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Position de la Fondation David Suzuki sur le Réseau électrique métropolitain (REM)

Le 28 mars 2017 | Affiché dans

David Suzuki Foundation Position Statement on REM

English version available here:
DSF position on REM.pdf

Après une analyse approfondie du projet du Réseau électrique métropolitain (REM) de CDPQ-Infra, la Fondation David Suzuki a adopté la position suivante:

Contexte

- La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a reçu le mandat de développer et d'opérer un train léger pour le pont Champlain et de développer un service de navette vers l'aéroport Trudeau. À la place, la CDPQ a proposé une solution unique : le Réseau électrique métropolitain (REM). Celui-ci connectera la Rive-Sud, la Rive-Nord, Laval ainsi que l'ouest de l'île de Montréal.
- Le coût prévu du projet est de 6,04 milliards $, dont 3,1 milliards $ proviennent de la CDPQ. Le reste sera fourni par le gouvernement fédéral, le gouvernement du Québec, et la Ville de Montréal dans une proportion minoritaire.
- Le projet est un tracé sur 67 km incluant 24 stations. Celui-ci absorbera le train de Deux-Montagnes.
- Il s'agit du plus important projet intermodal des 50 dernières années.
- La dernière station de métro à avoir été inaugurée sur l'île de Montréal date de 1988, et le Système rapide par bus (SRB) sur Pie-IX sera lancé 20 ans après sa planification.
- En ce qui concerne le transport collectif, Montréal se retrouve au point mort. Cela est en partie dû au manque de leadership et de financement.
- Le tunnel du Mont-Royal sera vendu à la CDPQ et ne sera plus disponible aux navetteurs et aux trains de passagers, affectant ainsi les 6 500 usagers du Train de l'Est et rendant plus difficile le développement de nouveaux trains sur la Rive-Nord.
- Il y a une incertitude liée au financement, et on craint que des coûts d'opération élevés ne soient refilés aux usagers et aux municipalités.
- Le projet peut induire de l'étalement urbain, notamment dans les zones à faible densité démographique dans l'ouest de l'île. Les développements immobiliers créés autour des stations peuvent également affecter les milieux naturels et les milieux agricoles.
- Le REM ne permettra pas une baisse importante de l'utilisation de la voiture ni des émissions de gaz à effet de serre (GES). Néanmoins, le projet améliorera les services de transit des passagers et mènera à une densification du tissu urbain. La diminution des GES sera donc plus importante à long terme.
- L'étalement urbain causé par le REM sera mineur considérant qu'une pression importante a déjà lieu à Blainville-Mirabel, Terrebonne-Mascouche, Sainte-Julie et Saint-Hilaire avec le développement des autoroutes construites il y a 40 ans. Or, un effet d'étalement urbain pourrait tout de même avoir lieu à Sainte-Anne-de-Bellevue.
- Le REM a été amélioré depuis sa première version et inclut désormais deux nouvelles connexions avec le Métro de Montréal ainsi qu'une modification du tracé pour protéger des écosystèmes, des espèces ainsi que des bâtiments patrimoniaux.
- Une fiducie foncière a également été créée afin de protéger le territoire agricole autour de la station terminale sur la Rive-Sud.
- On constate une certaine opposition au REM chez certains groupes citoyens et écologistes. Leurs questions sont légitimes. Cependant, certaines sont basées sur des hypothèses ou « à priori » qui n'ont pu être validés par nos analyses.
- Notre appui conditionnel au projet est basé sur la réponse qu'on donne à la question suivante : est-ce que le Montréal métropolitain sera mieux avec ou sans le REM ? Notre appréciation générale demeure positive.
- Le rapport du BAPE a été critique envers le projet. Il a conclu que le projet ne pouvait être approuvé en fonction des informations reçues. Le rapport du BAPE énonçait des questions, dont certaines ont été répondues depuis sa publication.
- Considérant que le REM est encore en phase de développement, nous croyons qu'il nous est impossible de lui donner notre approbation finale. Cependant, cette phase de développement représente pour nous une opportunité de demander des améliorations.

