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Jour du dépassement : l'endettement écologique explose

Photo: Jour du dépassement : l'endettement écologique explose

Crédit : JD Hancock via Flickr

Par Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques

Alors que l'analyste économique Gérald Fillion nous apprenait récemment sur les réseaux sociaux que l'indice boursier TSX avait atteint un sommet historique, voilà qu'en contrepartie, le Global Footprint Network (GFN) nous apprenait que notre planète avait épuisé son capital écologique en huit mois en date du 20 août 2014.

Deux indices différents, deux réalités qui semblent elles aussi différentes, mais qui pourtant ne devraient pas être en dichotomie : économie et environnement. Pourquoi? Parce qu'un système économique viable se devrait d'être la résultante d'un environnement sain...plutôt que le contraire, tel qu'on l'observe présentement.

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Petit manuel d'autodéfense pétrolière

Photo: Petit manuel d'autodéfense pétrolière

Depuis que l'industrie pétrolière a pris pied au Québec, une impressionnante machine de propagande s'est mise en place, propagande qui est relayée dans les médias et qui s'enracine peu à peu dans notre perception des enjeux pétroliers. Qui d'entre nous n'a pas entendu ces arguments pro-pétrole sur des lignes ouvertes, dans les commentaires d'une page web, dans notre milieux de travail, dans notre voisinage, dans notre famille. Voici un petit florilège des arguments les plus utilisés et quelques outils pour les contrer.

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La Tournée bleu Terre : c'est l'affaire de tous

Photo: La Tournée bleu Terre : c'est l'affaire de tous

Par David Suzuki

Une photo maintenant célèbre prise en 1972 par les astronautes d'Apollo 17 à 45 000 kilomètres est connue sous le nom de « la bille bleue ». Le regretté scientifique Carl Sagan a, lui aussi, décrit une photo de 1990 prise à six milliards de kilomètres par la sonde Voyage 1 comme « un point bleu pâle ».

Le fait de pouvoir voir la Terre depuis le lointain espace secoue profondément quiconque a chance d'en faire une telle observation. « Quand on regarde la Terre depuis l'espace, on voit cette planète, impressionnante, magnifique au-delà des mots », racontait Ron Garan, astronaute dans la Station spatiale internationale. « Ça ressemble à un organisme qui vit et qui respire. Du même coup, [cet organisme] semble extrêmement fragile. » Quand il parle de l'atmosphère, Garan ajoute qu' « il est vraiment triste... de réaliser que c'est cette couche, mince comme du papier, à elle seule qui protège tout ce qui vit sur Terre. »

Plusieurs astronautes ont fait part d'un sentiment d'être connecté, un sentiment qui dépasse les frontières et les conflits mondiaux — ce qu'on appelle « overview effect », ou « effet d'ensemble ». Edgar Mitchell, qui a participé à la mission Apollo 14, dit : « On développe une conscience globale instantanée, un intérêt pour les gens, un dégoût intense de l'état actuel du monde, et une pulsion pour faire changer tout cela. D'ici sur la Lune, la politique internationale nous paraît si insignifiante. »

Comment quelqu'un qui a vu une telle photo de la Terre peut traiter notre belle petite maison bleue avec autant de dédain et de détachement? Comment quelqu'un peut ne pas reconnaître le caractère précieux et limité de nos ressources, en particulier de l'eau — et le fait que nous devons nous partager et protéger ce que avons?

La photo de la « bille bleue » prise dans Apollo 17, la dernière mission lunaire habitée, a propulsé le mouvement environnemental à l'échelle planétaire. Désormais, alors que des gens partout dans le monde se battent pour l'air, l'eau et le sol — non pas seulement entre eux, mais contre des corporations menées par le profit, coûte que coûte — nous avons besoin de revenir en force pour sauver notre petite planète bleue.

C'est pourquoi je me lance dans ce qui sera probablement ma dernière tournée à travers le pays. Du 24 septembre au 9 novembre, je traverserai le Canada, de Saint-Jean de Terre-Neuve à Victoria, en Colombie-Britannique, en faisant 20 arrêts sur ma route comprenant Montréal et Québec Mon objectif est de travailler avec des citoyennes et citoyens de tous les horizons afin de protéger les gens et les lieux qui nous tiennent à cœur. C'est de loin la plus grande chose que j'aie accomplie de toute ma vie.

Et ce sera amusant! Parce qu'ils aiment tout autant notre pays et la planète, beaucoup de mes amis se joignent à moi tout au long de ce parcours, comme Feist, Neil Young, les Barenaked Ladies, Margaret Atwood, Kinnie Starr, Raine Maida, Grimes, Danny Michel, Stephen Lewis, Bruce Cockburn, Robert Bateman, Shane Koyczan et bien d'autres. Au Québec, ce sera au tour des Jean Lemire, Les Cowboys Fringants, Yann Perreau, Ariane Moffat, d'Emily Haines et Jimmy Shaw de Metric, Half Moon Run, The Franklin Electric, Alexandre Désilets de se joindre à la Tournée bleu Terre.

Le but de notre Tournée bleu Terre est de travailler avec les leaders locaux, les groupes, les gouvernements, les Premières Nations, les musiciens, auteurs, et experts légaux et — nous l'espérons — vous, dans des initiatives locales, régionales et nationales afin d'assurer que toutes et tous auront accès à une eau pure, de l'air propre et des aliments sains. Au bout du compte, nous aimerions que le droit de vivre dans un environnement sain soit entériné dans la Charte des droits et libertés de la Constitution canadienne.

