Médias

La Fondation David Suzuki est fréquemment consultée sur des sujets reliés à la durabilité et à la conservation. Nos scientifiques et experts sont disponibles pour répondre aux questions des médias. Pour joindre un membre de la Fondation, les représentants des médias sont priés de contacter nos spécialistes des communications (listés sur la barre latérale droite de cette page). Si vous souhaitez utiliser du contenu de ce site Web, veuillez prendre connaissance de notre page Droits d'auteurs et permissions. En lisant nos communiqués de presse qui se trouvent ci-dessous, vous trouverez toutes les informations concernant nos dernières nouvelles ainsi que nos récents rapports et événements.

La Fondation David Suzuki accueille un nouveau spécialiste en communications et affaires publiques au sein de son équipe

Le 26 septembre 2016 | Affiché dans

Montréal, 26 septembre 2016 — L'équipe des communications de la Fondation David Suzuki est heureuse d'accueillir dans ses rangs Diego Creimer, ancien responsable de communications de Greenpeace Canada et ancien journaliste de Radio-Canada International, qui occupera les fonctions de spécialiste, communications et affaires publiques au Québec. M. Creimer travaillera notamment sur les dossiers liés aux changements climatiques, au transport, au projet de pipeline Énergie Est et au Mouvement Ceinture Verte.

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Pour info :

Diego Creimer
Spécialiste, communications et affaires publiques
Fondation David Suzuki
T. (514) 871-4932, poste 1458
C. (514) 999-6743
Courriel : dcreimer@davidsuzuki.org

Transport collectif : gestion au « cas par cas » sans aucun plan au ministère des Transports du Québec — TRANSIT demande l'intervention du premier ministre

Le 12 septembre 2016 | Affiché dans

Montréal, le 12 septembre 2016 — Réagissant à l'affirmation du cabinet de Laurent Lessard qu'« il n'y a pas présentement de politique des transports en commun sur la table » et [que] le Ministère gère les dossiers réclamant son attention « au cas par cas », l'Alliance TRANSIT dénonce cette mauvaise gestion et ce manque de vision qui sont contraires à la saine gouvernance et qui soumettent potentiellement des millions, voire des milliards de dollars à l'arbitraire. Le regroupement demande l'intervention du premier ministre Couillard.

Depuis la fin de la politique québécoise du transport collectif en 2011, c'est la première fois qu'un ministre des Transports affirme qu'il n'y a pas de plan présentement, et qu'il n'y en aura pas non plus dans un proche avenir ; c'est plus qu'inquiétant. L'Alliance TRANSIT demande au premier ministre Couillard de rectifier l'affirmation de son ministre et de s'engager à une nouvelle politique à long terme qui donnera un souffle nouveau aux transports collectifs et clarifiera la gestion des dossiers, pour éliminer le cas par cas et les dangers d'arbitraire.

Karel Mayrand, directeur de la Fondation David Suzuki au Québec : « On voyait déjà que le ministère des Transports souffrait d'immobilisme dans son incapacité à arriver au XXIe siècle. Il est invraisemblable que le responsable d'un si gros portefeuille ministériel gère ses dossiers au cas par cas. C'est un sérieux test de crédibilité pour le gouvernement que de démontrer sa capacité à assainir les pratiques et rajeunir la vision au ministère des Transports du Québec ».

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À propos de TRANSIT
Depuis sa création en août 2011, TRANSIT a fait état de plusieurs recommandations pour pallier la crise des transports et aider le gouvernement et les organisations de transports collectifs à atteindre leurs objectifs d'achalandage d'ici 2020, dont le rééquilibrage des investissements en transports (30% aux transports collectifs), multiplier par cinq le financement du développement de l'offre de service en transport collectif via le Fonds vert et l'utilisation du Fonds Chantiers Canada pour financer les projets de transports collectifs au Québec.