En prenant compte de ce contexte, la Fondation David Suzuki considère que le REM aura un impact positif important sur la mobilité dans la région, et qu'en principe il mérite notre appui. Cependant, cet appui est conditionnel aux préalables suivants:

1. Le financement et les coûts d'opération du REM doivent respecter les capacités de payer des municipalités et des usagers et ne doivent pas devenir une barrière à son utilisation;
2. Aucune perte nette en milieu agricole ainsi que la protection des terres agricoles aux alentours de la station terminale de la Rive-Sud; (cette condition a été rencontrée Par la création d'une fiducie foncière autour du terminal de la rive sud).
3. Aucune perte de milieux naturels, ce qui implique :
a. La modification du trajet du REM afin de protéger les espèces à statut et leur écosystème;
b. Une garantie de la Ville de Montréal que les milieux naturels ne seront pas menacés par des développements immobiliers induits par le REM;
4. Une évaluation de l'étalement urbain à Sainte-Anne-de-Bellevue et la création d'un comité de surveillance sur l'étalement urbain et sur ses menaces potentielles pour les espaces verts;
5. L'adoption d'une politique de mobilité durable par le gouvernement du Québec et la garantie que d'autres projets de transport en commun (extension de la ligne bleue dans le métro de Montréal et autres) ne seront pas arrêtés pour favoriser le REM.
6. Plus d'interconnexions entre le REM et le réseau de métro. (Cette condition a été rencontrée : deux stations intermodales ont été ajoutées aux tracé.)

La Fondation David Suzuki continuera de mettre à jour et d'affiner cette position au fur et à mesure que de nouvelles informations sur le REM seront disponibles.

La Fondation David Suzuki accueille un nouveau spécialiste en communications et affaires publiques au sein de son équipe

Le 26 septembre 2016 | Affiché dans

Montréal, 26 septembre 2016 — L'équipe des communications de la Fondation David Suzuki est heureuse d'accueillir dans ses rangs Diego Creimer, ancien responsable de communications de Greenpeace Canada et ancien journaliste de Radio-Canada International, qui occupera les fonctions de spécialiste, communications et affaires publiques au Québec. M. Creimer travaillera notamment sur les dossiers liés aux changements climatiques, au transport, au projet de pipeline Énergie Est et au Mouvement Ceinture Verte.

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Pour info :

Diego Creimer
Spécialiste, communications et affaires publiques
Fondation David Suzuki
T. (514) 871-4932, poste 1458
C. (514) 999-6743
Courriel : dcreimer@davidsuzuki.org

L'union de l'Ontario et du Québec pour la lutte aux changements climatiques montre l'exemple au reste du Canada

Le 3 décembre 2014 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki publie la déclaration suivante en réaction à l'annonce des gouvernements de l'Ontario et du Québec de jumeler leurs efforts afin de lutter contre les changements climatiques, améliorer le partage des ressources en électricité et évaluer conjointement les risques du pipeline Énergie Est.

« La collaboration du Québec et de l'Ontario montre l'exemple sur l'importance de se soutenir pour résoudre la problématique la plus importante de notre ère » explique Ian Bruce, directeur science et politique pour la Fondation.

« Il s'agit d'une journée importante au chapitre des politiques climatiques en Amérique du Nord. En se joignant au Québec et à la Californie, l'Ontario envoie un message clair aux autres administrations : l'attente n'est plus une option », a déclaré Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Nous avons hâte de voir les détails et nous espérons que d'autres province et pays emboiteront le pas. »

Continuer »

La Fondation David Suzuki déplore le manque de leadership de la ville quant à la protection de ses milieux naturels

Le 25 janvier 2012 | Affiché dans

Boisé des Hirondelles, St-Bruno-de-Montarville

Montréal — La Fondation David Suzuki déplore le fait que la ville de St-Bruno-de-Montarville ait ignoré l'appel de milliers de ses citoyens et de plusieurs groupes environnementaux qui réclamaient la protection du boisé des Hirondelles. Après des mois de débats houleux au sujet du développement domiciliaire de La Futaie, projet qui serait adjacent au parc national du Mont-Saint-Bruno et qui nécessiterait la destruction du boisé des Hirondelles, la ville a accordé un mandat de services professionnels d'ingénierie pour la réalisation de plans et devis pour l'ouverture de la rue du projet résidentiel, dont les travaux de prospection ont débuté cette semaine.

« Ce boisé se trouve à l'orée du parc national du Mont-Saint-Bruno et fait partie d'un corridor forestier essentiel au maintien de la biodiversité du parc national et du boisé même », de souligner Dr Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. Ce dernier souligne d'ailleurs que le biologiste Daniel Gagnon, professeur à l'UQAM, avait repéré plusieurs espèces végétales rares ou menacées dans ce boisé l'automne dernier, dont la protection devrait être assurée avant tout. « Il est insensé que la ville aille de l'avant avec un tel projet alors qu'elle vient tout juste de souscrire au Plan métropolitain d'Aménagement et de Développement (PMAD). Ce projet va à l'encontre de la vision mise de l'avant dans le PMAD en détruisant irréversiblement un milieu naturel unique pour le remplacer par une poignée de résidences cossues » d'ajouter Karel Mayrand, directeur général pour le Québec à la Fondation David Suzuki.

