Montréal — La Fondation David Suzuki se réjouit de l'adoption à l'unanimité par l'Assemblée nationale du Québec d'une motion déplorant l'absence d'évaluation par l'Office national de l'énergie des impacts du projet Énergie est de TransCanada sur les émissions de gaz à effet de serre et les changements climatiques. La motion déplore également l'inaction du gouvernement fédéral pour réglementer les émissions des gaz à effet de serre émis par les sables bitumineux et réitère la compétence du gouvernement du Québec pour réaliser sa propre évaluation environnementale de l'ensemble du projet, incluant ses impacts sur le climat.

D'après Karel Mayrand, directeur général pour le Québec, « En se prononçant unanimement, l'Assemblée nationale démontre que la lutte aux changements climatiques est un enjeu qui dépasse les lignes partisanes. Le Québec montre aujourd'hui l'exemple au reste du pays ».

Pour la Fondation David Suzuki, la motion adoptée aujourd'hui démontre que l'avenir énergétique du Canada ne peut être laissé au seul gouvernement fédéral, mais doit également impliquer l'ensemble du pays, incluant les provinces et les municipalités. D'après M. Mayrand, « En adoptant une position ferme, l'Assemblée nationale lance un signal fort que le développement pétrolier au pays se butera à une opposition croissante si la question du climat continue d'être évacuée par le gouvernement fédéral. Le Québec vient de tracer une ligne dans le sable : le temps de l'inaction est révolu. Le gouvernement fédéral et l'industrie pétrolière doivent en prendre acte, » a-t-il ajouté.

- 30 -

Pour les demandes d'entrevue :

Karel Mayrand, directeur général pour le Québec, Fondation David Suzuki
Tél. : 514-998-5458

6 novembre 2014