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La Fondation David Suzuki s'est joint à une coalition de 21 sociétés membres de l'Association des produits forestiers du Canada (APFC) et de neuf grands organismes environnementaux pour dévoiler une entente de conservation historique qui couvre 72 millions d'hectares de forêts boréales publiques, une étendue aussi grande que deux fois l'Allemagne, et dont 16 millions d'hectares sont au Québec.

Moratoire sur l'exploitation de la forêt boréale

L'entente préconise la suspension de l'exploitation forestière sur près de 29 millions d'hectares de forêt boréale, dont 8.5 millions se trouvent au Québec, ce qui permettra de développer des plans de conservation du caribou forestier tout en maintenant les approvisionnements en fibre essentiels pour éviter d'interrompre les activités des usines. En échange, les groupes environnementaux appuieront désormais le travail des membres de l'APFC et suspendront leurs campagnes de boycott.

Vers l'exploitation durable

Une fois l'entente pleinement mise en œuvre, les membres de l'APFC s'engagent à conserver une vaste superficie de la forêt boréale du Québec et du Canada, à protéger le caribou forestier, une espèce menacée, et à appliquer les normes environnementales les plus élevées en matière d'aménagement forestier. De leur côté, les groupes environnementaux s'engagent à reconnaître et à appuyer les efforts des entreprises participantes sur la scène internationale, ce qui leur permettra de détenir un avantage concurrentiel.

La forêt boréale

Cette vaste région qui comprend lacs, rivières, milieux humides et tourbières est la demeure de milliards d'oiseaux migrateurs et d'une importante population de prédateurs tels que le loup, l'ours grizzly, le carcajou et le lynx. Cette richesse du capital naturel est estimé à 93 milliards de $ par année en biens et services écologiques, soit par la purification de l'air et de l'eau et le captage d'immenses quantités de carbone.

Le respect des droits des Premières nations et des gouvernements

Les participants reconnaissent que les gouvernements, incluant les gouvernements des Premières nations, sont les décideurs dans leurs territoires de compétence. Cette entente reconnaît également que les peuples autochtones possèdent des droits ancestraux et des droits issus de traités garantis par la Constitution. Les peuples autochtones doivent être mis à contribution afin que l'entente atteigne ses objectifs.

Les organismes environnementaux, l'APFC et les sociétés membres signataires ont entamé des rencontres avec les gouvernements provinciaux, les Premières nations et les collectivités locales au Québec et au Canada pour s'assurer de leur leadership et de leur pleine participation à l'avancement des objectifs de l'entente. Les progrès dans l'atteinte des objectifs de l'entente seront mesurés et communiqués régulièrement par un vérificateur indépendant choisi d'un commun accord.

L'objectif de l'Entente

Notre objectif ultime est la protection de la forêt boréale canadienne tout en appuyant des pratiques forestières durables à la grandeur du pays. Nous voulons que cette entente positionne notre pays et de l'industrie forestière canadienne un chef de file en conservation et en durabilité tout en demeurant compétitif à l'échelle planétaire.

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