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Projet de Loi 102 : un recul pour le droit à un environnement sain

Le Nid du Colvert | Le 20 février 2017 | Laissez un commentaire
Photo: Projet de Loi 102 : un recul pour le droit à un environnement sain

Par Dr. David R. Boyd et Peter Wood*

Il y a près de 40 ans, le Québec reconnaissait dans la Loi sur la qualité de l'environnement (LQE) loi le droit de ses citoyens de vivre dans un environnement sain, un droit qui fut par la suite inscrit dans la Charte québécoise des droits et libertés en 2006. Par ces avancées, le Québec faisait partie des juridictions pionnières en instaurant un droit qui est maintenant reconnu dans 110 pays dans le monde. Le Québec est maintenant à la croisée des chemins : alors que des juridictions ailleurs au Canada et dans le monde poursuivent les avancées en la matière de droits environnementaux, il s'apprête à priver ses citoyens d'un pilier de ces droits, l'accès à l'information.

Le droit de vivre dans un environnement sain se fonde sur trois éléments : l'accès à l'information environnementale, l'accès à des recours juridiques et la participation des citoyens aux décisions qui ont un impact sur leur environnement. L'accès à l'information est une condition sine qua non du droit à un environnement sain. En effet, comment participer pleinement aux processus décisionnels, ou entreprendre des recours juridiques si l'information sur les contaminants environnementaux ou les projets de développement industriel est tenue secrète?

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L'anthropocentrisme fait fi des liens essentiels

Photo: L'anthropocentrisme fait fi des liens essentiels

(Crédit : Moyan Brenn via Flickr)

Par David Suzuki

Depuis des décennies, les scientifiques nous avertissent que nous sommes sur une pente dangereuse. Nous vivons en effet dans l'illusion que la croissance illimitée de la population, de la consommation et de l'économie est possible et qu'elle constitue l'objectif même de nos sociétés. Or, une croissance illimitée est irréaliste dans une biosphère limitée. La croissance n'est pas une fin en soi, mais un moyen.

L'être humain n'est qu'une espèce parmi d'innombrables autres auxquelles il est lié et dont il dépend. C'est pourquoi chacun de nos gestes a des répercussions et comporte des responsabilités. Pendant la majeure partie de son existence, l'humain s'est vu comme faisant partie d'un réseau. Il avait alors une vision biocentrique des choses. En adoptant la position d'espèce « dominante », nous avons commencé à nous voir au centre de tout. Ce point de vue anthropocentrique nous amène à penser que nos besoins et nos attentes éclipsent ceux du reste de la nature.

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Travailler moins pour vivre mieux

Photo: Travailler moins pour vivre mieux

(Crédit : Justin Lynham via Flickr)

Par David Suzuki

Depuis les années cinquante, le monde du travail a connu de grands bouleversements dans les pays développés. Les avancées technologiques ont accentué l'obsolescence de nombreux métiers. La mondialisation a transféré des emplois là où la main-d'œuvre est la moins chère et où les normes sont les moins élevées. La plupart des ménages sont passés d'un seul soutien financier à deux, voire plus. Les femmes sont complètement intégrées au marché du travail, sans toujours bénéficier des mêmes chances, conditions et salaires. Une grande partie de notre travail est inutile et souvent destructrice : elle épuise les ressources, endommage les écosystèmes, pollue l'air, l'eau et le sol, et accélère les changements climatiques.

Pourtant, nous étirons notre vie active en travaillant autant ou plus au sein du même système dépassé et destructeur. Nous nous acharnons à produire, à consommer-jeter et à faire tourner la roue de la croissance illimitée et de la consommation ostentatoire. Le fossé entre les riches et les pauvres ne cesse de s'élargir. Les travailleurs et les chômeurs sont de plus en plus laissés pour compte, accablés par le fardeau de leurs dettes et une compétition féroce pour de rares emplois aux conditions qui se dégradent sans cesse.

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Des REER sans combustibles fossiles, c'est maintenant possible!

Le Nid du Colvert | Le 5 février 2017 | Laissez un commentaire
Photo: Des REER sans combustibles fossiles, c'est maintenant possible!

