Médias

La Fondation David Suzuki est fréquemment consultée sur des sujets reliés à la durabilité et à la conservation. Nos scientifiques et experts sont disponibles pour répondre aux questions des médias. Pour joindre un membre de la Fondation, les représentants des médias sont priés de contacter nos spécialistes des communications (listés sur la barre latérale droite de cette page). Si vous souhaitez utiliser du contenu de ce site Web, veuillez prendre connaissance de notre page Droits d'auteurs et permissions. En lisant nos communiqués de presse qui se trouvent ci-dessous, vous trouverez toutes les informations concernant nos dernières nouvelles ainsi que nos récents rapports et événements.

RÉACTION — Budget 2017-2018 du gouvernement du Québec : La Fondation David Suzuki accueille favorablement l'annonce d'un virage vers la mobilité durable

Le 28 mars 2017 | Affiché dans

Québec - À la suite du dépôt du budget 2017-2018 du gouvernement du Québec, la Fondation David Suzuki accueille avec satisfaction les mesures annoncées en faveur des transports collectifs et de la mobilité durable. Ces mesures sont essentielles à l'atteinte des objectifs de réduction de gaz à effet de serre (GES) et de réduction de la consommation de pétrole du Québec à l'horizon de 2030.

Parmi les mesures structurantes en faveur des transports collectifs, la Fondation David Suzuki note le soutien aux projets de Réseau électrique métropolitain, de prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal et de réalisation du Service rapide sur bus (SRB) dans la région de Québec. La Fondation accueille aussi avec satisfaction l'objectif annoncé d'augmenter de 10% l'offre de transports collectifs et de 5% l'achalandage à l'horizon 2021-2022 par un investissement de 333 millions $ additionnels. Sur le plan des immobilisations, le budget accroît significativement les investissements en transports collectifs qui représenteront maintenant les deux tiers des ajouts et améliorations dans le secteur des transports.

«Avec un parc automobile qui croît à un rythme deux fois plus rapide que la population et des coûts de congestion en progression constante, le Québec se devait d'agir en mobilité durable», affirme Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

Rappelons que les coûts de la congestion routière atteignaient près de 2 G$ en 2013. Selon le gouvernement, les investissements en transports collectifs vont générer 5,8 G$ en retombées économiques et permettre de créer ou maintenir 6500 emplois.

«Un dollar investi en transports collectifs génère 2,7 fois plus de retombées économiques que le même dollar investi dans les routes, tout en réduisant la congestion. Investir dans les transports collectifs est une solution gagnante pour l'économie, l'environnement et la qualité de vie des gens.»

Le budget 2017-2018 annonce également le dévoilement au cours de la prochaine année d'une politique de mobilité durable. La Fondation David Suzuki se réjouit de cette annonce attendue depuis maintenant cinq ans. «Nous offrons notre entière collaboration au gouvernement pour contribuer à l'élaboration de cette politique. Le temps presse, nous espérons que les travaux s'amorceront le plus rapidement possible», conclut Karel Mayrand.

- 30 -

Pour plus d'information:
Diego Creimer, Communications, 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org

Position de la Fondation David Suzuki sur le Réseau électrique métropolitain (REM)

Le 28 mars 2017 | Affiché dans

David Suzuki Foundation Position Statement on REM

English version available here:
DSF position on REM.pdf

Après une analyse approfondie du projet du Réseau électrique métropolitain (REM) de CDPQ-Infra, la Fondation David Suzuki a adopté la position suivante:

