groupes de la société civile sont pris à partie au pays par le gouvernement fédéral et provincial. « Le gouvernement fédéral a entrepris une campagne d'intimidation et de musellement des groupes écologistes qui affaiblit nos discussions démocratiques à propos de la gestion des ressources naturelles » a dit Christian Simard de Nature Québec. « L'assaut en règle du gouvernement du Québec contre le mouvement étudiant participe de la même volonté d'utiliser le pouvoir législatif pour museler et marginaliser des groupes opposés au gouvernement » a-t-il complété.

Les organisations environnementales soulignent que des manifestations pacifiques et des actions de désobéissance civile ont permis ces dernières années de faire entendre la voix des citoyens dans plusieurs dossiers importants dont le dossier des gaz de schiste, du Suroît, des sables bitumineux. « Cette loi arbitraire crée des précédents dangereux, aujourd'hui appliqués contre les associations étudiantes, qui pourront dans l'avenir être utilisés contre d'autres citoyens qui ne partagent pas le point de vue du gouvernement », a affirmé Jérôme Normand d'Environnement Jeunesse. « C'est pourquoi il est de notre devoir citoyen d'être solidaires et de nous opposer à une telle intimidation » a-t-il conclut.

Les groupes écologistes rappellent que plus de 250 000 personnes ont défilé pacifiquement dans les rues de Montréal le 22 avril dernier pour un Québec plus juste, plus vert et plus démocratique. Ils appellent leurs supporters à manifester pacifiquement ce 22 mai pour mettre en échec cette loi indigne d'une démocratie moderne.

Renseignements :
Manon Dubois, Fondation David Suzuki,(514) 679-0821

David Suzuki présent à Montréal pour le lancement de la deuxième année de la campagne « Le Saint-Laurent : Notre fleuve vivant »

Le 17 mai 2012 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki lance la première application iPhone pour protéger le fleuve Saint-Laurent

Montréal — C'est sous une allure ludique et interactive que la Fondation David Suzuki a dévoilé les nouvelles composantes de sa campagne pluriannuelle « Le Saint-Laurent : Notre fleuve vivant », une initiative rendue possible grâce à la participation de RBC dans le cadre du projet Eau bleue RBC. Pour cette deuxième année de la campagne pan québécoise, la Fondation a invité les gens à découvrir trois « gestes bleus » proposés afin de protéger le fleuve de manière simple et concrète. Une toute nouvelle application pour iPhone proposant les trois « gestes bleus » à adopter, développée par la firme numérique de conseil et développement Web w.illi.am, a d'ailleurs été dévoilée lors de l'évènement.

Application iPhone gestes bleus

« Afin de se réapproprier et protéger le Saint-Laurent, il faut apprendre à le connaitre, mais aussi comprendre l'impact que nous avons sur cet écosystème fragile et unique. Quoi de mieux que de le faire de manière ludique et interactive en dégustant des produits de la mer issus de pêcheries durables et en démystifiant l'impact qu'ont nos produits ménagers sur les écosystèmes du Fleuve, et donc sur notre santé? » d'exprimer Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Lors de notre première année de campagne, les Québécois et Québécoises nous ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à poser certains gestes afin de protéger notre Saint-Laurent. Nous leur proposons donc trois façons concrètes de le faire cette année », a-t-il ajouté.

Afin de souligner cette deuxième année de la campagne sur le Saint-Laurent, David Suzuki s'est joint à l'équipe de la Fondation pour souligner l'importance de protéger ce joyau de notre patrimoine québécois, en particulier le golfe du Saint-Laurent qu'il a eu la chance de visiter lors d'un séjour aux Îles-de-la-Madeleine l'an dernier.

« Malgré les efforts des dernières années pour protéger le fleuve et ses écosystèmes, notamment par le renouvèlement du plan Saint-Laurent et la volonté du gouvernement de créer des aires marines protégées, le Saint-Laurent subi toujours plusieurs pressions et montre des signes de fatigue », d'expliquer le Dr Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « Certains endroits de l'estuaire s'acidifient et manquent d'oxygène, alors que l'avènement possible de l'industrie pétrolière est une épée de Damoclès pour l'avenir du golfe. Près des grands centres urbains, on constate de plus en plus de composés émergeants dans nos eaux fluviales, tels que certains résidus de médicaments ou substances toxiques que l'on retrouve dans nos produits d'entretien ménager. D'où toute l'importance de poser de petits gestes quotidiens afin de protéger ce fleuve qui coule en nous tous », a-t-il affirmé.