Par Karel Mayrand

Voici revenue la saison des REER. D'ici au premier mars, les institutions financières vont rivaliser de campagnes publicitaires pour vous convaincre de placer votre épargne chez elles. Il y a du nouveau cette année : pour la première fois, des institutions financières vous offrent la possibilité de désinvestir votre épargne des combustibles fossiles, pour les réinvestir dans les énergies renouvelables et des placements qui ont un impact réel dans l'économie du Québec. Vous croyez comme moi que l'argent de votre retraite ne doit pas servir à détruire notre climat ou à financer Énergie Est ? Lisez la suite.

Qu'est-ce que le mouvement de désinvestissement ?
Le mouvement Divest/Invest qui vise à désinvestir les combustibles fossiles pour réinvestir dans les énergies propres a pris un grand essor ces dernières années. D'après l'organisme 350.org, 5500 milliards $ ont été désinvestis à ce jour par 694 institutions et 58 000 individus dans le monde. Ceci inclut le Rockefeller Brothers' Fund, la Fondation Leonardo DiCaprio, la Fondation David Suzuki, de grandes universités comme Standford, Oxford ou Yale, des organismes caritatifs ou des communautés religieuses. Même le fonds souverain de la Norvège, le plus grand au monde, a désinvesti du charbon et des sables bitumeux. Au Québec, une campagne est en cours pour demander à la Caisse de dépôt et placement du Québec de sortir des combustibles fossiles. À ce jour, plus de 5300 personnes ont écrit à Michael Sabia dans le cadre de cette campagne qui a reçu l'appui du Parti Québécois et de Québec solidaire.

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Nous avons beaucoup à apprendre de la nature

Photo: Nous avons beaucoup à apprendre de la nature

(Crédit : Argonne National Laboratory via Flickr)

Par David Suzuki

Si vous survolez une forêt, vous verrez que chaque arbre et chaque plante pointent vers le ciel pour absorber la source d'énergie par excellence : la lumière du soleil. Pour contre, si vous survolez une ville, vous verrez des toits, des rues et des trottoirs qui ignorent tous les bienfaits du soleil. La recherche démontre que nous ferions mieux de penser davantage comme une forêt.

Les routes solaires pourraient tracer la voie dans cette direction. Les rues, les trottoirs et les terrains de stationnement occupent de vastes étendues. En les utilisant pour produire de l'électricité, nous perturberions moins l'environnement, car nous n'empiéterions pas sur de nouvelles terres pour implanter des installations solaires.

La société française Colas collabore avec l'Institut national de l'énergie solaire français (INES) pour tester la technologie Wattway dans diverses conditions. Au cours des quatre prochaines années, ce projet permettra de recouvrir 1 000 kilomètres de routes existantes d'un mince revêtement photovoltaïque robuste et antidérapant. On estime que cela pourrait approvisionner cinq millions de personnes en électricité. Bien que des critiques s'élèvent au sujet des coûts et de la faisabilité de ce projet, il n'a rien d'utopique. Cette technique est déjà testée et implantée dans le monde entier.

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Le gouvernement des États-Unis dit OUI aux pipelines Keystone XL et Dakota. Demandez au gouvernement canadien de dire NON.

Le Nid du Colvert | Le 24 janvier 2017 | Laissez un commentaire
Photo: Le gouvernement des États-Unis dit OUI aux pipelines Keystone XL et Dakota. Demandez au gouvernement canadien de dire NON.

Nous n'atteindrons pas le plein potentiel des énergies renouvelables et des technologies vertes au Canada si l'on n'arrête pas d'investir dans les énergies fossiles.

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On nous a prévenus: l'humanité est sur un cap de collision

Photo: On nous a prévenus: l'humanité est sur un cap de collision

(Crédit : Nattu via Flickr)

Par David Suzuki

Plus nous tarderons à nous attaquer aux problèmes environnementaux, plus ils seront difficiles à résoudre. Même si nous connaissons les changements climatiques et leurs conséquences depuis longtemps et que nous voyons leurs effets s'aggraver au quotidien, nos élus continuent de promouvoir et d'approuver des infrastructures d'énergies fossiles comme si nous avions encore tout notre temps pour freiner le réchauffement de la planète.

On nous avait pourtant prévenus. En 1992, une majorité des lauréats de Prix Nobel encore vivants et plus de 1 700 scientifiques parmi les plus en vue au monde ont signé un document remarquable intitulé « World Scientists' Warning to Humanity ».

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