Médias
La Fondation David Suzuki est fréquemment consultée sur des sujets reliés à la durabilité et à la conservation. Nos scientifiques et experts sont disponibles pour répondre aux questions des médias. Pour joindre un membre de la Fondation, les représentants des médias sont priés de contacter nos spécialistes des communications (listés sur la barre latérale droite de cette page). Si vous souhaitez utiliser du contenu de ce site Web, veuillez prendre connaissance de notre page Droits d'auteurs et permissions. En lisant nos communiqués de presse qui se trouvent ci-dessous, vous trouverez toutes les informations concernant nos dernières nouvelles ainsi que nos récents rapports et événements.
Old Harry : les intérêts privés priment sur les intérêts publics
La Coalition Saint-Laurent dénonce le traitement de faveur accordé à Corridor Resources
Îles-de-la-Madeleine — Alors que la Coalition Saint-Laurent, à l'instar de très nombreux groupes autour du golfe, demande sans succès un moratoire pour l'ensemble du golfe du Saint-Laurent, notamment sur le projet Old Harry, c'est la compagnie Corridor Resources qui obtient des privilèges du gouvernement fédéral et de celui de Terre-Neuve.
La Coalition Saint-Laurent juge inacceptable le délai de deux ans accordé en catimini à Corridor Resources le 23 novembre 2011. Corridor Resources a maintenant jusqu'au 15 janvier 2015 pour débuter son forage controversé à Old Harry, un changement approuvé par le ministre fédéral des Ressources naturelles, M. Joe Oliver, ainsi que par son homologue à Terre-Neuve, M. Jerome Kennedy. À l'origine, la compagnie était dans l'obligation de commencer à forer un puits avant le 15 janvier 2013 sous peine de perdre son permis. Or, craignant de ne pouvoir y arriver à cause des consultations publiques prévues par M. Bernard Richard, Corridor a demandé un report de la date fatidique, ce qui lui a été accordé.
« En principe, Corridor Resources pouvait obtenir une extension d'une année supplémentaire de son délai de forage moyennant un dépôt de 1 million $. La compagnie a carrément contourné cette clause de son permis avec l'approbation des ministres fédéral et provincial des ressources naturelles et ce sans que l'Office Canada-Terre-Neuve sur les hydrocarbures extracôtiers (l'Office) n'en avise le public », de dénoncer Danielle Giroux, présidente d'Attention FragÎles et porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.
Malgré ce délai de deux ans, Corridor Resources craint toujours de ne pouvoir débuter son forage avant la date butoir du 15 janvier 2015. Pour éviter de perdre son permis, la compagnie demande un nouveau sursis au gouvernement. Cette fois, Corridor Resources demande un gel temporaire de son permis, le temps que soit complétée la mise à jour de l'évaluation environnementale stratégique (ÉES) dans la portion terre-neuvienne du golfe. Comme il l'a affirmé en entrevue récemment, le président de Corridor Resources craint que cette évaluation environnementale stratégique ne l'empêche de réaliser son forage à temps.
Le but d'une évaluation environnementale stratégique (ÉES) est de fournir une vision globale et de paver la voie aux éventuelles évaluations environnementales de projet (ÉEP), dans ce cas-ci le projet Old Harry. Or, l'Office est présentement en train de réaliser les deux processus (ÉES et ÉEP) en même temps, une situation tout à fait illogique. La Coalition Saint-Laurent dénonce ce fait et est d'avis que toute évaluation environnementale de projets, tel que Old Harry, ne devrait débuter qu'après les conclusions de l'ÉES en cours, dans la partie terre-neuvienne du golfe.
« Le golfe du Saint-Laurent est un écosystème unique et fragile qui mérite d'être adéquatement protégé avec une vision globale et unifiée. La multiplication des évaluations environnementales partielles, à droite et à gauche, ÉES2 au Québec, ÉES à Terre-Neuve, évaluation du projet Old Harry, ne fait que semer la confusion en fragmentant le golfe et en le regardant avec des œillères. Nous estimons que seule une commission d'examen fédérale, refusée par le ministre de l'Environnement Peter Kent en août dernier, couplée à un moratoire sur l'ensemble du golfe, peut fournir la vision intégrée qui fait cruellement défaut ces jours-ci », d'expliquer Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki.
