Photo: Au revoir Saint-Laurent

(Credit: Jérôme Spaggiari)

Par Mylène Paquette, blogueuse invitée, rameuse solitaire et Ambassadrice du Saint-Laurent de la Fondation David Suzuki

Après avoir fréquenté le fleuve quotidiennement ces deux derniers mois, j'avais maille à partir de son nid. Après avoir quitté les Îles de la Madeleine, juillet m'offrait tout un programme : transport de mon embarcation vers Rimouski, régates de catamarans à Québec, le village nautique de la Transat Québec Saint-Malo, travail avec ÉcoMaris à bord du Roter Sand et départ pour la France et l'océan...

Mes activités à Québec m'ont permis d'entrevoir le fleuve sous un nouvel angle. Moi qui n'avais d'yeux que pour le golfe depuis mon béguin pour les Îles-de-la-Madeleine, je n'ai su résister au charme du Saint-Laurent dans sa vieille capitale. Avec ses courants capricieux et son débit rapide, ses vents irréguliers, ses phénomènes locaux et ses généreuses marrés, Québec m'a surpris, envouté. La présence de nombreuses embarcations, voiliers, plaisanciers et traversiers ajoute au charme de Québec. Environ 11000 à 13000 passages de navires sont enregistrés annuellement dans la portion fluviale du fleuve, un défi de plus à la navigation dans ce secteur déjà très achalandé.

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Mes entrainements quotidiens en catamaran m'ont justement permis d'apprécier ces aspects tout nouveaux pour moi. Lors de ma participation à la Coupe Ambassadeur au sein de l'équipe de Saint-Jean-Port-Joli, j'ai découvert l'effervescence d'un Québec maritime. À la veille du départ de la Transat Québec Saint-Malo, l'esprit était à la fête et le fleuve en était le berceau. Au départ de la course, ce sont des centaines de bateaux qui ont patiemment attendu les passages des voiliers s'élançant vers l'Atlantique.

Après avoir donné une conférence sur le Saint-Laurent avec l'équipe d'ÉcoMaris à bord du Roter Sand, j'ai pu assister au départ de la Transat Québec Saint-Malo à partir du même voilier. ÉcoMaris nous propose de se rapprocher du fleuve par l'entremise d'activités à bord de leur grand voilier. Parcourir le fleuve ou monter à bord pour différentes activités en lien avec le Saint-Laurent est une façon toute simple de s'en rapprocher.

Les nombreux programmes offerts à bord du Roter Sand permettront aux participants de faire des apprentissages significatifs en prenant contact avec la nature et avec les écosystèmes du Saint-Laurent. Le fleuve est maintenant plus accessible, et ce, autant pour les néophytes des sports nautiques ou de la navigation que pour les adeptes de l'aventure.

Voilà une recette simple et efficace pour encourager le public à développer encore plus leur attachement envers ce trésor de notre patrimoine pour par la suite mieux le défendre et le protéger!
Après mon passage sur le fleuve et sa vieille capitale, j'ai quitté le pays pour rejoindre les vieux continents afin de participer à une traversée de l'Atlantique nord à la voile entre la France, le Groenland et le Québec. En revenant vers la belle province j'emprunterai le détroit de Belle- Isle pour retrouver notre fleuve et faire d'autres découvertes en ses eaux.

En quittant le Saint-Laurent cet été, j'étais soulagée de le laisser entre bonnes mains, des initiatives comme celles d'ÉcoMaris m'encouragent à prendre aussi part à la danse et transmettre le maximum de mes expériences au sujet du fleuve et peut-être un peu aussi, à plus petite échelle, participer activement à assurer la pérennité de notre grand fleuve vivant.

Afin de vous rapprocher du fleuve, pourquoi ne pas faire une des activités que nous vous proposons?

10 août 2012

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