Communiqués de presse

Réaction d'Équiterre et de la Fondation David Suzuki au projet de règlement sur les pesticides : De bonnes intentions, mais des moyens de contrôle à améliorer

Le 19 juillet 2017 | Affiché dans

Montréal — Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) publiait aujourd'hui un projet de modification réglementaire sur les pesticides dans la Gazette officielle. Équiterre et la Fondation David Suzuki saluent plusieurs initiatives du ministère, mais s'inquiètent des situations de conflit d'intérêts potentiels et des délais cumulés par le ministère dans ce dossier.

Il est proposé d'interdire l'application de l'atrazine, du chlorpyrifos et de trois néonicotinoïdes (le clothianidine, l'imidaclopride et le thiaméthoxame) ainsi que la mise en terre des néonicotinoïdes qui enrobent les semences de certaines cultures en milieu agricole, sauf si leur usage est justifié au préalable par un agronome. La proposition de règlement comprend également l'obligation pour les agriculteurs de tenir et conserver un registre de leur utilisation de pesticides, et une caractérisation des ennemis des cultures et des alternatives possibles dans la prescription agronomique. Le projet propose aussi l'interdiction de la vente et de l'application des néonicotinoïdes sur les surfaces gazonnées. Ces mesures sont saluées par les deux organisations.

Conflits d'intérêts potentiels et absence d'incitatifs financiers
Équiterre et la Fondation David Suzuki s'inquiètent toutefois de situations de conflit d'intérêts potentiels reliés à l'exigence d'une prescription par un agronome, comme la majorité des agronomes sont liés à l'industrie de la vente des pesticides. De plus, alors que plusieurs études démontrent que les taxes ou les redevances sur les pesticides, ou sur d'autres produits dont la réduction est souhaitable pour la santé publique et environnementale, livrent des résultats, la mise en place d'incitatifs financiers manque toujours à l'appel. De plus, le glyphosate, absent de la proposition, se classe parmi les dix ingrédients actifs les plus importants par rapport aux indicateurs de risque pour l'environnement et la santé (44,2 % des ventes totales agricoles) (Bilan des ventes de 2015). Il doit figurer dans un plan d'action visant la réduction graduelle des risques associés aux pesticides.

« Étant donné les risques de plus en plus importants que font peser les pesticides sur la santé des québécois et sur l'environnement, le gouvernement doit proposer des moyens concrets et solides — comme un registre des pesticides en ligne accessible par le public et l'obligation de prioriser des alternatives non toxiques. Ceci est impératif pour pallier le conflit d'intérêts potentiel des agronomes à la solde des vendeurs de pesticides et pour s'assurer que le règlement mène bel et bien à des réductions sur le terrain », affirme Nadine Bachand, chargée de projet pesticides et produits toxiques chez Équiterre.

« L'atrazine est déjà interdit en Europe depuis 2003, l'usage des néonicotinoïdes y est restreint depuis 2013 et la France interdira les néonicotinoïdes dès 2018. Le Canada a déjà proposé d'interdire l'imidaclopride et les États­Unis projettent depuis plusieurs années d'interdire le chlorpyrifos. Le Québec doit prendre un rôle de leader et se doter d'un plan d'action ambitieux digne du 21e siècle, qui visera à éliminer progressivement les pesticides comportant le plus de risques pour la santé et l'environnement », explique Louise Hénault­Éhtier, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

Délais cumulés par le ministère
Les groupes s'inquiètent également des délais que cumule le ministère dans ce dossier. La Stratégie québécoise sur les pesticides 2015­2018 a été annoncée il y a plus d'un an et demi, et la première étape dans sa mise en œuvre n'arrive qu'en 2017. D'autant plus que le règlement proposé ne sera complètement appliqué que d'ici deux ans. Enfin, les modifications réglementaires concernant le milieu urbain se font encore attendre et aucun échéancier précis n'a été présenté.

Seule une mise en œuvre rapide et ambitieuse du règlement sur les pesticides pourra contrer ces tendances inquiétantes.

Informations complémentaires :
En 1992, le gouvernement s'était engagé à réduire de 50 l'usage des pesticides agricoles avant 2000, une tentative qui s'est soldée par un échec. La seconde stratégie, adoptée en 2011 pour l'horizon 2011­2021, a laissé tombé cet objectif et visait plutôt à réduire de 25 les risques des pesticides pour la santé et l'environnement d'ici 2021. Aujourd'hui, l'augmentation des ventes de pesticides se poursuit et les indicateurs de risques pour l'environnement et la santé ont augmenté par rapport à la période de référence 2006­2008.

