Médias

La Fondation David Suzuki est fréquemment consultée sur des sujets reliés à la durabilité et à la conservation. Nos scientifiques et experts sont disponibles pour répondre aux questions des médias. Pour joindre un membre de la Fondation, les représentants des médias sont priés de contacter nos spécialistes des communications (listés sur la barre latérale droite de cette page). Si vous souhaitez utiliser du contenu de ce site Web, veuillez prendre connaissance de notre page Droits d'auteurs et permissions. En lisant nos communiqués de presse qui se trouvent ci-dessous, vous trouverez toutes les informations concernant nos dernières nouvelles ainsi que nos récents rapports et événements.

COMMUNIQUÉ CONJOINT — Les espaces verts et les terres agricoles de la CCN valent cinq milliards de dollars

Le 6 décembre 2016 | Affiché dans

Ottawa - Les 55 000 hectares d'espaces verts et de terres agricoles de la Commission de la capitale nationale (CCN) fournissent chaque année des bénéfices environnementaux d'une valeur de 332 millions de dollars, ce qui comprend le contrôle de la qualité de l'air, la filtration de l'eau, la régulation du climat, le stockage du carbone et la protection des habitats. C'est ce que révèle une étude rendue publique aujourd'hui par la Fondation David Suzuki et la CCN.

L'étude intitulée Capital naturel : la valeur économique de la Trame verte de la Commission de la capitale nationale rend compte de la vitalité économique totale des espaces verts de la CCN. Elle a été réalisée par l'équipe de Jérôme Dupras, professeur au Département des sciences naturelles de l'Université du Québec en Outaouais et chercheur à l'Institut des sciences de la forêt tempérée.

L'étude s'appuie sur des méthodes bien établies pour calculer la valeur des « services écosystémiques » et estimer la valeur économique totale de 13 de ces services fournis par les espaces verts et les terres agricoles de la CCN, y compris les avantages financiers directs des produits agricoles et forestiers ainsi que les avantages indirects pour l'environnement et la santé.

L'étude conclut que les collectivités de la région de la capitale nationale reçoivent des avantages d'une valeur moyenne de 332 millions de dollars par année ou 5 milliards de dollars si l'on considère la valeur actualisée nette sur 20 ans des services que procurent les espaces verts de la CCN.

L'auteur principal de l'étude se joindra à la CCN et à la Fondation David Suzuki pour discuter de ses conclusions au labo d'urbanisme de la capitale de la CCN le mercredi 7 décembre à 18 h.

Les faits en bref

• Valeur moyenne des services rendus
par les écosystèmes de la CCN : 332 millions $/année
- valeur minimale 188 millions $/année
- valeur maximale 829 millions $/année

• Valeur annuelle par type d'écosystème de la CCN :
- Milieux humides 59 394 $/ha/année
- Forêts urbaines 9 352 $/ha/année
- Forêts rurales 4 183 $/ha/année
- Prairies et pâturages 3 338 $/ha/année
- Terres cultivées 1 363 $/ha/année
- Milieux aquatiques 137 $/ha/année

• Superficie totale des espaces verts de la CCN : 55 000 ha

• Les espaces verts de la CCN :
- Forêts 72 - Terres agricoles 10
- Zones urbaines 8 - Milieux humides 5
- Milieux aquatiques 5 %

Citations

« Les espaces verts de la Commission de la capitale nationale font partie de l'identité de la capitale du Canada et représentent une source importante de valeur économique pour nos collectivités. Cette étude démontre l'importance de la gestion par la CCN des parcs, des forêts, des terres agricoles, des eaux douces et des terres humides dans la région à la durabilité environnementale et économique de notre région de la capitale. »