« Au-delà des intérêts privés de Corridor Resources et au-delà des traitements de faveurs que la compagnie exige, ce sont plutôt les intérêts du public, entre autres des communautés côtières dépendantes de la santé du golfe, qui devraient primer » selon Sylvain Archambault, biologiste à la SNAP Québec.
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La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non autochtones, provenant de 65 organismes et associations et 3 500 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.
Sources :
Danielle Giroux
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent (entrevues en français)
Présidente, Attention FragÎles
418-986-6644 / coalitionstlaurent@me.com
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/
Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org
Christian Simard, directeur général
Nature Québec
418-648-2104 ×2071 / direction@naturequebec.org
Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire
Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec (SNAP Québec)
418-686-1854 / sarchambault@snapqc.org
La Fondation David Suzuki déplore le manque de leadership de la ville quant à la protection de ses milieux naturels
Boisé des Hirondelles, St-Bruno-de-Montarville
Montréal — La Fondation David Suzuki déplore le fait que la ville de St-Bruno-de-Montarville ait ignoré l'appel de milliers de ses citoyens et de plusieurs groupes environnementaux qui réclamaient la protection du boisé des Hirondelles. Après des mois de débats houleux au sujet du développement domiciliaire de La Futaie, projet qui serait adjacent au parc national du Mont-Saint-Bruno et qui nécessiterait la destruction du boisé des Hirondelles, la ville a accordé un mandat de services professionnels d'ingénierie pour la réalisation de plans et devis pour l'ouverture de la rue du projet résidentiel, dont les travaux de prospection ont débuté cette semaine.
« Ce boisé se trouve à l'orée du parc national du Mont-Saint-Bruno et fait partie d'un corridor forestier essentiel au maintien de la biodiversité du parc national et du boisé même », de souligner Dr Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. Ce dernier souligne d'ailleurs que le biologiste Daniel Gagnon, professeur à l'UQAM, avait repéré plusieurs espèces végétales rares ou menacées dans ce boisé l'automne dernier, dont la protection devrait être assurée avant tout. « Il est insensé que la ville aille de l'avant avec un tel projet alors qu'elle vient tout juste de souscrire au Plan métropolitain d'Aménagement et de Développement (PMAD). Ce projet va à l'encontre de la vision mise de l'avant dans le PMAD en détruisant irréversiblement un milieu naturel unique pour le remplacer par une poignée de résidences cossues » d'ajouter Karel Mayrand, directeur général pour le Québec à la Fondation David Suzuki.
Adopté en décembre dernier, le PMAD propose la mise en place d'une trame verte et bleue pour l'ensemble du territoire de la Communauté Métropolitaine de Montréal (CMM). La Fondation David Suzuki a appuyé ce plan qui prévoit la protection de 17 % du territoire de la CMM tel que recommandé dans la convention sur la biodiversité de Nagoya. Or, la ville de St-Bruno-de-Montarville, qui a appuyé le PMAD, semble faire fi de ses engagements envers le plan en mettant de l'avant le projet de développement immobilier La Futaie, tout en ignorant le plaidoyer de nombreux Montarvillois.
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Source :
Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
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La Fondation David Suzuki, le Mouvement Desjardins et leurs partenaires donnent le coup d'envoi de la deuxième édition du Sommet de l'hiver
Trois jours de science, de culture et de sport au Carnaval de Québec pour protéger nos hivers
Québec — La Fondation David Suzuki, le Mouvement Desjardins et leurs partenaires ont dévoilé aujourd'hui à l'Hôtel de Glace la programmation de la deuxième édition du Sommet de l'hiver, qui se tiendra du 27 au 29 janvier 2012 dans le cadre du 58e Carnaval de Québec. Cet événement, qui comprendra une demi-journée de conférences scientifiques gratuites, une soirée gala haute en couleurs ainsi que trois matchs de hockey extérieur, a pour objectif de sensibiliser les citoyens et les visiteurs de la région aux impacts des changements climatiques sur nos hivers.