Source :
Philippe Cousineau Morin
514-799-1906
info@transitquebec.org

Transports collectifs : le projet de REM masque la dégradation du niveau de service partout au Québec

Le 8 septembre 2016 | Affiché dans
Photo: Transports collectifs : le projet de REM masque  la dégradation du niveau de service partout au Québec

Pour la rentrée, un million d'usagers réclament un coup de barre de la part du ministre Lessard

Montréal et Québec, le 8 septembre 2016 — Des usagers des transports collectifs de plusieurs régions du Québec, accompagnés des représentants de TRANSIT, l'Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec, se sont réunis en cette période de rentrée pour dénoncer des années de promesses non tenues et de dégradation des services de transports collectifs, partout au Québec. Diminution des services interurbains dans les régions éloignées, saturation des réseaux de transport collectif au cœur des grandes villes, fréquence insuffisante et service anémique en dehors des heures de pointe dans les couronnes, immobilisme dans les grands projets sous la responsabilité du gouvernement du Québec : un million d'usagers des transports collectifs en appellent à Laurent Lessard, nouveau ministre des Transports et de la Mobilité durable, pour donner le coup de barre qui s'impose.

Une situation qui se dégrade partout au Québec

Alors qu'ils contribuent à la lutte contre les changements climatiques et à faire du Québec une société plus prospère et en meilleure santé, les usagers des transports collectifs ont le sentiment d'être négligés par le gouvernement. « Nous en avons assez de devoir embarquer dans des métros et des autobus bondés », s'indigne Anne-Sophie Doré, usagère du transport en commun à Montréal. « On parle de la congestion liée aux travaux sur les routes, mais pour les usagers du transport en commun, c'est tous les jours la classe sardine. »

Les usagers et les organisations déplorent la stagnation de l'offre, voire sa diminution. Justine Brassard-Méthot, utilisatrice du transport en commun à Lévis, invite le gouvernement du Québec à faire les bons choix. « Je dois composer avec un service qui est inadéquat en dehors des heures de pointes. Les trajets ne sont pas toujours adaptés à mes déplacements et la liaison entre la ville de Québec et celle de Lévis est difficile. Je souhaite que le gouvernement du Québec priorise le projet de SRB et ne cède pas à la tentation de construire un troisième lien puisque ce n'est pas la bonne voie à suivre. »

Le REM, un projet prometteur, mais sans impact pour la grande majorité des usagers du Québec

Les usagers et les organisations notent que le projet de Réseau électrique métropolitain (REM) piloté par la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui prend actuellement toute la lumière, ne concerne qu'une minorité d'usagers des transports collectifs. « Le REM ne changera rien, ni en Gaspésie, ni à Québec, ni sur la ligne orange du métro de Montréal », rappelle Philippe Cousineau Morin, coordonnateur aux affaires publiques à Transport 2000 Québec.

Pour les usagers et les organisations, le projet de REM masque une détérioration générale de la situation des transports collectifs au Québec, attribuable en bonne partie au manque d'engagement et de leadership du gouvernement du Québec dans ce domaine. Ils soulignent que le gouvernement du Québec ne peut pas abdiquer sa responsabilité envers tous les usagers et se placer dans une position strictement attentiste, d'autant plus dans un contexte de lutte contre les changements climatiques. « En 2016, le MTMDET n'a toujours pas d'objectifs de réduction des GES, pas d'objectif de réduction de la consommation de pétrole et aucun objectif d'augmentation de la part modale des transports collectifs au Québec. Le ministère ne peut plus se cacher. Ce n'est pas le REM qui va permettre à lui seul d'atteindre la cible que le Québec s'est fixée pour 2030 », avertit Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki et membre du comité conseil sur les changements climatiques du gouvernement du Québec.

Un manque de leadership et des projets qui ne se réalisent pas

Partout au Québec, les villes sont en attente d'un leadership gouvernemental pour relancer le développement du transport en commun. Les usagers et les organisations déplorent notamment que les ambitieux projets de relance des transports collectifs issus des Plans d'aménagement et de développement des régions de Montréal et de Québec n'aient eu, pour la plupart, aucune suite.

À Montréal, l'année du transport collectif annoncée pour 2015 est restée lettre morte. « On est sans nouvelle du prolongement de la ligne bleue. Pour le SRB Pie IX, le mot « retard » n'est même plus adéquat », se désole Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville.

