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Photo: Les pesticides utilisés pour l'agriculture se retrouvent dans le fleuve, donc dans nous tous

Crédit : archer10 (Dennis) via Flickr

Véritable croissant fertile du Québec, les Basses-Terres du Saint-Laurent sont particulièrement propices à l'agriculture grâce à leur approvisionnement en eau, leurs sols riches, et à des terrains généralement plats. Les terres agricoles et les forêts couvrent 80% de la superficie totale de cette région où se mélangent la culture du maïs et du soya, des érablières à sucre, des fermes laitières, ainsi que l'élevage porcin.

L'agriculture s'accompagne de plusieurs défis écologiques dans la vallée du Saint-Laurent, notamment en ce qui a trait à la qualité de l'eau du fleuve et de ses tributaires. Mauvais entreposage du fumier, épandages inadéquats des engrais, utilisation de pesticides, drainage, et élimination des bandes riveraines sont les principales activités qui contribuent à contaminer l'eau du Saint-Laurent. Malgré des améliorations ces dernières années, plusieurs de ces pratiques persistent et contribuent à un surplus d'éléments nutritifs (azote, phosphore), à la contamination microbienne, ainsi qu'à l'augmentation des matières en suspension et des pesticides dans l'eau. Ces contaminations affectent les écosystèmes, et par de fait même, notre propre santé.

Le lac Ontario est la source principale (90%) d'herbicides retrouvés dans le Saint-Laurent. Toutefois, d'après Environnement Canada : « Les eaux du Saint-Laurent, notamment celles du lac Saint-Pierre, sont vulnérables à la contamination par les pesticides puisque plusieurs tributaires drainant des régions agricoles s'y déversent ». La qualité de l'eau diminue donc considérablement en aval de Montréal alors que cinq de ses grands affluents (Yamaska, St-François, l'Assomption, Richelieu, Outaouais) rejoignent le fleuve après avoir drainé 50% des terres agricoles du Québec. Ceci a pour conséquences, entre autre, de créer des zones dépourvues d'oxygène à certains endroits de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent, affectant les écosystèmes et organismes qui s'y trouvent.

Continuer d'améliorer les pratiques agricoles en réduisant l'usage de pesticides et l'épandage d'engrais et de lisier, peut contribuer à améliorer la santé du fleuve et de ses écosystèmes. Au quotidien, l'achat de fruits et légumes issus de l'agriculture biologique locale permet également de réduire les pressions sur le Saint-Laurent.

Sources :
MDDEP
Agriculture Canada : L. Roy. Les impacts environnementaux de l'agriculture sur le Saint-Laurent.
Environnement Canada
Le Devoir

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