Adopté en décembre dernier, le PMAD propose la mise en place d'une trame verte et bleue pour l'ensemble du territoire de la Communauté Métropolitaine de Montréal (CMM). La Fondation David Suzuki a appuyé ce plan qui prévoit la protection de 17 % du territoire de la CMM tel que recommandé dans la convention sur la biodiversité de Nagoya. Or, la ville de St-Bruno-de-Montarville, qui a appuyé le PMAD, semble faire fi de ses engagements envers le plan en mettant de l'avant le projet de développement immobilier La Futaie, tout en ignorant le plaidoyer de nombreux Montarvillois.

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Source :

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
514-679-0821 / mdubois@davidsuzuki.org

La Fondation David Suzuki vous convie à une soirée-conférence unique

Le 17 février 2010 | Affiché dans

Quelles seront les retombées de la Conférence de Copenhague et des initiatives de l'administration Obama en matière de luttes contre les changements climatiques? La Chine est-elle en voie de remporter la course aux nouvelles technologies propres ? Quel sera l'impact de ces transformations sur l'environnement d'affaires ?

Le chapitre québécois de la Fondation David Suzuki a le plaisir de vous inviter à une conférence de Thomas L. Friedman, journaliste au New York Times et gagnant de Prix Pulitzer, et David Suzuki, scientifique et écologiste de renom, qui traiteront de ces questions et de bien d'autres lors d'une soirée unique.

Friedman

Thomas Friedman

Éditorialiste au New York Times, Thomas Friedman a remporté le prix Pulitzer à trois reprises. II est l'auteur de trois best-sellers, From Beiruit to Jerusalem (National Book Award dans la catégorie "Essais"), The Lexus and the Olive Tree: Understanding Globalisation et Paix des peuples, Guerre des nations. Il vit présentement à Washington.

David Suzuki

David SuzukiÉcologiste, généticien et Co-fondateur de la Fondation David Suzuki. David Suzuki possède une renommée internationale pour ses 30 années de travail à titre de communicateur et vulgarisateur scientifique. Des millions de téléspectateurs le connaissent comme l'hôte de la série télévisée: The Nature of Things, présentée par la CBC.

Le mercredi 24 mars 2010 dès 17 h
Le Windsor, au 1170 rue Peel à Montréal

Cocktail dînatoire suivi d'une allocution de Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins.
Une discussion entre Thomas Friedman et David Suzuki et animée par André Boisclair suivra la conférence.


Présenté par

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Billet individuel : 300 $ / carnet de dix billets : 2 500 $

Si vous avez des questions ou souhaitez vous procurer des billets pour l'événement, veuillez communiquer avec Nadia Moretto au (514) 989-9973 ou par courriel à l'adresse nadiamoretto@davidsuzuki.org. Un reçu d'impôt sera remis pour la partie éligible.

Veuillez noter que la conférence se déroulera principalement en anglais.

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Créatures du Saint-Laurent

Le 1 décembre 2009 | Affiché dans

Créatures du Saint-Laurent_big.jpgExposition de photos de Thierry Gosselin au profit du projet Notre fleuve vivant de la Fondation David Suzuki

Thierry Gosselin, océanographe et plongeur sous-marin, a étudié et exploré notre majestueux fleuve et nous invite, à travers une série de photographies inédites, à découvrir ses splendeurs.

Du 1er novembre 2009 au 30 janvier 2010
Vernissage le 7 décembre 2009 dès 19h
BIENVENUE À TOUS!
Restaurant Le Commensal,
1720 rue Saint-Denis à Montréal

Un reçu d'impôt sera remis à l'achat d'une photographie. www.thierrygosselin.com

David Suzuki reçoit un «Nobel alternatif»

Le 14 octobre 2009 | Affiché dans
Photo: David Suzuki reçoit un «Nobel alternatif»

Un prix suédois pour une meilleure qualité de vie a récompensé mardi le défenseur canadien de l'environnement David Suzuki, ainsi que trois autres militants australien, congolais et néo-zélandais.

Lisez le texte complet sur Cyberpresse.

Les éco-labels : un guide de survie

Le 22 septembre 2009 | Affiché dans
Photo: Les éco-labels : un guide de survie

Depuis l'apparition des sacs de coton chez les épiciers, on me demande souvent qu'est-ce que j'en pense. Ma réponse surprend toujours : c'est bien beau d'avoir des sacs réutilisables, bravo. Mais avez-vous pensé à ce que vous mettez dedans?

