Par David Suzuki avec la participation d'Ian Hanington, Spécialiste des communications et d’éditions

La plupart des émissions de téléréalité ont peu à voir avec le monde réel. Mais voici une émission qui reflètera ce qui se passe dans notre monde : 24 heures de la Réalité. Cette primeur mettra en vedette 24 conférenciers dans 24 fuseaux horaires qui parleront de la crise climatique en 13 langues. L'événement commence le mercredi 14 septembre à 19 h (heure de Montréal) et se clôturera avec une présentation multimédia en direct de New York par le Prix Nobel de la paix 2007 et ancien vice-président américain Al Gore le 15 septembre à 19 h.

Les changements climatiques sont une réalité... et ils se passent devant nos yeux! D'innombrables recherches de scientifiques et de climatologues (en anglais seulement) partout dans le monde entier confirment que la situation va empirer si nous n'arrivons pas à faire quelque chose. Les faits ne sont plus en litige. Les émissions de gaz à effet de serre, principalement causées par combustibles fossiles utilisés par les êtres humains, provoquent le réchauffement de la planète. Et les conséquences ne sont pas jolies (en anglais seulement): les problèmes de santé causés par la pollution, l'augmentation des évènements météorologiques extrêmes provoquant des inondations, des sècheresses et des tempêtes; recul des glaciers et les impacts connexes sur l'approvisionnement en eau et l'agriculture; les infestations d'insectes ; conflit sur l'amenuisement des ressources, les menaces à la survie des plantes et des animaux... la liste est longue.

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Certains font tout en leur pouvoir pour retarder les efforts, car ils ne reconnaissent pas la gravité du problème. Plus nous attendons pour trouver des solutions et les mettre en place, plus il sera couteux de surmonter les impacts des changements climatiques. Lord Stern, ancien économiste en chef de la Banque mondiale, estime que garder des émissions de gaz à effet de serre en dessous des niveaux qui pourraient conduire à des changements climatiques catastrophiques et incontrôlables pourrait couter jusqu'à deux pour cent du PIB mondial, mais de ne pas prendre des actions concrètes pourrait être économiquement encore plus désastreux.

Les gens m'accusent, avec d'autres scientifiques et environnementalistes, d'être « alarmiste ». Mais la situation est alarmante et il est encore plus alarmant de constater que certains l'ignorent, croyant que le problème va se résoudre tout seul ou que la crise n'existe même pas. Cette déconnexion avec la réalité est en grande partie due aux grandes industries qui dépensent des milliards de dollars pour semer le doute et la confusion (en anglais seulement), faisant continuellement la promotion des théories invraisemblable, comme ils l'ont fait avec les dangers de la fumée de tabac et les effets nocifs des chlorofluorocarbones sur la couche d'ozone. Ils nous disent que les changements climatiques n'existent pas, ou qu'ils sont causés par les volcans ou le soleil, ou que cela fait partie d'un cycle naturel — même que Dieu va réguler le climat à l'avantage des humains (en anglais seulement).

Mais comme Al Gore le souligne : « Les climato-septiques peuvent avoir des millions de dollars à dépenser, mais nous avons un avantage considérable. Nous avons la réalité. » Cette réalité comprend des montagnes de publications, des revues avec comités de recherche auxquels participent près de 98 pour cent des experts du climat de la planète, ainsi que l'observation en temps réel.

Le directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec, Karel Mayrand, participe aux 24 heures de réalité en offrant l'unique présentation en français à 19 h, heure de Polynésie française (à minuit heure de Montréal). Cette présentation sera disponible gratuitement en ligne et par la suite en différé sur le site du Projet de la Réalité Climatique. Deux autres Canadiens participent à l'événement. Peter Schiefke sera à Victoria à 19 heures (heure du Pacifique, 22 h heure de Montréal) le 14 septembre. Le 15 septembre, Carl Duivenvoorden, originaire du Nouveau-Brunswick, diffusera la réalité de la crise climatique au Groenland à 19 h heure locale (18 h heure du Nouveau-Brunswick, 17 h heure de Montréal). Se joignant aux autres présentateurs, ils feront la démonstration qu'il n'existe pas de débat parmi les scientifiques et les intellectuels sur l'existence des changements climatiques d'origine humaine. S'il existe un débat, il devrait se concentrer sur ce qu'il faut faire à ce sujet. Ne rien faire à ce sujet n'est pas une option viable. C'est pourtant ce que l'industrie soutient que nous devrions faire.

Des solutions existent, bien que leurs coûts aient augmenté et que la situation s'est aggravée depuis 1988 (année où les climatologues ont demandé des réductions d'émissions). Comme plus de gens prennent conscience du problème, de ses causes et en connaissent davantage sur les motivations des climato septiques, il devient plus probable que nous allons trouver des façons de réduire les conséquences pour mettre l'humanité sur la voie d'une vie plus saine sur une planète plus saine.

Nous ne pouvons pas argumenter avec des gens qui nient la réalité. Tout ce que nous pouvons faire c'est de s'assurer que la voix de la raison parle plus fort et que ceux d'entre-nous qui se soucient de l'humanité s'unissent pour trouver de meilleures façons de vivre sur notre Terre. S'il vous plait, visitez le site du Projet de la Réalité pour participer aux 24 heures de réalité en visionnant les présentations de l'évènement. Démontrez votre engagement envers la crise climatique et faites parti de la solution en remplissant le formulaire d'engagement de la Fondation David Suzuki. Vous pouvez même créer des groupes de visionnement avec votre famille, vos amis, voisins et collègues. Et passez le mot.

Nous avons besoin de prendre la parole pour assurer l'avenir de l'humanité.

Le temps est venu d'agir.

14 septembre 2011

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