—Dr. Mark Kristmanson, Chief Executive Officer, NCC

« Tout le monde peut voir la beauté des 55 000 hectares d'espaces verts sous l'intendance de la CCN et tout le monde peut en profiter. Cette étude ajoute à notre compréhension de tout ce que ces écosystèmes apportent à notre qualité de vie; elle nous rappelle la valeur de notre environnement pour le bien-être des générations futures. »
—Karel Mayrand, directeur général, Québec et région du Canada atlantique,
Fondation David Suzuki

« Notre équipe a utilisé des méthodes bien établies qui ont permis de calculer la valeur économique de 13 services écosystémiques. Les résultats donneront aux aménagistes et aux décideurs de nouveaux outils pour mieux protéger les écosystèmes et aménager le territoire ».
—Jérôme Dupras, auteur principal de « Capital naturel », professeur,
Département des sciences naturelles de l'Université du Québec en Outaouais, et
chercheur à l'Institut des sciences de la forêt tempérée


« Les biens naturels : l'or vert de la capitale » au labo d'urbanisme de la capitale

Les conclusions de l'étude intitulée Capital naturel : la valeur économique de la Trame verte de la Commission de la capitale nationale seront présentées demain soir (le mercredi 7 décembre 2016, de 18 h à 20 h) au labo d'urbanisme de la capitale de la CCN (40, rue Elgin, 2e étage, Ottawa). Les conférenciers seront :
• Jérôme Dupras, professeur au Département des sciences naturelles de l'Université du Québec en Outaouais, et chercheur à l'Institut des sciences de la forêt tempérée
• Karel Mayrand, directeur général, Québec et région du Canada atlantique, Fondation David Suzuki
• Stephanie Cairns, directrice, Collectivités durables, Smart Prosperity Institute

Liens

Capital naturel : la valeur économique de la Trame verte de la Commission de la capitale nationale
Labo d'urbanisme de la capitale de la CCN

Renseignements aux médias :

Jean Wolff
Relations avec les médias ‒ CCN
613-239-5678 poste 5703 (bureau)
613-797-0279 (cellulaire)
jean.wolff@ncc-ccn.ca

Diego Creimer
Fondation David Suzuki
514-871-4932 poste 1458 (bureau)
514-999-6743 (cellulaire)
dcreimer@davidsuzuki.org

Prix Action David Suzuki : dévoilement des 10 finalistes et appel au vote

Le 1 décembre 2016 | Affiché dans
Photo: Prix Action David Suzuki : dévoilement des 10 finalistes et appel au vote

La Fondation David Suzuki dévoile les 10 finalistes régionaux, invite le public à voter pour le projet citoyen le plus écolo du Québec

Montréal — C'est aujourd'hui que la Fondation David Suzuki dévoile les dix finalistes du « Prix Action David Suzuki », un concours panquébécois parrainé par le Mouvement Desjardins mettant en valeur les groupes citoyens ayant un impact concret et positif sur l'environnement et les communautés partout au Québec. Le grand gagnant se méritera une bourse de 3 000 $, gracieuseté de Desjardins, ainsi que la visite de David Suzuki, dans le but de faire rayonner son initiative écologique et d'inspirer ses concitoyens à s'activer pour protéger la planète.

Le public est maintenant convié à voter en ligne pour son projet préféré parmi les dix finalistes retenus. Le nombre de votes recueillis sera tenu en compte parmi plusieurs critères lors de la sélection du gagnant par un jury composé de 8 membres réputés dans le milieu de l'engagement citoyen, parmi lesquels : Laure Waridel (sociologue et co-fondatrice d'Equiterre), Melissa Mollen-Dupuis (co-fondatrice de Idle No More), Martine Gariépy (co-fondatrice de LOCO, épicerie biologique et zéro déchet), Mario Quintin, (Directeur Coopération, Affaires et Responsabilité sociale au Mouvement Desjardins), Camil Bouchard (ancien député), Paul Allard (président de Impak Finance), ainsi que Valérie Delage, représentante de la Maison Coup de pouce à Trois-Rivières et gagnante de la première édition du Prix Action en 2016. Le Jury sera présidé par Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki.