Rappelons que la Fondation David Suzuki et RBC se sont associés en 2011 pour créer cette campagne qui vise à encourager les citoyens et les citoyennes à se rapprocher du fleuve et à poser des gestes simples qui auront un effet bénéfique sur ses écosystèmes, tout en aidant à le protéger. À travers son programme d'Ambassadeurs du Saint-Laurent, la Fondation a su rejoindre et sensibiliser des milliers de personnes à l'échelle du Québec depuis un an, et ce par l'entremise d'une conférence multimédia prenant la forme d'un voyage le long du Saint-Laurent.

« Le fleuve Saint-Laurent constitue une artère vitale, notamment pour la santé de nos populations et la prospérité de notre pays » de commenter Micheline Martin, présidente, Direction du Québec, RBC Banque Royale. « C'est pourquoi nous sommes si fiers, à RBC, d'appuyer la Fondation David Suzuki et sa campagne annuelle axée sur une meilleure connaissance du fleuve et l'importance qu'il occupe dans nos vies » a-t-elle conclut.

Quant à Damien Lefebvre, co-président de la firme numérique w.illi.am, qui s'est jointe à la campagne en 2012 pour développer la première application iPhone de la Fondation, « Nous espérons que l'application iPhone contribuera largement au rayonnement de la campagne de la Fondation David Suzuki et à la protection du fleuve Saint-Laurent ».

Pour davantage information sur la campagne Saint-Laurent

Consultez la page Web du Projet Eau bleue de RBC Banque Royale

Pourplus d'infos sur w.illi.am

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Renseignements :

Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 | mdubois@davidsuzuki.org

Crise des infrastructures de transport et réalisation du PMAD

Le 8 mai 2012 | Affiché dans
Photo: Crise des infrastructures de transport et réalisation du PMAD

Québec doit hausser le financement des transports collectifs via une répartition plus équitable dans le FORT

LongueuilTRANSIT, l'Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec, demande à Québec de hausser de 18% à 30% dès cette année la part du financement des transports collectifs dans le FORT, le principal fonds dédié aux infrastructures de transports terrestres au Québec. Depuis sa création en 2010, près de 82% du FORT est alloué au transport routier et seulement 18% est consacré aux transports collectifs. Une répartition qui est loin de refléter les objectifs du Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) et les objectifs gouvernementaux en matière de réduction des GES. Accompagnée d'une augmentation de la taxe sur l'essence et d'un cocktail de mesures de financement supplémentaires qui touchent les trois paliers de gouvernement, cette mesure constitue, selon l'Alliance, la meilleure option pour assurer la réalisation du PMAD dont le succès repose sur des investissements de 23G$ en transports collectifs.

Lire la suite du communiqué

TRANSIT présente son mémoire à Longueuil, le 8 mai à 19h25. Les porte-parole seront disponibles pour entrevue sur place. Le mémoire de TRANSIT est disponible en version électronique sur son site Internet

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Renseignements :
Philippe Cousineau-Morin
514.799.1906
info@transitquebec.org

Old Harry : une simulation de déversement truffée d'erreurs

Le 7 mai 2012 | Affiché dans
Photo: Old Harry : une simulation de déversement truffée d'erreurs

La Coalition Saint-Laurent dénonce l'amateurisme de Corridor Resources

Îles-de-la-Madeleine — La Coalition Saint-Laurent dénonce avec vigueur les nombreuses erreurs contenues dans la simulation de déversement pétrolier effectuée par Corridor Resources pour son projet de forage à Old Harry. Cette simulation présentée par Corridor Resources en décembre dernier laissait croire qu'un déversement pétrolier à Old Harry aurait des effets tout à fait négligeables. Or, une étude d'Environnement Canada vient de démontrer exactement le contraire. La côte sud-ouest de Terre-Neuve et celle du Cap-Breton auraient de fortes probabilités d'être touchées en cas de déversement.

