Médias

La Fondation David Suzuki est fréquemment consultée sur des sujets reliés à la durabilité et à la conservation. Nos scientifiques et experts sont disponibles pour répondre aux questions des médias. Pour joindre un membre de la Fondation, les représentants des médias sont priés de contacter nos spécialistes des communications (listés sur la barre latérale droite de cette page). Si vous souhaitez utiliser du contenu de ce site Web, veuillez prendre connaissance de notre page Droits d'auteurs et permissions. En lisant nos communiqués de presse qui se trouvent ci-dessous, vous trouverez toutes les informations concernant nos dernières nouvelles ainsi que nos récents rapports et événements.

L'ONU appelle à une révolution de l'énergie dans son plus récent rapport sur le climat

Le 14 avril 2014 | Affiché dans

Le Canada est confronté à deux choix : devenir une superpuissance en matière d'énergie propre ou regarder le train passer.

Montréal, — Un front commun mondial pour lutter contre les changements climatiques pourrait donner le coup d'envoi à une révolution des énergies renouvelables et ainsi réformer l'économie canadienne selon le troisième volet du Cinquième rapport d'évaluation du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) publié hier à Berlin (Allemagne).

Ce rapport examine les changements à apporter à l'échelle mondiale afin de protéger la sécurité humaine, la prospérité économique et la production d'aliments contre les répercussions des changements climatiques et des conditions météorologiques extrêmes. Il présente la multitude d'avantages reliés à une économie basée sur des énergies propres si la production de telles énergies renouvelables était triplée ou quadruplé au cours des 36 prochaines années. Cette mesure permettrait de retrouver un niveau sécuritaire des émissions de carbone dans l'atmosphère

« Pendant que les grandes économies mondiales cherchent à prendre des mesures efficaces contre les changements climatiques, nous voyons se profiler la révolution de l'énergie propre. » affirme Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Développer des solutions aux changements climatiques serait grandement bénéfique pour le Canada d'un point de vue de la création d'emplois et d'innovations. Toutefois, ceci n'est envisageable uniquement que si notre pays accepte de collaborer avec les leaders de la communauté internationale afin de prioriser les solutions énergétiques propres et les connaissances s'y rattachant. »

Le rapport révèle que les pays émergents joueront un rôle déterminant pour résoudre le problème des changements climatiques. Au fur et à mesure que ces économies se développeront, les efforts réalisés dans leurs systèmes énergétiques, leur réseau de transport en commun et leurs pratiques de construction pourraient représenter des opportunités d'investissement significatives. Selon le rapport, le perfectionnement des technologies relatives à l'énergie renouvelable portera un coup dur aux économies fondées sur les combustibles fossiles. Les économies qui se fondent en grande partie sur le charbon et les hydrocarbures non conventionnels, tels les sables bitumineux, seront de moins en moins concurrentielles et représenteront des risques importants pour les investisseurs.

« Les pays devront se doter de technologies et de services de pointe s'ils veulent atténuer les conséquences des changements climatiques, » poursuit M. Toussaint. « Ce rapport montre clairement que la gravité des répercussions des changements climatiques n'est pas le fruit du hasard. Notre avenir dépend des choix que nous ferons dès aujourd'hui afin de collaborer ou non avec les dirigeants internationaux dans l'optique de mettre la priorité sur les énergies propres. »

La Fondation David Suzuki demande à tous les paliers de gouvernement de prendre leurs responsabilités afin de réduire la pollution de carbone en priorisant la production d'énergie propre, en éliminant graduellement les subventions de près de 1,3 milliard de dollars par année au secteur des combustibles fossiles au Canada, ainsi qu'en modernisant et développant les réseaux de transport en commun.

« Deux choix s'offrent à nous : conserver l'économie du passé ou adopter l'économie du futur. Les Canadiens comptent sur les dirigeants des divers paliers gouvernementaux pour prendre la bonne décision. », de conclure M. Toussaint.

Le rapport indique que la meilleure garantie afin d'assurer la sécurité de nos collectivités et de notre économie et ainsi éviter les pires scénarios liés aux changements climatiques est d'éliminer presque entièrement les émissions de carbone provenant de la combustion d'énergies fossiles de nos filières énergétiques d'ici une génération. Ces efforts permettront d'éviter que les températures globales moyennes augmentent de plus de 2 oC, un seuil qu'il est jugé comme étant trop dangereux de dépasser selon les gouvernements du monde entier, dont le Canada.