Au total, près de 150 citoyennes et citoyens engagés de partout au Québec ont soumis leur projet, y compris des initiatives de zéro déchet, de jardins collectifs, de protection de boisés ou de rivières, de coopératives, de monnaie locale, de sensibilisation, de corridors pollinisateurs, de projets contre Énergie Est et bien plus.

La Fondation se dit ravie de l'abondance des candidatures reçues ainsi que de la diversité des projets :
« Nous avons été stupéfaits de constater le nombre de Québécois qui se mobilisent pour protéger leur environnement, déclare Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki. C'est pour cette raison que nous avons choisi cette année de mettre en valeur les projets de 10 finalistes plutôt que 8. Ces finalistes représentent non seulement les mouvements citoyens qui ne cessent de prendre de l'ampleur chez nous et partout dans le monde, ils démontrent également les impacts concrets et incroyables que peuvent avoir les citoyens dans leur communauté. »

Du 1er au 11 décembre 2016, les citoyens sont invités à voter pour leur projet préféré via le site Web de la Fondation David Suzuki : http://www.davidsuzuki.org/fr/prix-action

Liste des 10 finalistes :
1. Coule pas chez nous partout au Québec : comités citoyens soucieux de se doter d'outils de mobilisation efficaces afin de contrer le projet Énergie Est de TransCanada tout en faisant la promotion des alternatives vertes
2. Le jardin collectif de L'Accorderie du Granit Lac-Mégantic : un espace d'espoir et de résilience : ce jardin collectif fait de matériaux recyclés a pour but de favoriser la guérison de la communauté par la culture d'un jardin ouvert à tous
3. NousRire — Val-David et Montréal, avec antennes actives à Terrebonne, Trois-Rivières, Laval et Québec: un projet communautaire d'achat d'aliments biologiques et écoresponsables en vrac, qui touche déjà 2 000 membres et facilite l'accès à la nourriture bio à moindres frais
4. Éduque tes parents Avignon, Bonaventure et Rocher-Percé : un projet qui rassemble 27 écoles de Gaspésie, où les élèves réduisent leurs déchets à l'école et en famille pour tendre vers le zéro déchet
5. Du jardin des humains au jardin des abeilles Montréal (Université de Montréal) : un corridor écologique, composé de jardins nectarifères et de jardins collectifs ouverts à tous avec plantation d'arbres fruitiers
6. Eco-polyno — La Sarre en Abitibi : mise en place du compostage dans une école de 800 élèves qui se transforment en ambassadeurs verts dans la région
7. Grenier Boréal Mingan : une coopérative de solidarité agroforestière de Minganie, qui œuvre avec l'école et les familles du coin pour encourager l'alimentation saine
8. Incroyables Comestibles — Salaberry-de-Valleyfield : des citoyens transforment les espaces publics sous-exploités en potagers libre-service bio
9. Demain Waterville — Waterville : un mouvement citoyen fort de 300 membres, qui encourage citoyens et organismes à se mobiliser pour les solutions de demain : monnaie locale, groupe d'achats, jardins collectifs, etc.
10. Jardin communautaire des Coccinelles — Bromont : un jardin collectif éducatif et engagé, qui redonne à sa communauté : les légumes frais sont reversés à une banque alimentaire

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Renseignements et demandes d'entrevue :

Manon Dubois, directrice des communications (Québec)
Fondation David Suzuki
514 679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

COMMUNIQUÉ CONJOINT — Émissions de GES : les entreprises ne pourront pas tout faire seules

Le 30 novembre 2016 | Affiché dans

Gens d'affaires, industriels et écologistes s'unissent pour demander un virage en transport

Montréal - L'augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) attribuables au secteur du transport, constatée dans les dernières décennies, menace les progrès accomplis par les autres secteurs en matière de lutte aux changements climatiques, affirment aujourd'hui le Conseil patronal de l'environnement du Québec (CPEQ), le Conseil du Patronat du Québec (CPQ), la Chambre de commerce et d'industrie de Québec, Destination Centre-Ville, l'Association du camionnage du Québec, la Fondation David Suzuki, Équiterre, Vivre en Ville et le Regroupement des conseils régionaux de l'environnement (RNCREQ).