Déposée en décembre 2011, l'étude d'impact de Corridor Resources devait obligatoirement présenter une simulation de ce qui adviendrait en cas de déversement accidentel à Old Harry. Cette simulation estimait que la nappe de pétrole n'aurait qu'une dizaine de kilomètres de diamètre et s'évaporerait en moins de 24 heures. Selon cette simulation, aucune côte ne serait touchée et les impacts seraient négligeables.

Une réévaluation effectuée par les spécialistes d'Environnement Canada vient confirmer ce que plusieurs soupçonnaient : la simulation présentée par Corridor Resources est truffée d'erreurs et ne présente pas un portrait réaliste des risques d'un forage dans le golfe du Saint-Laurent :

· La simulation effectuée par Corridor Resources utilise un modèle mathématique datant de la fin des années 70, et qui est complètement dépassé.

· Corridor Resources affirme que le type de pétrole utilisé dans leur simulation s'évapore en moins de 24 heures. Or, Environnement Canada affirme que ce type de pétrole persiste plus de 30 jours.

· Corridor Resources prédisait que la nappe de pétrole n'aurait pas plus de 10 km de diamètre et ne toucherait aucune côte. Environnement Canada démontre que la nappe de pétrole pourrait se déplacer sur plus de 100 km et atteindrait avec une très haute probabilité Terre-Neuve et le Cap-Breton. La nappe pourrait même toucher les îles de la Madeleine

La Coalition Saint-Laurent dénonce le peu de sérieux démontré par Corridor Resources dans son étude d'impact. « Des experts consultés nous affirmaient avoir de sérieux doutes sur la qualité de la simulation présentée par Corridor Resources. Environnement Canada vient de nous démontrer noir sur blanc que ces doutes étaient fondés et que la simulation de Corridor Resources est trompeuse », affirme Sylvain Archambault, biologiste à la SNAP Québec.

« Il est incroyable de voir la désinvolture avec laquelle Corridor Resources a minimisé les risques d'un déversement pétrolier dans le golfe. Cette façon de jouer avec l'avenir du golfe est tout à fait indécente et se moque des centaines de communautés côtières qui dépendent de la santé du golfe pour leur survie », selon Danielle Giroux, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

« L'amateurisme démontré par Corridor Resources dans cette pseudo simulation devrait remettre en question leur demande d'autorisation pour forer un puits à Old Harry. Un tel refus pourrait à terme enlever l'épée de Damoclès qui pèse sur l'ensemble du golfe avec le projet de Corridor Resources. Si ce permis tombe, le contexte sera favorable à l'instauration d'un véritable moratoire sur tout le golfe, permettant une évaluation en profondeur du golfe et des risques reliés à tout projet d'exploration ou d'exploitation d'hydrocarbures », d'expliquer Christian Simard, directeur général de Nature Québec.

Notons que les simulations de déversement développées par la Fondation David Suzuki nous démontraient que toutes les provinces du golfe du Saint-Laurent pourraient être touchées en cas de déversement pétrolier. La Coalition Saint-Laurent rappelle que le golfe du Saint-Laurent est un écosystème unique et fragile qui mérite d'être adéquatement protégé par une vision globale et unifiée. Étant sept fois plus petit que le golfe du Mexique, un incident pétrolier aurait des conséquences catastrophiques pour les centaines de communautés côtières des cinq provinces qui dépendent de la santé du golfe pour leur survie. Ainsi, la Coalition Saint-Laurent réitère que seule une gestion intégrée de l'ensemble du golfe, au-delà des découpages administratifs, peut fournir la vision intégrée qui fait cruellement défaut ces jours-ci.

Simulation effectuée par S.L. Ross pour le compte de Corridor Resources


Critique d'Environnement Canada


Simulations effectuées par la Fondation David Suzuki



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La Coalition Saint-Laurentregroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 80 organismes et associations et plus de 3 600 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Sources :

Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/

Manon Dubois, spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Christian Simard, directeur général
Nature Québec
418-648-2104 x2071 / direction@naturequebec.org

Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire
Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec (SNAP Québec)
418-686-1854 / sarchambault@snapqc.org

Des groupes environnementaux lancent une vaste campagne, Silence, on parle, pour défendre l'environnement et la démocratie.

Le 6 mai 2012 | Affiché dans

Ces groupes plongeront leurs sites Web dans le noir partout au pays pour protester contre les tentatives visant à étouffer la voix des citoyens.

