Médias

La Fondation David Suzuki est fréquemment consultée sur des sujets reliés à la durabilité et à la conservation. Nos scientifiques et experts sont disponibles pour répondre aux questions des médias. Pour joindre un membre de la Fondation, les représentants des médias sont priés de contacter nos spécialistes des communications (listés sur la barre latérale droite de cette page). Si vous souhaitez utiliser du contenu de ce site Web, veuillez prendre connaissance de notre page Droits d'auteurs et permissions. En lisant nos communiqués de presse qui se trouvent ci-dessous, vous trouverez toutes les informations concernant nos dernières nouvelles ainsi que nos récents rapports et événements.

RÉACTION — Plan d'action pour la mise en œuvre de la politique énergétique : Québec manque d'ambition

Le 27 juin 2017 | Affiché dans

Baie-Comeau - À la suite du dévoilement du premier Plan d'action de la Politique énergétique 2030 détaillant les mesures pour atteindre les cibles québécoises de réduction de la consommation de pétrole d'ici 2030, le directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki a tenu à réagir comme suit :

« Les objectifs fixés pour 2020 reportent de quatre ans les véritables efforts de réduction de la consommation de pétrole au Québec. Le Québec s'est donné une cible de -40% d'ici 2030, mais son plan d'action ne vise qu'une réduction de 6% d'ici 2020. Cela veut dire qu'entre 2020 et 2030, il faudra réduire la consommation de pétrole de 34%. La pente devient encore plus difficile à remonter et la cible 2030 risque de ne pas être atteinte. »

Le plan dévoilé hier contemple une utilisation accrue du gaz naturel comme carburant dans le secteur du transport lourd. Pourtant, une étude publiée en avril par la Fondation David Suzuki et l'Université Saint-Francis-Xavier montre que les émissions fugitives de méthane du gaz provenant de la fracturation hydraulique avaient été largement sous-estimées. Le méthane étant un puissant gaz à effet de serre, l'utilisation du gaz naturel au Québec risque, en fin de compte, de ne représenter qu'un gain infime, sinon nul, dans la diminution effective de nos émissions de GES si l'on considère la totalité de son cycle de vie.

« Ce plan est certainement un pas dans la bonne direction et contient des mesures intéressantes, notamment l'exploration du potentiel solaire par Hydro-Québec et la bonification du programme d'électrification des transports. Pourtant, la poursuite de l'exploration des hydrocarbures sur le territoire du Québec est incompatible avec l'Accord de Paris et la transition énergétique que ce plan vise à favoriser », a conclu Karel Mayrand.

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Pour plus d'information :
Diego Creimer, communications, 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org

La Fondation David Suzuki octroie trois bourses de 50 000 $ sur les changements climatiques

Le 20 juin 2017 | Affiché dans

David Suzuki agira comme mentor auprès de boursiers pour aider à former la prochaine génération de vulgarisateurs scientifiques.

Montréal — La Fondation David Suzuki a remis une bourse d'un an de 50 000 $ à trois éminents chercheurs canadiens qui passeront l'année 2017-2018 à étudier des solutions aux changements climatiques.

Voici les lauréats :

• Melina Laboucan-Massimo, M.A. en gouvernance autochtone — boursière en connaissances autochtones et changements climatiques ;
• Brett Dolter, Ph.D. en économie environnementale — boursier en économie des changements climatiques ;
• Jérôme Laviolette, M.A. en sciences appliquées — boursier en transports et changements climatiques .

« Les changements climatiques sont l'enjeu le plus sérieux et le plus urgent auquel nous faisons face, a déclaré David Suzuki. Pour aider à tracer la voie et à s'attaquer à la crise climatique imminente, nous devons former la prochaine génération de scientifiques afin que non seulement ils excellent en science dans les laboratoires et sur le terrain, mais pour qu'ils puissent également raconter des histoires et communiquer efficacement, et ainsi mobiliser des masses de gens dans le mouvement mondial vers une économie aux énergies propres. Depuis que les États-Unis se sont récemment retirés de l'Accord de Paris, il est plus important que jamais de développer les connaissances et de renforcer la compréhension par rapport aux solutions. »

Mme Laboucan-Massimo a fait campagne à l'international avec Greenpeace Canada et a réalisé des films sur les peuples autochtones et les questions environnementales. Elle s'occupera de la recherche sur les modèles d'énergies renouvelables pouvant être reproduits dans diverses communautés du Canada, favorisant ainsi la création d'emplois verts et la réduction de notre dépendance aux combustibles fossiles.

