Affichages récents S'abonner au flux RSS de tous nos blogues

Leur pétrole, notre fleuve — faisons le bon choix!

Élection 2015 | Le 27 août 2015 | Laissez un commentaire
Photo: Leur pétrole, notre fleuve - faisons le bon choix!

Le Saint-Laurent ne doit pas devenir une artère pétrolière

La campagne fédérale est déjà bien amorcée, mais les candidats tardent à aborder les enjeux qui nous préoccupent. C'est le moment de prendre l'initiative.
Au cours du mandat du prochain gouvernement, s'ils sont autorisés, les projets d'exportation de pétrole par train, navire-citerne ou oléoduc multiplieront par quatre les quantités de pétrole qui transitent le long du Saint-Laurent. Bientôt, plus de 1,5 million de barils de pétrole transiteront chaque jour le long du fleuve, source d'eau potable pour près d'un Québécois sur deux.

ÉLECTIONS 2015 — Ce que vous pouvez faire cette semaine :

CONTACTEZ VOS CANDIDATS



Il est temps de dire à tous les candidats à cette élection que nous nous opposons à cette invasion qui met à risque notre eau potable et notre fleuve!

Contactez tous les candidats dans votre circonscription et demandez à ce qu'ils s'engagent à rejeter ces projets s'ils sont élus. Pour vous aider, la Fondation a produit cette carte des projets pétroliers qui vous aidera à identifier les projets planifiés dans votre circonscription.

Plusieurs partis se sont déjà engagés à stopper les projets d'exportation de pétrole par la Colombie-Britannique, mais certains n'ont pas encore pris le même engagement pour le Québec. L'industrie compte maintenant faire passer ses projets au Québec avec l'appui du prochain gouvernement fédéral.
À nous maintenant de signifier à tous ceux qui veulent nous représenter que nous n'accepterons pas ici, ce qui a été rejeté en Colombie-Britannique. Notre fleuve ne doit pas devenir la sortie de secours du pétrole albertain.
Contactez vos candidats aujourd'hui.

Le Québec ne sera pas le prix de consolation de l'industrie pétrolière!

L'aide mémoire de la liste électorale!

Élection 2015 | Le 19 août 2015 | Laissez un commentaire
Photo: L'aide mémoire de la liste électorale!

Des élections, ça peut être mélangeant. Voici donc un premier aide mémoire portant sur la liste électorale! Vérifiez que vous êtes inscrit(e) sur la liste afin de pouvoir voter, inscrivez-vous si vous n'y figurez pas et assurez-vous que votre entourage fasse de même.

Aide mémoire : la liste électorale!

  • Vérifiez que vous êtes sur la liste!
  • Besoin de mettre à jour votre adresse : Vous pouvez le faire en ligne!
  • Pour les électeurs et électrices au Québec, l'inscription sur la liste électorale doit se faire en personne. Vous trouverez l'adresse de votre bureau local au moyen du Service d'information à l'électeur. Si vous avez besoin d'aide, communiquez avec l'administration centrale d'Élections Canada, au 1-800-463-6868.
  • N'oubliez pas de faire les changements nécessaires avant le mardi 13 octobre, 18 h!
  • Impossible de vous présenter avant le jour de l'élection? Vous pouvez vous inscrire à votre lieu de vote par anticipation ou à votre lieu de vote le jour de l'élection, avant de voter. Par contre, il est plus facile et plus rapide de vous inscrire à l'avance.

Aidez votre entourage à savoir s'ils sont sur la liste ou incitez-les à s'inscrire : Partagez sur Facebook ou sur Twitter!

Le 19 octobre, je vote!.

Élections 2015 — Économie, le Canada au fond du baril

Élection 2015 | Le 18 août 2015 | Laissez un commentaire
Photo: Élections 2015 - Économie, le Canada au fond du baril

(Crédit : Enrico via Fotolia)

Par Karel Mayrand

La campagne électorale fédérale se déroule alors que les nuages s'amoncellent sur l'économie canadienne. Suite à l'effondrement des cours du pétrole, l'économie canadienne a enregistré cinq moins consécutifs de décroissance. Si ce recul se prolonge un mois de plus, le Canada se retrouvera le seul pays du G8 à être en récession. Cette situation met en relief la vulnérabilité de notre économie et l'échec de la stratégie pétrolière déployée depuis 15 ans. La campagne électorale offre l'occasion de remettre en question notre modèle économique alors que le pays touche le fond du baril de pétrole.

Continuer »

Les élections 2015

Élection 2015 | Le 12 août 2015 | Laissez un commentaire

Nouvelles et analyses concernant la campagne électorale 2015. Vous y trouverez aussi des conseils afin d'avoir un impact d'ici le jour du scrutin.

Outils, analyses, blogues et conseils : La Fondation David Suzuki vous accompagnera tout au long des élections fédérales 2015 :Découvrez ce contenu




Engagez-vous à voter pour un leadership audacieux :Le 19 octobre, je vote!