MONTRÉAL — « Pas question de se taire! » rétorquent les citoyens à l'attaque du gouvernement fédéral contre l'environnement et la démocratie, dans le cadre d'une campagne nationale lancée le lundi 7 mai par les principaux organismes environnementaux du pays.

« Ces changements — qu'on a dissimulés dans une loi budgétaire dans l'espoir qu'ils passent inaperçus — menacent les valeurs fondamentales chères à tous les citoyens : l'environnement et la démocratie, affirme Sidney Ribaux, coordonnateur général d'Équiterre. Nous n'avons d'autre choix que de prendre la parole, et nous invitons les Canadiens de tous les horizons à se joindre à nous. »

Coiffée du slogan Silence, on parle (Black Out Speak Out en anglais), la campagne invite les organismes, les entreprises et les citoyens de tout le pays à plonger leurs sites Web dans le noir le 4 juin et à s'exprimer contre les modifications liées à la loi budgétaire du gouvernement fédéral (C-38).

Le gouvernement menace l'avenir de notre sol, de l'eau et du climat par son projet de loi de mise en œuvre du budget. Plus du tiers de ses dispositions vise à affaiblir les lois environnementales les plus importantes au Canada. C'est le cas notamment des mesures entravant la participation des organismes de bienfaisance environnementaux aux processus politiques publics. Les groupes invitent les citoyens à prendre la parole avec eux et à faire savoir au gouvernement que ceux qui se préoccupent des pertes annoncées n'ont pas l'intention de se taire.

« Les attaques contre les organismes environnementaux et l'affaiblissement des règles d'évaluation environnementale ont pour but de réduire au silence les citoyens de tous les milieux et horizons qui souhaitent faire valoir leur point de vue sur les projets de développement de nos ressources naturelles, soutient Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Non seulement est-ce antidémocratique — mais cela va miner la capacité du gouvernement de prendre des décisions éclairées pour diminuer les risques, protéger notre santé et notre environnement ».

« Les puissants intérêts pétroliers changent les règles du jeu. Pire encore, ils disqualifient tous les joueurs qui ne font pas partie de leur équipe, avance Rick Smith, directeur administratif de l'organisme Environmental Defence. Nous arborons le noir pendant une journée, mais nous prendrons la parole aussi longtemps que nécessaire. »

Le projet de loi C-38 remplace la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale, habilite le gouvernement fédéral à réprimer les organismes de bienfaisance — dont les groupes environnementaux — qui préconisent de meilleures lois et politiques, renverse les décisions de l'Office national de l'énergie, précipite les projets soumis à des études environnementales désormais affaiblies pour accélérer les processus d'approbation, et exclut les groupes de la société civile des examens environnementaux concernant les pipelines.

La campagne Silence, on parle commence lundi par la publication d'annonces pleine page dans La Presse, The Globe and Mail et l'hebdo Hill Times d'Ottawa. Elle inclut un site Web, silenceonparle.ca/blackoutspeakout.ca. Au cours des quatre prochaines semaines, les groupes environnementaux consolideront leurs appuis, invitant d'autres organismes, les groupes communautaires et de justice sociale et les citoyens du pays à se joindre à eux pour exprimer leurs inquiétudes face à l'érosion des valeurs canadiennes fondamentales.
Voici les organisations environnementales participantes : Ecojustice, Environmental Defence, Équiterre, Fondation David Suzuki, Greenpeace, Institut Pembina, Nature Canada, Sierra Club Canada, SNAP, West Coast Environmental Law et WWF Canada.
Les citoyens qui désirent appuyer la campagne peuvent s'inscrire sur le site silenceonparle.ca (blackoutspeakout.ca en anglais).

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Contacts pour les médias :

Manon Dubois, Fondation David Suzuki, 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Loïc Dehoux, Équiterre, 514-605-2000, ldehoux@equiterre.org

Rapport du Commissaire au développement durable : la Fondation David Suzuki invite le gouvernement du Québec à donner suite aux recommandations du Commissaire

Le 3 mai 2012 | Affiché dans

Montréal-Suite au dépôt du rapport annuel du Commissaire au développement durable (CMM), dont un chapitre porte sur le Plan d'action 2006-2012 sur les changements climatiques (PACC), la Fondation David Suzuki encourage le gouvernement du Québec à donner intégralement suite aux recommandations présentées par le Commissaire lors de l'élaboration de son PACC 2013-2020.

