Communiqués de presse

Classement des provinces sur les changements climatiques

Le 12 avril 2012 | Affiché dans

Le Québec : un leader sous observation

Montréal- Un rapport publié aujourd'hui par la Fondation David Suzuki, qui établit un classement des provinces canadiennes en fonction de leurs efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), démontre que ce sont les provinces et non le gouvernement fédéral qui mènent la lutte contre les changements climatiques. Le rapport de la Fondation, publié au lendemain de la publication de l'inventaire canadien des émissions de GES, confirme que le gouvernement fédéral ne peut s'attribuer le mérite de la faible augmentation des émissions de GES au Canada en 2010.

En l'absence d'importantes politiques nationales pour lutter contre les changements climatiques, le rapport de la Fondation souligne que certaines provinces ont pris la relève en adoptant leurs propres plans et politiques, notamment le Québec, qui s'est classé au deuxième rang aux côtés de l'Ontario, qui occupe le sommet du classement. La Colombie Britannique s'est quant à elle classée au troisième rang. Selon Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki : « Dans le contexte d'un abandon complet de la lutte aux changements climatiques par le gouvernement fédéral et de la performance désastreuse du Canada en matière d'émissions de gaz à effet de serre depuis 1990, ce sont les provinces qui doivent obtenir le crédit des maigres avancées réalisées dans le dossier du climat au Canada ».

La Fondation David Suzuki souligne aussi que les trois provinces de tête représentent 75 p. 100 de la population canadienne et une part importante de l'économie du pays, ce qui démontre hors de tout doute qu'il est possible de conjuguer croissance économique et lutte aux changements climatiques. Elle note cependant qu'aucune province canadienne n'a obtenu un classement excellent, les trois provinces de tête se contentant d'un classement « très bien ».

Le rapport souligne les efforts importants faits par le Québec, notamment les progrès réalisés grâce au premier Plan d'action sur les changements climatiques (2006-2012) qui s'achève cette année. Il félicite particulièrement le Québec d'avoir mis en place, aux côtés de la Californie, un système de plafonnement et d'échanges des émissions de GES, d'avoir adopté de nouvelles normes d'efficacité énergétique des véhicules en plus d'un programme d'inspection obligatoire des véhicules.

La Fondation David Suzuki félicite également le Québec d'avoir adopté la cible de réduction des émissions la plus ambitieuse en Amérique du Nord et encourage la province à se doter d'un second plan d'action sur les changements climatiques (2013-2020) qui soit crédible, efficace et à la mesure de ses ambitions. « Le défi pour le Québec sera celui de la cohérence. Il est virtuellement impossible pour le Québec d'atteindre la cible qu'il s'est fixée en développant une industrie pétrolière et gazière et en ne prenant pas dès maintenant un virage majeur en faveur des transports collectifs, » a affirmé Karel Mayrand. « C'est pourquoi la Fondation David Suzuki maintient le Québec sous observation dans l'attente de décisions dans les dossiers des transports et de l'énergie ».

La Fondation David Suzuki rappelle qu'un examen effectué en octobre 2011 par le Commissaire à l'environnement et au développement durable fédéral a conclu que la stratégie du gouvernement fédérale est « incohérente, vague et non-transparente » et qu'en général, les politiques gouvernementales sont maintenant estimées 90 p. 100 moins contraignantes qu'en 2007. « Il reste maintenant à voir si le gouvernement fédéral appuiera le Québec et les autres provinces et territoires dans leurs efforts de devenir de véritables chefs de file, sur le plan mondial, dans la lutte contre les changements climatiques, » conclut Monsieur Mayrand.

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Source :
Manon Dubois Crôteau, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki : 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

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Un nouveau sondage vise à éliminer les substances toxiques de nos produits d'entretien ménager

Le 4 avril 2012 | Affiché dans

Les résultats permettront de plaider pour un meilleur étiquetage

Montréal-La Fondation David Suzuki demande aux Canadiennes et aux Canadiens d'ouvrir leurs armoires afin de tenter de savoir si les produits d'entretien ménager que nous utilisons ont un impact néfaste sur l'environnement et sur notre santé. Un nouveau questionnaire est disponible sur le site de la Fondation : http://www.davidsuzuki.org/fr/cequiimporte.