Contexte

- La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a reçu le mandat de développer et d'opérer un train léger pour le pont Champlain et de développer un service de navette vers l'aéroport Trudeau. À la place, la CDPQ a proposé une solution unique : le Réseau électrique métropolitain (REM). Celui-ci connectera la Rive-Sud, la Rive-Nord, Laval ainsi que l'ouest de l'île de Montréal.
- Le coût prévu du projet est de 6,04 milliards $, dont 3,1 milliards $ proviennent de la CDPQ. Le reste sera fourni par le gouvernement fédéral, le gouvernement du Québec, et la Ville de Montréal dans une proportion minoritaire.
- Le projet est un tracé sur 67 km incluant 24 stations. Celui-ci absorbera le train de Deux-Montagnes.
- Il s'agit du plus important projet intermodal des 50 dernières années.
- La dernière station de métro à avoir été inaugurée sur l'île de Montréal date de 1988, et le Système rapide par bus (SRB) sur Pie-IX sera lancé 20 ans après sa planification.
- En ce qui concerne le transport collectif, Montréal se retrouve au point mort. Cela est en partie dû au manque de leadership et de financement.
- Le tunnel du Mont-Royal sera vendu à la CDPQ et ne sera plus disponible aux navetteurs et aux trains de passagers, affectant ainsi les 6 500 usagers du Train de l'Est et rendant plus difficile le développement de nouveaux trains sur la Rive-Nord.
- Il y a une incertitude liée au financement, et on craint que des coûts d'opération élevés ne soient refilés aux usagers et aux municipalités.
- Le projet peut induire de l'étalement urbain, notamment dans les zones à faible densité démographique dans l'ouest de l'île. Les développements immobiliers créés autour des stations peuvent également affecter les milieux naturels et les milieux agricoles.
- Le REM ne permettra pas une baisse importante de l'utilisation de la voiture ni des émissions de gaz à effet de serre (GES). Néanmoins, le projet améliorera les services de transit des passagers et mènera à une densification du tissu urbain. La diminution des GES sera donc plus importante à long terme.
- L'étalement urbain causé par le REM sera mineur considérant qu'une pression importante a déjà lieu à Blainville-Mirabel, Terrebonne-Mascouche, Sainte-Julie et Saint-Hilaire avec le développement des autoroutes construites il y a 40 ans. Or, un effet d'étalement urbain pourrait tout de même avoir lieu à Sainte-Anne-de-Bellevue.
- Le REM a été amélioré depuis sa première version et inclut désormais deux nouvelles connexions avec le Métro de Montréal ainsi qu'une modification du tracé pour protéger des écosystèmes, des espèces ainsi que des bâtiments patrimoniaux.
- Une fiducie foncière a également été créée afin de protéger le territoire agricole autour de la station terminale sur la Rive-Sud.
- On constate une certaine opposition au REM chez certains groupes citoyens et écologistes. Leurs questions sont légitimes. Cependant, certaines sont basées sur des hypothèses ou « à priori » qui n'ont pu être validés par nos analyses.
- Notre appui conditionnel au projet est basé sur la réponse qu'on donne à la question suivante : est-ce que le Montréal métropolitain sera mieux avec ou sans le REM ? Notre appréciation générale demeure positive.
- Le rapport du BAPE a été critique envers le projet. Il a conclu que le projet ne pouvait être approuvé en fonction des informations reçues. Le rapport du BAPE énonçait des questions, dont certaines ont été répondues depuis sa publication.
- Considérant que le REM est encore en phase de développement, nous croyons qu'il nous est impossible de lui donner notre approbation finale. Cependant, cette phase de développement représente pour nous une opportunité de demander des améliorations.

En prenant compte de ce contexte, la Fondation David Suzuki considère que le REM aura un impact positif important sur la mobilité dans la région, et qu'en principe il mérite notre appui. Cependant, cet appui est conditionnel aux préalables suivants:

1. Le financement et les coûts d'opération du REM doivent respecter les capacités de payer des municipalités et des usagers et ne doivent pas devenir une barrière à son utilisation;
2. Aucune perte nette en milieu agricole ainsi que la protection des terres agricoles aux alentours de la station terminale de la Rive-Sud; (cette condition a été rencontrée Par la création d'une fiducie foncière autour du terminal de la rive sud).
3. Aucune perte de milieux naturels, ce qui implique :
a. La modification du trajet du REM afin de protéger les espèces à statut et leur écosystème;
b. Une garantie de la Ville de Montréal que les milieux naturels ne seront pas menacés par des développements immobiliers induits par le REM;
4. Une évaluation de l'étalement urbain à Sainte-Anne-de-Bellevue et la création d'un comité de surveillance sur l'étalement urbain et sur ses menaces potentielles pour les espaces verts;
5. L'adoption d'une politique de mobilité durable par le gouvernement du Québec et la garantie que d'autres projets de transport en commun (extension de la ligne bleue dans le métro de Montréal et autres) ne seront pas arrêtés pour favoriser le REM.
6. Plus d'interconnexions entre le REM et le réseau de métro. (Cette condition a été rencontrée : deux stations intermodales ont été ajoutées aux tracé.)

La Fondation David Suzuki continuera de mettre à jour et d'affiner cette position au fur et à mesure que de nouvelles informations sur le REM seront disponibles.

