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Photo: Les changements climatiques au Québec

(Crédit : Hervé Demers via Flickr)

Comme le monde entier, le Québec est entré dans l'ère de la réalité des changements climatiques. Toutes les régions du Québec font maintenant face à des événements météorologiques extrêmes. Si aucun de ces événements ne peut être lié seul aux changements climatiques, leur multiplication et leur intensité croissante sont le signe d'une nouvelle réalité climatique. Une variabilité climatique plus grande est aussi un signe que les changements climatiques sont entrés dans nos vies.

Quelques-uns de ces phénomènes extrêmes reflétant la nouvelle réalité climatique qui nous affecte tous sont identifiés sur la carte ci-dessous. Explorez ceux qui ont touché votre région ou celle de vos proches.

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Tous ces phénomènes météorologiques extrêmes ont mis à mal nos infrastructures, remis en question l'aménagement de notre territoire et fait subir des pertes matérielles importantes d'un bout à l'autre du Québec. À elle seule, la crise du verglas a causé plus de 6,4 milliards en pertes économiques. Cette nouvelle réalité climatique est responsable de l'augmentation des pertes assurées, ce qui présente un nouveau défi pour l'industrie de l'assurance. Outre le secteur de l'assurance, le tourisme, l'agriculture, et le secteur forestier sont particulièrement vulnérables aux événements météorologiques.

Voici les détails de ces phénomènes météorologiques extrêmes :

  • Printemps 2011 — Inondations du Richelieu : Des chutes de neige records dans le bassin du Lac Champlain et un printemps exceptionnellement pluvieux en Montérégie sont responsables des inondations historiques qui ont eu lieu au printemps 2011 alors que la rivière du Richelieu a atteint des niveaux jamais mesurés. Cette catastrophe naturelle a touché plus de 3000 foyers en Montérégie.
  • Hivers 2010 et 2011 : Absence de glaces dans le golfe : Deux années de suite, en 2010 et 2011, les glaces ne se sont pas formées comme c'est normalement le cas dans le golfe du Saint-Laurent autour des Îles de la Madeleine. Cette situation inédite a affecté plusieurs activités économiques et récréo-touristiques et laisse présager un golfe sans glaces pour l'avenir.
  • Décembre 2010 — Grandes Marées : En décembre 2010, plusieurs phénomènes météorologiques rares simultanés ont causé des grandes marées responsables de dommages importants entrainant de grandes pertes économiques et écologiques dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. À Rimouski, on a enregistré des vagues de plus de 5,5 mètres battant un record datant de 1914.
  • 21 au 23 décembre 2010 — Érosion aux Îles de la Madeleine : En raison de l'absence de glaces pour protéger les dunes des Îles de la Madeleine, la tempête du 21 au 23 décembre 2010 a causé d'importants dommages aux Îles de la Madeleine. En deux jours, les vents qui ont soufflé sur les berges des Îles ont causé l'équivalent d'une année complète d'érosion.
  • Été 2010 — Canicule : 2010 a été l'année la plus chaude de l'histoire sur la planète. À travers le Québec, le mois de juillet a été le plus chaud jamais enregistré avec une température de nuit de 10 degrés supérieure à la moyenne. À Montréal, les températures en avril furent les plus chaudes de l'histoire, s'élevant à 5 degrés au-dessus de la moyenne.
  • Hiver 2009-2010 — Chaleur : L'hiver 2009-2010 est l'hiver qui a enregistré les températures les plus élevées au Canada. En effet, la température moyenne pour cette saison fut supérieure de 4 degrés à la normale à travers le pays, et de 2,9 degrés dans le sud du Québec. Il est intéressant de souligner que le précédent record l'hiver plus chaud datait de 2005-2006.
  • 5 au 9 janvier Hiver 2007-2008 — Précipitations de neige anormalement élevées : Tout le sud du Québec a reçu des précipitations de neige historiques à l'hiver 2007-2008. Plusieurs villes ont battu des records comme Trois-Rivières et Mirabel. La ville ayant reçu le plus de précipitations est Québec avec 558 cm de neige entre novembre 2007 et avril 2008.
  • 1997 — Le Grand Verglas : En janvier 1998, une série de perturbations ont laissé tomber de la pluie verglaçante pendant 5 jours sur le sud du Québec. Par endroits, l'épaisseur du verglas pouvait atteindre plus de 100 mm ce qui a entrainé d'importantes pannes d'électricité affectant plus de 900 000 foyers, ce qui représente environ 3 150 000 personnes, au Québec. 28 personnes ont perdu la vie pendant cette période qui est maintenant appelée la « crise du verglas ».
  • 19-21 juillet 1996 — Déluge du Saguenay : Le déluge du Saguenay reste comme une référence dans le domaine des catastrophes naturelles au Québec. La région a reçu en 2 jours plus que la totalité des précipitations normalement enregistrées pour un mois de juillet. Certains avancent qu'un tel événement se produit aux 10 000 ans.