Unissant leurs voix, ces organisations du monde des affaires et de l'environnement demandent des investissements gouvernementaux immédiats, afin d'organiser une transition énergétique efficace dans le secteur des transports. Cette dernière passe entre autre par une offre accrue en transport collectif au Québec, une optimisation des chaînes logistiques et du transport de marchandises, la fixation d'une cible de réduction des émissions de GES spécifique au secteur du transport et la conception d'une politique québécoise de mobilité durable et d'aménagement du territoire. Elles invitent tout particulièrement le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports du Québec (MTMDET) à en faire davantage, en ce qui concerne l'atteinte des ambitieux objectifs de réduction de GES fixés par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

Des émissions de GES en forte hausse dans le secteur des transports
«La situation semble aller à contre-courant : des dizaines de milliers de véhicules s'ajoutent chaque année sur les routes du Québec, ce qui a pour effet de rendre la congestion endémique, alors qu'il faudrait offrir des solutions de mitigation adéquates. Cette situation nuit au transport des personnes et des marchandises et coûte des milliards de dollars aux citoyens et aux entreprises québécoises annuellement», notent les signataires.

«La Capitale Nationale n'échappe plus aux questions de congestion. La mobilité des biens et des personnes est devenue un enjeu majeur pour le développement de la région. La solution doit passer par des investissements importants dans les infrastructures de transport collectif», précise Alain Aubut, président et chef de direction de la CCIQ.

«Sans une intervention décisive et immédiate dans le secteur des transports, il sera impossible d'atteindre la cible de réduction des émissions de GES de 37,5 % d'ici 2030. Le ministère des Transports du Québec doit impérativement et prioritairement se doter d'une cible et d'une stratégie de réduction des GES qui passe par une politique de mobilité durable et d'aménagement du territoire, pour le transport des personnes et des marchandises, et ce dès 2017», affirme Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki.

Le fédéral investit en infrastructures et en transport collectif, le Québec est-il prêt à emboîter le pas?
Devant les investissements de plusieurs milliards de dollars supplémentaires que le gouvernement fédéral offrira aux provinces pour des projets d'infrastructures vertes, particulièrement pour le développement du transport collectif, les signataires invitent le gouvernement du Québec à emboîter le pas et à saisir cette opportunité.

«La situation actuelle de nos réseaux de transport est le reflet de lacunes accumulées dans la planification de nos besoins en mobilité des personnes et des marchandises. Le contexte des réinvestissements attendus aux niveaux municipal, provincial et fédéral est une occasion de mieux faire, pour ne pas répéter l'histoire, en instaurant une culture de l'aménagement intégrée aux transports, pour améliorer durablement l'efficacité de nos réseaux», estime Yves-Thomas Dorval, PDG du CPQ.

Climat : les autres secteurs économiques ne pourront pas toujours compenser sans des efforts supplémentaires en transport

Organisations d'affaires et environnementales s'impatientent également devant trop peu d'initiatives du MTMDET en matière de réduction des émissions de GES.

«Le secteur des transports est celui qui a connu la plus forte augmentation de ses GES depuis 1990 et menace maintenant l'atteinte des objectifs futurs du Québec en matière de lutte aux changements climatiques» déclare Steven Guilbeault directeur principal d'Équiterre. «De plus, ce secteur connait de profondes transformations dont le développement ne peut se faire à la petite semaine, nous avons besoin d'une vision et d'un plan qui permettra de bien orienter ce secteur», ajoute-t-il.