Cette toute nouvelle campagne a pour objectif d'en apprendre plus sur les produits d'entretien ménager utilisés au Canada, plus précisément en ce qui concerne les renseignements qui se trouvent — ou qui ne se trouvent pas — sur les étiquettes de ces produits.

Lisa Gue, analyste en santé environnementale à la Fondation David Suzuki, mentionne que « les résultats de cette recherche nous permettront de réclamer non seulement des produits plus sécuritaires, mais aussi de meilleures normes d'étiquetage. On fait le ménage dans le but de garder nos domiciles propres et sains, mais certains produits d'entretien ménager contiennent des substances pouvant nuire à notre santé et à celle de l'environnement. »

Au Canada, les fabricants ne sont pas tenus de fournir l'information complète sur les ingrédients contenus dans les produits d'entretien ménager destinés aux consommateurs. Les symboles de mise en garde sont requis pour signaler des dangers aigus, « poison » ou « irritant», mais non pour signaler des dangers pour la santé ou l'environnement. Ainsi, après s'être infiltrés dans nos systèmes d'eaux usées, les agents toxiques des produits d'entretien ménager endommagent les écosystèmes aquatiques.

« La bonne nouvelle, c'est que nous n'avons pas à choisir entre une maison propre et environnement sain» affirme Lindsay Coulter, porte-parole de la campagne « Queen of Green » de la Fondation David Suzuki. « Il existe des solutions ménagères plus simples, plus avantageuses et plus sécuritaires pour la santé et pour l'environnement. »

C'est suite au succès d'une campagne lancée par la Fondation David Suzuki en 2008 sur les produits cosmétiques que la Fondation David Suzuki a décidé de lancer ce sondage à la grandeur du pays. À cette époque, plus de 6000 personnes avaient répondu à notre questionnaire nous permettant de plaider pour un meilleur étiquetage des produits de beauté et d'hygiène au Canada.

Répondez au sondage dès maintenant, en vous rendant sur le site : http://www.davidsuzuki.org/fr/cequiimporte .

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Renseignements : Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 | mdubois@davidsuzuki.org

Lisa Gue, Analyste en santé environnementale, Fondation David Suzuki
613-594-5428| lgue@davidsuzuki.org

Budget Bachand

Le 21 mars 2012 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki félicite le gouvernement du Québec pour sa décision d'investir 50 millions dans la création d'une trame verte et bleue pour le Grand Montréal

Montréal-La Fondation David Suzuki se réjouit de l'annonce hier dans le budget du gouvernement du Québec d'investissements de 50 millions sur trois ans dans la création d'une trame verte et bleue pour le Grand Montréal. Ces investissements font suite à l'adoption, la semaine dernière, du Plan d'Aménagement et de Développement (PMAD) de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Pour le directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand, « cette annonce lance un signal fort que le gouvernement du Québec soutient la création d'une trame verte et bleue dans le Grand Montréal et est prêt à y consacrer les ressources nécessaires ». La Fondation David Suzuki invite le monde municipal à saisir la balle au bond et à se doter d'une vision claire qui permettra de protéger et de mettre en valeur la trame verte et bleue. « Outre les projets mis de l'avant par le gouvernement, nous croyons qu'il est impératif que le monde municipal, la CMM en tête, se dote d'une vision d'ensemble de la trame verte et bleue et qu'il s'attaque dès maintenant à sa mise en œuvre », d'ajouter M. Mayrand.

Pour Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki, « la protection des milieux naturels permet de maintenir des services écologiques essentiels à la collectivité montréalaise tels que la prévention d'inondations et d'îlots de chaleur, le maintien de la qualité de l'air et la filtration de l'eau. Ces services ont une valeur de plusieurs milliards annuellement pour la collectivité montréalaise ». M. Toussaint ajoute que « ces milieux naturels sont une véritable infrastructure verte qui contribue à notre qualité de vie et qui agit en quelque sorte comme notre police d'assurance contre les inondations, sécheresses et vagues de chaleur, à prévoir avec le réchauffement climatique ».

La Fondation David Suzuki rappelle que les terres agricoles et les milieux naturels du Grand Montréal regroupent les écosystèmes les plus riches du Québec et sont aussi ceux qui subissent le plus de pressions alors que près de 2% sont détruits de manière irréversible à chaque année.

