Photo: Pas à pas vers de nouveaux horizons

Bernard Voyer, O.C., C.Q.,
Explorateur et alpiniste confirmé, il compte à son actif 30 années d’expéditions et d’aventures. Il a entre autres rejoint le pôle Nord, le pôle Sud et le plus haut sommet de la Terre, l’Everest (8850 mètres). Il sera conférencier lors du volet scientifique du Sommet de l’hiver 2012 le 27 janvier 2012 au Centre des congrès de Québec

Tout comme vous, je me questionne sur l'avenir de notre planète.

Comment peut-on ignorer ou faire semblant d'ignorer les bouleversements climatiques que nous subissons? Comment peut-on croire que notre toute petite planète peut fournir tant d'énergie et de nourriture à une population mondiale grandissante et surtout, de plus en plus énergivore? Comment peut-on affirmer que nos lacs sont encore propres aujourd'hui, comme ils l'étaient il y a 100 ans? Et qu'il y aura toujours toujours de la morue dans les océans... Avons-nous le droit d'être aussi optimistes, encore aujourd'hui? Si nous sommes conscients de la fragilité de nos écosystèmes, alors pourquoi se fier uniquement aux gouvernements pour sauver la planète?

Si froid et si important

La question environnementale peut être scrutée par différents angles. On peut se pencher sur la désertification ou sur l'érosion, sur les races en péril, etc. Pour ma part, mon regard se tourne vers les endroits lointains, glacés et si merveilleux, aux extrémités de notre planète. C'est pas à pas que j'ai parcouru les régions de l'Arctique, comme celles de l'Antarctique. Amoureux de l'hiver, mais également conscient de l'importance de ces zones polaires sur le climat mondial, je me questionne. Je cherche à comprendre ce qui se passe depuis une vingtaine d'années.

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Est-il normal d'observer la diminution de l'épaisseur de la banquise, et ce, en quelques décennies seulement? Doit-on se réjouir d'avoir des hivers moins rigoureux? Les océans se libèrent ainsi de glaces et procurent des opportunités inespérées de transports maritimes. Doit-on être content d'apprendre que certaines régions, qui étaient jusqu'ici emprisonnées dans le froid intense, sont devenues soudainement accessibles à différentes formes d'exploitation. Ce n'est pas parce que ces régions sont lointaines de notre quotidien que nous devons négliger leur importance. Ces grandes masses glacières, à la fois hostiles et précieuses, contribuent au maintien de la vie sur Terre.

Éducation et sciences

Le premier pas vers la connaissance de notre environnement est surement l'éducation. Et comme on le sait, elle n'est pas facilement accessible partout dans le monde.

Les recherches scientifiques peuvent apporter plusieurs solutions, mais les investissements dans le domaine doivent être colossaux. L'environnement est-il une priorité, pour nos gouvernements et pour tous les citoyens de notre planète? Comment rendre cette science accessible à la population en général. Arrive-t-on a bien vulgariser les données scientifiques, afin de mieux comprendre l'impact de nos gestes, de nos décisions, de nos consommations?

En parler avec doigté

On parle d'environnement, de plus en plus, mais il faut faire attention à ne pas créer un sentiment de rejet. Évitons d'être lassé d'en entendre parler. Le message est important, il doit être accessible, clair et optimiste. Ce n'est pas en baissant les bras que nous pourrons corriger la situation. Comment doit-on entrevoir l'avenir? Quels sont les gestes simples; ceux que chacun d'entre nous peut faire tous les jours? Quelles pourraient être ententes internationales, projets communs à l'humanité? L'unanimité mondiale est-elle possible?

Ma conférence : un partage de mes réflexions, constatations et connaissances acquises au cours de mes expéditions en régions polaires.

Pour assister à la conférence de Bernard Voyer au Centre des congrès de Québec le vendredi 27 janvier, replissez ce formulaire.

23 janvier 2012

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1 commentaire

24 janvier, 2012
10:25

Je suis entierement daccord avec votre Démarche Mr, Voyer et j

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