« Mon parcours m'a mené loin de ma communauté afin de lutter pour mon peuple et le caractère sacré de la Terre mère sur la scène internationale, a expliqué Mme Laboucan-Massimo. En définitive, les leçons et les compétences que ces voyages m'ont apportées sont des cadeaux que j'avais toujours l'intention de rapporter aux communautés touchées par les changements climatiques et l'extraction des combustibles fossiles. Les communautés autochtones sont sur la première ligne de l'extraction des ressources et des changements climatiques, mais sont également à l'avant-plan des solutions. »

M. Dolter a récemment co-créé un modèle de programmation pour examiner les coûts de décarbonisation des systèmes énergétiques au Canada. Il écrit également un livre avec Peter Victor, économiste à l'Université York.

« Le mouvement environnemental peut faire mieux pour communiquer avec les gens ayant des opinions contradictoires, a expliqué M. Dolter. Des débats bien organisés peuvent aider les citoyens à développer une compréhension commune, ce qui peut ainsi favoriser la transformation des politiques environnementales et de notre démocratie. »

Le mémoire de maîtrise de M. Laviolette fait appel aux données GPS pour mieux cerner le profil demande-offre de l'industrie du taxi. Dans le cadre de la bourse de recherche, M. Laviolette tentera de mieux comprendre la dépendance des gens à l'automobile ainsi que les obstacles et les occasions de changer ce comportement.

« Je suis devenu ingénieur parce que je veux utiliser la science pour trouver des solutions durables aux graves problèmes actuels, a déclaré M. Laviolette. Grâce à cette bourse, je compte trouver des façons créatives de promouvoir les options de transport durables, afin d'entraîner un changement positif et à long terme dans le comportement de déplacement des gens. »

Le programme de bourses David Suzuki aidera la prochaine génération de leaders environnementaux à s'attaquer aux problèmes complexes et à proposer des changements. Les boursiers auront des mentors qui les aideront à perpétuer le modèle de communication scientifique de David Suzuki qui est facile à comprendre et invite à l'action.

Les lauréats de 2017-2018 seront félicités à une réception qui sera tenue à Vancouver en septembre, lorsque les détails du programme de bourse David Suzuki pour l'année 2018-2019 seront dévoilés.

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Pour obtenir davantage de renseignements ou une entrevue, veuillez communiquer avec:
Diego Creimer, Communications, 514-999-6743
dcreimer@davidsuzuki.org

Note aux rédacteurs :

Des photos des trois boursiers de 2017-2018 et une fiche de renseignements sur les bourses sont disponibles en ligne sur http://fellowships.davidsuzuki.org

RÉACTION : Montréal, première ville amie du monarque au Québec

Le 15 juin 2017 | Affiché dans

Des organisations saluent l'engagement de la métropole québécoise pour la sauvegarde du monarque

Montréal — La Fondation David Suzuki (Fondation) et la Commission de Coopération environnementale (CCE) saluent l'adoption d'une déclaration d'engagement de la Ville de Montréal pour la sauvegarde du papillon monarque, proposée par le maire Denis Coderre lundi dernier au conseil municipal. C'est ce soir que la métropole québécoise a concrétisé son engagement, signant la déclaration officielle lors d'une soirée organisée par la CCE et d'autres organisations environnementales internationales.

Montréal devient ainsi la première municipalité québécoise à se déclarer « Ville amie des monarques », ce qui contribuera de façon concrète à la restauration de l'habitat du monarque, papillon iconique en voie de disparition en Amérique du Nord. La Ville se joint à plus de 150 municipalités des États-Unis, du Mexique et de l'Ontario qui ont adopté « l'Engagement des maires pour la sauvegarde du monarque — Ville amie des monarques », déclaration trinationale mise sur pied par la National Wildlife Federation en 2015, dont l'expansion à l'échelle nord-américaine a été chapeautée par la CCE.