À Québec, le projet de réseau en site propre s'enlise depuis des années en l'absence de signal gouvernemental clair quant à son financement. « En attendant l'argent du gouvernement, il ne se passe rien, ni pour un tramway ou un SRB, ni pour améliorer le service ailleurs sur le territoire », renchérit Etienne Grandmont, directeur général d'Accès transports viables. Ce dernier rappelle que les augmentations de l'offre de service des dernières années ont été réalisées, faute d'argent neuf, en coupant dans l'amplitude et dans la fréquence de certains départs, voire en coupant carrément certains parcours moins achalandés.

Des années de promesses politiques sans lendemain : le nouveau ministre a l'occasion de laisser sa marque

« La rentrée 2016 marque la 5e année sans Politique québécoise des transports collectifs », rappelle Philippe Cousineau Morin. « Du côté du fédéral, on n'a pas attendu pour déployer des efforts importants en faveur de la mobilité durable. À l'inverse, pour le gouvernement du Québec, les transports collectifs semblent relégués au bas de la liste des priorités à court terme. »

Malgré l'augmentation des besoins, les budgets consacrés par Québec au transport collectif n'ont pas été actualisés depuis des années. Les usagers et les organisations déplorent que le gouvernement du Québec surfe depuis longtemps sur des politiques périmées pour vanter son leadership en matière de lutte contre les changements climatiques, tout en prétendant donner la priorité aux transports collectifs.

« Nous attendons depuis des années qu'un coup de barre soit donné par le gouvernement du Québec. En l'absence d'alternatives de mobilité durable, le parc automobile croit à un rythme deux fois plus rapide que la population. La congestion routière est devenue la norme ! », s'indigne Karel Mayrand. « Il est évident que l'électrification des transports ne suffira pas à inverser cette tendance. Un virage décisif doit être pris en faveur des transports collectifs et le MTMDET est le principal obstacle à un tel changement de paradigme. »

« En transport collectif, il est plus que temps que le gouvernement du Québec donne aux villes des objectifs clairs, et les moyens pour les atteindre », exhorte Christian Savard. Au-delà du projet de REM, les usagers et les organisations attendent du gouvernement du Québec des décisions structurantes et une contribution suffisante et garantie au développement de l'offre en transport collectif, partout au Québec.

Une politique québécoise de mobilité durable d'ici la fin 2016

L'Alliance, qui a sollicité une rencontre avec le ministre Lessard dès sa nomination, offre son entière collaboration pour accompagner le gouvernement du Québec dans le développement d'une politique de mobilité durable digne du 21e siècle, qui traduit une vision progressiste des transports avec des objectifs clairs.

Pour lire la lettre envoyée au ministre Lessard : http://www.transitquebec.org/2016/08/lettre-au-nouveau-ministre-des-transports-laurent-lessard/

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À propos de TRANSIT

Depuis sa création en août 2011, TRANSIT a fait état de plusieurs recommandations pour pallier la crise des transports et aider le gouvernement et les organisations de transports collectifs à atteindre leurs objectifs d'achalandage d'ici 2020, dont le rééquilibrage des investissements en transports (30 % aux transports collectifs), multiplier par cinq le financement du développement de l'offre de service en transport collectif via le Fonds vert et l'utilisation du Fonds Chantiers Canada pour financer les projets de transports collectifs au Québec.

Renseignements :

Olivier Lapierre
514.583.3868
Olapierre@copticom.ca

FICHE TECHNIQUE

Transports collectifs : le projet de REM masque la dégradation du niveau de service partout au Québec

Une 5e rentrée consécutive sans nouvelles pour l'amélioration des services de transports collectifs

En 2016, le gouvernement fédéral a bonifié un programme d'infrastructures généreux en ajoutant près d'un milliard de dollars pour les transports collectifs du Québec pour les 3 prochaines années. La phase II du même programme, pour les dix prochaines années, sera annoncée prochainement. À Québec, tous les œufs sont mis dans le panier de la Caisse de dépôt, pendant que les services se dégradent ou stagnent partout sur le territoire. L'amélioration des services a été mise au rencart depuis 5 ans.