Afin de contribuer au grand chantier qui permettra de créer une trame verte et bleue dans le grand Montréal, la Fondation David Suzuki publiera bientôt deux rapports portant d'une part sur la création d'une trame verte et bleue pour le Grand Montréal et d'autre part sur la valeur des biens et services écologiques que procurent cette trame verte et bleue à la collectivité montréalaise. Ces rapports paraîtront en mai 2012.

Consultez le mémoire préliminaire publié par la Fondation David Suzuki en automne 2011, faisant l'état actuel des milieux verts dans le Grand Montréal et de leur valeur socioéconomique, en appui au PMAD.

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Source :
Manon Dubois Crôteau, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki : 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Plus de 200 personnalités et citoyens signent une déclaration pour un printemps québécois!

Le 19 mars 2012 | Affiché dans

Montréal — C'est en début d'après-midi, lors d'une conférence de presse réunissant Fred Pellerin, Gilles Vigneault, Marina Orsini, Claude Béland, Dominic Champagne, les leaders des principaux groupes environnementaux et des citoyens de différents milieux, qu'a été dévoilée une déclaration qui en appelle à un vaste rassemblement populaire le dimanche 22 avril prochain à 14 h, lors du Jour de la Terre.

La déclaration se veut rassembleuse et positive, pour la défense du bien commun, le partage de la richesse, le respect des droits de tous les citoyens et de l'environnement.

Elle est signée par plus de 200 personnalités et citoyens dont les artistes Fred Pellerin, Gilles Vigneault, Marina Orsini, Richard Desjardins, Ariane Moffatt, Yvon Deschamps, Denys Arcand, Claude Meunier, Roy Dupuis, Sébastien Ricard, Vincent Vallières, Hugo Latulippe, Marc Labrèche, Margie Gillis, Marie Laberge, Pierre Lapointe, Pascale Montpetit, Jean-Michel Anctil, Fanny Mallette, Louis-José Houde, Stéphane Archambault, Frédéric Back, Jacques Languirand et ...

... des gens de tous les horizons, Laure Waridel, Ghislain Picard, Chef de l'Assemblée des Premières Nations, les docteurs Gilles Julien, Alain Vadeboncoeur et Isabelle Gingras, Paul Gérin-Lajoie, Pierre Fortin, économiste, le Père Benoit Lacroix, dominicain de 96 ans, le jeune Émilien Néron de 13 ans, Lise Payette, Paul St-Pierre Plamondon de Génération d'Idées, Pierre Thibault, architecte, les chefs syndicaux Louis Roy, Michel Arsenault et Réjean Parent, Nicolas Boisclair et des groupes de citoyens de partout au Québec mobilisés pour la défense du bien commun et...

... les leaders des principaux groupes environnementaux, André Bélisle et Patrick Bonin de l'AQLPA, Steven Guilbeault et Sidney Ribaux d'Équiterre, David Suzuki et Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki, Pierre Lussier du Jour de la Terre Québec, Christian Simard de Nature Québec, Éric Darier et Nicolas Mainville de Greenpeace au Québec, la Fondation Rivières, Ugo Lapointe de Québec Meilleure Mine et plusieurs
autres.

« Cette déclaration constitue l'essence du mouvement du 22 avril. Elle a déjà réuni des centaines de personnalités et de citoyens de tous les horizons, au-delà de toute ligne partisane. Nous invitons maintenant tous les Québécois et Québécoises à la signer et à nous rejoindre dans les rues de Montréal pour porter son message. Ensemble, nous pouvons envoyer à nos gouvernements un signal clair de notre attachement à la Terre et à la manière de disposer de nos richesses naturelles! », a affirmé l'auteur et metteur en scène Dominic Champagne, qui a rédigé la déclaration.

