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Les médicaments dans l'environnement

Cercle scientifique | Le 10 mai 2012 | 1 commentaire
Photo: Les médicaments dans l'environnement

(Crédit : e-magic via Flickr)

Par Sébastien Sauvé

Quels médicaments pourraient se retrouver dans l'environnement? Les médicaments qu'on retrouve en pharmacie peuvent tous se retrouver dans l'environnement. Dans une mesure limitée, il peut y avoir des rejets aux points de production industrielle des médicaments, mais sauf en cas de lacunes réglementaires, cette voie de contamination est généralement minimale. On s'inquiète aussi de la vidange des médicaments non consommés dans les toilettes, mais on estime généralement que moins de 10 % des médicaments consommés sont ainsi jetés. Je me permets de souligner l'importance de rapporter les médicaments non utilisés à la pharmacie pour qu'ils puissent ainsi être détruits convenablement.

La contamination de l'environnement par les médicaments vient donc principalement de leur consommation par les humains ou par les animaux. Les gens qui consomment des médicaments vont en rejeter une portion significative intacte ou transformée à travers l'urine et les selles. Des quantités très significatives de plusieurs médicaments et de leurs métabolites se retrouvent dans les égouts et vont transiter vers les stations d'épuration urbaines avant d'être ensuite rejetées dans les cours d'eau environnants. On obtient une situation similaire en milieu agricole pour l'utilisation vétérinaire des médicaments sur les animaux malades, par contre, cet usage plus restreint est sûrement moins dommageable que les immenses quantités de médicaments qui sont utilisés de façon prophylactique à grande échelle pour accélérer la croissance du bétail, des volailles ou encore en aquaculture.

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Le 4 juin, Silence, on parle!

Photo: Le 4 juin, Silence, on parle!

(Crédit : martisak via Flickr)

Par Peter Robinson, chef de la direction Fondation David Suzuki.

Ces derniers mois, les lois environnementales qui protègent l'extraordinaire patrimoine naturel de notre pays — notre air, l'eau, le sol et la trame de la vie — ont été vidées de leur substance. Parallèlement, ceux qui veulent protéger cet héritage naturel ont été la cible d'un effort sans précédent et concerté visant à discréditer, brimer et étouffer leurs voix.

Le 29 mars, le gouvernement fédéral est allé plus loin encore en se donnant les moyens de ses ambitions. Plutôt que de suivre les procédures prévues pour faire modifier les lois, et de permettre à nos représentants élus de tenir un débat approfondi, le gouvernement a enfoui une réforme de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale dans un gigantesque projet de loi omnibus sur le budget, le C-38.

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Le Québec puissance pétrolière : Dream Baby, Dream

Photo: Le Québec puissance pétrolière : Dream Baby, Dream

(Crédit : mrpbps via Flickr)

Par Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki

Les revoilà. L'Institut économique de Montréal (IEDM) vient de publier une note économique sur la consommation de pétrole et le potentiel d'exploitation de cette ressource au Québec. Pour ceux qui ne connaissent pas l'IEDM, il s'agit d'un institut de recherche indépendant qui prône la création de richesse par le libre-marché. L'Institut, aux sources de financement confidentielles, bénéficie d'une visibilité médiatique considérable.

L'IEDM prétendait en 2008 qu'il y avait des surplus d'eau dans le fleuve Saint-Laurent qui se perdaient dans la mer, ce qui justifiait d'exporter l'eau douce québécoise. L'une des administratrices, Nathalie Elgraby-Levy (aussi administratrice de TVA), nous assène périodiquement des chroniques qui nient l'existence des changements climatiques. Disons que nous pouvons qualifier la crédibilité scientifique de l'IEDM sur les enjeux environnementaux de douteuse, tout au mieux.

Nous nous réjouissons donc que l'IEDM ait choisi dans sa note économique sur le pétrole de ne pas s'avancer sur le terrain environnemental. C'est tout à son honneur. Cela dit, l'IEDM n'a consacré que... quatre pages (!) à étudier l'importante question de la consommation et de la production de pétrole au Québec. C'est peu, pour dire le moins.

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La règlementation environnementale ne doit pas être allégée, elle doit être renforcée.

Photo: La règlementation environnementale ne doit pas être allégée, elle doit être renforcée.

(Crédit : - POD - via Flickr)

Par David Suzuki

Si le gouvernement fédéral avait proposé des changements aux processus d'évaluation et de règlementation environnementales permettant d'augmenter leur efficacité, sans nuire à leur applicabilité, peu de gens s'y seraient opposés. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Non seulement les changements annoncés faciliteront, autant pour le gouvernement que pour l'industrie, la mise en chantier de plusieurs projets comportant des risques économiques et environnementaux, mais ils minimiseront aussi la portée de la voix de la population canadienne sur des sujets pourtant d'intérêt national.