Ministres qui se sont succédés depuis que la Politique québécoise du transport collectif est échue en 2011
• Sam Hamad (2011)
• Pierre Moreau (2011-12)
• Sylvain Gaudreau (2012-2014) — Stratégie de mobilité durable, avec report du cadre financier
• Robert Poëti (2014-2016)
• Jacques Daoust (2016)
• Laurent Lessard (2016)

Des engagements, des plans, des consultations qui ne se réaliseront jamais faute de financement en transports collectifs
• 2009-2010 : Consultations sur le Plan de mobilité durable de la Ville de Québec
• 2011 : Plan métropolitain d'aménagement et de développement de la région de Montréal : 23G$ de projets en transports collectifs d'ici 2020
• 2011: Le Plan de mobilité durable recommande la réalisation d'un tramway à Québec au coût de 1,5 G$, livré en 2016; Plan métropolitain d'aménagement et de développement de la région de Québec
• 2012 : Consultation sur le financement des transports collectifs — Recommandations de la région métropolitaine au gouvernement pour assurer le financement des projets
• 2013 : Exercice de priorisation de la CMM pour déterminer les projets de transports collectifs prioritaires : 14G$ de projets sur la décennie
• 2015 : Engagement du maire Coderre à faire de l'année 2015, l'année des transports collectifs
• 2015 : Le gouvernement du Québec adopte une cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre de -37,5% (sous le niveau de 1990) pour 2030. Le transport est la source n°1 des émissions de GES (45%) et le seul secteur qui n'a, à ce jour, pas contribué aux efforts de lutte contre les changements climatiques (+25% d'émissions depuis 1990).
• 2015 : Étude de faisabilité recommandant un SRB à Québec et Lévis au coût de 1,3 G$, livré en 2025.
• 2015 : baisse de 3% de l'achalandage à Québec, après stagnation de l'achalandage à 46 M de déplacements entre 2012 et 2014
• Janvier 2016, municipalités, gens d'affaires et écologistes, réunis sous l'Alliance SWITCH, ont réclamé un plan d'action gouvernemental en transport pour réduire les GES et favoriser une économie verte .
• 2016 : Le gouvernement du Québec dépose un projet sur la politique énergétique visant à atteindre les objectifs ambitieux de réduction d'émissions de GES; la contribution du ministère des Transports est inexistante.

Des acteurs de tous les milieux qui attendent toujours l'action du gouvernement en transport collectif
• « Les transports collectifs sont sous-financés » : Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Fédération des travailleurs du Québec, AQTIM, Laval, Longueuil, St-Bruno (à l'occasion des audiences du projet de loi 76)
• « Il faut un plan d'action pour des transports faibles en carbone » : Conseil du patronat du Québec, Union des municipalités du Québec, Équiterre, Gaz Métro, Fondation David Suzuki, Cycle capital management et autres membres de l'Alliance SWITCH.
• « Le transport collectif est le chaînon manquant de la stratégie climatique de Québec » : Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ), Greenpeace Québec, Transport 2000, Équiterre, l'Union des producteurs agricoles, l'Association pour la santé publique du Québec, la Fondation David Suzuki, Vivre en Ville, la Coalition québécoise sur la problématique du poids, Vélo Québec et l'Union des consommateurs.
• Des personnalités exigent de meilleurs transports collectifs : l'entrepreneur Alexandre Taillefer, l'éditorialiste en chef de la Presse François Cardinal, des instituts de recherche tels l'IRIS, l'IREC, etc.