Cet engagement vient consolider les nombreuses actions déjà mises de l'avant par la Ville de Montréal depuis 25 ans. En effet, l'équipe de l'Insectarium, qui fait partie d'Espace pour la vie, s'est donnée comme objectif de faire connaître ce papillon emblématique, de sensibiliser et d'impliquer le public à sa survie avec des projets comme Mission monarque où les citoyens contribuent à recenser les plants d'asclépiades et les monarques à Montréal comme ailleurs au Canada. Le programme Mon Jardin invite la population à créer des jardins adaptés aux monarques. L'arrondissement Saint-Laurent déploie aussi de grands efforts pour sensibiliser et impliquer ses citoyens à la cause du monarque.

« De par son engagement et la signature de cette importante déclaration, la Ville de Montréal pose un geste important pour la protection de la biodiversité et se joint à un mouvement nord-américain pour protéger le monarque, déclare Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Non seulement cette action insuffle-t-elle un nouvel élan dans la lutte pour protéger cette espèce iconique en voie de disparition, mais elle contribue également à un mouvement citoyen en plein essor pour ramener le monarque chez nous en grand nombre ».

Rappelons que la Fondation a lancé au printemps 2016 l'Effet papillon, une campagne de sensibilisation pour la sauvegarde du monarque, qui a permis la plantation près de 25 000 sachets de semences et plantules d'asclépiade partout au Québec, seule plante dont dépend le monarque pour sa survie. Depuis, plus de 100 ambassadeurs communautaires ont été formés pour encourager de milliers de citoyens à entreprendre eux-mêmes des actions concrètes pour protéger le monarque, dont 90 % de la population a disparu depuis les quinze dernières années. De plus, par l'entremise de ses efforts, la Fondation a su recueillir plus de 10 000 signatures sur sa pétition destinée à la ministre Catherine McKenna pour demander d'ajouter le monarque sur la liste fédérale des espèces en péril.

« La collaboration trilatérale s'avère essentielle pour protéger le papillon monarque et son spectaculaire parcours migratoire, qui englobe l'ensemble des pays d'Amérique du Nord, souligne César Rafael Chávez, directeur exécutif de la CCE. Aujourd'hui, nous félicitons la Ville de Montréal pour sa volonté de prendre part aux efforts nord-américains de conservation de ce papillon emblématique. »

En tant qu'organisation internationale de l'environnement établie à Montréal, la CCE agit comme catalyseur des efforts de conservation du monarque entrepris par le Canada, le Mexique et les États-Unis, notamment en finançant des projets communautaires, en publiant des plans d'action et des guides de surveillance, et en organisant des réunions trinationales.

Informations sur l'Engagement des maires pour la sauvegarde du monarque : http://espacepourlavie.ca/villes-amies-monarques
Informations sur l'Effet papillon: http://effetpapillon.davidsuzuki.org
Informations sur Mission Monarque : http://espacepourlavie.ca/mission-monarque
Informations sur la CCE : http://www.cec.org/monarque

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Renseignements et entrevues :

Manon Dubois, directrice des communications pour le Québec, Fondation David Suzuki
514 679-0821 | mdubois@davidsuzuki.org

Nadine Fortin, chargée de communication, division communications et marketing, Espace pour la vie
514 868-3053 | nadine.fortin@ville.montreal.qc.ca

Marie-Claude Rouillard, conseillère en communication, Commission de Coopération environnementale
514 350-4331 |mcrouillard@cec.org

COMMUNIQUÉ — Un rapport pourrait être l'initiateur d'une percée en matière de législation environnementale au Canada

Le 15 juin 2017 | Affiché dans

Un rapport sur la Loi canadienne sur la protection de l'environnement pourrait être l'initiateur d'une percée en matière de législation environnementale au Canada

OTTAWA — Un comité du gouvernement fédéral vient de déposer son rapport dans lequel il recommande que la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE) soit amendée afin de reconnaître, respecter et que puisse s'exercer le droit de chacun à un environnement sain. Si le Parlement décide d'appliquer cette recommandation, ce sera la première fois que le Canada reconnaît les droits environnementaux dans un texte de loi fédéral.

