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Photo: Les eaux de la Ceinture verte

(Crédit : Todd W Pierson)

L'omniprésence de l'eau contribue fortement à la personnalité de la Ceinture verte de Montréal. Le système hydrographique de ce territoire est dominé par la présence du fleuve Saint-Laurent, lequel reçoit les eaux des affluents qui prennent source dans les Appalaches et dans le Bouclier canadien.

Ses principaux tributaires sont les rivières Châteauguay, Richelieu, Yamaska et Saint-François sur la rive sud et les rivières des Outaouais, l'Assomption et Maskinongé sur la rive nord.

Dans le tronçon fluvial du Saint-Laurent se remarquent de vifs rapides — ceux de Lachine — et de grands élargissements du fleuve formant des lacs (les lacs Saint-Pierre, Saint-François et
Saint-Louis). Outre ceux-ci, les lacs, très peu nombreux sur ce territoire, sont majoritairement de faible superficie. Le cours inférieur de la rivière des Outaouais forme aussi un lac — le lac des Deux Montagnes -, lequel partage ses eaux de part et d'autre de l'île Bizard entre la rivière des Mille-Îles et la rivière des Prairies.

Les multiples îles et îlots qui parsèment le cours du Saint-Laurent contribuent à diversifier les habitats pour la faune aquatique en multipliant les conditions écologiques et les superficies riveraines. Ils favorisent entre autres une plus grande richesse quant aux communautés végétales des berges.

On note aussi dans le tronçon fluvial du Saint-Laurent la présence d'aménagements hydrauliques destinés à la production d'énergie et des écluses facilitant la navigation sur la Voie maritime. L'intensification de l'exploitation des ressources naturelles et le développement urbain des dernières décennies ont mené à la destruction de grandes superficies de milieux humides et riverains.

La dégradation et la perte de milieux humides ont atteint un seuil critique à de nombreux endroits, notamment dans les régions de Montréal, Lanaudière, Laurentides, Laval et de la Montérégie.

Dans la grande région de Montréal, c'est plus de 80 % des milieux humides qui ont disparu, principalement en raison du remblayage et du drainage pour l'agriculture, les infrastructures de transport et les secteurs résidentiels et industriels.

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