La stratégie énergétique des premiers ministres ne suffit pas

Photo: La stratégie énergétique des premiers ministres ne suffit pas

(Crédit : Kris Krug via Flickr)

Par David Suzuki

Le 15 juillet dernier, un pipeline à la fine pointe de la technologie s'est fissuré près du fort McMurray, en Alberta, répandant cinq millions de litres de bitume, de sable et d'eaux usées sur plus de 16 000 mètres carrés — un des plus grands déversements de pétrole dans l'histoire du Canada. Deux jours plus tard, un train en provenance du Dakota du Nord a déraillé dans le Montana, déversant 160 000 litres de pétrole brut et forçant l'évacuation des résidences avoisinantes.

Continuer »

Bienvenue dans un monde extrême qui se réchauffe

Photo: Bienvenue dans un monde extrême qui se réchauffe

(Crédit : PVS444 via Flickr)

Par David Suzuki

Vancouver, ma ville natale, est dans une forêt pluviale, alors les journées ensoleillées, on les célèbre. Les gens me disent qu'ils aiment ce climat sec qu'on a depuis quelque temps, mais ils ajoutent invariablement que ce n'est pas normal ; surtout avec toute cette fumée des feux de forêt, tout près.

Continuer »

Une victoire pour le climat et les droits environnementaux

Photo: Une victoire pour le climat et les droits environnementaux

Marche action climat, le 11 avril 2014, Québec

Par Alvin Singh, gestionnaire des communications

Un tribunal néerlandais ordonne une révision à la hausse des cibles de réduction des émissions de GES

Le 24 juin passera dans les annales de la protection du climat aux Pays-Bas. En effet, une cour de La Haye a déterminé que les cibles de réduction des émissions fixées par le gouvernement étaient trop peu ambitieuses, compte tenu de la gravité du danger que pose le réchauffement de la planète, et a ordonné à l'État une réduction de 25 pour cent des émissions de gaz à effet de serre au cours des cinq prochaines années.

Selon le quotidien britannique The Guardian, des militants ont déclaré que les gouvernements devront désormais s'attendre à des recours juridiques citoyens, comme à l'époque des mouvements des droits civiques, lorsque les gens jugeront insuffisants leurs engagements en matière de réduction des émissions.

Pour nous, à la Fondation David Suzuki, il s'agit d'une excellente nouvelle, bien sûr, mais surtout d'une nouvelle porteuse d'espoir, car nous qui croyons que tous les citoyens du Canada — peu importe, qui ils sont et d'où ils viennent — ont droit de vivre dans un environnement sain, nous pensons également qu'un des moyens d'obtenir ce droit est qu'il soit reconnu d'abord par les tribunaux.

En 2008, une poursuite déposée devant des tribunaux canadiens en vue d'obtenir que le gouvernement respecte ses propres engagements en vertu du Protocole de Kyoto avait été rejetée. Il avait été jugé inapproprié alors que le système judiciaire intervient dans un dossier jugé de nature politique.

Aux Pays-Bas, le tribunal a estimé que les risques pour la population découlant des changements climatiques sont trop élevés pour que l'on reste les bras croisés. Nous sommes entièrement d'accord! C'est précisément pour cette raison que nous avons démarré le mouvement bleu Terre qui, nous le souhaitons, convaincra nos décideurs d'agir en faveur de notre droit à tous de vivre dans un environnement sain — ce qui passe également par l'application de la justice climatique ici même au Canada.

Les droits environnementaux et les changements climatiques sont inextricablement liés. On le sait maintenant, les pays qui garantissent les droits environnementaux et les obligations à cet égard dans le cadre de leur constitution ont réduit leurs émissions de gaz à effet de serre bien plus rapidement que ne l'ont fait les pays n'ayant pas adopté de telles dispositions.

L'existence de ces droits a également ouvert la voie à l'adoption d'une réglementation plus stricte en matière de protection de l'environnement, à une application plus rigoureuse des lois en vigueur, et au renforcement du rôle citoyen dans le processus décisionnel lié à l'environnement. Autant de mesures favorables au climat.

Nombre d'experts estiment que l'article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés pourrait être interprété de manière à inclure les droits environnementaux dans la sécurité des personnes; nos partenaires d'Ecojustice explorent d'ailleurs cette avenue auprès des tribunaux. Une autre avenue consiste à amender la Charte directement afin de garantir explicitement le droit à un environnement sain, une disposition que plus de 110 pays dans le monde ont déjà adoptée. Cet amendement, c'est le but ultime du mouvement bleu Terre.

Quelle leçon nos dirigeants doivent-ils tirer de cette décision? De plus en plus de gens, de citoyens dans le monde — à commencer par ici au Canada — militent en faveur d'une relation plus équilibrée avec la planète qui nous nourrit.

La décision rendue aux Pays-Bas fera sans doute l'objet d'un appel, mais peu importe, car le mouvement est lancé. De fait, des campagnes semblables sont déjà en marche en Belgique, en Norvège et aux Philippines. Pendant que ces groupes travaillent à faire des droits environnementaux un sujet dominant à travers le monde, le mouvement bleu Terre poursuivra son travail en ce sens ici au Canada.

L'ampleur que prend ce mouvement citoyen permet d'entrevoir celle de l'appui de la population citoyenne dont nous aurons besoin pour influer sur les décisions futures des tribunaux au Canada, et pour exiger de nos représentants politiques qu'ils fassent tout en leur pouvoir pour protéger les gens et les lieux que nous aimons.

Par Alvin Singh, gestionnaire des communications