RÉACTION — Le feu vert à Keystone XL va à l'encontre de l'Accord de Paris et de l'émergence d'une économie basée sur les énergies renouvelables

Le 24 mars 2017 | Affiché dans

Montréal — L'approbation ce matin aux États-Unis du projet de construction du pipeline transfrontalier Keystone XL menace le climat de la planète et va à contresens de la tendance lourde du virage de l'économie mondiale vers les énergies renouvelables.

«Les énergies fossiles ont amorcé un déclin inexorable, affirme Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. La course aux énergies propres est lancée et au rythme auquel on avance, les énergies renouvelables créeront une richesse au niveau mondial de l'ordre de 19 trillions de dollars dans les prochaines décennies. Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre du retard en approuvant de nouvelles infrastructures d'énergies fossiles.»

L'octroi du permis de construction est le premier pas d'une démarche plus longue qui comprend l'approbation des organismes de réglementation de l'état de Nebraska et la soumission par TransCanada du tracé définitif, qui doit être étudié par la Commission des services publics et discuté lors des audiences publiques. Même si plusieurs conditions doivent encore être remplies avant que la construction du pipeline ne commence, Karel Mayrand a souligné que le feu vert de Washington constitue un recul majeur.

Au Canada, le budget fédéral 2017 déposé cette semaine contient des engagements clairs pour soutenir la transition vers les énergies renouvelables. À la lumière de ces engagements, l'appui d'Ottawa au projet Keystone XL devient irresponsable et contradictoire.

«Promettre des milliards de dollars pour accélérer le virage vers une économie verte tout en tablant sur une expansion des sables bitumineux et une augmentation de la production et des exportations de pétrole est une contradiction qu'Ottawa ne pourra pas balayer sous le tapis», conclut M. Mayrand.

- 30 -

Pour plus d'information :
Diego Creimer, Communications 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org

RÉACTION — Le budget fédéral 2017 maintient la transition vers une économie verte, mais n'investit pas assez dans la protection des espaces naturels

Le 23 mars 2017 | Affiché dans

Montréal - À la suite du dépôt du budget fédéral 2017, la Fondation David Suzuki salue le maintien des engagements d'Ottawa pour soutenir la transition vers les énergies propres et le transport collectif. Néanmoins, nous considérons que le budget ne va pas assez loin dans la protection des espaces naturels qui constituent la colonne vertébrale d'un environnement en santé et d'une économie prospère.

En ce qui concerne le financement des infrastructures de transport collectif, et considérant que plusieurs régions du Canada subissent les conséquences des grands embouteillages, la Fondation salue la décision de créer deux banques publiques pour financer des projets d'infrastructure avec un investissement de 20,1 G$ sur une période de 11 ans, mais déplore l'absence de confirmation des investissements dans des projets de transport collectif cruciaux au Québec, et l'abolition du crédit d'impôt pour les usagers du transport en commun.

«Le budget ne confirme pas de financement pour le REM, le prolongement de la ligne bleue et le SRB de Québec, en plus d'abolir le crédit d'impôt pour les usagers du transport en commun. À court terme, les usagers se retrouvent bec à l'eau», affirme Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

En ce qui concerne le financement de la transition vers une économie sobre en carbone, la Fondation félicite le gouvernement pour le maintien des programmes nationaux d'appui au Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques.

«Ce budget marque un pas dans la bonne direction pour toutes les communautés qui souhaitent une transition rapide vers les énergies renouvelables, surtout dans le Nord canadien», soutient Karel Mayrand.

Un an après l'annonce d'un investissement de 1 G$ dans le secteur des énergies propres, le budget 2017 engage 2,37 G$ sur une période de quatre ans pour soutenir le secteur des technologies industrielles sobres en carbone. De plus, le gouvernement annonce un investissement de l'ordre de 21,9 G$ sur une période de 11 ans dans les infrastructures vertes.

«Les investissements dans les énergies renouvelables stimuleront la création d'emploi et l'économie, bien plus que les subventions aux énergies fossiles», conclut M. Mayrand.

En ce qui touche le manque des mesures pour assurer la protection des océans, malgré les investissements importants pour contrer les changements climatiques, la protection des espaces naturels constitue à nos yeux l'un des points faibles de ce budget.