Le Rapport du Vérificateur général du Québec 2016-­2017 pressait le gouvernement de renforcer l'encadrement de l'utilisation des pesticides, notamment par des mesures réglementaires et économiques, afin de réduire leur utilisation et leur impact.

Le rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation lançait en mars dernier un rapport concluant que les pesticides ne sont pas essentiels pour assurer la sécurité alimentaire d'une population mondiale en pleine croissance, et que ces produits toxiques posent des risques majeurs pour la santé et l'environnement.

Consultez la lettre d'Équiterre et de la Fondation David Suzuki envoyée au ministre Heurtel le 6 juin dernier.

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Pour plus d'information ou demande d'entrevue :
Dale Robertson, Équiterre, drobertson@equiterre.org, 514 605­2000
Louise Hénault-­Éthier, Fondation David Suzuki, lhenaultethier@davidsuzuki.org, 514­713­6839

RÉACTION — Plan d'action pour la mise en œuvre de la politique énergétique : Québec manque d'ambition

Le 27 juin 2017 | Affiché dans

Baie-Comeau - À la suite du dévoilement du premier Plan d'action de la Politique énergétique 2030 détaillant les mesures pour atteindre les cibles québécoises de réduction de la consommation de pétrole d'ici 2030, le directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki a tenu à réagir comme suit :

« Les objectifs fixés pour 2020 reportent de quatre ans les véritables efforts de réduction de la consommation de pétrole au Québec. Le Québec s'est donné une cible de -40% d'ici 2030, mais son plan d'action ne vise qu'une réduction de 6% d'ici 2020. Cela veut dire qu'entre 2020 et 2030, il faudra réduire la consommation de pétrole de 34%. La pente devient encore plus difficile à remonter et la cible 2030 risque de ne pas être atteinte. »

Le plan dévoilé hier contemple une utilisation accrue du gaz naturel comme carburant dans le secteur du transport lourd. Pourtant, une étude publiée en avril par la Fondation David Suzuki et l'Université Saint-Francis-Xavier montre que les émissions fugitives de méthane du gaz provenant de la fracturation hydraulique avaient été largement sous-estimées. Le méthane étant un puissant gaz à effet de serre, l'utilisation du gaz naturel au Québec risque, en fin de compte, de ne représenter qu'un gain infime, sinon nul, dans la diminution effective de nos émissions de GES si l'on considère la totalité de son cycle de vie.

« Ce plan est certainement un pas dans la bonne direction et contient des mesures intéressantes, notamment l'exploration du potentiel solaire par Hydro-Québec et la bonification du programme d'électrification des transports. Pourtant, la poursuite de l'exploration des hydrocarbures sur le territoire du Québec est incompatible avec l'Accord de Paris et la transition énergétique que ce plan vise à favoriser », a conclu Karel Mayrand.

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Pour plus d'information :
Diego Creimer, communications, 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org

La Fondation David Suzuki octroie trois bourses de 50 000 $ sur les changements climatiques

Le 20 juin 2017 | Affiché dans

David Suzuki agira comme mentor auprès de boursiers pour aider à former la prochaine génération de vulgarisateurs scientifiques.

Montréal — La Fondation David Suzuki a remis une bourse d'un an de 50 000 $ à trois éminents chercheurs canadiens qui passeront l'année 2017-2018 à étudier des solutions aux changements climatiques.

Voici les lauréats :

• Melina Laboucan-Massimo, M.A. en gouvernance autochtone — boursière en connaissances autochtones et changements climatiques ;
• Brett Dolter, Ph.D. en économie environnementale — boursier en économie des changements climatiques ;
• Jérôme Laviolette, M.A. en sciences appliquées — boursier en transports et changements climatiques .

« Les changements climatiques sont l'enjeu le plus sérieux et le plus urgent auquel nous faisons face, a déclaré David Suzuki. Pour aider à tracer la voie et à s'attaquer à la crise climatique imminente, nous devons former la prochaine génération de scientifiques afin que non seulement ils excellent en science dans les laboratoires et sur le terrain, mais pour qu'ils puissent également raconter des histoires et communiquer efficacement, et ainsi mobiliser des masses de gens dans le mouvement mondial vers une économie aux énergies propres. Depuis que les États-Unis se sont récemment retirés de l'Accord de Paris, il est plus important que jamais de développer les connaissances et de renforcer la compréhension par rapport aux solutions. »

Mme Laboucan-Massimo a fait campagne à l'international avec Greenpeace Canada et a réalisé des films sur les peuples autochtones et les questions environnementales. Elle s'occupera de la recherche sur les modèles d'énergies renouvelables pouvant être reproduits dans diverses communautés du Canada, favorisant ainsi la création d'emplois verts et la réduction de notre dépendance aux combustibles fossiles.