«Alors que les industries du Québec ont réduit leurs émissions de GES de 21,8% depuis 1990, le secteur du transport dans son ensemble a vu les siennes s'accroître de 24,8% durant la même période et ce, malgré les nombreuses mesures réglementaires et autres prises par les pouvoirs publics et par les différents intervenants. Nous invitons le gouvernement du Québec à prendre acte de la situation et à poser les gestes nécessaires pour inverser cette tendance lourde. Il est illusoire de croire que le secteur industriel, qui a déjà considérablement réduit ses émissions de GES depuis 1990, pourra continuer encore bien longtemps de porter de façon si importante le fardeau de réduire les émissions de GES du Québec», affirme Hélène Lauzon, présidente du CPEQ. «De plus, l'offre de programmes devra être ajustée et bonifiée de façon substantielle pour aider notamment le secteur du transport de marchandises et des véhicules lourds à contribuer aux efforts de réductions, alors qu'ils produisent le tiers des émissions des transports.»

«Depuis plusieurs années, l'industrie du transport routier de marchandises œuvre à réduire son empreinte écologique notamment en se dotant d'équipements plus performants. Cela dit, nous sommes favorables aux mesures qui pourraient soutenir le développement du transport collectif et qui par conséquent contribueraient à améliorer la fluidité sur nos routes, ce qui permettrait d'augmenter l'efficacité des transporteurs qui doivent y transiter», souligne Marc Cadieux, pdg de l'ACQ. «L'ACQ poursuit également ses représentations à l'effet que soit reconduit le programme Écocamionnage qui émane du Fonds vert. Il s'agit d'un bel un exemple des retombées positives qu'ont les investissements gouvernementaux qui reconnaissent et valorisent l'importance du virage vert entrepris par notre industrie», ajoute-t-il.

Un plan économique durable qui passe par les transports
Les signataires estiment que la solution passe par des investissements massifs en infrastructures de transport durable, lesquelles sont à même de réduire la congestion et de stimuler l'industrie québécoise.

«Au Québec, le transport en commun génère près de 3 fois plus d'emplois et de retombées que les investissements en transport automobile. Même l'Ontario, qui ne dispose pas d'un tel avantage, prend actuellement ce virage vers le transport collectif. Le Québec doit emboîter le pas à son voisin ontarien; il en va de notre compétitivité et de notre prospérité», précisent les signataires.

«En plus de compter sur des investissements substantiels pour développer l'offre de transports collectifs et assurer le transport efficace des marchandises partout au Québec, le MTMDET devra mettre en place une série de mesures règlementaires et des instruments économiques qui contribueront eux aussi à favoriser les changements de comportement des Québécois et Québécoises en matière de mobilité. Ces mesures, qui sont en outre à faible coût, généreront des économies rapidement en plus d'avoir des effets directs positifs sur la mobilité», conclut Philippe Bourke du RNCREQ.

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Renseignements :
Émilie Novales
COPTICOM
514.577.5838
enovales@copticom.ca

RÉACTION — Donner le feu vert à Kinder Morgan et à la Ligne 3 d'Enbridge est un non-sens pour l'environnement et l'économie

Le 29 novembre 2016 | Affiché dans

Montréal - La décision annoncée aujourd'hui par le gouvernement fédéral de donner le feu vert au projet d'oléoduc Trans Mountain de Kinder Morgan ainsi qu'au projet de remplacement de la Ligne 3 d'Enbridge s'inscrit en faux contre l'engagement qu'avait pris ce même gouvernement, en signant l'Accord de Paris, de redoubler d'efforts pour éviter une hausse de plus de 2 C de la température moyenne de la planète.

Que ce soit d'un point de vue environnemental ou économique, il n'y a aucune bonne raison d'autoriser ce projet. «En approuvant deux oléoducs qui ajouteront 1,4 million de barils par jour en capacité de transport de pétrole, le gouvernement fédéral permettra une croissance des sables bitumineux qui mettra hors d'atteinte nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a déclaré Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Par cette décision, le gouvernement Trudeau tourne le dos à l'Accord de Paris à peine quelques semaines après son entrée en vigueur.»