Plusieurs rapports internationaux publiés cette année ont révélé que le Canada prend du retard par rapport aux autres pays de l'OCDE (pays industrialisés) en ce qui concerne les mesures prises pour réduire les émissions contribuant au réchauffement de la planète.

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Information sur le Cinquième rapport d'évaluation du GIEC

Le GIEC produit les rapports scientifiques les plus complets sur les changements climatiques à l'échelle mondiale qui reposent sur un très large consensus de la part de la communauté scientifique internationale. Le GIEC s'est vu décerner le prix Nobel de la paix en 2007. Ces rapports résument l'état actuel des connaissances sur comment les systèmes naturels planétaires essentiels à la vie humaine changent et continueront de changer dû à l'émission de quantités sans précédent de pollution de carbone dans l'atmosphère. La dernière évaluation, dont fait état le Quatrième rapport d'évaluation, remonte à 2007 et avait suscité un vif débat mondial sur les mesures à prendre pour lutter contre les changements climatiques. En septembre 2013, le premier de quatre volets du Cinquième rapport d'évaluation du GIEC a été rendu public à Stockholm. Ce volet porte sur la science physique des changements climatiques. Le second volet du Cinquième rapport, qui traite des impacts des changements climatiques et des mesures requises pour s'y adapter, a été publié à Yokohama, au Japon, en mars dernier. Aujourd'hui, le troisième volet évalue les stratégies et les solutions d'atténuation. Le quatrième volet sera une synthèse résumant les trois premiers.

Le rapport sur les stratégies et les solutions d'atténuation relatives aux changements climatiques a été rendu public ce dimanche, à Berlin, en Allemagne.

Pour consulter le communiqué de presse et le rapport du GIEC : http://www.ipcc.ch/

Personne-ressource :

Andrée-Lise Therrien
514 758-3618
altherrien@davidsuzuki.org

La sécurité alimentaire et l'économie durement touchées par les changements climatiques

Le 30 mars 2014 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki demande à tous les niveaux de gouvernement d'agir plutôt que de laisser l'avenir au hasard

MONTRÉAL — Les changements climatiques auront une incidence sur la vie quotidienne des familles canadiennes, selon le deuxième volet du Cinquième rapport d'évaluation du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC). Ce rapport porte principalement sur les impacts des changements climatiques et des mesures d'adaptation pouvant être prises. Il explique comment de profonds changements climatiques résultant de l'accumulation d'émissions qui piègent la chaleur mèneront à des hausses de prix des denrées, menaceront directement nos ménages et nos collectivités et nuiront à notre économie. Pour éviter tout cela, tous les niveaux de gouvernement doivent prendre des mesures concrètes sans plus tarder.

« Les changements climatiques ne représentent pas uniquement un enjeu environnemental, selon Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Il s'agit également d'un enjeu économique et d'une question de sécurité qui aura des impacts sur à la fois les plus grandes métropoles et les plus petits villages. »

« Les collectivités et les familles qui les habitent méritent notre soutien sans plus tarder et chaque niveau de gouvernement doit contribuer à résoudre la crise des changements climatiques », affirme M. Toussaint.

La Fondation David Suzuki demande à tous les niveaux de gouvernement de prendre des mesures responsables dès maintenant, sans quoi les Canadiens risquent de ne plus pouvoir se nourrir à prix abordable et l'économie risque de fléchir. « Par exemple, nous pouvons faire une différence aujourd'hui en investissant dans l'infrastructure verte, suggère M. Toussaint. Nous devons mettre en branle des projets qui contribueront à garder nos villes plus fraîches pendant des vagues de chaleur extrême et à absorber l'eau pour réduire les risques d'inondations catastrophiques comme celles qui ont dévasté les villes de Calgary et de Toronto l'an dernier. »

M. Toussaint fait valoir que les gouvernements peuvent aussi aider l'industrie à élaborer des pratiques plus durables pour composer avec les changements climatiques : « Au Canada, aucun secteur d'activités ne sera épargné. Pensons notamment à la foresterie, la pêche des produits de la mer, l'agriculture et l'exploitation minière. C'est pour cette raison qu'il est si important que nous agissions sans plus tarder. Plus nous attendrons, plus les coûts et les pertes augmenteront. »

