L'engagement et le plaidoyer citoyen, prolongements de la science? | Le Nid du Colvert | Fondation David Suzuki
Photo: L'engagement et le plaidoyer citoyen, prolongements de la science?

Table ronde du Cercle scientifique David Suzuki sur le musèlement des scientifiques, mars 2012

Votre mission, si vous l'acceptez, est de changer le monde. Rien de moins!

C'est ce à quoi je me suis engagé auprès de la Fondation David Suzuki. Ambitieux, certes, mais nécessaire si nous voulons que les générations qui nous suivront héritent d'une planète qui leur est encore hospitalière et généreuse.

Pour mener à terme ma mission, j'utilise trois lignes d'action : la vulgarisation scientifique, l'engagement citoyen, et le plaidoyer politique. La première action sert à jeter les bases d'une bonne compréhension de l'importance de préserver notre environnement et nos écosystèmes, ce qui va de soi pour une organisation telle la nôtre.

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La deuxième opération découle souvent de la première : lorsque des gens comme vous et moi sommes conscients de notre impact sur l'environnement et donc, sur notre planète, la suite logique consiste à transformer cette conscience en engagement concret pour amorcer les changements nécessaires au sein de notre société.

Mes deux premières lignes d'action encouragent des échanges sains et nécessaires. Mais pour qu'un changement de comportement s'amorce réellement, il faut faire un pas de plus — il faut que cette prise de conscience et cet engagement se transforment en plaidoyer politique. Il faut se faire entendre afin de revendiquer notre désir de préserver notre environnement pour notre santé et celle des générations futures.

Les scientifiques ont une grande responsabilité à cet égard, et ils sont souvent la bougie d'allumage du changement. En mettant de l'avant leurs savoirs et leur crédibilité, en s'engageant au nom de la science, et en s'engageant politiquement, les scientifiques peuvent contribuer à changer le monde. Les exemples sont nombreux : d'Hubert Reeves à David Suzuki en passant par Albert Jacquard, Einstein ou James Lovelock des scientifiques nous montrent depuis longtemps la voie à suivre.

La première responsabilité du scientifique est de faire connaître la science à ses concitoyens. C'est le premier pas qui permet d'éveiller la conscience qui mène parfois à l'engagement. Le Cercle scientifique David Suzuki est un bel exemple de cet engagement de la part de scientifiques québécois. Ne reste qu'à espérer que cette initiative de leur part sache sensibiliser les citoyennes et citoyens aux grands enjeux environnementaux de notre génération, et que le tout se traduise par un engagement citoyen plus fort et, ultimement, un plaidoyer en faveur de la protection de notre environnement! Ainsi pourrais-je peut-être dire un jour mission accomplie!

7 février 2013

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