Les activités du Sommet de l'hiver 2012 sont l'occasion idéale pour tous de s'impliquer, peu importe l'âge ou les intérêts, et de célébrer en famille l'hiver, saison de plus en plus affectée par le réchauffement planétaire.
Ces activités, présentées par la Fondation David Suzuki et le Mouvement Desjardins, sont rendues possibles grâce à la collaboration de précieux partenaires dont l'Université Laval, Fairmont Le Château Frontenac, Le Soleil, le Carnaval de Québec, la Fondation Prince Albert II de Monaco-Canada et le Projet de la Réalité Climatique Canada d'Al Gore.
La Fondation David Suzuki et le Mouvement Desjardins sont fiers d'offrir aux citoyens de Québec une programmation dynamique et variée pour célébrer nos hivers tout en soulignant l'importance de les préserver. « Les hivers sont profondément ancrés dans notre histoire et notre identité, c'est donc dans l'intérêt collectif de vouloir les protéger. Avec un réchauffement qui atteindra deux degrés en 2020 au Québec, l'hiver est plus que jamais affecté par le réchauffement climatique », affirme Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki. « Les activités du Sommet, rendues possibles grâce à l'appui généreux du Mouvement Desjardins et de nos partenaires, sont un pas vers la sensibilisation du grand public et vers la recherche de solutions ».
Mme Pauline D'Amboise, vice-présidente Soutien à la coopération et secrétaire générale du Mouvement Desjardins, présentateur du Sommet de l'hiver et de son gala, souligne quant à elle l'appui constant et significatif de Desjardins aux opérations de la Fondation depuis son arrivée au Québec. « Nous appuyons la Fondation David Suzuki en raison de son apport tangible à la recherche et à la vulgarisation scientifique des enjeux du développement durable, dont celui des changements climatiques », explique-t-elle. « Cette collaboration s'appuie sur des valeurs communes et sur la conviction que c'est par la sensibilisation et l'éducation que nous pourrons susciter une prise de conscience et des changements de comportement. Nous croyons que ce sont les personnes et les collectivités qui doivent se prendre en charge pour soutenir une prospérité durable, respectueuse des personnes et de l'environnement ».
Pour souligner le volet scientifique, l'Université Laval accueillera les étudiants et le grand public au Centre des congrès afin que tous puissent assister gratuitement à des conférences scientifiques qui seront animées par Diane Martin, de l'émission « Retour sur le monde » de Radio-Canada à Québec, et qui incluront plusieurs personnalités de renom, dont le professeur de l'Université Laval, Louis Fortier, l'astronaute, Julie Payette, et l'explorateur, Bernard Voyer. « Pour une deuxième année, l'Université Laval est fière de collaborer au Sommet de l'hiver en offrant au grand public et aux membres de la communauté universitaire l'occasion d'assister à des conférences qui réuniront des scientifiques et des chercheurs de renom pour traiter des impacts des changements climatiques, notamment sur les collectivités. C'est également l'occasion pour notre établissement et nos chercheurs d'affirmer, une fois de plus, la position de leader de l'Université Laval en matière d'études nordiques, un enjeu de société incontournable pour les prochaines générations », de mentionner le recteur Denis Brière.
« Je vous encourage à participer nombreux aux activités extérieures et intérieures mises sur pied durant le Sommet de l'hiver. Nous désirons tous que cette saison demeure celle qui nous distingue et que les Québécois de toutes les régions et les visiteurs venus de partout puissent poursuivre avec nous la grande aventure carnavalesque », affirme Alain Winter, président du 58e Carnaval de Québec.
Robert Mercure, directeur général du Fairmont Le Château Frontenac, est quant à lui heureux d'appuyer le Sommet pour une deuxième année consécutive. « La contribution et l'implication des entreprises de Québec est essentielle pour la sensibilisation des citoyens et des visiteurs mais également pour la mise en place de pratiques éco-responsables qui auront des effets positifs sur les changements climatiques ».
