La ceinture verte en un clin d'œil | Une Ceinture verte grandeur nature pour Montréal | Conservation terrestre | Nos projets | Une Ceinture verte grandeur nature pour Montréal | Champs d'intervention

Afin de permettre une meilleure conjugaison entre ville, nature et agriculture, plusieurs grandes villes dans le monde se sont dotées de ceintures vertes au cours des dernières décennies. Si elles visaient au départ à « ceinturer » la ville pour contenir l'étalement urbain, les ceintures vertes modernes tendent à promouvoir un développement urbain harmonieux qui protège les milieux naturels et contribue à la qualité de vie des citoyens. Ainsi, les nouvelles ceintures vertes facilitent la disparition de la barrière entre ville et nature et redonnent aux citoyens un accès aux milieux naturels. Les ceintures vertes permettent également le maintien des services que les écosystèmes procurent à la collectivité, comme la prévention des inondations et des sécheresses, la séquestration du carbone, la filtration de l'eau ou la pollinisation. Ces services peuvent représenter une valeur de plusieurs milliards de dollars annuellement et contribuent ainsi de manière importante à la prospérité des régions urbaines.

La création d'une Ceinture verte pour la région du Grand Montréal représente un projet de société de grande envergure et complexe. C'est pourquoi le projet de Ceinture verte, proposé par la Fondation David Suzuki, Nature Action Québec et leurs partenaires, s'articule autour de 6 orientations stratégiques fondamentales qui se résument ainsi:

  • Protéger et mettre en valeur les milieux naturels de la région métropolitaine;
  • Restaurer la connectivité naturelle entre les milieux pour maintenir la biodiversité;
  • Protéger les superficies et la production agricole, dans une optique de renforcement du marché alimentaire local et régional;
  • Utiliser de manière durable les ressources naturelles de la région;
  • Créer un mécanisme efficace de planification et de déploiement de la Ceinture verte;
  • Améliorer l'accessibilité et le contact des citoyens avec la nature et le milieu agricole.

Les limites géographiques du territoire visé par la Ceinture verte de Montréal sont déterminées par la région naturelle de la Plaine du haut Saint-Laurent. Ce territoire est de haute valeur écologique puisqu'il permet de connecter les populations des grands massifs forestiers des Appalaches, au sud, et des Laurentides, au nord.

La Ceinture verte du grand Montréal en un clin d'œil

Superficie : 1,7 million ha, soit à peine 1% du territoire du Québec! ;
Population : plus de 3,7 millions (regroupée en 35 MRC), soit plus de la moitié de la population québécoise! ;
Principales activités : agriculture, biotechnologie, télécommunications, récréo-tourisme, foresterie ;
Espèces : Plus de 50% des 455 espèces menacées ou vulnérables du Québec (animaux vertébrés et végétaux vasculaires).
Occupation du territoire : Terres agricoles, 48%; Milieux Forestiers, 26%; Milieux Urbains, 11%; Plans d'eau et cours d'eau, 7%; Milieux humides, 6%; Bandes riveraines, 2%

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