Gilles Vigneault, signataire de la déclaration, a aussi mentionné lors de son allocution durant la conférence de presse sa joie de voir réunis des gens de tous les milieux: « Il y a longtemps que les gens ne se sont pas unis pour parler ensemble d'aujourd'hui et de demain. Nous semons aujourd'hui des graines qui porteront fruit. »

Fred Pellerin, aussi signataire de la déclaration, a ajouté: « Il y a des artistes et écologistes, mais aussi des plombiers, des étudiants, des agriculteurs, des syndicaux, des gens du milieu des affaires, des universitaires, des religieux, des avocats, des autochtones, des conteurs! Ça fait beaucoup de beau monde pour nous faire avancer vers le mieux! Parce que vivre mieux, c'est ça qu'on veut! »

« Je ne suis pas une experte en environnement ou en développement, mais je me reconnais pleinement dans les valeurs et les principes de la déclaration et c'est pour porter ces valeurs que je serai là le 22 avril.», a confié Marina Orsini.

Continuer »

Environnement : la science contre-attaque !

Le 14 mars 2012 | Affiché dans

Les experts scientifiques bénévoles de la Fondation David Suzuki prennent la parole pour remettre la science au cœur des discussions environnementales

Montréal- C'est à la Maison du développement durable de Montréal aujourd'hui à 12 h 30 que le Cercle scientifique la Fondation David Suzuki a tenu une table ronde animée par Mathieu-Robert Sauvé, Président de l'Association des communicateurs scientifiques du Québec, afin de discuter du rôle de la science dans les débats environnementaux. L'événement, organisé par la Fondation David Suzuki, se tenait dans le contexte de la censure récente imposée aux scientifiques par Ottawa. Ces scientifiques bénévoles, membres du Cercle scientifique David Suzuki, mettent leurs connaissances et expertises au service de la communauté et des médias, afin de redonner à la science la place qui lui revient dans nos débats publics.

Parmi les membres du Cercle présents à la table ronde se trouvaient le Dr François Reeves, cardiologue et auteur du livre Planète Cœur, Jérôme Dupras, spécialiste en économie écologique et bassiste du groupe Les Cowboys Fringants, Thomas Gervais, spécialiste en génie biologique et animateur de l'émission « Le Code Chastenay » diffusé à Télé-Québec, Diane Bastien, spécialiste en génie du bâtiment, Marie-Christine Dubé, spécialiste en écologie et biodiversité, et Jonathan Verreault, spécialiste en toxicologie de l'environnement

Ces experts, provenant de domaines variés allant du génie du bâtiment, à la chimie environnementale, en passant par l'économie écologique et jusqu'à la médecine, ont à cœur la science et la diffusion d'information claire et précise au grand public, ce qui est de plus en plus difficile au pays dans les dernières années. Rappelons que la revue prestigieuse Nature a récemment publié un article dénonçant le musèlement des scientifiques au pays.

« Peu importe les censures imposées par Ottawa, les scientifiques d'un bout à l'autre du pays, ont le devoir de partager leurs connaissances afin de s'assurer que le public et les médias soient bien informés des enjeux qui affectent leur environnement et leur santé, et que les politiques publiques soient fondées sur la science », affirme Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « Notre qualité de vie et celle des générations à venir dépend en grande partie de cette diffusion d'information essentielle; la Fondation David Suzuki est donc fière d'offrir aux scientifiques une plateforme publique pour s'exprimer ouvertement », renchérit-il.

« La science ne progresse que dans la vérité et la transparence », ajoute le Dr François Reeves, membre du Cercle scientifique depuis quelques années. « Pour citer le Chevalier François de Haddock (personnage dans le livre Le Secret de la Licorne de Hergé) : "Car c'est de la lumière que viendra la lumière" », conclut-il.

Dans le but de poursuivre l'échange entre expert et public, un membre du Cercle scientifique offre gratuitement tous les mois une conférence faisant un lien entre son domaine d'expertise et l'environnement. Ces rencontres sont un lieu privilégié et accessible à tous pour mieux comprendre les enjeux environnementaux sous un autre angle et pour échanger sur des thématiques scientifiques, afin d'acquérir et de partager de nouvelles connaissances, sans restriction ni censure. Ces conférences sont aussi accessibles gratuitement en direct sur Internet pour tous les membres de la Fondation David Suzuki. Le Cercle offre aussi au public plusieurs options de conférences dont on peut en faire la demande sur le site Web de la Fondation.

