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Le hic avec le charbon

La production d'électricité par la combustion du charbon entraîne de sérieuses conséquences sur la santé humaine, l'air, le climat et les espèces sauvages.

  • Le charbon constitue une menace majeure pour notre climat. À elle seule, une centrale au charbon d'une capacité de 150 mégawatts produit plus d'un million de tonnes d'émissions de gaz à effet de serre par année, soit autant que 300 000 voitures.
  • En Amérique du Nord, l'énergie produite au charbon est la principale source d'émission de mercure, un métal dangereux pour les personnes, les poissons et la faune. Les poissons peuvent accumuler dans leur système plus de mille fois la quantité de mercure retrouvée dans leur environnement marin; c'est ce qu'on appelle la bioaccumulation. Les espèces sauvages qui dépendent des poissons, comme l'aigle et le balbuzard pêcheur, accumulent elles aussi des niveaux élevés de mercure. On sait que le mercure a des effets sur les facultés d'apprentissage et le développement neurologique des enfants.
  • La combustion du charbon produit également de grandes quantités de dioxyde de soufre, d'oxyde d'azote et de particules fines. Le gouvernement fédéral a récemment classé les particules fines comme « substances toxiques » à cause des effets qu'elles provoquent : problèmes respiratoires, irritations, inflammations, dommages causés aux poumons ainsi que morts prématurées.
  • Le dioxyde de soufre présent dans l'air peut aussi se transformer en acide sulfurique et se mélanger à la pluie ou à la neige, créant ainsi des précipitations acides. Les pluies acides peuvent avoir de graves impacts écologiques sur les lacs car, en modifiant l'acidité de l'eau, elles transforment les lacs en milieux inhabitables pour les poissons, les plantes et les animaux.
  • Les inquiétudes du gouvernement ontarien au sujet de la pollution de l'air l'ont amené à éliminer graduellement les centrales thermiques au charbon d'ici 2014.

Le méthane de houille

La composition chimique du méthane houillier est similaire à celle du gaz naturel, composé principalement de méthane, mais on le retrouve autour ou à l'intérieur des veines de charbon. À l'heure actuelle, le méthane de houille fait l'objet d'intenses recherches au Canada puisque les sources conventionnelles s'appauvrissent et que la demande pour le gaz naturel augmente. Le gouvernement de la Colombie-Britannique stimule ardemment ces recherches, ayant mis en place des allègements fiscaux conséquents et des politiques afin d'encourager l'exploration et le développement de ce substitut.

  • Le méthane de houille est piégé dans le roc, profondément sous la terre. Par conséquent, son extraction particulièrement difficile cause d'énormes dommages environnementaux à la source.
  • On pompe d'abord de grandes quantités d'eau, souvent des dizaines de milliers de litres par jour, dans les filons de charbon afin de libérer le méthane de houille. Le pompage d'une si grande quantité d'eau, provenant généralement de nombreux à la fois, peut mettre à sec les sources d'eau locales. L'eau, parfois contaminée, doit être ensuite évacuée. L'élimination en surface est souvent permise, ce qui peut être nocif, car cette eau est souvent chargée de sels et de produits chimiques qui endommagent la végétation.
  • Lorsque l'eau est remontée à la surface, le méthane de houille est libéré, mais il n'y a aucune garantie que celui-ci est évacué vers le puits désigné. Le méthane de houille peut traverser les couches de charbon et aboutir dans l'atmosphère où il agit comme un puissant gaz à effet de serre. Il peut aussi migrer vers les puits artésiens ou dans les maisons à proximité du gisement, causant des risques pour la santé des communautés locales.

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