« C'est une nouvelle extraordinaire et très encourageante pour le mouvement — croissant — en faveur des droits environnementaux au Canada, a déclaré Kaitlyn Mitchell, avocate d'Ecojustice. Les droits environnementaux sont un droit de la personne et nous saluons la prise de position claire et raisonnée du comité à ce sujet. Ce principe, qui transcende la ligne de parti, pourra inspirer la marche de la société vers une plus grande justice et davantage d'équité. »

Le rapport déposé aujourd'hui fait écho au message que des milliers de citoyens à travers le Canada ont envoyé récemment à leurs élus à Ottawa. Ce message était clair : la loi doit protéger concrètement et véritablement le droit de chacun de vivre dans un environnement sain, ce qui comprend de l'air pur et de l'eau potable. Le rapport du Comité permanent reflète cet appui citoyen croissant, et il s'agit d'une étape déterminante du chemin menant à l'inclusion de ces droits dans la législation fédérale. Le rapport du Comité présente quelque 80 recommandations de large portée pour améliorer la LCPE.

« Ces recommandations, si elles sont appliquées, pourraient être porteuses de bénéfices concrets importants pour la santé et le bien-être de tous les citoyens au Canada et, ultimement, les dispositions en découlant pourraient sauver des vies, a affirmé Lisa Gue de la Fondation David Suzuki. À l'heure actuelle, plus de 15 000 Canadiennes et Canadiens meurent prématurément des suites d'une exposition aux risques et dangers environnementaux et, en matière de performance environnementale, le Canada se situe aux derniers rangs des pays les plus nantis. Nous pressons le Parlement de reconnaître sans tarder les droits environnementaux dans la LCPE afin que nous puissions mettre en œuvre les mesures qui nous permettront de renverser la vapeur. »

Une étude réalisée récemment par l'Institut international du développement durable a démontré que les coûts de la pollution au Canada s'élèvent à plus de 39 milliards de dollars annuellement. Les recommandations du rapport déposé aujourd'hui pourraient certainement servir de guide pour la réduction d'un tel impact sur notre économie.

Outre l'inclusion d'un droit fondamental à un environnement sain dans la LCPE, le rapport recommande une révision en profondeur des dispositions relatives aux droits procéduraux de la Loi, notamment le droit à l'information, à la participation et à la contestation en matière de décisions environnementales.

Il y a près de 20 ans que la Loi canadienne sur la protection de l'environnement — loi fédérale dépassée régissant la pollution et les produits chimiques toxiques — a été révisée. Elle fait actuellement l'objet d'un examen parlementaire, et c'est donc l'occasion — elles sont rares — de la renforcer et de la moderniser afin qu'elle protège mieux la santé des citoyens et l'environnement.

La prochaine étape consistera, pour la ministre McKenna de l'Environnement et du Changement climatique et, ensuite, le Cabinet, à étudier le rapport, en attendant le dépôt d'un projet de loi attendu à l'automne, et les discussions, débats et votes qui suivront.

Personnes-ressources :
Kaitlyn Mitchell, avocate, Ecojustice
kmitchell@ecojustice.ca | 647-746-8702

Manon Dubois, Directrice des communications, Fondation David Suzuki
mdubois@davidsuzuki.org | 514 679-0821

Contexte

Ecojustice et la Fondation David Suzuki sont partenaires du mouvement Bleu Terre, un mouvement citoyen pancanadien en faveur de la reconnaissance juridique du droit de tous les citoyennes et citoyens du Canada de vivre dans un environnement sain. Depuis 2014, des milliers de citoyens au Canada se sont mobilisés pour presser leurs gouvernements d'agir en faveur des droits environnementaux. À ce jour, pas moins de 153 municipalités représentant plus de 40 pour cent de la population au Canada ont adopté une déclaration en faveur de la reconnaissance du droit de chacun à un environnement sain. À travers le monde, 110 pays ont inscrit ces droits dans leur constitution. Mais pas le Canada.

Ecojustice est le plus grand organisme sans but lucratif d'avocats voués à la protection de l'environnement et à la lutte contre les changements climatiques, et menant bataille pour la reconnaissance du droit de chacun à un environnement sain au Canada.

La Fondation David Suzuki collabore avec les Canadiennes et Canadiens de tous horizons, y compris les gouvernements et les entreprises, à la protection et conservation de notre environnement, et à la recherche de solutions pour assurer notre viabilité collective grâce à la recherche scientifique, à l'éducation et à l'adoption de politiques durables.

