Médias

La Fondation David Suzuki est fréquemment consultée sur des sujets reliés à la durabilité et à la conservation. Nos scientifiques et experts sont disponibles pour répondre aux questions des médias. Pour joindre un membre de la Fondation, les représentants des médias sont priés de contacter nos spécialistes des communications (listés sur la barre latérale droite de cette page). Si vous souhaitez utiliser du contenu de ce site Web, veuillez prendre connaissance de notre page Droits d'auteurs et permissions. En lisant nos communiqués de presse qui se trouvent ci-dessous, vous trouverez toutes les informations concernant nos dernières nouvelles ainsi que nos récents rapports et événements.

Nouveau rapport sur les impacts des projets de transport du pétrole sur le fleuve

Le 11 février 2015 | Affiché dans
Photo: Nouveau rapport sur les impacts des projets de transport du pétrole sur le fleuve

Des risques additionnels injustifiables pour les communautés et les écosystèmes, selon la Fondation David Suzuki, le WWF et la SNAP.

Montréal — Le rapport publié aujourd'hui par la Fondation David Suzuki, le Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada) et la SNAP Québec sous le titre « Le Saint-Laurent, artère pétrolière? » établit pour la première fois au Québec une cartographie des impacts cumulatifs du transport pétrolier — actuel et futur — pour le bassin versant du Saint-Laurent.

Transport de pétrole actuel et à venir : des chiffres impressionnants

Dans cette étude, les auteurs dressent pour le Saint-Laurent un descriptif précis des risques associés à chaque mode de transport de pétrole, que ce soit par oléoduc, par pétrolier ou par train. Sont ainsi décrits non seulement les impacts potentiels pour l'environnement, mais aussi pour l'économie et les communautés de ce territoire intrinsèque à l'identité et à la société québécoises.

Le rapport fait ainsi ressortir qu'avec 1,4 million de barils par jour, les seuls projets d'oléoducs ligne 9B et Énergie Est quadrupleraient le volume de pétrole transitant sur et en bordure du Saint-Laurent à ce jour; ou encore, que le nombre annuel de voyages aller-retour effectués par des pétroliers sur le Saint-Laurent augmenterait de 150 % avec les projets d'Enbridge, de TransCanada et de Suncor.

« On nous dit souvent qu'il y a déjà du pétrole qui transite sur le fleuve et dans les territoires environnants. Ce qu'on nous dit rarement, mais que l'étude démontre, c'est que mis tous ensemble, les déplacements actuels et à venir de pétrole vont avoir des impacts d'une tout autre ampleur pour le Saint-Laurent, alerte Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. On nous propose tout simplement de transformer l'un des joyaux de la province en autoroute pétrolière, ce qui est inacceptable. »

Un patrimoine de biodiversité unique : le Saint-Laurent

Représentant 20 % des réserves mondiales d'eau douce, le Saint-Laurent est un patrimoine exceptionnel, mais également fragile. Ceci explique en partie les importants efforts déployés pour en assurer l'intégrité et le rétablissement, comme le prouvent les investissements de 716 millions de dollars engagés depuis 1988 par Québec et Ottawa en faveur de cette cause.

« Le Saint-Laurent abrite 15 espèces floristiques et 41 espèces fauniques en danger, dont l'emblématique béluga de l'estuaire qui est aujourd'hui en voie de disparition, pointe Patrick Nadeau, directeur général de la SNAP Québec. Construire un terminal pétrolier à Cacouna et y multiplier par trois les allers-retours des pétroliers n'est pas selon nous compatible avec le rétablissement de cette espèce. »

Le fleuve n'est pas seulement vital pour la faune et la flore qu'il abrite : il l'est aussi pour un grand nombre de nos communautés.

Le rapport rappelle ainsi que le Saint-Laurent est la source d'eau potable principale de près de 45 de la population du Québec, dont les citoyens de 48 municipalités, et que 60 de la population du Québec habite à proximité des rives du Saint-Laurent, où se situe également la vaste majorité de nos terres agricoles.

Chaque année, l'industrie de la pêche génère des revenus de plusieurs millions de dollars, sans oublier les attraits touristiques du Saint-Laurent qui à eux seuls attirent plus de 2,5 millions de visiteurs, qui injectent plus de 500 millions de dollars dans l'économie québécoise.

Les risques encourus pour les écosystèmes et les communautés

L'arrivée massive du pétrole, de même que l'accroissement des mouvements de pétroliers, pose des risques aux activités humaines et aux écosystèmes du Saint-Laurent.