La Fondation, de concert avec 16 organisations environnementales, avait demandé un investissement de 146 M$ par année — pour une période de cinq ans — dans la création des aires marines protégées et la protection des pêcheries. Le budget 2017 n'inclut aucun montant pour ces deux projets cruciaux.

La volonté des citoyennes et citoyens canadiens de protéger nos océans ayant été clairement exprimée, la Fondation s'inquiète du silence que le budget 2017 fait sur cette question.

«La protection des océans et les solutions à la crise climatique vont de pair. Nous devons nous tourner vers une économie sobre en carbone tout en maintenant les efforts pour protéger la nature», a déclaré Louise Henault-Ethier, chef des projets scientifiques à la Fondation.

«En 2016, nous avons applaudi l'engagement du fédéral de créer de nouvelles aires marines protégées dans le but d'atteindre un 10 de superficie protégée d'ici 2020. C'est une promesse formidable, mais elle ne veut pas dire grand-chose si l'argent pour la concrétiser n'est pas au rendez-vous. Nous demandons au fédéral de fournir plus de détails sur leur Plan de protection des océans et sur la manière dont il compte atteindre ce 10 . Avec moins de 1 % d'aires protégées en ce moment, le travail à accomplir dans les trois prochaines années devient colossal», a conclu Louise Héneault-Ethier.

- 30 -

Pour plus d'information :
Diego Creimer, Communications 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org

COMMUNIQUÉ CONJOINT — REM : création d'une fiducie foncière à Brossard

Le 21 mars 2017 | Affiché dans

Le territoire agricole protégé grâce à une proposition d'Équiterre, la Fondation David Suzuki, Vivre en Ville et le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec

Montréal - Équiterre, la Fondation David Suzuki, Vivre en Ville et le RNCREQ saluent l'entente innovante annoncée aujourd'hui par CDPQ-Infra, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et l'Union des producteurs agricoles (UPA) pour la protection du territoire agricole autour du terminus à Brossard prévu pour le projet du Réseau électrique métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt et placement. L'annonce d'aujourd'hui vise à créer une fiducie foncière autour dudit terminus de façon à protéger le territoire agricole et limiter l'étalement urbain.

Les groupes écologistes avaient donné un appui conditionnel au REM lors des audiences du BAPE en septembre 2016. Parmi les quatre conditions énoncées, la première était d'ajouter des liens avec le métro de Montréal, ce qui a été fait avec trois nouvelles stations, soit les stations de McGill, du Bassin Peel et celle d'Édouard-Montpetit. La deuxième condition présentée au BAPE concernait la protection du territoire agricole.

«L'arrivée d'une infrastructure telle que le REM aux portes de la zone agricole aurait mis beaucoup de pression sur les terres environnant le terminus Rive-Sud », rappelle Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville. « Les outils de protection habituels de protection du territoire agricole ne nous apparaissaient pas suffisants face à ce risque. Nous sommes satisfaits de voir que les différentes parties ont pris au sérieux cette menace et développé une approche innovante», se félicite-t-il.

«Nous tenons à saluer cette entente importante visant à protéger le territoire agricole et freiner l'étalement urbain, deux enjeux très importants aux yeux d'Équiterre, a déclaré Steven Guilbeault, directeur principal d'Équiterre. Nous sommes d'autant plus heureux que nous avions, avec nos partenaires Vivre en Ville et le RNCREQ, fait cette proposition lors des audiences du BAPE et de discussions subséquentes avec la Caisse et qu'il s'agit d'une première au Québec pour ce type de projet», a-t-il ajouté.

«La création de cette fiducie est un progrès indéniable pour favoriser l'intégration et l'acceptabilité du projet de REM. Cette initiative de la Caisse rappelle d'ailleurs le besoin de se doter, au Québec, d'outils structurants qui permettront d'observer les enjeux reliés aux territoires agricoles et garantir leur protection», a déclaré pour sa part Vincent Moreau, directeur général du RNCREQ.

Pour Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, il s'agit d'un autre pas dans la bonne direction. «Nous avions demandé qu'il n'y ait aucune perte nette de terres agricoles autour de la station terminale de la Rive-Sud. C'est ce que nous offre cette fiducie. Dans le même esprit, nous espérons que les milieux naturels en bordure des antennes du REM seront aussi protégés par la Ville de Montréal, le gouvernement du Québec et d'autres partenaires.»

- 30 -

Pour plus d'information :
Diego Creimer, Communications 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org