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Photo: Protéger la biodiversité

(Crédit: designwallah - flâneur via Flickr)

Notre planète traverse actuellement une crise de la biodiversité. Environ 16 000 espèces dont 12 d'oiseaux, 23 de mammifères et 32 % d'amphibiens sont en voie de disparition sur notre planète.

Les biologistes connaissent les raisons de cette crise écologique : l'impact humain dû au développement, au déboisement, à la pollution et aux changements climatiques détruit les habitats de la faune et de la flore dans le monde entier.

Cependant, ils savent qu'il est possible d'inverser cette tendance. Il y a peu de temps, le nombre de grandes baleines, d'aigles d'Amérique et de grues blanches connaissait un déclin rapide. Mais, grâce à une forte législation, à la protection de l'habitat et à des accords internationaux, ces populations sont de nouveau en pleine croissance.

Malgré un nombre important d'animaux et de plantes, plus de 500 espèces ont soient disparues, soient été éradiquées (elles ont disparu dans certaines régions) ou sont en voie de disparition au Canada. La Loi sur les espèces en péril comporte des points faibles qui excluent la plupart des espèces emblématiques canadiennes — telles que l'ours polaire, le saumon de l'Atlantique et le caribou de Peary — de ce registre conçu justement pour les protéger.

Pour la plupart des espèces qui apparaissent sur cette liste, le gouvernement échoue continuellement dans l'identification et la protection de l'habitat dont elles ont besoin pour survivre et se rétablir.

Chaque province possède ses propres obligations quant à la protection de la faune et de la flore. La Colombie-Britannique ainsi que l'Alberta ne possèdent cependant pas de législation pour les espèces en péril. La province de l'Ontario a récemment mis à jour et renforcé sa Loi sur les espèces en voie de disparition, première étape pour une intendance écologique responsable. La Fondation David Suzuki fait partie de la coalition Save Ontario's Species qui a contribué à la mise en vigueur de la loi et qui veille à ce que cette dernière soit appliquée au mieux pour protéger les espèces ontariennes en péril.

La protection de l'environnement et de la biodiversité est plus qu'une responsabilité morale ; elle a des conséquences importantes sur le bien-être et la santé humaine.

Selon l' Évaluation des écosystèmes pour le millénaire de 2005 des Nations unies, deux tiers des bénéfices directs tirés de la biodiversité dont profite la population sont actuellement en cours de dégradation ou ne sont pas utilisés de manière durable.

L'écosystème apporte les services suivants :

• il fournit des matières premières telles que la nourriture, les combustibles et les fibres ;
• il règle le climat, les foyers de maladie, les déchets et la pollinisation ;
• il assure divers processus tels que le cycle nutritif et la purification de l'eau ;
• il fournit également des lieux qui peuvent être utilisés dans un but esthétique, ludique et spirituel.

La perte de biodiversité engendre un impact sur les nombreux services qui sont essentiels au fonctionnement de notre société et de notre économie. Par exemple, le déclin des populations d'abeilles, papillons et autres pollinisateurs dû à la destruction de leurs habitats, à l'utilisation de pesticides et le développement d'espèces invasives, coûte des millions de dollars chaque année aux agriculteurs qui voient leurs récoltes réduites.

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