«Ces décisions, à l'instar de l'autorisation donnée récemment au projet ultra polluant de LGN de Pacific NorthWest près de Prince-Rupert, reviennent à imposer des infrastructures d'hydrocarbures dont personne ne veut et ne ressent le besoin, poursuit M. Mayrand. Nous devrions financer les projets de transition vers les énergies renouvelables plutôt que de continuer de soutenir les projets d'infrastructures dépassées qui nous enfermeront pendant des années encore dans la spirale climato-destructrice des énergies fossiles.»

En particulier, la décision controversée d'approuver le pipeline Kinder Morgan fait fi de l'opposition de 17 Premières Nations, de la province de la Colombie-Britannique et de 20 municipalités représentant plus de deux millions de citoyens. Le prolongement de l'oléoduc doit assurer le transport de pétrole issu des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'en Colombie-Britannique à des fins d'exportation.

La Fondation David Suzuki s'oppose à toute expansion des infrastructures liées aux combustibles fossiles, et cela comprend l'oléoduc Trans Mountain, ainsi que le remplacement de la Ligne 3 d'Enbridge, qui multiplierait par sept le volume de trafic des pétroliers.

« Les Britanno-Colombiens ont bien raison de s'inquiéter des effets de déversements de pétrole sur un écosystème marin fragile, sur les épaulards et sur leur propre santé, indique Karel Mayrand. Des déversements de pétrole se produiront inévitablement et leurs dégâts ne pourront jamais être totalement réparés.»

De fait, la recherche a démontré que la technologie n'existe pas encore qui permettrait de récupérer efficacement le bitume dilué d'un déversement. « De toute façon, même sans déversement, le niveau prévu d'augmentation du trafic de pétroliers est extrêmement préoccupant en ce qui touche à la population d'épaulards résidents du Sud, qui compte à peine plus de 80 individus », ajoute M. Mayrand.

« La mer des Salish est très étroitement associée à l'histoire économique, naturelle et culturelle du Canada. La faune de cette région est très riche, et c'est un coin formidable pour explorer la nature, sans compter que des milliers de personnes y vivent de la pêche et du tourisme. Cet endroit est beaucoup trop précieux pour qu'on l'expose au risque d'un déversement de pétrole lourd brut, or c'est exactement ce que fait le projet Kinder Morgan », poursuit Karel Mayrand.

Des voix se sont également élevées pour dénoncer le processus de consultation publique défaillant et la perte totale de confiance du public envers l'Office nationale de l'énergie. « Au vu des failles importantes qu'accuse le processus de consultation, on ne nous annonce pas aujourd'hui une décision éclairée fondée sur des éléments probants. Nous nous attendons à ce que la population de la Colombie-Britannique, ainsi que les citoyens d'un bout à l'autre du pays, contestent une décision qui va à l'encontre de la volonté citoyenne et qu'elle demande qu'un processus d'évaluation environnementale digne de ce nom soit mis en œuvre. Ce processus doit tenir compte des préoccupations des peuples autochtones et de l'ensemble des citoyens », conclut M Mayrand.

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Pour plus d'information :
Diego Creimer, Spécialiste, communications et affaires publiques dcreimer@davidsuzuki.org
514-999-6743

Équiterre et la Fondation David Suzuki applaudissent la décision du gouvernement fédéral d'éliminer un pesticide néonicotinoïde, mais l'échéance de 3 à 5 ans est inacceptable

Le 24 novembre 2016 | Affiché dans
Photo: Équiterre et la Fondation David Suzuki applaudissent la décision du gouvernement fédéral d'éliminer un pesticide néonicotinoïde, mais l'échéance de 3 à 5 ans est inacceptable

