La Fondation David Suzuki déplore le manque de leadership de la ville quant à la protection de ses milieux naturels | Médias

Boisé des Hirondelles, St-Bruno-de-Montarville

Montréal — La Fondation David Suzuki déplore le fait que la ville de St-Bruno-de-Montarville ait ignoré l'appel de milliers de ses citoyens et de plusieurs groupes environnementaux qui réclamaient la protection du boisé des Hirondelles. Après des mois de débats houleux au sujet du développement domiciliaire de La Futaie, projet qui serait adjacent au parc national du Mont-Saint-Bruno et qui nécessiterait la destruction du boisé des Hirondelles, la ville a accordé un mandat de services professionnels d'ingénierie pour la réalisation de plans et devis pour l'ouverture de la rue du projet résidentiel, dont les travaux de prospection ont débuté cette semaine.

« Ce boisé se trouve à l'orée du parc national du Mont-Saint-Bruno et fait partie d'un corridor forestier essentiel au maintien de la biodiversité du parc national et du boisé même », de souligner Dr Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. Ce dernier souligne d'ailleurs que le biologiste Daniel Gagnon, professeur à l'UQAM, avait repéré plusieurs espèces végétales rares ou menacées dans ce boisé l'automne dernier, dont la protection devrait être assurée avant tout. « Il est insensé que la ville aille de l'avant avec un tel projet alors qu'elle vient tout juste de souscrire au Plan métropolitain d'Aménagement et de Développement (PMAD). Ce projet va à l'encontre de la vision mise de l'avant dans le PMAD en détruisant irréversiblement un milieu naturel unique pour le remplacer par une poignée de résidences cossues » d'ajouter Karel Mayrand, directeur général pour le Québec à la Fondation David Suzuki.

Adopté en décembre dernier, le PMAD propose la mise en place d'une trame verte et bleue pour l'ensemble du territoire de la Communauté Métropolitaine de Montréal (CMM). La Fondation David Suzuki a appuyé ce plan qui prévoit la protection de 17 % du territoire de la CMM tel que recommandé dans la convention sur la biodiversité de Nagoya. Or, la ville de St-Bruno-de-Montarville, qui a appuyé le PMAD, semble faire fi de ses engagements envers le plan en mettant de l'avant le projet de développement immobilier La Futaie, tout en ignorant le plaidoyer de nombreux Montarvillois.

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Source :

Manon Dubois, Spécialiste des communications
Fondation David Suzuki
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25 janvier 2012