Parce que c'est vraiment là que se situe le problème. Bien que les marchands se soient pour la plupart donnés une bonne image, et les clients une bonne conscience, en adoptant massivement les sacs réutilisables, nous continuons d'acheter des produits qui sont loin d'être écologiques.

Comme l'arbre qui cache la forêt, les sacs réutilisables cachent notre consommation. Après le greenwashing, voici venue l'ère du greenbagging. On n'arrête pas le progrès.

Des exemples? Nos sacs d'épicerie regorgent d'huile de canola transgénique, de viande produite aux antibiotiques et aux hormones de croissance, de poissons menacés d'extinction, de café aux pesticides produit par un paysan qui gagne 1$ par mois, sans oublier les framboises importées en avion du Chili! On trouve aussi sur les tablettes des bouteilles de plastique qui contiennent des phtalates et qui rendent les mâles infertiles. Comme le dit David Suzuki : des bouteilles qui ruinent la vie sexuelle! Et le plus ironique dans tout ça : les produits que l'on met dans nos beaux sacs réutilisables sont sur-emballés!

Alors comment fait-on pour s'y retrouver? Qui connaît l'empreinte écologique d'une boîte de whippet ou d'un Shamwow? (Rassurez-vous, c'est tout à fait normal si vous ne savez pas ce que c'est...)

Que ce soit à l'épicerie ou ailleurs, il existe des certifications écologiques, ou éco-labels, qui nous permettent de différencier les produits pour faire ressortir les plus écologiques ou durables. On peut aujourd'hui acheter du café équitable certifié par l'éco-label de Transfair, des poissons certifiés par le guide Sea Choice, du papier certifié par la norme du Forest Stewardship Council (FSC), des appareils électroménagers certifiés par Énerguide. Un des programmes les plus ambitieux en Amérique du Nord est le programme Éco-Logo, parrainé par le Gouvernement du Canada, qui s'applique à toute une panoplie de produits. Des éco-labels existent même en Europe pour informer le client de l'empreinte climat d'un produit.

Un des problèmes réside dans la multiplication de ces éco-labels. Des entreprises préfèrent souvent créer leurs propres certifications que d'adhérer à celles, souvent plus fiables et crédibles, développées en accord avec l'industrie et les groupes écologistes.

Un autre problème est la difficulté de faire connaître ces logos aux consommateurs. Quand on pense aux millions de dollars investis dans la promotion de grandes marques nationales, on réalise combien difficile il est de percer pour un éco-label.

C'est là que les détaillants peuvent faire la différence : ils peuvent faire connaître et mettre en valeur ces éco-labels et commencer à offrir plus de produits écologiques. En décidant des produits qu'ils mettent sur les tablettes, et de ceux dont ils font la promotion, les détaillants nous conditionnent à acheter certains produits plutôt que d'autres. Ils ont d'ailleurs commencé à créer de petites sections «vertes » ou « biologiques ». C'est une très bonne chose, mais le temps est venu d'aller au-delà des petits pas.

Même chose pour les producteurs : ils doivent nous en dire plus. De la même manière que nous pouvons voir le contenu en gras, calories, sodium et autres des produits, j'aimerais bien voir dans l'avenir des étiquettes qui nous donnent leur empreinte écologique. C'est au gouvernement de rendre obligatoire ce genre d'étiquetage.

Les éco-labels sont notre boussole pour acheter vert. Plus les consommateurs seront informés et plus les labels seront visibles et simples, plus nos sacs d'épicerie se rempliront de produits durables.

Pour un camping en harmonie avec la nature

Le 29 juillet 2009 | Affiché dans
Photo: Pour un camping en harmonie avec la nature

Si vous êtes comme certains d'entres nous à la Fondation, l'arrivée des vacances rime avec une ou plusieurs visites aux terrains de camping ou à un de nos magnifiques parcs provinciaux.

Il existe cependant quelques règles d'or que tous les campeurs devraient respecter afin d'assurer la pérennité de ces lieux.

Ainsi, en préparation pour votre prochaine aventure en nature tant attendue, voici cinq conseils qui amélioreront votre expérience et protégeront l'environnement.