Rappelons que le Commissaire affirme que le gouvernement devra se doter d'un encadrement plus rigoureux afin de répondre non seulement à l'ambitieux objectif qu'il s'était fixé pour le PACC 2006-2012, mais aussi à l'ampleur du budget et à la complexité d'une gestion d'activités menées par plusieurs ministères. Certaines des recommandations du rapport incluent une nouvelle gouvernance, dont l'architecture serait basée sur une planification pluriannuelle associée à une coordination réelle des ministères, ainsi qu'un suivi et une reddition de comptes axés sur la mesure de la performance.

La Fondation David Suzuki estime que la réussite du plan d'action 2013-2020 requiert la mise en place d'un encadrement rigoureux assorti de mesures de performances ainsi que d'une revue périodique, transparente et participative des résultats. Selon Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation : « Nous sommes heureux que le Ministre de l'Environnement ait annoncé qu'il donnerait suite aux recommandations du Commissaire. Il est évident que le gouvernement du Québec doit renforcer de façon significative la gestion et la coordination du PACC, de même que le suivi des mesures de performance, en plus de soumettre le plan à une reddition de comptes plus rigoureuse. »

La Fondation accordait en avril dernier un classement « très bon » au Québec, aux côtés de l'Ontario et de la Colombie-Britannique pour leurs efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). La Fondation souligne que ce classement comparatif, qui reconnaissait la bonne performance relative de la province dans l'ensemble canadien, ne faisait toutefois pas une analyse approfondie du cadre de gestion du PACC.

Dans ce rapport, la Fondation notait que le Québec se trouvait à la croisée des chemins et que le PACC 2013-2020 jouerait un rôle fondamental dans le maintien du classement du Québec parmi les leaders canadiens. À cet égard, la Fondation estime que le nouveau PACC devra relever plusieurs défis importants. « Pour passer la rampe, le PACC 2013-2020 devra démontrer de manière convaincante l'atteinte de la cible de réduction de 20 % des GES d'ici 2020, et amorcer des virages fondamentaux en transport et aménagement du territoire » d'ajouter M. Mayrand.

La Fondation David Suzuki rappelle finalement que l'atteinte de l'objectif de -20 % requerra une mobilisation sans précédent de tous les acteurs au Québec, ce qui en fait « un projet de société » aux dires mêmes du ministre Arcand. C'est pourquoi la Fondation invite le gouvernement à convier les acteurs à une consultation formelle sur le l'ébauche de plan d'action en préparation, et d'utiliser cette consultation comme tremplin pour mobiliser tous les acteurs à ce moment charnière qui déterminera notre succès pour la prochaine décennie.

Consultez le rapport sur le climat sur le site web de la Fondation David Suzuki

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Source :

Manon Dubois Crôteau, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki : 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Pesticides : Le Québec doit reprendre son rôle de leader

Le 2 mai 2012 | Affiché dans

Une pétition demande un nouveau Code de gestion qui assure une protection au moins équivalente à ce qui se fait de mieux au Canada

Montréal — Alors que le Québec révise actuellement son Code de gestion des pesticides, la Fondation David Suzuki, Nature Québec et Équiterre invitent les québécois à signer une pétition en ligne afin de demander à ce que le futur Code assure aux Québécois et aux Québécoises une protection équivalente à celle qu'offrent les règlements en vigueur en Ontario et en Nouvelle-Écosse. Or, dans son état actuel, le nouveau Code ferait perdre au Québec son rôle de leader en permettant l'usage de produits interdits en Ontario et en Nouvelle-Écosse qui pourraient poser des dangers inutiles pour la santé humaine et l'environnement.

Ces organisations déposaient, le 13 avril dernier, leurs mémoires suite à la préconsultation du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) sur le projet de révision du Code de gestion. Ces groupes accueillent positivement le fait que le Québec révise son Code de gestion, de même que la proposition d'élargir la portée de l'interdiction afin de couvrir non seulement les pelouses, mais également les autres éléments des espaces verts aménagés (végétaux d'ornement, arbres, arbustes, potagers, surfaces pavées). Les groupes estiment toutefois que celui-ci ne devrait autoriser seulement les pesticides de faible impact pour l'usage à des fins esthétiques.