Pour de plus amples renseignements sur le Cercle scientifique, qui célèbre cette année son deuxième anniversaire, visitez le site Web de la Fondation David Suzuki

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Sources :

Manon Dubois Crôteau, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki : 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Adoption du premier Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) à la CMM

Le 12 mars 2012 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki salue l'entrée en vigueur de ce plan tant attendu et appelle tous les acteurs à doter dès maintenant le grand Montréal d'une ceinture et trame verte et bleue

Montréal- La Fondation David Suzuki se réjouit de l'adoption du tout premier Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) annoncé aujourd'hui par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, monsieur Laurent Lessard et le maire de Montréal et président de la CMM, monsieur Gérald Tremblay. Ce tout premier plan permettra un virage important en matière d'aménagement et de développement durable sur le territoire de la CMM, en faisant plus de place au transport collectif, en mettant l'emphase sur la densification du territoire et en établissant une trame verte pour le Grand Montréal.

Pour le directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand, le PMAD est d'autant plus attrayant de par la volonté clairement exprimée de définir et créer une ceinture et trame verte et bleue pour le Grand Montréal. « Beaucoup de citoyens et de groupes environnementaux, dont la Fondation David Suzuki, ont vu leur appel pour la création d'une trame verte et bleue entendu, ce qui est une excellente nouvelle en soi », d'affirmer monsieur Mayrand. « Cette volonté doit toutefois se traduire dès maintenant par une mobilisation de tous les acteurs pour la création rapide de cette infrastructure qui permettra de protéger et mettre en valeur les écosystèmes du Grand Montréal qui contribuent à la qualité de vie et à la santé des citoyens », ajoute-t-il.

La Fondation David Suzuki déplore cependant que la demande de gel du territoire agricole pour les 20 prochaines années n'a finalement été adoptée que pour cinq ans, mettant ainsi en péril la pérennité des terres agricoles de la CMM, parmi les plus fertiles au Québec, et un maillon essentiel de la trame verte et bleue. « Il est absolument essentiel que l'on mette un terme à la spéculation effrénée qui met de ces terres en péril, en gelant dès maintenant et pour vingt ans le périmètre agricole », a-t-il poursuivi.

Afin de contribuer au grand chantier qui permettra de créer une trame verte et bleue dans le grand Montréal, la Fondation David Suzuki publiera bientôt deux rapports portant d'une part sur la création d'une trame verte et bleue pour le Grand Montréal et d'autre part sur la valeur des biens et services écologiques que procurent cette trame verte et bleue à la collectivité montréalaise. Ces rapports paraîtront en mai 2012. « Les terres agricoles et les milieux naturels du Grand Montréal regroupent les écosystèmes les plus riches du Québec en terme de biodiversité, et ont donc une grande valeur écologique » d'enchérir Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « Ces écosystèmes procurent à la collectivité montréalaise des biens et services d'une valeur de plusieurs milliards de dollars annuellement. Il nous faut donc les préserver dès maintenant » conclut, monsieur Toussaint.

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Source :

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514-679-0821/ mdubois@davidsuzuki.org

Interpellation au Sénat et communiqué de presse antidémocratiques

Le 9 mars 2012 | Affiché dans

Montréal- Une interpellation inconsidérée et réclamée à la hâte au Sénat ainsi qu'un communiqué de presse provenant du sénateur Larry W. Smith révèlent un effort concerté pour étouffer une conversation intelligente et démocratique sur les solutions à nos défis communs en matière d'environnement, de santé et d'énergie, selon la Fondation David Suzuki.

L'interpellation, aux frais des contribuables, au sujet du financement international des organisations environnementales et le communiqué de presse intitulé « Les fondations étrangères sont une menace pour la souveraineté économique du Canada », sont trompeurs et apportent peu au dialogue national sur des enjeux cruciaux.

« Associer les montants relativement faibles que les organisations environnementales du Canada reçoivent de sources internationales à une sorte de complot radical et à une menace contre la souveraineté canadienne porte préjudice à tous les Canadiens et Canadiennes », affirme Peter Robinson, chef de la direction de la Fondation David Suzuki. « Plus de 90 pour cent du financement de la Fondation David Suzuki provient de donateurs canadiens qui ont à cœur l'avenir du pays, et nous sommes transparents à propos de notre financement. »

Le gouvernement, les sénateurs et, en réalité, tous les Canadiens et les Canadiennes devraient se soucier davantage du fait que le financement privé des lobbys du monde des affaires soit invisible au public. La Fondation David Suzuki s'inquiète aussi de ce que les organismes écologiques sont ciblés, en vertu d'une conviction erronée selon laquelle ces organismes s'écarteraient des intérêts de la population canadienne que les sénateurs ont le mandat de représenter. Jamais nous n'exigerions que le financement des nombreuses autres organisations canadiennes qui partagent le même statut caritatif que les ONGE (organisations non gouvernementales de l'environnement) soit restreint.