«En tant que pays riche nous devons faire partie de la solution, non pas du problème. Il en va de l'héritage que nous souhaitons léguer aux générations futures », de rajouter Claude Gagnon, Président et éditeur du journal Le Soleil et Vice-président exécutif des journaux régionaux Gesca.
Selon Jean-Claude Bachand, président de la Fondation Prince Albert II de Monaco-Canada, le Sommet de l'hiver permet à tous et à toutes l'occasion de se joindre au mouvement pour la protection de nos hivers. « Notre Fondation est fière de soutenir la deuxième édition du Sommet de l'hiver, une occasion unique et conviviale pour les entreprises, les ONG, les étudiants et le grand public de se rassembler pour une cause qui nous touche tous : la protection de nos hivers contre les changements climatiques », conclue-t-il.
Pour plus d'information sur les activités du Sommet de l'hiver 2011 et les façons d'y participer, visitez le www.davidsuzuki.org/fr/sommet-hiver.
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Renseignements :
Manon Dubois, Spécialiste des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821 | manondubois@davidsuzuki.org
Adoption par Québec du règlement concernant le système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de GES.
La Fondation David Suzuki salue le leadership du Québec dans la lutte aux changements climatiques
Montréal — La Fondation David Suzuki salue le leadership du Québec, qui vient d'annoncer l'adoption du Règlement concernant le système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de gaz à effet de serre (GES), qui permet de mettre en oeuvre le système mis en place par la Western Climate Initiative (WCI). En adhérant à ce marché du carbone, le Québec se positionne avantageusement dans un nouveau marché en émergence et amorce un virage qui permettra à son économie de devenir plus productive et plus verte.
D'après Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec: « En rejoignant la Californie au sein de ce nouveau marché de droits d'émissions, le Québec se positionne comme leader en matière de lutte aux changements climatiques et d'économie propre. Ce leadership est d'autant plus important dans le contexte du retrait du Canada du protocole de Kyoto et de l'inaction du gouvernement fédéral en matière de lutte aux changements climatiques ».
La Fondation David Suzuki rappelle que l'établissement d'un système de plafonnement et d'échange d'émissions est la pierre angulaire de la stratégie québécoise de lutte aux changements climatiques. Ce mécanisme crée non seulement un système contraignant qui oblige les grands émetteurs de gaz à effet de serre (GES) à réduire leurs émissions, mais il génèrera également les revenus qui permettront de financer les mesures de réduction des émissions comprises dans le plan d'action sur les changements climatiques 2013-2020, notamment dans les secteurs du transport, de l'efficacité énergétique et des technologies propres.
À ce propos, la Fondation David Suzuki félicite le ministre de l'Environnement, Pierre Arcand, de maintenir le cap sur la cible de réduction d'émissions de -20% en dessous du niveau de 1990 adoptée par le Québec en 2009. « En maintenant le cap sur sa cible, l'une des plus ambitieuses en Amérique du Nord, le Québec prouve qu'il est possible d'agir vigoureusement pour réduire les émissions de GES, même en l'absence d'un accord multilatéral contraignant », a affirmé Karel Mayrand.
La Fondation David Suzuki souhaite toutefois rappeler que la réussite du système de plafonnement et d'échange d'émissions québécois et l'atteinte de la cible de -20% en 2020 dépendront du renforcement des règles adoptées aujourd'hui. Il sera nécessaire de renforcer le plafond d'émissions et de refermer certaines échappatoires qui pourraient diminuer l'efficacité et l'intégrité du système. «Comme il s'agit de la création d'un nouveau marché, Québec devra surveiller la mise en place du système et éventuellement apporter les correctifs nécessaires afin d'assurer que ce marché permette d'atteindre la cible qu'il s'est fixée pour 2020 et que les revenus soient suffisants pour financer les mesures prévues au plan d'action sur les changements climatiques », a conclu Karel Mayrand.
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Pour en savoir plus sur la Fondation David Suzuki, visitez www.davidsuzuki.org/fr.