D'après l'énoncé budgétaire, nous pourrions croire que les doublons et les échéanciers jugés trop longs forment le nœud du problème. Faux. Comme le souligne l'institut Pembina, environ un grand projet d'exploitation minière de sables bitumineux a été approuvé chaque année au cours des cinq dernières années, et ce nombre est en croissance. Certaines personnes, dont Peter Lougheed, ancien premier ministre de l'Alberta, soutiennent d'ailleurs qu'il serait plus profitable de ralentir le processus, tant pour des raisons économiques qu'écologiques. La plupart du temps, les blocages dans les processus d'évaluation environnementale sont causés soit par le manque de volonté de l'industrie à respecter les délais pour transmettre les informations aux organismes gouvernementaux, soit par le manque de ressources au sein même du gouvernement. La situation ne risque pas de s'améliorer puisque le financement gouvernemental en matière de surveillance et d'application des lois environnementales fera l'objet d'éventuelles coupures.

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Le 22 avril vu de l'intérieur

Le Nid du Colvert | Le 25 avril 2012 | 2 commentaires
Photo: Le 22 avril vu de l'intérieur

Par Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki

À 14h, le 22 avril 2012, les cloches de 1200 églises au Québec ont résonné. Puis, perchés au sommet d'une scène au bout de la Place des Festivals, Fred Pellerin, Marina Orsini et Dominic Champagne ont martelé : « Nous, hommes, femmes et enfants de bonne volonté, nous nous rassemblons pour dire au monde que nous avons à cœur la terre riche, généreuse et fragile que nous habitons. Et la défense du bien commun en ce pays! » Puis un grand tonnerre a résonné, le grand exutoire tant attendu, la libération, 300 000 personnes qui reprennent la parole. Dans ce pays où il faut 300 000 personnes pour faire contrepoids à quelques dizaines de lobbyistes, le tocsin a sonné. L'heure du grand réveil est arrivée.

Depuis des années — est-ce dix, quinze ou vingt ans? On ne s'en souvient même plus — les gens ont perdu l'espoir de pouvoir décider ensemble de leur avenir, de celui de leurs enfants. Depuis des années, la croissance économique à tout prix nous est assénée comme un culte, une fatalité. La qualité de vie a fait place au culte de la croissance. Plus de choix possible. Chacun porte sa désillusion. Puis nous avons compris que nous ne serions plus seuls le 22 avril. Nous sommes venus de partout en famille, entre amis, le regard plein d'espoir et de fierté. Les autobus ont convergé sur Montréal en provenance de 50 villes du Québec. Nous avons pris la ville, puis nous avons étreint la montagne, notre montagne. Notre pays.

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La vision verte est un remède contre la cécité des plantes

Photo: La vision verte est un remède contre la cécité des plantes

(Crédit : Matthew Burpee via Flickr)

Par David Suzuki

Un collègue me racontait récemment que son jeune fils se baladait dans le parc du quartier, ramassant brindilles et bâtons, les brandissant comme s'ils étaient des outils pour creuser, enfoncer et tapoter. Soudain, le garçon s'est arrêté en montrant du doigt d'un air excité la canopée de branches au-dessus de sa tête : « Regarde papa. Les bâtons proviennent des arbres! »

Relier mentalement les branches tombées au sol au tronc est une évidence pour un adulte. La plupart d'entre nous ont cependant perdu ce sens profond d'émerveillement face à la vie qui nous entoure, surtout en ce qui a trait au monde végétal.

Les arbres filtrent les polluants, absorbent le gaz carbonique et relâchent l'oxygène qui donne la vie tandis que les plantes fournissent nourriture et médicaments. La plupart des gens oublient cependant nos amis les végétaux. Ce constat a poussé quelques chercheurs à examiner « la cécité des plantes » (en anglais), un état qui nous empêche de voir la forêt et les arbres.

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Le soulèvement tranquille

Le Nid du Colvert | Le 18 avril 2012 | 2 commentaires
Photo: Le soulèvement tranquille

Par Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki

Nous sommes à quelques jours du plus grand rassemblement pour l'environnement et le bien commun de notre histoire. À l'épicerie, au restaurant, dans la rue, les gens m'accostent pour me dire qu'ils seront présents. Des jeunes, surtout, mais aussi des baby-boomers qui reprennent du service, comme la mère d'un ami, qui, à 65 ans, a encore en elle la soif de justice qui l'a fait descendre dans la rue il y a quarante ans. Pendant que Montréal est en ébullition, de partout au Québec, on reçoit les échos des régions qui se mobilisent pour ce rassemblement historique du 22 avril . Des perrons d'église de Rimouski jusqu'au centre de Montréal, le Québec entier se soulève.

Pourquoi maintenant? Parce que sous la grisaille de la dernière décennie, où nous semblions paralysés, la volonté de changement a couvé. Et elle éclate aujourd'hui au grand jour. Les exemples abondent de mouvements qui couvent avant de se révéler comme une force de changement irrésistible. Dans « Les gens de mon pays », Gilles Vigneault compare un peuple qui se lève à la débâcle des glaces au printemps. La débâcle commence par une mince craque. Celle-ci peut apparaître à tout moment. Ce moment, nous y sommes peut-être.

Le lecteur me permettra, pour cette chronique un peu spéciale, de reproduire un extrait de la conclusion de mon livre, Une voix pour la Terre , qui a été lancé le 10 avril. Il résume bien mon état d'esprit à quelques jours de ce rendez-vous avec notre histoire.

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