Affichages récents dans Le Nid du Colvert

Pour que l'avenir l'emporte sur le passé

Le 12 janvier 2017 | Laissez un commentaire
Photo: Pour que l'avenir l'emporte sur le passé

(Crédit: Jakob Owens / Unsplash.com)

Par Louise Hénault-Ethier, Chef des projets scientifiques

Toute fin d'année nous impose un bilan. Mais un bilan n'est pas forcément, ni uniquement un regard tourné vers le passé, vers nos échecs et réussites. Il peut être aussi un beau tremplin pour amorcer le nouvel an du bon pied.

Remémorons alors les faits saillants de 2016 en matière de climat, d'énergie et de science, question de mieux comprendre les opportunités et défis qui se présentent à nous en 2017.

Continuer »

Interdiction de l'amiante: une victoire pour la santé, mais un lourd héritage à porter

Le 4 janvier 2017 | Laissez un commentaire
Photo: Interdiction de l'amiante: une victoire pour la santé, mais un lourd héritage à porter

Industrie minière d'Asbestos, vers 1923 (Crédit: Musée McCord/Wikimedia Commons)

Par Diego Creimer

Un des films les plus célèbres de tous le temps de la cinématographie canadienne-française, Mon oncle Antoine, commence avec un gros plan d'une mine d'amiante à Black Lake (maintenant Thetford Mines). Nous sommes dans les années 40. Depuis la fin du XIX siècle, les régions de Thetford Mines et d'Asbestos progressent et s'enrichissent grâce à ces minerais dont on comprend mal les risques pour la santé. On découvre plusieurs applications industrielles pour cet isolant thermique : poignées de casserole, pastilles de frein, construction résidentielle. Au fil des ans, l'amiante s'intègre partout. On le consomme et on l'exporte. Il nous entoure telle une accolade d'ours qui nous tue lentement.

Tout un pan de l'histoire du Québec et du Canada sera signé par l'essor et le déclin de cette industrie minière. Aujourd'hui, nous savons sans l'ombre d'un doute que l'amiante (aussi appelé « asbeste » en vieux français) est lié à des maladies mortelles.

Mon oncle Antoine ONF photogramme.png (Image : photogramme du film Mon Oncle Antoine, ONF)

Mi-décembre 2016, la ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, le disait noir sur blanc: «Respirer des fibres d'amiante peut causer de graves problèmes de santé, dont le cancer du poumon. L'exposition à l'amiante peut aussi engendrer le mésothéliome, un cancer rare mais agressif au pronostic défavorable.»

Continuer »

Sapins de Noël 2.0 : vers des sapins naturels vraiment écolos!

Le 14 décembre 2016 | Laissez un commentaire
Photo: Sapins de Noël 2.0 : vers des sapins naturels vraiment écolos!

Par Louise Hénault-Ethier, chef des projets scientifiques, Fondation David Suzuki

Le sapin naturel vs artificiel : lequel est le plus écolo?

Vous avez répondu « le sapin naturel »? Félicitez-vous, car vous avez raison! En effet, on a conclu qu'un sapin naturel est plus écologique qu'un sapin artificiel, à moins de garder ce dernier plus de 20 ans, selon une étude québécoise de 2009. Dans cette analyse de cycle de vie, on avait comparé un sapin naturel poussant à 150 km de Montréal à un sapin artificiel en PVC importé de Chine. C'était surtout les émissions de GES et la consommation de matières premières qui influençaient cette conclusion. En plus, le sapin artificiel peut aussi dégager des composés volatils dans votre maison, dont les phtalates, qui dérèglent nos hormones (perturbateurs endocriniens).

Cependant, et malgré son avantage, le sapin naturel reste à parfaire, car sa production comporte certains risques de toxicité pour les écosystèmes. Qu'en est-il de cet impact? Produire un beau sapin de Noël exige entre autres de le protéger des ravageurs et de limiter la compétition avec les plantes herbacées qui se plaisent dans les plantations. C'est pour cela que les producteurs conventionnels utilisent des pesticides.

Continuer »

Lettre à tous ceux qui se demandent «Après Kinder Morgan, que nous reste-t-il à faire?»

Le 1 décembre 2016 | Laissez un commentaire
Photo: Lettre à tous ceux qui se demandent «Après Kinder Morgan, que nous reste-t-il à faire?»

(Crédit : Evan Dennis)

Par Diego Creimer, spécialiste, Communications et affaires publiques

Chers ami(e)s,

Plusieurs d'entre vous nous ont fait part d'un sentiment généralisé de peine, frustration et d'impuissance suite à l'approbation du projet Kinder Morgan et de la Ligne 3; sentiment partagé par tous ceux qui ont le climat, l'environnement et les droits des peuples autochtones à cœur, comme vous et nous.
Vous nous demandez ce que nous allons faire d'autre. Je vais répondre à cette question en commençant par discuter de ce qu'on fait déjà.

Notre opposition aux pipelines et à toute nouvelle infrastructure pétrolière est claire. Ces projets destructeurs mettent en péril les engagements pris dans l'Accord de Paris et retardent la transition inévitable et nécessaire vers les énergies renouvelables. Nous le disons dans les médias, à chaque entrevue, et nos équipes de communication travaillent d'arrachepied pour sensibiliser et conscientiser nos publics les plus éloignés de la nécessité d'agir de manière urgente.

Continuer »

« Jour J » pour les droits des Autochtones à la Cour suprême du Canada

Le 25 novembre 2016 | Laissez un commentaire
Photo: « Jour J » pour les droits des Autochtones à la Cour suprême du Canada

(Crédit : Greenpeace)

Par Faisal Moola, directeur général pour l’Ontario et le Nord canadien, avec la contribution de Diego Creimer, spécialiste, communications et affaires publiques

Le 30 novembre prochain, la Cour suprême du Canada entendra deux causes entourant les activités potentiellement destructrices — ayant déjà reçu le feu vert de l'Office national de l'énergie (ONÉ) — que veulent mener des compagnies d'exploration et de transport de pétrole dans les territoires traditionnels des Inuits de Clyde River et de la Première Nation des Chippewas de la Thames. Ces deux causes ont plusieurs aspects en commun, ce qui explique la décision de la Cour suprême de les entendre concurremment.

Au cœur du litige repose le devoir constitutionnel de la Couronne de consulter les peuples autochtones au sujet des projets de développement de ressources dans leurs territoires. Or depuis deux ans, la communauté de Clyde River se bat pour faire renverser une décision de l'ONÉ rendue en 2014 et permettant à un groupe de sociétés d'exploration pétrolière d'effectuer de la prospection sismique dans la baie de Baffin et dans le détroit de Davis. La communauté de Clyde River allègue que l'ONÉ n'a pas suffisamment consulté les Inuits au sujet de ces projets. Le recours soulève également des questions sur la légitimité de l'ONÉ comme représentant de la Couronne dans le cadre de consultations auprès des peuples autochtones.

Continuer »