Les auteurs consacrent ainsi le dernier chapitre de l'étude aux principaux enjeux que posent les installations et les activités associées au transport d'hydrocarbures, de même que le potentiel d'accidents majeurs. Un tableau synthèse ainsi qu'une carte permettent au lecteur de bien saisir l'aspect cumulatif de ces risques.

« Nous voyons difficilement comment ces risques pourraient être mitigés de façon à les rendre acceptables pour les communautés et compatibles avec la préservation des habitats et des espèces du Saint-Laurent, a renchéri, Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec du WWF-Canada. Nous demandons à nos élus de ne pas précipiter des décisions qui auraient pour conséquence de mettre notre fleuve en péril. »

En écho à tous les élus et citoyens qui ont d'ores et déjà émis de sérieuses réserves face au virage pétrolier que le Québec s'apprête à prendre, la Fondation David Suzuki, la SNAP Québec et le WWF-Canada s'accordent à dire que les projets de transport d'hydrocarbures ne peuvent qu'accentuer les pressions qui s'exercent déjà sur le Saint-Laurent. Ses communautés riveraines, ses milieux exceptionnels et les espèces qui y résident, ainsi que les services écosystémiques qu'il nous procure à tous, seraient exposés à des risques injusti¬fiables pour les auteurs de l'étude.

Consultez l'étude.

Consultez la carte qui fait le portrait des écosystèmes, communautés et activités économiques du fleuve ainsi que les projets et infrastructures de transport de pétrole sur le fleuve.

- 30 —

Pour information et demandes d'entrevues :
Karel Mayrand, Fondation David Suzuki : 514 998-5458
Marie-Claude Lemieux, WWF-Canada : 514 394-1105
Patrick Nadeau, SNAP Québec : 514 278-7627, poste 226

Recommandations de la Commission permanente sur le schéma d'aménagement et de développement de l'agglomération de Montréal : un signal positif pour le Mouvement Ceinture Verte

Le 14 janvier 2015 | Affiché dans

Montréal — À la suite de consultations publiques sur le schéma d'aménagement de l'agglomération de Montréal, le Mouvement Ceinture Verte se réjouit de voir que l'ensemble des recommandations formulées dans son mémoire ainsi que celles de plusieurs autres groupes ont été prises en compte par les membres de la Commission permanente.

En effet, plusieurs points en lien avec les demandes du MCV ont été modifiés. Le MCV demandait entre autres :
- Un langage plus affirmé et contraignant sur les actions proposées par le schéma;
- L'atteinte d'un indice de canopée de 25 % par la mise en oeuvre du Plan d'action canopée;
- L'accroissement de la cible des surfaces terrestres protégées de 5,8 % à 12 %;
- D'accorder une plus grande importance au verdissement ainsi qu'à la Trame verte et bleue;
- De mettre en place un mécanisme de coordination pour la mise en oeuvre de la Trame verte et bleue et de lier des partenaires au système de gouvernance.

Le MCV tient à souligner l'importance que ces recommandations soient officiellement adoptées et entérinées lors du conseil d'agglomération à la fin de janvier. Il espère également que cet engagement aura une incidence sur tous les schémas d'aménagement prochainement adoptés sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

À propos du Mouvement Ceinture Verte
Le Mouvement Ceinture Verte est une coalition, mise en place à l'automne 2012, demandant la création d'une trame verte et bleue pour le Grand Montréal permettant de créer un réseau dynamique de milieux naturels et agricoles protégés, et de maintenir la biodiversité en plus de pallier à la perte de contact des citoyens avec la nature. Site Internet : www.ceintureverte.org

- 30 -

Renseignement :
Sylvain Perron
Chargé de projet, Fondation David Suzuki
Coordonnateur du Mouvement Ceinture Verte
Tél. : 514-871-4932 p. 1465
Courriel : sperron@davidsuzuki.org

Entente — Québec — Caisse de dépôt sur les infrastructures TRANSIT accueille avec intérêt et optimisme l'accélération des grands projets

Le 13 janvier 2015 | Affiché dans

Montréal — Réagissant à l'annonce d'investissements à venir dans les infrastructures québécoises par la Caisse de dépôt et placement du Québec, TRANSIT, l'Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec, perçoit des aspects positifs et des questions en suspens. Si l'entente entre Québec et la Caisse accélère la réalisation de projets, dégage des budgets supplémentaires et permet l'atteinte des objectifs collectifs de mobilité durable, il s'agit d'une bonne nouvelle.

