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La nature apaise le cerveau et guérit le corps

Photo: La nature apaise le cerveau et guérit le corps

Crédit : Bảo-Quân Nguyễn via Unsplash

Par David Suzuki

En grande partie, notre cerveau n'a pas évolué en milieu urbain. Or, d'ici quelques décennies, près de 70 pour cent de la population mondiale vivra dans les villes. Malgré la prospérité que nous associons aux villes, l'urbanisation constitue un enjeu de santé majeur. Le rythme rapide de la vie urbaine est source de stress. Nous en constatons les conséquences sur le cerveau et le comportement des gens qui ont grandi dans une ville ou qui y vivent.

Sur le plan positif, les citadins sont en moyenne plus riches et bénéficient de soins de santé, d'une nutrition et de conditions sanitaires supérieurs. Par contre, ils sont plus vulnérables aux maladies chroniques et sont confrontés à un environnement social plus stressant et plus exigeant, ainsi qu'à des inégalités plus grandes. En fait, les habitants des villes sont 21 pour cent plus à risque de souffrir de troubles anxieux. Dans le cas des troubles de l'humeur, ce risque grimpe à 39 pour cent.

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Pourquoi Énergie Est ne relancera pas l'économie albertaine

Photo: Pourquoi Énergie Est ne relancera pas l'économie albertaine

Crédit : Aaron Holmes via Flickr

Par Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki

Depuis l'effondrement des cours du pétrole, l'économie albertaine bat de l'aile. Avec le pétrole qui avoisine les 40$ le baril depuis plus d'un an, les investissements dans le secteur pétrolier se sont contractés de 62% depuis le sommet de 2014. Le nombre de puits forés est passé de 10 400 en 2014 à un total prévu de 3500 en 2016, soit un recul de 66%. L'économie albertaine est entrée en récession et a subi une perte nette de 19 500 emplois en 2015 et le taux de chômage s'établit maintenant à 7,9%. Dans son dernier budget, le gouvernement albertain a annoncé un déficit de 10,4 milliards $, soit près de 20% du budget provincial.

Devant les difficultés économiques de l'Alberta, plusieurs voix se sont fait entendre ces dernières semaines pour que le projet Énergie Est soit approuvé sans délai pour relancer le secteur pétrolier et l'économie albertaine dans son ensemble. Selon ses partisans, Énergie Est permettrait d'augmenter la capacité de transport, et donc la production albertaine, de lui assurer un meilleur prix sur le marché mondial et de mettre immédiatement en branle des investissements privés pour relancer l'économie de la province. Aucun de ces arguments ne tient la route.

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Tous à l'asclépiade — Les papillons monarques ont besoin de notre aide!

Photo: Tous à l'asclépiade - Les papillons monarques ont besoin de notre aide!

Crédit : Tiago J. G. Fernandes via Flickr

Par David Suzuki

Il y a trois ans, on rapportait que la population de papillons monarques dans l'est de l'Amérique du Nord avait dégringolé à 35 millions d'individus, une chute de plus de 95 pour cent par rapport aux années 1990. On constatait que plus d'un milliard de plants d'asclépiade — la plante est essentielle à la survie de l'espèce — avaient disparu le long du parcours migratoire du papillon, depuis les sites d'hivernage au Mexique jusqu'à son habitat estival au Canada.

Il fallait donc, afin d'avoir quelques espoirs de sauver l'espèce, replanter de l'asclépiade rapidement. Sauf que dans de nombreuses provinces et états, l'asclépiade est classée dans les plantes « nuisibles », l'on se doute bien que peu de centres de jardinage et pépinières s'amusent à offrir des « mauvaises » herbes.