« Des villes et certaines provinces ont fait preuve de leadership dans la lutte contre les changements climatiques, mais nous devrons redoubler d'efforts si nous voulons réussir à réduire les émissions de carbone responsables du problème en premier lieu, conclut M. Toussaint. Après tout, notre santé et notre sécurité futures dépendent des choix que nous faisons aujourd'hui. »

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Information sur le Cinquième rapport d'évaluation du GIEC

Le GIEC produit les rapports scientifiques les plus complets sur les changements climatiques à l'échelle planétaire. Ces rapports reposent sur un très large consensus de scientifiques internationaux. Le GIEC s'est vu décerner le prix Nobel de la paix en 2007. Ces rapports résument l'état des connaissances actuel sur l'évolution des systèmes naturels planétaires essentiels à la vie humaine, évolution qui est attribuable à l'émission de quantités sans précédent de pollution carbonée dans l'atmosphère. La dernière évaluation, dont fait état le Quatrième rapport d'évaluation, remonte à 2007 et avait suscité un vif débat mondial sur les mesures à prendre pour lutter contre les changements climatiques. En septembre 2013, le premier de quatre volets du Cinquième rapport d'évaluation du GIEC a été rendu public à Stockholm. Ce volet porte sur la science physique des changements climatiques. Aujourd'hui, le deuxième volet du Cinquième rapport d'évaluation porte sur les impacts des changements climatiques et les mesures requises pour s'y adapter. Les troisième et quatrième volets du Cinquième rapport d'évaluation seront déposés au cours des six prochains mois. Le troisième volet évaluera les stratégies d'atténuation, tandis que le quatrième sera une synthèse résumant les trois premiers.

Le rapport sur les impacts des changements climatiques et les mesures d'adaptation a été rendu public aujourd'hui à Yokohama, au Japon.

Pour consulter le communiqué de presse et le rapport du GIEC :
http://www.ipcc.ch/

La fiche d'information médias de la Fondation David Suzuki peut être téléchargée ici.

Personne-ressource :

Manon Dubois (Québec)
514 679-0821
mdubois@davidsuzuki.org

Plus d'une décennie pour agir contre les pesticides soupçonnés de causer la mort chez les abeilles : il faut cesser de traîner les pieds déclarent les groupes environnementaux

Le 26 mars 2014 | Affiché dans

Ottawa, le 26 mars 2014 — Quatre importants organismes voués à la protection de l'environnement ont fait parvenir une lettre à la ministre de la Santé, Rona Ambrose, lui demandant de ne plus attendre pour agir contre des pesticides soupçonnés de provoquer la mortalité chez les abeilles et pour lesquels des données toxicologiques importantes sont manquantes.

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Élections 2014 : les groupes écologistes appellent les Québécois à révéler leurs véritables valeurs environnementales!

Le 18 mars 2014

Montréal — Une coalition de groupes écologistes lance aujourd'hui une opération sans précédent invitant les Québécois à dévoiler leurs véritables valeurs environnementales. Les groupes lancent un appel à leurs 250 000 sympathisants pour écrire aux candidats dans leur circonscription afin de les inviter à prendre position en faveur de la lutte aux changements climatiques.

Bien conscients que l'environnement ne semble pas être un enjeu de taille en cette campagne électorale, plusieurs groupes écologistes ont décidé d'agir, afin de permettre à la population d'interpeller leurs futurs élus.

Les groupes écologistes demandent donc aux candidats de tous les partis de s'engager à :

- S'opposer à l'expansion des sables bitumineux et au passage en sol québécois de pipelines albertains qui menacent nos milieux naturels ainsi que notre air, notre eau et la santé de nos communautés.
- Adopter dans les 100 premiers jours du nouveau gouvernement des plans ambitieux et crédibles pour réduire notre consommation de pétrole de 30 et nos émissions de gaz à effet de serre d'au moins 25 d'ici 2020.
- Mettre en œuvre un plan de conservation visant la protection d'au moins la moitié de la région boréale d'ici 2035, comprenant la création de deux grandes aires protégées dans les 100 premiers jours du nouveau gouvernement.

Pour prendre part à cette action, une plateforme est mise en place par les groupes. Elle permet aux citoyens d'entrer leur code postal pour ensuite générer un courriel qui sera transmis aux candidats de leur circonscription, ainsi qu'aux chefs des grands partis. Un geste qui souligne l'importance que l'environnement doit avoir dans cette campagne électorale et surtout au cœur des décisions que prendra notre futur gouvernement.

