Affichages récents dans Cercle scientifique
Les biens et services écologiques et la santé
(Crédit : cockaigne via Flickr)
Depuis quelques années, l'expression « biens et services écologiques » (BSE) retient l'attention autant chez les scientifiques, que chez les citoyens et décideurs. On retrouve ce concept à la base de nouvelles politiques publiques en environnement et de stratégies d'entreprises novatrices. L'utilisation de ce concept fait référence aux bénéfices que tirent les sociétés humaines de la nature et vise à concevoir les écosystèmes en une série d'attributs, vecteurs de bien-être, qui rendent la vie possible à l'homme. Si certains travaux en font mention à partir des années 60 et 70 (voir notamment le rapport Meadows : The limits to growth), c'est principalement depuis la sortie en 2005 du Rapport sur l'Évaluation des Écosystèmes pour le Millénaire que le sujet s'est étendu au-delà du monde environnemental.
Le raisonnement généralement accepté veut que ces BSE naissent des structures et processus naturels; les structures étant les supports biotiques (flore, faune, etc.) et abiotiques (climat, géologie, etc.), alors que les processus relèvent des cycles et interactions entre ces supports.
Continuer »Accès au savoir scientifique : un enjeu central pour la santé de notre démocratie
(Crédit: CIMMYT via flickr)
Ce n'est plus un secret, les dernières années ont été difficiles pour bien des scientifiques à travers le pays. L'ouverture d'une enquête du commissaire fédéral à l'information sur certaines politiques et méthodes qui ont pour effet de museler les scientifiques du gouvernement canadien confirme les craintes : les scientifiques fédéraux ont perdu leur droit de parole.
Dans un contexte où le gouvernement mise tous ses efforts dans le développement effréné de ses ressources naturelles, devrait-on alors s'étonner que la plupart des institutions visées par cette enquête œuvrent en environnement?
Continuer »La santé des écosystèmes, c'est aussi notre santé
et Dr François Reeves
Michel Leboeuf est biologiste et rédacteur en chef de Nature sauvage, alors que Dr François Reeves est cardiologue d'intervention au CHUM et à la Cité de la santé de Laval et professeur agrégé de médecine à l'Université de Montréal. Tous deux sont membres du Cercle scientifique David Suzuki. Ils nous offrent ici leurs perspectives sur l'état des écosystèmes terrestres concernant l'état de la santé humaine.
Continuer »Que nous réserve l'avenir pour nos hivers québécois?
(Crédit: drurydrama via flickr)
Dominique Paquin travaille à Ouranos au sein du consortium sur climatologie régionale et l'adaptation aux changements climatiques. Spécialiste en simulations climatiques, elle contribue à l'étude des changements climatiques à divers niveaux, par exemple en évaluant les modifications anticipées des précipitations sévères d'été. Elle discute avec nous des tendances climatiques pour le Québec pour les décennies à venir.
1. Compte-tenu qu'il n'y a plus de débat scientifique quant à la réalité des changements climatiques, quels sont les scénarios climatiques à prévoir pour le Québec pour les décennies à venir?
Au Québec, comme sur le reste du globe, la température à la surface augmentera, manifestation première du changement du climat causé par l'augmentation anthropique des gaz à effet de serre. En moyenne sur le globe, pour la fin du présent siècle par rapport à la fin du siècle dernier on prévoit une augmentation située entre 1.1 et 6.4 °C, la fourchette provenant des multiples incertitudes, entre autres celle sur les futures concentrations de gaz à effet de serre (GES). Au Québec, comme dans toutes les régions nordiques, l'augmentation prévue est plus grande que celle moyenne du globe, notamment à cause de la fonte des glaces et de la neige. L'augmentation moyenne de la température annuelle pourrait dépasser 7°C. Les changements au niveau hydrologique (précipitation) découlant de cette augmentation de température sont complexes et il est plus difficile de donner l'heure juste quant à ce que l'on s'attend. On sait toutefois qu'une atmosphère plus chaude peut contenir plus d'humidité et que les modèles prévoient une intensification du cycle hydrologique. Autrement dit, plus de précipitations dans les régions qui en reçoivent déjà beaucoup (comme le Québec) et moins dans les régions qui en reçoivent peu. Pour le Québec, on prévoit selon les régions et les saisons soit une augmentation des précipitations (hiver partout et au nord en été), ou pas de changement (été au sud).
Continuer »Revue scientifique et environnementale de l'année 2012
Thomas Gervais, membre du Cercle scientifique de la Fondation David Suzuki, chargé d'enseignement au département de génie physique de l'École Polytechnique de Montréal, et communicateur scientifique au Code Chastenay, présente un bref topo des plus grandes nouvelles scientifiques et environnementales de l'année 2012, dont les impacts du musèlement des scientifiques sur les citoyens et la fermeture d'un important centre de recherche au Québec.
Pour de plus amples informations, consultez les blogues du Cercle scientifique sur le site Web de la Fondation David Suzuki, ou apprenez-en davantage sur Thomas Gervais.