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Pourquoi je vais rendre mon diplôme à l'université McGill

Photo: Pourquoi je vais rendre mon diplôme à l'université McGill

Crédit : Viola Ng via Flickr

Par Karel Mayrand, Directeur général pour le Québec, Fondation David Suzuki Président, Réalité climatique Canada (organisme fondé par Al Gore) Fier diplômé de l’université McGill

Par Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki

Je me souviens bien du jour, il y a 22 ans, où j'ai rendu mon dernier examen et quitté définitivement le campus de l'université McGill. Je me souviens très bien de la fierté que j'ai éprouvée à ce moment précis. J'ai grandi à Rimouski, une ville où l'on entendait guère d'anglais, et j'avais l'impression en obtenant un diplôme de McGill d'avoir gravi le mont Everest. Cette année-là, le conférencier invité de la cérémonie de diplomation était Élie Wiesel, dont je n'oublierai jamais les paroles : « le contraire de l'amour ce n'est pas la haine, c'est l'indifférence ». Il nous disait par là que ce diplôme engageait une responsabilité, un devoir. Le devoir de ne pas tourner le dos à un enjeu moral, le devoir de prendre position pour ce que nous estimons être juste. Ces quelques paroles sont un des plus beaux cadeaux qui m'ait été donné.

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Ne jamais tenir l'eau potable pour acquise!

Photo: Ne jamais tenir l'eau potable pour acquise!

Crédit : Tjflex2 via Flickr

Par David Suzuki

Le Canada est riche. Riche en eau. Notre territoire abrite le cinquième des ressources mondiales d'eau douce, le quart des terres humides restant sur la planète, et le plus long littoral au monde. Nos milliers de lacs et cours d'eau de toutes tailles sont garants de vie pour nous et pour toutes les autres formes de vie et les écosystèmes qui nous entourent.

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On les aime nos abeilles — encore plus lorsqu'elles sont sauvages!

Photo:  On les aime nos abeilles -- encore plus lorsqu'elles sont sauvages!

Crédit : Mikael F via Flickr

Par David Suzuki

Un grand nombre de campagnes environnementales des cinq dernières décennies avaient pour objectif de sensibiliser la population aux espèces menacées vivant sur des territoires sauvages et éloignés. Au Canada, on a porté une attention particulière aux grosses bêtes photogéniques qui ont une importance culturelle. L'attention était encore plus forte lorsque les campagnes utilisaient des slogans mémorables, des autocollants rigolos et d'adorables toutous en peluche. Cette stratégie a souvent porté ses fruits.

Cependant, au cours des dernières années, des bestioles plus petites, qui souvent croisent notre chemin, ont survolé l'actualité : les abeilles. Il y a de ça près de dix ans, des apiculteurs d'Europe et d'Amérique du Nord ont commencé à observer un important déclin dans les populations d'abeilles. Les abeilles ont vu la plus grande partie de leur habitat naturel reculer devant l'urbanisation et l'agriculture industrialisée. Sans compter le stress additionnel des sécheresses et des hivers rudes causé par les changements climatiques. Ces menaces, additionnées à la prolifération des maladies et des insectes nuisibles ainsi qu'à l'utilisation de pesticides tels que les néonicotinoïdes, ont provoqué des pertes sans précédent pour les apiculteurs. (Puisque les abeilles et d'autres insectes sont des fournisseurs de services écologiques comme la pollinisation, il est insensé qu'ils deviennent victimes d'une guerre visant à éliminer ou à maîtriser quelques éléments nuisibles.)

Le déclin de l'abeille a fait les nouvelles en raison du délicieux miel que l'insecte fabrique, mais davantage en raison du fait qu'elle est un pollinisateur. Près des trois quarts des plantes à fleurs et plus d'un tiers des cultures vivrières mondiales dépendent des pollinisateurs — des abeilles, des papillons aux colibris et les chauves-souris. Ainsi, des gouvernements partout dans le monde ont élaboré des stratégies en vue de les protéger, dont celui de l'Ontario qui a récemment proposé un plan d'action pour préserver la santé des pollinisateurs.

Au Canada, l'attention publique se tourne principalement vers l'abeille domestique européenne productrice de miel, mais la recherche indique que la crise est beaucoup plus étendue qu'elle n'y paraît : des centaines d'espèces sauvages moins connues seraient également touchées.

Des près de 800 espèces d'abeilles sauvages au Canada, plus de 90 % ont un mode de vie « solitaire » plutôt que d'appartenir à de larges colonies. Les deux tiers nichent au sol, dont les bourdons et les abeilles fouisseuses qui fabriquent leur nid à même le sol ou sous des feuilles ou des pierres. Les autres habitent dans des cavités, comme les abeilles maçonnes et les abeilles charpentières, qui se glissent dans le creux de tiges, de brindilles ou de bûches.