Équiterre et la Fondation David Suzuki applaudissent la décision du gouvernement fédéral d'éliminer un pesticide néonicotinoïde, mais l'échéance de 3 à 5 ans est inacceptable

Ottawa - Santé Canada a annoncé hier une proposition visant à éliminer progressivement l'imidaclopride, un pesticide néonicotinoïde largement utilisé en agriculture au Canada, dans un délai de trois à cinq ans. La proposition repose sur de nouvelles découvertes selon lesquelles l'imidaclopride pose des risques inacceptables pour les insectes aquatiques, comme les moucherons et les éphémères, qui sont d'importantes sources alimentaires pour les poissons, les oiseaux et d'autres animaux.

Étant donné les risques reconnus dans l'évaluation provisoire et les concentrations élevées de ce produit retrouvées dans les eaux de surface au Canada, Équiterre et la Fondation David Suzuki estiment que le calendrier proposé est inacceptable. «D'autres juridictions ont agi de manière décisive, comme l'interdiction faite en France visant tous les néonicotinoïdes qui entrera en vigueur en 2018», a déclaré Nadine Bachand, chargée de projet chez Équiterre.

La recherche démontre que la gestion intégrée des ravageurs et d'autres pratiques exemplaires sont actuellement disponibles pour remplacer ces pesticides dans la lutte aux ravageurs des cultures. «Les néonicotinoïdes sont largement utilisés prophylactiquement dans les cultures de maïs et de soja, à travers des enrobages de semences, que l'agriculteur ait effectivement un problème d'insectes nuisibles dans ses champs ou non. Nous devons adopter rapidement les approches de lutte intégrée, largement acceptées en Europe», a ajouté Louise Hénault-Ethier, chef des projets scientifiques pour la Fondation David Suzuki à Montréal.

En outre, bien que plusieurs utilisations soient couvertes par cette mesure, l'utilisation à l'intérieur et autour des maisons et des bâtiments ou pour le traitement des animaux de compagnie (puces, tiques et poux) ne sont pas couvertes, une omission condamnée par les organisations.

Santé Canada a également annoncé hier un examen spécial de deux autres types de néonicotinoïdes, la clothianidine et le thiaméthoxame, afin d'évaluer les risques pour la faune aquatique. En règle générale, les examens spéciaux entrepris par l'ARLA prennent en moyenne deux ans pour être complétés. Équiterre et la Fondation David Suzuki recommandent donc que ces examens spéciaux soient achevés en priorité et conclus promptement.

Le groupe de travail sur les pesticides systémiques (TFSP), un groupe de 50 chercheurs internationaux, a examiné plus de 1 100 articles scientifiques revus par les pairs et a constaté que les néonicotinoïdes sont persistants et omniprésents dans l'environnement et posent un risque inacceptable pour la biodiversité, entre autres pour les vers de terre et les pollinisateurs.

Contrairement à l'évaluation du TFSP, Santé Canada a conclu que l'imidaclopride ne présentait aucun risque ingérable pour les abeilles et les pollinisateurs indigènes en janvier 2016. L'évaluation préliminaire des risques pour les pollinisateurs concernant le thiamétoxame et la chlotianidine devrait être publiée d'ici la fin de 2017. Les évaluations restreintes aux risques pour les pollinisateurs ou aux insectes aquatiques pourraient empêcher de prendre en considération de nouvelles découvertes concernant les effets potentiels sur la santé humaine.

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Pour plus d'information :

Louise Hénault-Ethier, PhD
Chef des projets scientifiques
Québec et région de l'Atlantique
Fondation David Suzuki
(514) 713-6839 (cellulaire)
(514) 871-4932 poste 1454
lHenault-Ethier@davidsuzuki.org

Nadine Bachand
Chargée de projet
Choix collectifs, agriculture et pesticides
Équiterre
(514) 213-3287 (cellulaire)
(514) 522-2000 poste 222
nbachand@equiterre.org