Une 5e rentrée consécutive sans nouvelles pour l'amélioration des services de transports collectifs
• Politique du transport collectif échue. La Politique québécoise du transport collectif (PQTC), annoncée en 2006, ciblait, pour 2011, une offre de service accrue de 16% pour une augmentation de l'achalandage de 8%. Pour y arriver, différents programmes de soutien à hauteur de 130M$/an proviennent du Fonds vert. Les résultats 2011 ont fait état d'une hausse de l'offre de service de 23% et d'achalandage de 11%, un incroyable succès. Or, le financement de la nouvelle offre de service en TC stagne depuis 2011. Le gouvernement se contente de reconduire annuellement le cadre actuel, sans nouveaux budgets supplémentaires . La rentrée 2015 est la 5e rentrée sans nouveaux budgets pour les TC. De plus, dans les modalités actuelles, le programme ne répond plus aux besoins des municipalités, si bien que des villes ont dû rembourser à Québec des subventions perçues .
• Des automobiles en forte hausse. En perspective, la hausse du parc automobile (données de la SAAQ) a été également de 11% sur la même période. La population métropolitaine de Montréal (RMR) a cru de 5% entre 2006 et 2011 . Les équipements et les infrastructures doivent desservir un bassin de plus en plus grand et sont saturés.
• Des transports collectifs vétustes. En février 2014, la Stratégie nationale de mobilité durable annonçait un ajout de 1 milliard de fonds aux infrastructures sur 6 ans provenant des enveloppes du réseau routier. Ce transfert, qui ne sert qu'au maintien des infrastructures, a été confirmé dans le budget du nouveau gouvernement en juin 2014. Il ne répond cependant pas du tout à la question du développement de l'offre de service.
• Les grands axes de transports sont à surcapacité. Radio-Canada précisait en février 2016 la difficile situation vécue par plusieurs usagers dans le grand Montréal. Les effets de coupures de services dans les années précédentes et d'une hausse des usagers créent un paradoxe difficile à concilier dans les réseaux.
• Un marché du carbone en plein essor. Malgré les revenus quasiment doublés du Fonds vert provenant du marché du carbone, et les sommes annoncées de 250 M$/an au Plan d'action sur les changements climatiques pour les nouveaux services de transport collectif, le programme de soutien stagne à 130 M$/an. En 2015-16, le Fonds vert accumulera des revenus de 795 M$ (source : budget des fonds spéciaux).
• Une nouvelle gouvernance pour Montréal. La nouvelle gouvernance vise à améliorer la planification régionale, clarifier l'imputabilité des élus et diminuer le nombre de différents titres de transport. À court terme, elle n'a donc pas d'impacts sur la réalité vécue par les usagers.
• Un réseau sans précédent par la Caisse de dépôt. Le gouvernement a mis tous ses œufs dans la Caisse pour la région montréalaise. Projet prometteur certes, mais qui ne touche qu'une petite portion des usagers de la grande région, alors que perdurent des situations d'entassement ou de service déficient.

Les besoins en croissance?

Les grands réseaux de transports collectifs sont bondés, les routes congestionnées et les travaux d'infrastructures, innombrables. Dans une économie du savoir basée sur la mobilité, les grandes villes du Québec ont besoin d'offrir plus d'options de mobilité.
Données :
• L'achalandage a fortement cru entre 2006 et 2011 (de 11%), avec l'élan donné par la Politique québécoise du transport collectif. Or, vu l'absence de nouvelle impulsion depuis 2011, cet achalandage s'essouffle depuis 2013, et on voit dans la dernière Enquête Origine-Destination de la région de Montréal que la part de marché des transports collectifs est stable. En 2015, l'achalandage a cru de 0,4%
• En perspective, la hausse du parc automobile (données de la SAAQ) a été également de 11% sur la même période. La population métropolitaine de Montréal (RMR) a cru de 5% entre 2006 et 2011 . Les équipements et les infrastructures doivent desservir un bassin de plus en plus grand et sont saturés.
• La congestion sur les routes ne diminue pas, et de nombreux chantiers ne sont pas encore commencés (Métropolitaine, Tunnel LHL, échangeur Turcot, pont Champlain, etc.)
• Les populations de Laval, Laurentides, Lanaudière, Montréal, Montérégie et Capitale-Nationale croissent plus rapidement que la moyenne de la population québécoise

Le fédéral investit des sommes importantes
• Le nouveau gouvernement de Justin Trudeau a promis un plan fédéral d'investissements en transports collectifs et en infrastructures sur 10 ans
• La phase I, sur trois ans, a été annoncée, et est déjà très ambitieuse. Près d'un milliard supplémentaire sur cette période sera disponible au Québec pour les projets priorisés.
• La phase II sera annoncée dans les prochaines mois.