Cette action est une initiative de plusieurs organisations dont : AQLPA, ENvironnement JEUnesse, Équiterre, Fondation David Suzuki, Fondation Rivières, Greenpeace, Nature Québec, SNAP Qc et WWF Canada.

Pour prendre part à l'action : http://action2.davidsuzuki.org/fr/Elections-2014

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Source :
Andrée-Lise Therrien
514 758-3618
altherrien@davidsuzuki.org

Les représentants écologistes au comité consultatif sur les changements climatiques dénoncent l'inaction du Québec et réclament un plan d'action

Le 3 mars 2014 | Affiché dans

Montréal — Les représentants écologistes au comité consultatif du gouvernement du Québec sur les changements climatiques ont dénoncé aujourd'hui l'inaction du gouvernement dans la lutte aux changements climatiques et réclamé qu'il rende public son plan d'action à ce sujet. Ce plan doit démontrer comment le gouvernement entend atteindre la cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 25 % sous les niveaux de 1990 qu'il s'est engagé à atteindre lors la dernière campagne électorale. Les groupes exigent également une plus grande transparence quant à l'état d'avancement des travaux et à l'affectation des sommes du Fonds vert.

«Après 18 mois, le seul plan d'action que nous ayons de ce gouvernement est celui adopté par le gouvernement précédent (libéral), un plan que les groupes et le PQ avaient pourtant jugé incomplet », a déploré Sidney Ribaux, directeur général d'Équiterre. « Qui plus est, plusieurs mesures prévues dans ce plan sont toujours en attente... du nouveau plan! Il devient donc urgent que le gouvernement adopte son propre plan; chaque jour qui passe rend plus difficile l'atteinte d'un objectif, quel qu'il soit, sur l'horizon 2020», a-t-il ajouté.

«Voilà maintenant plus de deux ans que nous sommes sans bilan sur les mesures de lutte aux changements climatiques, a déclaré André Bélisle de l'AQLPA. Il nous faut un bilan annuel de mise en œuvre pour le PACC 2020. Il faut aussi publier régulièrement les tendances des émissions d'ici 2020 et pourquoi pas organiser un sommet national sur la lutte aux changements climatiques», a-t-il conclu.

«Nous déplorons l'approche à deux vitesses du gouvernement : la voie rapide pour le développement de l'industrie pétrolière et la voie de service pour la réduction de la dépendance au pétrole, a affirmé Philippe Bourke du Regroupement national des conseils régionaux de environnement (RNCREQ). On attend toujours une stratégie pour atteindre l'objectif de réduction de la consommation de pétrole de 30 % d'ici 2020 conformément aux engagements pris par le PQ lors des dernières élections.»

«Nous sommes dans le noir sur l'utilisation de dizaines de millions de dollars du Fonds Vert, a affirmé Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki. Par exemple, en juin 2012, le gouvernement précédent avait annoncé que les deux tiers du Fonds vert allaient être consacrés au développement des transports collectifs d'ici 2020, soit au moins 250 M$ par an. Or, la Stratégie nationale de mobilité durable prévoit n'y consacrer que 132 M$ par an. Où va le reste de l'argent ? Le dernier budget n'apporte pas de réponse à cet égard», a-t-il conclu.

Les groupes rappellent en terminant que le gouvernement du Québec ne s'est toujours pas donné de stratégie énergétique et déplorent que les décisions en matière d'énergie et de climat continuent d'être prises à la pièce, sans vision d'ensemble.

À cet effet, les groupes soulignent que le rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques, dévoilé la semaine dernière, confirme l'importance de la lutte contre les changements climatiques pour l'avenir du Québec, tout en étant très incisif sur l'importance d'un virage majeur et rapide. «La Commission estime qu'en l'absence de nouveaux moyens draconiens pour réduire les émissions, même l'objectif légal [de 20%] ne sera pas atteint.»

Les groupes écologistes rappellent enfin que les sondages confirment régulièrement que le climat est une préoccupation importante des Québécois. Il n'est donc pas surprenant que tous les partis représentés à l'Assemblée nationale aient des engagements ambitieux en matière de lutte aux changements climatiques. Ils doivent travailler de concert pour les réaliser.

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Pour renseignements :

André Bélisle, AQLPA
418 642-1322 poste 223
418 386-6992

Julie Tremblay, Équiterre
514 605-2000

Andrée-Lise Therrien, Fondation David Suzuki
514 758-3618

Anne-Marie Gagnon, RNCREQ
514 861-7022 poste 24
514 651-8236