Ceci semble un défi de taille, mais ce n'est pas hors du commun. Plus de la moitié des pays du monde — au moins 110 — ont des droits environnementaux figurant dans leurs constitutions. Cela ne fait pas de doute qu'une telle absence dans un pays comme le Canada, où la pureté de l'air et de l'eau, la nature spectaculaire et la richesse de la faune, de la flore et des ressources nous donnent fière allure et font l'envie des gens du monde, est d'une étrangeté capitale.

Peut-être prenons-nous notre bonne étoile pour acquis. Mais nous ne devrions pas. Déjà, les risques environnementaux causent la mort de 36 000 personnes au pays chaque année, et la moitié d'entre nous vivons dans des endroits où nous sommes exposés à des niveaux de pollution trop élevés pour la santé. La pollution coûte 100 milliards $ par année au Canada, et plusieurs souffrent d'asthme ou de maladies cardiovasculaires à cause de contaminants environnementaux.

Alors qu'il devient urgent d'extraire, de déplacer et de vendre les combustibles fossiles pendant qu'il y a encore un marché, la situation ne fera qu'empirer — à moins que nous n'intervenions tous. Ce n'est pas d'agir à l'encontre du développement ou du progrès, c'est d'engager une conversation sur le genre de pays que nous désirons avoir. Et c'est d'assurer que notre économie crée plus de bienfaits que de dommages aux gens et aux écosystèmes qui nous maintiennent en vie et en santé.

Nous espérons que vous vous joindrez à nous. Visitez le site latourneebleuterre.ca pour tous les détails et pour les dates de la tournée dans votre région.

Écrit avec la contribution de Ian Hanington, éditeur-en-chef pour la Fondation David Suzuki.
Apprenez-en plus sur www.davidsuzuki.org

Traduction : Edmond Pelletier

Les villes canadiennes, leader de l'action sur les changements climatiques

Photo: Les villes canadiennes, leader de l'action sur les changements climatiques

(Crédit : Kenny Louie via Flickr)

Par David Suzuki

Souvent, lorsque nous parlons des graves conséquences des changements climatiques, nous oublions que les actions qui visent à réduire ou prévenir ces impacts amènent aussi d'autres bénéfices tels l'amélioration de la qualité de l'air, la protection des espaces verts, l'habitabilité des quartiers et l'augmentation de l'efficience économique. Il n'est donc pas surprenant de voir que les villes canadiennes posent des actions tangibles et positives sur les changements climatiques.

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Lac-Mégantic : où en sommes-nous?

Par Sébastien Sauvé

Par Jean-Patrick Toussaint et Sébastien Sauvé, membres du Cercle scientifique David Suzuki

Comme tous les Québécoises et Québécois, la Fondation David Suzuki a été bouleversée par la tragédie qui a frappé nos concitoyens de Lac-Mégantic qui a coûté la vie à 47 personnes. Un an après cette catastrophe, nous avons le devoir de nous assurer que plus jamais une telle chose ne se produise.

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Un dépotoir nucléaire n'a pas sa place près du lac Huron

Photo: Un dépotoir nucléaire n'a pas sa place près du lac Huron

Crédit : Charles Dawley via Flickr

Par David Suzuki

La dilution serait-elle la solution pour éliminer les déchets nucléaires qui peuvent demeurer radioactifs pendant 100 000 ans? Selon un comité de quatre experts qui s'est présenté devant une commission mixte fédérale, la réponse est oui...

Ce comité examine présentement un projet d'Ontario Power Generation (OPG), dans lequel on propose d'enfouir les déchets nucléaires faiblement et moyennement radioactifs des centrales nucléaires de Darlingon, de Pickering et de Bruce dans le sol calcaire de la centrale de Bruce, à Kincardine, près du lac Huron. Selon le Toronto Star, les experts estiment que 1 000 mètres cubes d'eau contaminée pourraient s'échapper du site, quoique cette éventualité soit « hautement improbable ». Et même dans l'éventualité d'une fuite, cette quantité serait négligeable en raison de la quantité d'eau contenue dans le lac et des précipitations qu'il reçoit annuellement.

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Lac Saint-Charles : Québec doit suivre l'exemple de New York

Photo: Lac Saint-Charles : Québec doit suivre l'exemple de New York

Crédit : Annie Pilote via Flickr

Par Jean-Patrick Toussaint

Jean-Patrick Toussaint, Ph.D., Chef des projets scientifiques, Fondation David Suzuki

Tout dernièrement, on apprenait que l'état de santé du lac Saint-Charles, qui dessert 50 % de l'eau potable des résidents de la ville de Québec, s'était grandement détérioré au cours des dernières années. Les développements routiers, les activités agricoles, les fosses septiques non conformes et le déboisement du bassin versant du lac St-Charles sont au banc des accusés concernant la détérioration de ce lac. En laissant ainsi se dégrader le bassin versant du lac Saint-Charles, Québec a mis en péril la source d'approvisionnement en eau potable de plus de 280,000 personnes. Les résidents de la Capitale-Nationale et de ses environs se voient donc confrontés au résultat d'années de négligence et de détérioration des milieux naturels.

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