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Photo: Les ours grizzly

(Crédit : Nathan de Bruyn)
On doit freiner la perte d’habitat du grizzly et cesser d’être une menace à sa survie.

La Colombie-Britannique abriterait près de la moitié des populations de grizzlys qui survivent au Canada. C'est là notre dernier espoir de conserver de saines populations au sud du 60e parallèle.

D'après les scientifiques, les grizzlys sont essentiels au fonctionnement d'écosystèmes sains dans l'ouest de l'Amérique du Nord. Ils font partie de ce qu'on appelle les « espèces clés », car ils régulent les populations d'espèces-proies et sont de véritables « ingénieurs écologiques ». Ils dispersent des graines de plantes en mangeant des bleuets ou des shepherdias argentées (plus connu en anglais sous le nom de buffaloberry); ils aèrent le sol en le creusant pour trouver des racines, des pignons de pin ou des petits rongeurs voisins de l'écureuil. Ils apportent également à la terre des milliers de kilos de carcasses de saumons frais, ce qui permet aux arbres et autres végétaux d'absorber les grandes quantités d'azote qu'elles contiennent.

« Les grizzlys sont des indicateurs du développement durable », selon le docteur Stephen Herrero qui a dirigé le Projet des ours grizzly du versant est de l'Alberta, un des plus ambitieux projets de recherche sur le grizzly en Amérique du Nord. « Si des populations viables de grizzlys persistent, cela indique qu'il y a une gestion durable du territoire. »
Malheureusement, les grizzlys de la Colombie-Britannique subissent les mêmes menaces que partout ailleurs; menaces résultantes de négligence humaine telle que: la dégradation, la fragmentation et la perte de leur habitat; le déclin des populations de saumons engendré par les changements climatiques; la chasse, le braconnage; ou encore les accidents mortels causés par des trains et autres véhicules. Les grizzlys ont déjà disparu ou sont actuellement menacés dans 18 % du territoire, incluant la région du Lower Mainland et dans presque toute celle de l'Interior.

Les scientifiques estiment qu'au rythme actuel de dégradation de l'habitat des grizzlys — dû à l'accroissement du territoire humain, à la construction de routes, aux activités récréatives, à la coupe forestière et aux autres activités humaines de façon générale — la moitié des populations sera menacée ou en danger d'extinction en Colombie-Britannique d'ici 2065. Entre temps, un grand nombre de populations auront dépassé la limite critique de capacité de récupération et disparaîtront.
Entre 1977 et 2009, en Colombie-Britannique, près de 11 000 grizzlys ont été abattus par l'homme, dont 87 % ont été tués légalement par les chasseurs. Il s'agit d'une menace considérable.

La solution pour renverser cette tendance comporte deux volets: réduire le nombre de grizzlys tués par l'homme et protéger l'habitat nécessaire à leur survie.

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