Principales recommandations du rapport

• Le consommateur a le droit de savoir si les produits qu'il achète contiennent des substances toxiques; ce droit devrait être reconnu.
• Des normes minimales légales devraient être établies en matière de qualité de l'air et de l'eau (la réglementation actuelle ne prévoit que des objectifs non contraignants).
• Un rapport devrait être produit annuellement sur la situation de l'environnement au Canada, y compris les questions liées à la justice environnementale.
• Une protection spéciale devrait être prévue pour les populations vulnérables — enfants, aînés, membres des Premières Nations et communautés pauvres — compte tenu que ces populations sont plus susceptibles de souffrir des effets d'une piètre santé environnementale.
• Les citoyennes et citoyens devraient être habilités à intenter des poursuites au civil en matière d'environnement, dans les cas où le gouvernement néglige ses devoirs ou en cas d'infraction à la Loi.
• Des ressources accrues devraient être déployées afin de mettre en application les dispositions de la Loi.

Liens et bibliographie

Rapport du Comité permanent
Rapport de l'Institut international du développement durable sur les impacts de la pollution sur la santé environnementale(en anglais seulement)
Conference Board du Canada: How Canada Performs: bulletin environnemental

RÉACTION — Le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris n'arrêtera pas le virage mondial vers les énergies propres

Le 1 juin 2017 | Affiché dans

**Montréal — **Le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris sur le climat est une décision à courte vue qui ignore la science et qui va à l'encontre des grandes tendances économiques qui rendent la transition vers les énergies propres inévitable. La Fondation David Suzuki déplore cette décision et encourage le Canada à se joindre à l'ensemble de la communauté internationale pour saisir les opportunités économiques générées par le développement des énergies propres.

«La décision des États-Unis n'entravera pas la transition vers les énergies propres qui est inévitable à travers le monde, a déclaré Karel Mayrand, directeur de la Fondation David Suzuki pour le Québec. En se retirant de l'Accord, le président place les États-Unis en position de faiblesse au plan international alors que la Chine, l'Inde, l'Europe et plusieurs autres pays se font concurrence pour saisir les nouvelles opportunités économiques créées par ce secteur en pleine croissance.»

Des études récentes ont démontré que si dans le passé la croissance économique a été accompagnée par une hausse des émissions, cela n'est plus le cas. Ainsi, on assiste depuis une décennie à un recul des émissions conjuguée à une croissance des économies dans 21 pays — y compris les États-Unis. En outre, le virage vers les énergies renouvelables s'accompagne de centaines de milliers de nouveaux emplois aux États-Unis et partout dans le monde.
Les États-Unis avaient pourtant joué un rôle de premier plan lors des négociations de l'Accord de Paris. Selon M. Mayrand, ils renoncent par cette décision à une position de leadership sur la scène internationale.

«Bien que le gouvernement fédéral des États-Unis se soit désengagé de la transition vers les énergies propres et la lutte aux changements climatiques, les États, eux, poursuivront leurs avancées», affirme monsieur Mayrand, rappelant que la Californie est déjà un chef de file mondial au chapitre des politiques d'action climatique, que le Texas intensifie le déploiement de son parc éolien et que de nombreux autres États d'allégeance républicaine sont devenus des centres importants de l'industrie des énergies propres.

«À lui seul, le secteur de l'énergie solaire représente un emploi sur 50 aux États-Unis. Ce n'est pas parce que le gouvernement des États-Unis décide de se retirer de l'Accord de Paris que les États, les villes et les investisseurs américains resteront les bras croisés. Les énergies renouvelables sont désormais un moteur important de développement économique qu'on ne peut plus négliger.»

Les résultats du sondage Yale's Climate Change in the American Mind mené après l'élection présidentielle aux États-Unis ont révélé que 73% des gens qui ont voté pour le président Trump sont en faveur des énergies renouvelables. «En se retirant de l'Accord, le président Trump tourne le dos à ses électeurs, déclare M. Mayrand. La majorité des Américains sont en faveur des énergies renouvelables, car ils y voient la possibilité de produire eux-mêmes leur électricité, sans parler des formidables ouvertures qu'elles offrent sur le plan économique.»

Bien que les États-Unis aient décidé de se retirer de l'Accord, le Canada, lui, ne renie pas sa signature. «Le Canada fait preuve de vision en honorant l'engagement que pris devant la communauté internationale d'agir sur le plan climatique dans l'intérêt des générations qui nous suivront. Il s'agit d'une formidable occasion de positionner le Canada comme chef de file mondial de la croissance des énergies propres», conclut Karel Mayrand.

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Pour plus d'information:
Diego Creimer, communications 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org