« Tout comme nous applaudissons les Canadiens et les Canadiennes qui appuient des activités caritatives menées à l'étranger, des secours après un tremblement de terre à l'aide alimentaire et aux enjeux de conservation, nous félicitons tous ceux qui travaillent pour que le Canada joue un rôle prépondérant dans la protection des écosystèmes dont la communauté mondiale dépend pour sa subsistance et sa survie », commente M. Robinson.

Les organismes de charité prennent une part essentielle à la discussion démocratique dans ce pays, en fournissant de l'information exacte et en temps opportun. Les gouvernements ont besoin de cette information pour formuler des politiques reflétant fidèlement les différents besoins et opinions de leurs citoyens. Le Canada est fondé sur des principes démocratiques et la liberté d'expression. Le fait que les organismes de bienfaisance soient autorisés à participer aux activités et aux revendications politiques contribue de façon non négligeable au bon fonctionnement de la démocratie.

En outre, le communiqué de presse du sénateur Smith est truffé d'erreurs. Son affirmation au sujet de la baisse des revenus de la pêche aux saumons révèle une confusion entre la pêche et l'élevage des saumons. En fait, la plus grande part de la baisse des revenus tirés de la pêche aux saumons est attribuée à l'effondrement rapide des cours mondiaux du saumon, qui s'est produit lorsque les saumons d'élevage ont saturé le marché dans les années 1990. Si le sénateur voulait plutôt s'exprimer à propos des baisses de revenu éprouvées par les salmoniculteurs, il devrait savoir qu'elles sont causées par l'industrie salmonicole du Chili, dont l'offre a inondé le marché, et par les crises économiques mondiales plutôt que par des préoccupations environnementales.

« Suggérer qu'une brochure imprimée en 2000 puisse être liée au cours des produits agricoles sur le marché instantané en 2009, c'est s'éloigner de toute analyse économique crédible dont nous ayons eu connaissance », ajoute Peter Robinson.

La brochure de la Fondation David Suzuki intitulée Why You Shouldn't Eat Farmed Salmon a été publiée il y a plus d'une décennie, et sa production n'a pas coûté 1,5 million de dollars. Elle a été réalisée dans le cadre d'un programme de recherche pluriannuel sur l'aquaculture, un travail qui a évolué considérablement depuis. Tout comme les études menées par d'autres organismes, cette recherche a mis au jour les problèmes chroniques que les entreprises de pisciculture à enclos ouverts causent aux populations de saumons sauvages.

« Nous ne réclamons pas la fin de la pisciculture, affirme Jay Ritchlin, directeur du Programme de conservation des espèces marines à la Fondation David Suzuki. Nous avançons que les preuves scientifiques étayées montrent qu'il faut remplacer ces méthodes par des systèmes fermés qui ne nuisent pas aux environnements marins locaux. »

M. Robinson ajoute : « Ce communiqué de presse et l'interpellation du Sénat font partie d'une tentative mal avisée, illogique et malhonnête d'étouffer la participation démocratique aux discussions au sujet du bien-être et de l'avenir de notre pays et de ses citoyens. Nous sommes ouverts à un dialogue constructif — à propos du financement, de la politique et de l'intérêt national. Comme de nombreux Canadiens et Canadiennes de tous les horizons, nous nous opposons absolument à toute atteinte aux droits légitimes et démocratiques des citoyens de s'exprimer et d'être entendus, ainsi qu'à leurs droits d'être informés et de discuter des enjeux essentiels à tous les Canadiens. »

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Sources :

Manon Dubois Crôteau, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki : 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Pesticides utilisés à des fins esthétiques: Québec doit rattraper son retard

Le 5 mars 2012 | Affiché dans

86 % des Québécois souhaitent un renforcement du Code de gestion des pesticides

Montréal- Le Québec, pionnier en 2003 avec l'adoption du Code de gestion des pesticides, a maintenant été dépassé par d'autres provinces en matière de réglementation des pesticides utilisés à des fins esthétiques (i.e. aménagements paysagers et surfaces gazonnées) et doit rattraper son retard, d'après une coalition de groupes de défense de l'intérêt public. De plus, selon un récent sondage Léger Marketing, 86 % des Québécois sont d'accord à ce que le Québec autorise seulement la vente et l'usage de pesticides à faible impact comme en Ontario et en Nouvelle-Écosse.