Renseignements : Manon Dubois Crôteau
Spécialiste des communications
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Québec doit geler le périmètre agricole pour vingt ans pour mettre fin à la spéculation
Laval — Une étude réalisée par le Conseil régional de l'environnement de Laval conclut que 3 403,24 hectares (ha), ou 49 % de la zone agricole permanente à Laval, n'appartient plus aux agriculteurs et aux horticulteurs, mais à plus de 4 000 propriétaires qui sont généralement des promoteurs, des développeurs, des compagnies à numéro, de simples citoyens ainsi qu'à Ville de Laval. De ces 3 403,24 ha, 812,65 ha sont subdivisés en 3 733 petits lots de grandeurs différentes qui regroupent approximativement le même nombre de propriétaires. Les 2 590,59 ha restants appartiennent à 429 propriétaires. La Fédération des producteurs maraîchers du Québec, les Conseils régionaux de l'environnement de Laval et de Montréal, la Fondation David Suzuki et Nature Québec alertent donc le gouvernement du Québec et lui demandent d'inclure d'urgence, avant de ratifier le Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD), un gel de 20 ans de tout le territoire agricole.
Pour monsieur Guy Garand, directeur général du CRE de Laval, « la zone agricole de Laval est comme un gros fromage suisse, plein de trous. Pour cette raison, le gouvernement du Québec doit exiger de la CMM qu'elle intègre dans son Plan un gel de la zone agricole pour les 20 prochaines années afin que diminue la pression spéculative sur la zone agricole et pour garantir la pérennité et la souveraineté alimentaire de la région métropolitaine de Montréal. Avec de tels chiffres pour Laval, la question se pose pour le reste des terres agricoles de la CMM ».
Face au morcellement des terres agricoles et la vente à des promoteurs qui s'opèrent insidieusement dans la grande région de Montréal, les organismes ne comprennent pas le retrait, dans la dernière version du PMAD, du gel de 5 ans de construction dans le territoire agricole qui y était initialement prévu. Pourtant, la vaste majorité des mémoires produits pendant la consultation prônaient un renforcement de cette mesure, pas sa disparition.
Pour Coralie Deny, directrice générale du CRE-Montréal, «la raréfaction des terres agricoles sur le territoire de l'agglomération de Montréal est un fait avec lequel nous sommes confrontés aujourd'hui ; manger des fruits et légumes produits dans l'ouest de l'île n'est plus le privilège que de quelques Montréalais. Pourtant Montréal possédait parmi les meilleures terres agricoles du Québec. Il est plus que temps d'apprendre des erreurs du passé et de protéger toutes les belles terres de la CMM qui nous restent. L'engouement pour l'agriculture locale et l'agriculture urbaine est un signe clair que les élus se doivent d'entendre.»
Selon Karel Mayrand, directeur de la Fondation David Suzuki « les terres agricoles et les milieux naturels du Grand Montréal ont une grande valeur écologique et procurent à la collectivité montréalaise des biens et services d'une valeur de plusieurs milliards de dollars annuellement ». « Le Grand Montréal n'est pas un casino. Il est grand temps que l'on mette un terme à la spéculation, en gelant le périmètre agricole et en accordant une protection réelle aux boisés, milieux humides et corridors forestiers de la région » a-t-il ajouté.
Selon Normand Legault, producteur agricole, président de la FPMQ, « l'achat de légumes produits dans sa cour est une chance inespérée pour tous les consommateurs de la CMM. N'oublions pas que depuis les 20 dernières années, sur le territoire métropolitain de Montréal, la production maraîchère a gagné plus de 14 jours de croissance au printemps et à l'automne ». C'est pour ces raisons qu'il faut impérativement geler le territoire agricole pour les 20 prochaines années.
Christian Simard, directeur de Nature Québec rappelle enfin que « les terres agricoles de la région de Montréal recèlent des boisés et des milieux naturels de grande qualité. Les conserver permet de jeter les bases de la future ceinture verte réclamée à hauts cris lors des consultations et incluse dans le PMAD. Ne pas protéger la zone agricole et permettre un développement insuffisamment densifié équivaut à condamner à l'échec le projet de création d'une ceinture verte digne de ce nom».
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Source :
Guy Garand (450) 664-3503