À la place, le MDDEP propose une analyse environnementale des produits très peu convaincante. « Le critère environnemental proposé pour interdire un produit n'a pas fait l'objet d'une démarche scientifique, et il ne permettrait pas de protéger la biodiversité », constate Christian Simard, directeur général de Nature Québec.

De plus, certains pesticides ne seront même pas soumis aux nouveaux critères de santé et d'environnement proposés par le ministère.

Par conséquent, au moins une douzaine d'ingrédients actifs, actuellement interdits en Ontario ou en Nouvelle-Écosse seront autorisés dans les espaces verts aménagés au Québec — une brèche inquiétante, selon les groupes. « Pourquoi le Québec permettrait-il l'usage des pesticides que d'autres provinces canadiennes ont interdits en vertu du principe de précaution ? Alors qu'il révise son Code de gestion des pesticides, le Québec devrait saisir l'occasion et s'inspirer des meilleurs modèles actuellement en vigueur ailleurs afin de reprendre sa position de leader dans ce domaine », affirme Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

Par ailleurs, il est inquiétant que la démarche proposée par le Québec permettrait de réintroduire des produits interdits depuis 2003, y compris dans les lieux fréquentés par les enfants. « Le nouveau Code permettrait l'usage de davantage d'ingrédients actifs sur les lieux fréquentés par les enfants que le précédent Code. Or, étant donné la plus grande vulnérabilité des enfants, il doit y avoir une tolérance zéro pour tout pesticide à usage esthétique et les pratiques écologiques doivent être priorisées pour le contrôle des insectes et plantes menaçant la santé ou la sécurité publiques sur ces lieux », souligne Sidney Ribaux, coordonnateur général d'Équiterre.

La pétition pour demander un nouveau Code de gestion des pesticides est disponible sur le site Web de la Fondation David Suzuki.

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Pour informations :

Loïc Dehoux, Chargé de projet en communications
Équiterre
514 522-2000, poste 291 / cellulaire 514 605 2000 / ldehoux@equiterre.org

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514 679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Mylène Bergeron, Coordonnatrice aux communications et aux sollicitations
Nature Québec
418 648-2104, poste 2074 / cellulaire 418 931-1131 / communications@naturequebec.org

Classement des provinces sur les changements climatiques

Le 12 avril 2012 | Affiché dans

Le Québec : un leader sous observation

Montréal- Un rapport publié aujourd'hui par la Fondation David Suzuki, qui établit un classement des provinces canadiennes en fonction de leurs efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), démontre que ce sont les provinces et non le gouvernement fédéral qui mènent la lutte contre les changements climatiques. Le rapport de la Fondation, publié au lendemain de la publication de l'inventaire canadien des émissions de GES, confirme que le gouvernement fédéral ne peut s'attribuer le mérite de la faible augmentation des émissions de GES au Canada en 2010.

En l'absence d'importantes politiques nationales pour lutter contre les changements climatiques, le rapport de la Fondation souligne que certaines provinces ont pris la relève en adoptant leurs propres plans et politiques, notamment le Québec, qui s'est classé au deuxième rang aux côtés de l'Ontario, qui occupe le sommet du classement. La Colombie Britannique s'est quant à elle classée au troisième rang. Selon Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki : « Dans le contexte d'un abandon complet de la lutte aux changements climatiques par le gouvernement fédéral et de la performance désastreuse du Canada en matière d'émissions de gaz à effet de serre depuis 1990, ce sont les provinces qui doivent obtenir le crédit des maigres avancées réalisées dans le dossier du climat au Canada ».

La Fondation David Suzuki souligne aussi que les trois provinces de tête représentent 75 p. 100 de la population canadienne et une part importante de l'économie du pays, ce qui démontre hors de tout doute qu'il est possible de conjuguer croissance économique et lutte aux changements climatiques. Elle note cependant qu'aucune province canadienne n'a obtenu un classement excellent, les trois provinces de tête se contentant d'un classement « très bien ».

Le rapport souligne les efforts importants faits par le Québec, notamment les progrès réalisés grâce au premier Plan d'action sur les changements climatiques (2006-2012) qui s'achève cette année. Il félicite particulièrement le Québec d'avoir mis en place, aux côtés de la Californie, un système de plafonnement et d'échanges des émissions de GES, d'avoir adopté de nouvelles normes d'efficacité énergétique des véhicules en plus d'un programme d'inspection obligatoire des véhicules.

