Photo: Le Saint-Laurent, c'est <i>notre</i> fleuve.

(Crédit : Andrea Schaffer via Flickr)

Savez-vous d'où provient l'eau de votre robinet? Si vous habitez au Québec, il y a de fortes chances que vous vous abreuvez de l'eau du fleuve Saint-Laurent, comme le font 45 % des Québécoises et Québécois.

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Puisque nous sommes composés à 75 % d'eau, ceci voudrait dire que le Saint-Laurent coule littéralement dans nos veines et que la santé du fleuve, c'est notre santé!

Bien plus encore, plusieurs communautés côtières au Québec dépendent du fleuve pour assurer leur survie. En effet, pour l'ensemble du fleuve et du golfe du Saint-Laurent, les pêches et le tourisme totalisent plus de 2 milliards $ par année.

Ainsi, le Saint-Laurent façonne notre culture, notre identité et notre économie... il nous revient donc à tous et à toutes de le protéger!

Pas convaincu(e)? Parcourez notre bilan des « faits saillants sur le Saint-Laurent » dressant le portrait de l'état actuel du fleuve et soulignant les liens entre la santé du fleuve et la santé de nos communautés :

Faits saillants sur le Saint-Laurent

97 % des Québécois vivent à l'intérieur des limites du bassin versant du fleuve Saint-Laurent (environ 7 millions de personnes)

o Les changements climatiques
o La navigation commerciale
o Le rejet des eaux usées
o Les pesticides utilisés pour l'agriculture
o L'exploration et l'exploitation des hydrocarbures

• On estime que la valeur des débarquements de produits marins dans le golfe du Saint-Laurent atteint à elle seule 125 millions $ par année.

• Les Grands Lacs reçoivent les polluants via l'air et l'eau déversés par la panoplie d'usines qui se sont installées autour de ses berges. Plusieurs polluants se retrouvent par la suite dans le Saint-Laurent et contaminent tout un réseau trophique.

• C'est entre Salaberry-de-Valleyfield et Trois-Rivières que l'on dénombre la plus grande concentration d'industries de tout le Saint-Laurent. Les eaux usées collectées dans le réseau d'égouts des municipalités apportent une charge organique, de coliformes, de déchets, d'hydrocarbures, de produits chimiques de synthèse et de métaux lourds. Les débordements sont à l'origine de plusieurs contaminations bactériennes sur l'ensemble des rives urbanisées du Saint-Laurent.

Plus de 100 000 personnes boivent l'eau de la rivière Yamaska. Pourtant, cette eau est une des plus polluées au Québec. De plus, selon le ministère de l'Environnement (1999), il ne s'y trouve plus de sites à cet endroit permettant les activités de contact direct avec l'eau, telles que la baignade. La carte de l'indice de qualité bactériologique et physicochimique (IQBP) du bassin de la rivière Yamaska montre que l'eau de ce bassin est généralement de mauvaise qualité.

• On retrouve 22 pesticides dans l'eau du Saint-Laurent, dont l'atrazine et le métolachlore.

Le 6 décembre 2010, le littoral du Saint-Laurent a été la proie de grands vents et de grandes marées qui ont donné naissance à des vagues de 5,54 m. Des vagues de cette ampleur n'avaient pas été observées depuis 110 ans. Environ 500 personnes ont dû être évacuées. Les dégâts au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et sur la Côte-Nord sont de l'ordre de plusieurs dizaines de millions de dollars.

• Les îles de la Madeleine sont confrontées à l'érosion côtière. Ce phénomène naturel est accentué par les dérèglements climatiques depuis une quinzaine d'années. Les périodes de gel et de dégel sur de courtes périodes entraînent l'éclatement de la roche. De plus, la protection du couvert glaciaire est effective sur une plus courte période pendant l'année. La durée annuelle de concentration de glace suffisante pour réduire la force des vagues de tempête est passée de 80 à 55 jours par an entre 1960-1995 et 1995-2007.

La tempête de décembre 2010 montre à quel point les changements climatiques ont commencé à affecter les communautés côtières de l'estuaire et du golfe. L'arrivée tardive des glaces, la hausse du niveau de la mer et des tempêtes plus violentes que par le passé contribuent à une érosion accrue et à des dommages importants lors d'événements comme celui-ci.

Bien que certains de ces faits saillants soient inquiétants, il est encore temps de prendre des mesures concrètes pour protéger le fleuve et le golfe du Saint-Laurent!

Inscrivez-vous à notre infolettre et consultez notre page Facebook au cours du mois de juin afin de prendre connaissance des gestes que vous pouvez adopter afin d'améliorer la santé du fleuve Saint-Laurent et la santé de nos communautés.

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1 BERRYMAN, D., 2008. État de l'écosystème aquatique du bassin versant de la rivière Yamaska : faits saillants 2004-2006, Québec, ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Direction du suivi de l'état de l'environnement, ISBN 978-2-550-53592-8 (PDF), 22 p.

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