La Fondation David Suzuki, Équiterre, Nature Québec, Option consommateurs et l'Association Canadienne des Médecins pour l'Environnement ont écrit dernièrement au ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec, M. Pierre Arcand, afin de lui faire part de leurs attentes face à la révision du Code de gestion des pesticides.

Ces organisations se réjouissent que le ministère ait entrepris de réviser le Code, dont le contenu sera présenté d'ici quelques semaines.

Ces organisations estiment que Québec doit regagner sa position de chef de file en matière d'encadrement des pesticides utilisés à des fins esthétiques en renforçant son Code de manière à assurer une protection pour la santé et l'environnement qui soit équivalente aux politiques en vigueur en Ontario et en Nouvelle-Écosse.

« Un Code de gestion remis à niveau devrait interdire la vente et l'usage de tout pesticide utilisé à des fins esthétiques, sauf s'il est démontré qu'ils se conforment à des critères de faible impact, comme c'est le cas en Ontario et en Nouvelle-Écosse», explique Sidney Ribaux d'Équiterre. Actuellement, le Code de gestion du Québec interdit une vingtaine d'ingrédients actifs utilisés pour l'entretien des pelouses, alors qu'en Ontario près de 100 ingrédients actifs sont bannis et l'interdiction couvre aussi tout élément d'un aménagement paysager.

« Une approche de précaution s'impose. Les exemptions ne doivent pas devenir la règle et doivent permettre l'utilisation des pesticides qui ne se conforment pas à des critères de faible impact seulement s'il est démontré que la protection de la santé et de la sécurité publique est en jeu » fait valoir Christian Simard de Nature Québec.

« Il est essentiel que Québec mette à profit les récents développements dans les autres provinces en matière d'encadrement des pesticides utilisés à des fins esthétiques et ainsi, qu'il offre aux Québécois une protection équivalente à celle dont peuvent bénéficier les Ontariens et les Néo-écossais » affirme Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki. En outre, Québec jouirait de la faveur du public en posant ce geste.

Autre problème : « dans la situation actuelle, des villes comme Montréal, qui ont adopté une règlementation interdisant l'usage de tout pesticide autres que ceux à faible impact, peuvent retrouver en vente libre sur leur territoire des pesticides qu'elles ont interdits, mais que le gouvernement du Québec a autorisés », renchérit Caroline Arel d'Option consommateurs.

« Selon nous, l'usage de pesticides à des fins esthétiques expose inutilement la population à des risques pour leur santé et l'environnement. Et le Québec, encore une fois, peut montrer la voie à suivre », conclut Dr Éric Notebaert de l'Association Canadienne des Médecins pour l'Environnement et membre du Cercle scientifique de la Fondation David Suzuki.

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Pour consulter la lettre envoyée au ministre de l'Environnement : http://www.equiterre.org/publication/lettre-au-ministre-de-lenvironnement-du-quebec-code-de-gestion-des-pesticides-2012


Pour informations :

Émilie Vallières, Agente de relations médias
Équiterre
514 522-2000, poste 291 / cellulaire 514 605-2000 / evallieres@equiterre.org

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514 679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

Mylène Bergeron, Coordonnatrice aux communications et aux sollicitations

Nature Québec
418 648-2104, poste 2074 / cellulaire 418 931-1131 / communications@naturequebec.org

Trois grandes îles de la rivière des Mille-Îles

Le 27 février 2012 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki accueille favorablement la mise en réserve et encourage le gouvernement du Québec à agir diligemment pour la création d'une aire protégée

Montréal — Le gouvernement du Québec a annoncé aujourd'hui la mise en réserve pour fins publiques de trois îles de la rivière des Mille-Îles : les îles Saint-Joseph, aux Vaches et Saint-Pierre. La Fondation David Suzuki accueille favorablement cette mise en réserve qui met temporairement terme à la spéculation immobilière qui menaçait les îles et leurs riches écosystèmes. La Fondation David Suzuki rappelle cependant que la mise en réserve de ces îles n'est qu'une première étape et encourage le gouvernement du Québec à agir avec diligence pour acquérir ces îles et leur conférer le statut d'aire protégée.