  • Utilisez de la vaisselle réutilisable: N'utilisez pas d'assiettes ni de couverts en styromousse ou en plastique. Vous réduirez ainsi la quantité de déchets que vous produirez sur place.
  • Triez vos ordures: Apportez des sacs à ordures biodégradables et séparer les restes de nourriture des déchets de papier que vous pourrez ensuite déposer au recyclage (soit sur les lieux du site ou à votre domicile).
  • Remballez la nourriture: N'apportez pas d'aliments emballés individuellement. Apportez plutôt la nourriture dans des contenants réutilisables au lieu d'utiliser de la pellicule plastique.
  • Après les repas: Apportez du savon à vaisselle biodégradable et ne lavez rien à proximité d'un cours d'eau. Pour disposer de votre eau de vaisselle, creusez un trou ou rendez-vous à un endroit prévu à cet effet. Souvenez-vous qu'aucun savon n'est conçu pour aller directement dans l'eau d'un lac.
  • Étiquette aux toilettes: La plupart des terrains de camping sont dotés de toilettes, ce qui fait croire que c'est comme à la maison. Cependant, parce que les systèmes septiques décomposent les déchets de façon biologique, il est important de choisir un produit fait de fibres recyclées à 100%.

Rappelez-vous que vous allez bénéficier de la nature et que cela signifie que vous devez la respecter afin que d'autres puissent en profiter à leur tour après votre départ.



Texte inspiré de http://espaceparents.canoe.ca, édition du 19 juin 2009.

Vive le BBQ vert !

Le 29 juillet 2009 | Affiché dans
Photo: Vive le BBQ vert !

(Crédit: whatsthatpicture via Flickr)

J'aime depuis toujours les grillades et le BBQ, ce qui est un peu atypique pour un écologiste... Cuisiner dehors, avec le feu, comme les premiers hommes des cavernes. Renouer avec l'homme primitif. Apportez-moi une cuisse de Mammouth et je m'en occupe! Lorsque la saison du BBQ s'ouvre, on peut me trouver dehors, près du BBQ, en train d'essayer d'éteindre mes saucisses en feu. Disons que je n'ai pas le talent de Stefano Faita.

Mais récemment j'ai commencé à avoir des doutes sur la consommation de viande. Ne vous inquiétez pas : je ne deviendrai pas végétarien demain matin. Je m'explique.

Quand nous étions quelques milliers à chasser le mammouth et à le faire cuire, ce n'était pas si mal, mais aujourd'hui que nous sommes au-delà de 7 milliards, la consommation de viande à grande échelle devient un problème.



Nous sommes de plus en plus nombreux et notre diète inclut de plus en plus de viande. Les nord-américains ont lancé le modèle qui est maintenant suivi par tous. Alors que leur niveau de vie augmente, les Chinois, les Indiens et les autres pays en développement consomment de plus en plus de viande. Résultat : à travers le monde, 10 milliards de bêtes sont élevées et abattues chaque année pour répondre à la demande. À cette échelle les choses se corsent.

Le bœuf trône au sommet de cette pyramide. La production de chaque kilo de bœuf consomme plus de 15 000 litres d'eau, soit la quantité d'eau que l'on consomme pour 250 douches. Chaque kilo de bœuf produit 36 kilos de gaz à effet de serre, soit l'équivalent d'un aller simple Québec-Montréal en auto. Chaque kilo de bœuf requiert 6 fois plus de grain, c'est ce qui fait que la production de bétail accapare plus 80% des terres agricoles et la moitié de la consommation d'eau aux États-Unis. Évidemment la production de bétail à grande échelle est une source importante de pollution de l'eau.



Une étude des Nations Unies a démontré que les émissions totales de gaz à effet de serre reliées à la production de viande représentent 18% des émissions mondiales, soit plus que toutes les automobiles de la planète, en raison de la déforestation qu'elle occasionne. La production de bétail et de soya pour nourrir ce bétail au Brésil a fait perdre 600 000 km2 de forêts depuis 25 ans. C'est comme ça qu'on transforme les forêts en burgers. Ta-daaa !



Alors on fait quoi ? On vire tous au tofu ? Pas nécessairement.

En y réfléchissant un peu, on réalise qu'en réduisant sa consommation de bœuf de deux gros T-Bones, on économise autant d'eau que 250 douches, on réduit nos émissions polluantes d'un trajet Montréal-Québec, et on sauve plusieurs hectares de forêts et de cours d'eau. Ce n'est pas un gros sacrifice à faire. La clé est d'en faire une habitude.

Les médecins nous le disent depuis des années : il faut réduire notre consommation de viande rouge. Les scientifiques de l'environnement nous disent la même chose. La solution consiste à substituer au bœuf des viandes moins polluantes comme la volaille, à consommer plus de poisson et à servir un repas sans viande à chaque semaine.

Ça laisse du beau BBQ en vue pour l'homme des cavernes en moi !