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Photo: Découvrez les impacts des changements climatiques sur notre fleuve

Crédits: Serge Guay - Site historique maritime de la Pointe-au-Père

L'effet des changements climatiques se fait déjà sentir d'un bout à l'autre du Saint-Laurent. Les grandes marées qui se sont abattues sur la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent à l'automne 2010 sont des précurseurs des changements à venir dans l'estuaire et le golfe. À l'autre bout, une baisse du niveau d'eau dans les Grands-Lacs risque de bouleverser l'apport en eau douce dans le fleuve. La qualité générale de l'eau pourrait également se dégrader, en raison, notamment, d'une moins grande dilution des polluants et d'une augmentation de la salinité en amont.

Le réchauffement climatique affecte le cycle hydrologique en modifiant les précipitations, en haussant les températures et en diminuant la couverture de neige et de glace, ce qui a pour effet d'augmenter les taux d'évaporation. Ainsi, si le réchauffement climatique se poursuit, Environnement Canada rapporte que le niveau de l'eau dans les Grands Lacs pourrait s'abaisser de 0,5 m à 1,0 m et, conséquemment, le débit du Saint-Laurent pourrait diminuer jusqu'à 20%. Ces changements auront des impacts importants sur la navigation et engendreront des coûts économiques dans l'industrie du transport maritime.

Dans l'estuaire et le golfe, l'effet combiné de la hausse du niveau de la mer et de l'arrivée tardive des glaces en automne contribuent à une érosion accrue des berges, notamment lors des grandes marées d'automne, ce qui affecte les routes et les habitations riveraines. D'après les derniers modèles climatiques, le golfe du Saint-Laurent sera libre de glaces dès 2045 et le niveau de la mer s'élèvera de près d'un mètre d'ici 2100. En conséquence, les coûts d'adaptation aux changements climatiques, notamment ceux liés à l'entretien ou au déplacement des routes ou des habitations, augmenteront de manière exponentielle au cours des prochaines décennies. Les pertes matérielles suivront la même tendance alors que les tempêtes et autres événements météorologiques extrêmes deviennent plus intenses et plus fréquents.

Sources :

Michel Leboeuf, Rédacteur en chef Nature Sauvage
Environnement Canada
Radio-Canada
Transport Québec

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