« Les trois grandes îles de la rivière des Mille-Îles font l'objet de spéculation depuis longtemps. En annonçant leur mise en réserve, la gouvernement lance un signal fort pour leur protection », a affirmé Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Ces îles sont une des pièces importantes de la trame verte et bleue du grand Montréal, tant par leur localisation que par la grande richesse de leurs écosystèmes. Il est essentiel de les protéger », a-t-il ajouté.

Rappelons que la Fondation David Suzuki, comme de nombreuses autres organisations, souhaite la création d'une trame verte et bleue dans le Grand Montréal, c'est-à-dire un réseau intégré de milieux naturels reliés par des corridors et permettant de freiner le déclin des écosystèmes de la région. Le nouveau Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) adopté par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) en décembre dernier prévoit la création d'une telle trame verte et bleue.

« Peu de gens réalisent que la biodiversité la plus riche au Québec se retrouve dans le sud-ouest de la province autour de Montréal. C'est également dans cette région que l'on retrouve le plus grand nombre d'espèces menacées », a expliqué le Dr Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « En raison de l'étalement urbain, à chaque année, nous perdons 1,8 % des milieux naturels du Grand Montréal. À ce rythme, il ne restera pratiquement plus rien dans une génération », a-t-il ajouté.

Pour plus d'Information : http://www.davidsuzuki.org/fr/publications/rapports/2011/decouvrir-notre-vraie-nature/

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Renseignements : Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 | mdubois@davidsuzuki.org

Réfection de Gentilly-2 : Un éléphant blanc aux dépens des contribuables québécois

Le 22 février 2012 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki déplore que le milieu des affaires se mobilise en faveur d'un gaspillage inutile de fonds publics

Montréal — Le gouvernement du Québec doit décider ce printemps s'il va procéder à la réfection ou au démantèlement de la centrale Gentilly-2 qui arrive au terme de sa vie utile. Alors que les élus et la communauté d'affaires du Centre du Québec se mobilisent pour soutenir l'injection massive de fonds publics dans la réfection de cette centrale, la Fondation David Suzuki met en garde le gouvernement contre les risques importants de dérapages financiers d'une telle décision.

« Il est étonnant qu'en ces temps d'austérité budgétaire, les milieux d'affaires soient en faveur d'une aventure financière qui risque d'avoir des répercussions majeures sur les finances d'Hydro-Québec et sur les tarifs d'électricité des Québécois », a déclaré Karel Mayrand, directeur général pour le Québec à la Fondation David Suzuki.

La Fondation David Suzuki rappelle que la réfection de la centrale de Pointe Lepreau au Nouveau-Brunswick, centrale jumelle de Gentilly II, accuse des retards et des dépassements de coûts importants, ce qui est la règle générale dans l'industrie nucléaire. De plus, les nouvelles normes de sécurité exigées après la catastrophe de Fukushima font déjà augmenter les coûts de construction des centrales nucléaires partout à travers le monde.

« Le Québec jouit présentement de confortables surplus énergétiques. Il n'y a aucune nécessité de procéder à la réfection de Gentilly II » a mentionné Karel Mayrand. « Dans ce contexte, Gentilly II risque d'être un éléphant blanc coûteux et sous-utilisé, un stade olympique dans le secteur énergétique ».

La Fondation David Suzuki rappelle que plusieurs pays, dont l'Allemagne, l'Italie et la Suisse, ont annoncé l'abandon de l'énergie nucléaire. En développant une expertise dans le déclassement de la centrale Gentilly -2, le Québec pourrait maintenir la majorité des emplois à la centrale et développer une expertise de pointe, et ce, sans refiler à la prochaine génération la facture du démantèlement de cette infrastructure désuète.

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