Photo: Allier infrastructures naturelles et phytotechnologies pour des écosystèmes urbains fonctionnels, productifs et résilients

David Suzuki s'étonne qu'en forêt, tous les végétaux tendent vers le ciel ou déploient leurs branches pour maximiser la capture des rayons du soleil, mais que le soleil guide si peu le développement des villes. L'écosystème urbain devrait s'inspirer de cette architecture, par biomimétisme, pour devenir un écosystème fonctionnel, productif et résilient face aux changements climatiques. Les infrastructures naturelles (forêts, boisés urbains, parcs, etc.) rendent des services essentiels au bien-être des individus et des communautés. Mais trop souvent, avec raison, la cartographie des ceintures vertes représente le bâti urbain comme une zone grise. Les phytotechnologies, elles sont actives jusqu'au cœur du milieu bâti sous la forme d'arbres de rue, de toitures végétalisés ou de jardins de pluie, mais trop souvent, ces technologies reposant sur des plantes vivantes sont éparpillées de manière isolée dans la trame urbaine minéralisée. Ensemble, les infrastructures naturelles et les phytotechnologies captent les gaz à effet de serre, offrent un refuge à la biodiversité, épurent l'air et l'eau, contrôle la chaleur ambiante et le ruissellement excessif, protègent contre l'érosion et le vent. Il est temps de bâtir des villes orientées vers le soleil, dans lesquelles il y a une réelle continuité écologique entre les infrastructures naturelles et les phytotechnologies, pour le bien être des humains et de leur environnement.

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