Pesticides tueurs d'abeilles — Des groupes de défense de l'environnement vont en cour

Le 6 juillet 2016 | Affiché dans

Il a été démontré que les néonicotinoïdes sont liés à l'effondrement des populations d'abeilles et au déclin des populations de pollinisateurs

TORONTO, MONTRÉAL, 6 juillet 2016 — Des groupes de défense de l'environnement ont décidé d'aller en cour pour plaider la cause des pollinisateurs menacés par une catégorie de pesticides toxiques.

La Fondation David Suzuki, les Amis de la Terre Canada, Ontario Nature et le Wilderness Committee s'intéressent depuis un moment à la démonstration scientifique du lien entre les pesticides néonicotinoïdes et l'effondrement des populations d'insectes pollinisateurs. Il est temps, affirment ces organismes, que le Canada se rende à l'évidence.

Les avocats d'Ecojustice représentant les groupes en question prétendent qu'un certain nombre de pesticides contenant deux molécules actives de néonicotinoïdes (la clothianidine et le thiaméthoxame) sont homologués illicitement au Canada.

Ils allèguent que l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) n'a pas assumé ses responsabilités légales d'organisme de réglementation. Plus précisément, l'Agence a négligé depuis plus d'une décennie de s'assurer qu'elle dispose de l'information scientifique pertinente et nécessaire pour évaluer les risques que posent les pesticides pour l'environnement, et particulièrement à l'endroit des pollinisateurs. Selon la Loi sur les produits antiparasitaires du Canada, l'Agence ne doit homologuer un pesticide que si elle a une « certitude raisonnable » qu'il ne causera pas de tort à l'environnement.

Les avocats soulignent également que nombre de pesticides à base de thiaméthoxame sont homologués depuis des années au Canada sans même qu'une consultation publique — exigée par la Loi — n'ait été tenue sur le sujet.

Les groupes de défense de l'environnement demandent donc à la cour de déclarer invalide l'homologation de ces pesticides à base de clothianidine et thiaméthoxame. Seuls les pesticides validement homologués peuvent être utilisés au Canada.

Charles Hatt, avocat, Ecojustice : « L'ARLA a fait celle qui n'a rien vu, rien entendu et s'est contentée d'homologuer et ré-homologuer ces pesticides néonicotinoïdes sans s'intéresser à l'information scientifique sur les risques qu'ils peuvent poser aux pollinisateurs. »

Anne Bell, directrice de la conservation et de l'éducation, Ontario Nature : « Les pollinisateurs sont essentiels à nos écosystèmes, et leur déclin est très inquiétant. Une multitude de plantes — dont celles qui produisent les fruits, les légumes, les noix, et 90 pour cent des plantes produisant des fleurs — ont besoin des pollinisateurs pour se reproduire et s'épanouir. »

Gwen Barlee, directrice des politiques nationales, Wilderness Committee : « Les populations de pollinisateurs sont en chute libre, et la recherche scientifique affirme que les néonicotinoïdes sont étroitement liés à ce déclin. Alors pourquoi l'ARLA continue-t-elle d'en autoriser l'usage et la vente? Il faut absolument interdire l'usage de ces pesticides tueurs d'abeilles dans le milieu agricole au Canada. »

Beatrice Olivastri, directrice générale, Amis de la Terre Canada : « Dans l'Union européenne, en France et même en Ontario, les décideurs ont déjà commencé à restreindre considérablement l'usage des néonicotinoïdes. Il est grand temps que le Canada saute dans le train et prenne des mesures pour protéger les pollinisateurs. »

Jean-Patrick Toussaint, Ph. D., chef des projets, Fondation David Suzuki : « La province de Québec a récemment annoncé sa prochaine stratégie sur les pesticides et prévoie réduire l'utilisation des néonicotinoïdes, notamment en agriculture. L'Ontario a également adopté des restrictions très strictes à l'égard de l'utilisation de ces mêmes pesticides en agriculture. Nous espérons que cette poursuite poussera le gouvernement fédéral à agir lui aussi dans ce sens et à répondre ainsi à l'inquiétude des citoyens face à la situation d'extrême précarité des pollinisateurs au Canada. »