Cependant, ce modèle ne réduit en rien l'importance des investissements de l'État en transport collectif, pas plus qu'il ne donne d'assurance sur la juste tarification aux usagers, la cohérence des projets avec le réseau existant (et la tarification existante) ou la vision métropolitaine et urbaine nécessaire à la réalisation d'un réseau de transport efficace. « Le gouvernement devrait donner des garanties, car il reste des inconnues majeures à éclaircir, notamment en ce qui a trait à la tarification », s'est exprimé François Pepin, président de Transport 2000 Québec.

L'État doit en faire plus pour la mobilité durable
« L'annonce d'aujourd'hui démontre que les investissements en transports collectifs sont profitables au plan financier, environnemental et social. Ce nouveau paradigme d'investissement lance un signal prometteur, mais il ne doit en aucun cas justifier un désinvestissement du gouvernement du Québec dans les transports collectifs qui demeurent le parent pauvre du secteur des transports au Québec », a affirmé Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki. Depuis 2011, TRANSIT a demandé de rehausser à 30 en transport collectif les investissements du Fonds des réseaux de transport terrestre (actuellement autour de 20 ) et que le Fonds vert consacre les deux tiers de ses recettes à l'amélioration de service en transport collectif. « Il est toujours d'actualité pour le gouvernement d'entériner ces recommandations. »

Maintenir le cap sur la lutte aux changements climatiques
« Nous sommes heureux de voir le "bas de laine" des Québécois investir dans des projets de transports collectifs au Québec, il faudra toutefois s'assurer que les investissements de la Caisse se fassent en fonction des priorités du gouvernement du Québec telles la lutte aux changements climatiques ou encore la mobilité durable », s'est pour sa part exprimé Steven Guilbeault, directeur principal à Équiterre.

TRANSIT rappelle que, malgré cette annonce, l'État doit encore en faire plus pour la mobilité durable. À cet égard, l'Alliance a déjà identifié nombre des pistes qui, malgré le contexte de restrictions budgétaires, permettraient aux projets de transport collectif d'aller de l'avant.

30

À propos de TRANSIT
Depuis sa création en août 2011, TRANSIT a fait état de plusieurs recommandations pour pallier la crise du financement des transports et aider le gouvernement et les organisations de transports collectifs à atteindre leurs objectifs d'achalandage d'ici 2020, dont le rééquilibrage des investissements en transports (30% aux transports collectifs), multiplier le financement du développement de l'offre de service en transport collectif via le Fonds vert et l'utilisation du Fonds Chantiers Canada pour financer les projets de transports collectifs au Québec. Pour devenir membre, pour consulter la liste des organismes membres et lire les publications : www.transitquebec.org.

Renseignements :

Philippe Cousineau Morin
514.394.1125 #202 (bur.)
514.799.1906 (cell.)
info@transitquebec.org

Les solutions aux changements climatiques existent au Canada

Le 11 décembre 2014 | Affiché dans

Un nouveau rapport démontre qu'en adoptant les meilleures pratiques provinciales, le Canada pourrait remplir ses engagements mondiaux.

Montréal, jeudi 11 décembre 2014 — Selon un rapport de la Fondation David Suzuki, le Canada pourrait respecter son engagement international sur les changements climatiques en appliquant simplement des solutions déjà implantées à certains endroits au pays.

Le rapport, Building on the best : Keeping Canada's climate promise (uniquement disponible en anglais) a utilisé des analyses de Navius Research pour déterminer les meilleures pratiques et solutions aux changements climatiques utilisées au Canada, afin d'évaluer comment le tout s'appliquerait au fédéral. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, l'étude présente de formidables opportunités qui résident dans l'ingéniosité du Canada, dans sa main-d'œuvre et dans l'abondance des ressources énergétiques renouvelables.

Continuer »

L'union de l'Ontario et du Québec pour la lutte aux changements climatiques montre l'exemple au reste du Canada

Le 3 décembre 2014 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki publie la déclaration suivante en réaction à l'annonce des gouvernements de l'Ontario et du Québec de jumeler leurs efforts afin de lutter contre les changements climatiques, améliorer le partage des ressources en électricité et évaluer conjointement les risques du pipeline Énergie Est.

« La collaboration du Québec et de l'Ontario montre l'exemple sur l'importance de se soutenir pour résoudre la problématique la plus importante de notre ère » explique Ian Bruce, directeur science et politique pour la Fondation.

« Il s'agit d'une journée importante au chapitre des politiques climatiques en Amérique du Nord. En se joignant au Québec et à la Californie, l'Ontario envoie un message clair aux autres administrations : l'attente n'est plus une option », a déclaré Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Nous avons hâte de voir les détails et nous espérons que d'autres province et pays emboiteront le pas. »

Continuer »