Affichages récents dans Le Nid du Colvert
Le Canada et l'art de mettre tous ses œufs dans le même panier
(Crédit original: M4D GROUP via Flickr)
Qu'ont en commun le développement des ressources naturelles et la recherche scientifique?
Le second sert à appuyer le premier, afin de tendre vers un développement plus responsable et durable de nos ressources, me direz-vous. Peut-être, mais beaucoup trop utopique! En réalité, la réponse réside dans le fait que tous deux sont désormais à la merci du secteur industriel.
Avec la nouvelle récente du changement de priorités du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) qui mettra désormais l'accent sur la recherche pratique au détriment de la recherche fondamentale, le gouvernement fédéral ne laisse plus planer de doute quant à sa vision de la science : la recherche scientifique doit désormais être subordonnée à l'industrie.
Continuer »400 PPM : L'heure des choix pour le climat
Image tirée du documentaire d'Al Gore "Une vérité qui dérange".
L'observatoire Mauna Loa d'Hawaï, qui dépend de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) a mesuré une concentration de CO2 dans l'atmosphère de 399,72 ppm, le 25 avril dernier, trois jours après le Jour de la Terre. D'ici quelques jours, ces concentrations passeront le seuil des 400 ppm. Nous nous apprêtons à fracasser l'un des seuils critiques au-delà desquels le climat se dérèglera irréversiblement. Face à cette situation, les délais et les faux-fuyants ne sont plus acceptables. L'heure est venue de choisir son camp.
L'industrie pétrolière canadienne a choisi le sien : doubler coûte que coûte la production des sables bitumineux en bradant les ressources canadiennes pour attirer les investissements étrangers, en démantelant les protections environnementales pour pulvériser tout obstacle au passage d'oléoducs, en s'assurant que le Canada se désengage du Protocole de Kyoto et n'adopte aucun plan crédible de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, en s'accaparant annuellement 1,3 milliard de subventions et en transformant le Gouvernement du Canada en son agence de relation publique à grand renfort de lobbyisme.
Continuer »L'indépendance énergétique? Oui!
Une rame du tramway Bombardier de Berlin.(Crédit : kaffeeeinstein via Flickr)
Préférez-vous les bananes ou le printemps? La question peut vous sembler absurde, mais c'est exactement le genre de fausse opposition qu'un sondage continental publié à l'occasion du Jour de la Terre propose. Le sondage révèle que les Nord-Américains priorisent l'indépendance énergétique par l'entremise de l'expansion des sables bitumineux à la lutte aux changements climatiques. En lisant ce sondage, il m'est revenu cette vieille blague absurde que les enfants se racontent : ceci s'appelle une fausse opposition, et ma réponse a toujours été : les deux.
Ce sondage est très intéressant à plusieurs niveaux. D'abord parce qu'il est totalement biaisé puisqu'il fait une fausse opposition entre l'indépendance énergétique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Placés devant un tel dilemme, il est surprenant que 30% des Américains, 32,5% des Canadiens et 53,4% des Québécois priorisent la réduction des GES à l'indépendance énergétique.
Continuer »Le dimanche 28 avril : je courrai pour la nature...et à la mémoire des coureurs de Boston!
(Crédit : Brightroom Professional Event Photography / ASI)
Il y a quelques temps je vous invitais à vous joindre à moi et plusieurs autres afin de relever le défi de la course nature David Suzuki. En effet, le 28 avril prochain, plusieurs fervents de course à pieds et moi-même prendrons part au demi-marathon de la Banque Scotia.
Tous ensemble, nous courrons pour une bonne cause : lever des fonds pour la Fondation David Suzuki, afin de permettre à ce que nos projets puissent continuer d'encourager et de sensibiliser les citoyennes et citoyens à renouer avec la nature et améliorer l'état de santé de notre environnement.
Continuer »Notre Keystone
(Crédit : afterfate via Flickr)
Par Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki
Dans un éditorial publié le 5 avril par La Presse, André Pratte compare le projet d'oléoduc de Transcanada, qui pourrait apporter le pétrole albertain au Québec, au controversé projet Keystone XL, qui transporterait ce même pétrole aux États-Unis vers les raffineries du Texas. La comparaison est bonne puisque les deux oléoducs transporteraient autour de 850 000 barils de pétrole par jour. Pratte affirme qu'il faut dissocier les projets de pipelines des impacts des sables bitumineux et ne considérer que les impacts directs des oléoducs proposés. Ce point est éminemment contestable puisque la production accrue qui résultera de l'ajout de ce pipeline représentera 116 millions de tonnes de CO2 de plus annuellement dans l'atmosphère. C'est pourquoi chaque projet de pipeline est devenu un référendum sur l'avenir énergétique du Canada.
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