À propos des néonicotinoïdes :

  • Les néonicotinoïdes sont les insecticides les plus utilisés dans le monde.
  • Les néonicotinoïdes sont des pesticides systémiques. Une fois appliqués, ils se répandent dans le système vasculaire des plantes — des racines aux feuilles et au pollen. On ne peut retirer les néonicotinoïdes d'une plante en la lavant ni en la pelant.
  • Les recherches indiquent que les néonicotinoïdes ont joué un rôle important dans l'effondrement des populations d'abeilles, et que les pesticides s'attaquent aux fonctions métaboliques, immunitaires et reproductives des abeilles, en plus de perturber leur comportement de recherche de nourriture et leur sens de l'orientation.
  • Les néonicotinoïdes pénètrent le sol et l'eau et contaminent l'environnement, exposant ainsi une multitude d'espèces terrestres et aquatiques à leurs effets toxiques.

Personnes-ressources pour les médias :

En français :

Manon Dubois, directrice des communications, Fondation David Suzuki
514 679-0821 (cellulaire) | mdubois@davidsuzuki.org

En anglais :

Charles Hatt, avocat, Ecojustice
416 368 7533 × 524 | chatt@ecojustice.ca

Anne Bell, directrice de la conservation et de l'éducation, Ontario Nature
416 444 8419 × 239 (bureau) | 416-659-2339 (cellulaire) | anneb@ontarionature.org

Beatrice Olivastri, directrice générale, Amis de la Terre Canada
613 724 8690 (cellulaire)

Gwen Barlee, directrice des politiques nationales, Wilderness Committee
604-202-0322 (cellulaire), | gbarlee@gmail.com

Entente Canada-Québec en matière d'infrastructures : La Fondation David Suzuki accueille favorablement ce pas dans la bonne direction

Le 5 juillet 2016 | Affiché dans

Montréal, le 5 juillet 2016 — L'annonce conjointe du premier ministre du Canada, M. Justin Trudeau, et le premier ministre du Québec, M. Philippe Couillard, d'une entente sur les investissements pour le Fonds de transport en commun ($924 millions) ainsi que pour le Fonds d'eau potable et le traitement des eaux usées ($364 millions) est accueillie avec enthousiasme par la Fondation David Suzuki (Fondation). Pour la Fondation, il s'agit là non seulement d'un pas dans la bonne direction, mais également d'une opportunité pour le gouvernement Québec à saisir la balle au bond et investir davantage en transport en commun.

« Les investissements annoncés aujourd'hui sont bienvenus alors que le secteur des transports contribue à près de 45% des émissions de gaz à effet de serre au Québec. En misant de la sorte sur les transports collectifs, Ottawa envoie non seulement un signal clair quant à son intention de créer un futur plus durable pour les communautés, mais donne également le ton quant à la direction que le Québec et l'ensemble des provinces devraient prendre », d'expliquer Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

Les investissements en infrastructures pour l'eau potable et le traitement des eaux usées sont également accueillis positivement par la Fondation. « Suite au déversement des eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent l'an dernier, les Québécoises et Québécois ont été exposés aux problèmes associés aux infrastructures pluviales défaillantes à Montréal et au Québec. Il est donc important d'investir à ce niveau. Plus important encore, serait d'investir dans la protection et mise en valeur des milieux naturels qui constituent également de véritables infrastructures naturelles au même titre que les infrastructures bâties », de conclure M. Toussaint.

La Fondation rappelle à nouveau qu'il serait crucial pour les gouvernements fédéral et provincial d'investir dans la mise en valeur des infrastructures naturelles partout au pays. De tels investissements contribueraient à rendre les municipalités et provinces plus résilientes face aux changements climatiques, tout en améliorant la qualité de vie des citoyennes et citoyens.

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Renseignements médias :
Manon Dubois
mdubois@davidsuzuki.org
514- 679-0821