La Fondation David Suzuki félicite également le Québec d'avoir adopté la cible de réduction des émissions la plus ambitieuse en Amérique du Nord et encourage la province à se doter d'un second plan d'action sur les changements climatiques (2013-2020) qui soit crédible, efficace et à la mesure de ses ambitions. « Le défi pour le Québec sera celui de la cohérence. Il est virtuellement impossible pour le Québec d'atteindre la cible qu'il s'est fixée en développant une industrie pétrolière et gazière et en ne prenant pas dès maintenant un virage majeur en faveur des transports collectifs, » a affirmé Karel Mayrand. « C'est pourquoi la Fondation David Suzuki maintient le Québec sous observation dans l'attente de décisions dans les dossiers des transports et de l'énergie ».

La Fondation David Suzuki rappelle qu'un examen effectué en octobre 2011 par le Commissaire à l'environnement et au développement durable fédéral a conclu que la stratégie du gouvernement fédérale est « incohérente, vague et non-transparente » et qu'en général, les politiques gouvernementales sont maintenant estimées 90 p. 100 moins contraignantes qu'en 2007. « Il reste maintenant à voir si le gouvernement fédéral appuiera le Québec et les autres provinces et territoires dans leurs efforts de devenir de véritables chefs de file, sur le plan mondial, dans la lutte contre les changements climatiques, » conclut Monsieur Mayrand.

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Source :
Manon Dubois Crôteau, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki : 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

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Un nouveau sondage vise à éliminer les substances toxiques de nos produits d'entretien ménager

Le 4 avril 2012 | Affiché dans

Les résultats permettront de plaider pour un meilleur étiquetage

Montréal-La Fondation David Suzuki demande aux Canadiennes et aux Canadiens d'ouvrir leurs armoires afin de tenter de savoir si les produits d'entretien ménager que nous utilisons ont un impact néfaste sur l'environnement et sur notre santé. Un nouveau questionnaire est disponible sur le site de la Fondation : http://www.davidsuzuki.org/fr/cequiimporte.

Cette toute nouvelle campagne a pour objectif d'en apprendre plus sur les produits d'entretien ménager utilisés au Canada, plus précisément en ce qui concerne les renseignements qui se trouvent — ou qui ne se trouvent pas — sur les étiquettes de ces produits.

Lisa Gue, analyste en santé environnementale à la Fondation David Suzuki, mentionne que « les résultats de cette recherche nous permettront de réclamer non seulement des produits plus sécuritaires, mais aussi de meilleures normes d'étiquetage. On fait le ménage dans le but de garder nos domiciles propres et sains, mais certains produits d'entretien ménager contiennent des substances pouvant nuire à notre santé et à celle de l'environnement. »

Au Canada, les fabricants ne sont pas tenus de fournir l'information complète sur les ingrédients contenus dans les produits d'entretien ménager destinés aux consommateurs. Les symboles de mise en garde sont requis pour signaler des dangers aigus, « poison » ou « irritant», mais non pour signaler des dangers pour la santé ou l'environnement. Ainsi, après s'être infiltrés dans nos systèmes d'eaux usées, les agents toxiques des produits d'entretien ménager endommagent les écosystèmes aquatiques.

« La bonne nouvelle, c'est que nous n'avons pas à choisir entre une maison propre et environnement sain» affirme Lindsay Coulter, porte-parole de la campagne « Queen of Green » de la Fondation David Suzuki. « Il existe des solutions ménagères plus simples, plus avantageuses et plus sécuritaires pour la santé et pour l'environnement. »

C'est suite au succès d'une campagne lancée par la Fondation David Suzuki en 2008 sur les produits cosmétiques que la Fondation David Suzuki a décidé de lancer ce sondage à la grandeur du pays. À cette époque, plus de 6000 personnes avaient répondu à notre questionnaire nous permettant de plaider pour un meilleur étiquetage des produits de beauté et d'hygiène au Canada.

Répondez au sondage dès maintenant, en vous rendant sur le site : http://www.davidsuzuki.org/fr/cequiimporte .

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Renseignements : Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 | mdubois@davidsuzuki.org

Lisa Gue, Analyste en santé environnementale, Fondation David Suzuki
613-594-5428| lgue@davidsuzuki.org