Malgré que l'abeille à miel fait les gros titres et qu'on lui attribue la pollinisation de la majeure partie des fleurs et des cultures, les études démontrent que les abeilles sauvages sont de deux à trois fois plus efficaces comme pollinisatrices, et que certaines, comme l'abeille maçonne, le sont 80 fois plus.

La bonne nouvelle est que la crise de l'abeille à miel a provoqué de l'intérêt pour tous les pollinisateurs, poussant ainsi des milliers de groupes et de citoyens partout sur la planète à leur créer de nouveaux espaces — des « hôtels » pour abeilles sauvages, des ruches sur les toits et des jardins pour pollinisateurs dans les parcs et les cours d'école.

Plus nos communautés se développent, plus l'habitat des pollinisateurs est morcelé en territoires détachés qui brisent les routes naturelles. La connexion des réseaux d'habitats en milieu urbain devient fascinante. Le Oslo's Bumblebee Highway, le Seattle's Pollinator Pathway et le Hamilton's Pollinator Paradise sont tous de grands projets locaux.

L'établissement d'un corridor urbain pour les pollinisateurs est au cœur même du projet Homegrown National Park Project (seulement en anglais) de la Fondation David Suzuki, qui depuis 2013 a créé près d'une cinquantaine d'îlots de pollinisation le long d'un ruisseau qui est maintenant enfoui sous Toronto — allant de quelques plantes clandestines à un réseau de bacs à fleurs dans les écoles, les cafés, les églises, les parcs et les cours.

Ce printemps, la Fondation lancera un grand projet pancanadien d'autoroute pour papillons (en anglais seulement) afin d'inspirer des innovations urbaines pour aider les abeilles, et la création de corridors de quartiers pour les pollinisateurs, et ce, partout au pays. À l'aide de vidéos, de conseils et d'autres ressources, le projet présentera des initiatives qui rapprochent maison et nature, une plantation aidant les pollinisateurs après l'autre.

Vous pouvez faire partie de ce mouvement en plein essor afin de protéger les pollinisateurs. Allez faire un tour à votre bibliothèque, ou consultez le site davidsuzuki.org/pollinators (en anglais) pour en apprendre davantage sur l'étonnante diversité des abeilles sauvages et des pollinisateurs de votre région. Et pendant que vous y êtes, découvrez les fleurs et les arbustes préférés de ces espèces, qui pourraient facilement s'adapter à votre cours ou à votre balcon. Puis regardez ce que font les groupes locaux.

Vous voulez démontrer à quel point vous aimez les abeilles sauvages? Créez un sanctuaire pour les insectes qui nichent au sol dans votre cour ou votre jardin en laissant un coin de terrain dénudé et exposé au soleil. Ajoutez-y quelques tiges et branches creuses ainsi que quelques débris de bois pour ceux qui préfèrent les cavités. Et assurez-vous qu'on les laissera tranquilles pendant tout l'hiver.

Est-ce que le bruit dans les médias et les campagnes remplies de jeux de mots sauveront les abeilles? Seul le temps en sera témoin. D'ici là, nous pouvons contribuer en accueillant les abeilles dans nos cours et nos voisinages.
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David Suzuki est un scientifique, un communicateur, un auteur et est un des cofondateurs de la Fondation David Suzuki. Écrit à l'aide du spécialiste des communications et apiculteur urbain de la Fondation David Suzuki, Jode Roberts._

L'énergie solaire : simplement brillant

Photo: L'énergie solaire : simplement brillant

Crédit : Nait via Flickr

Par David Suzuki

Mis à part l'énergie nucléaire ou géothermique, toutes les autres formes d'énergie que nous utilisons provient du soleil sous une forme ou sous une autre. Quand le soleil touche la surface de la Terre, des transferts de chaleur se mettent en branle et déplacent les masses d'air et les océans qui alimentent les éoliennes et les hydroliennes. Quand la chaleur du soleil fait évaporer l'eau, elle contribue au cycle hydrologique qui remplit les réservoirs servant à l'hydroélectricité.

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