« Mon parcours m'a mené loin de ma communauté afin de lutter pour mon peuple et le caractère sacré de la Terre mère sur la scène internationale, a expliqué Mme Laboucan-Massimo. En définitive, les leçons et les compétences que ces voyages m'ont apportées sont des cadeaux que j'avais toujours l'intention de rapporter aux communautés touchées par les changements climatiques et l'extraction des combustibles fossiles. Les communautés autochtones sont sur la première ligne de l'extraction des ressources et des changements climatiques, mais sont également à l'avant-plan des solutions. »

M. Dolter a récemment co-créé un modèle de programmation pour examiner les coûts de décarbonisation des systèmes énergétiques au Canada. Il écrit également un livre avec Peter Victor, économiste à l'Université York.

« Le mouvement environnemental peut faire mieux pour communiquer avec les gens ayant des opinions contradictoires, a expliqué M. Dolter. Des débats bien organisés peuvent aider les citoyens à développer une compréhension commune, ce qui peut ainsi favoriser la transformation des politiques environnementales et de notre démocratie. »

Le mémoire de maîtrise de M. Laviolette fait appel aux données GPS pour mieux cerner le profil demande-offre de l'industrie du taxi. Dans le cadre de la bourse de recherche, M. Laviolette tentera de mieux comprendre la dépendance des gens à l'automobile ainsi que les obstacles et les occasions de changer ce comportement.

« Je suis devenu ingénieur parce que je veux utiliser la science pour trouver des solutions durables aux graves problèmes actuels, a déclaré M. Laviolette. Grâce à cette bourse, je compte trouver des façons créatives de promouvoir les options de transport durables, afin d'entraîner un changement positif et à long terme dans le comportement de déplacement des gens. »

Le programme de bourses David Suzuki aidera la prochaine génération de leaders environnementaux à s'attaquer aux problèmes complexes et à proposer des changements. Les boursiers auront des mentors qui les aideront à perpétuer le modèle de communication scientifique de David Suzuki qui est facile à comprendre et invite à l'action.

Les lauréats de 2017-2018 seront félicités à une réception qui sera tenue à Vancouver en septembre, lorsque les détails du programme de bourse David Suzuki pour l'année 2018-2019 seront dévoilés.

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Pour obtenir davantage de renseignements ou une entrevue, veuillez communiquer avec:
Diego Creimer, Communications, 514-999-6743
dcreimer@davidsuzuki.org

Note aux rédacteurs :

Des photos des trois boursiers de 2017-2018 et une fiche de renseignements sur les bourses sont disponibles en ligne sur http://fellowships.davidsuzuki.org

RÉACTION : Montréal, première ville amie du monarque au Québec

Le 15 juin 2017 | Affiché dans

Des organisations saluent l'engagement de la métropole québécoise pour la sauvegarde du monarque

Montréal — La Fondation David Suzuki (Fondation) et la Commission de Coopération environnementale (CCE) saluent l'adoption d'une déclaration d'engagement de la Ville de Montréal pour la sauvegarde du papillon monarque, proposée par le maire Denis Coderre lundi dernier au conseil municipal. C'est ce soir que la métropole québécoise a concrétisé son engagement, signant la déclaration officielle lors d'une soirée organisée par la CCE et d'autres organisations environnementales internationales.

Montréal devient ainsi la première municipalité québécoise à se déclarer « Ville amie des monarques », ce qui contribuera de façon concrète à la restauration de l'habitat du monarque, papillon iconique en voie de disparition en Amérique du Nord. La Ville se joint à plus de 150 municipalités des États-Unis, du Mexique et de l'Ontario qui ont adopté « l'Engagement des maires pour la sauvegarde du monarque — Ville amie des monarques », déclaration trinationale mise sur pied par la National Wildlife Federation en 2015, dont l'expansion à l'échelle nord-américaine a été chapeautée par la CCE.

Cet engagement vient consolider les nombreuses actions déjà mises de l'avant par la Ville de Montréal depuis 25 ans. En effet, l'équipe de l'Insectarium, qui fait partie d'Espace pour la vie, s'est donnée comme objectif de faire connaître ce papillon emblématique, de sensibiliser et d'impliquer le public à sa survie avec des projets comme Mission monarque où les citoyens contribuent à recenser les plants d'asclépiades et les monarques à Montréal comme ailleurs au Canada. Le programme Mon Jardin invite la population à créer des jardins adaptés aux monarques. L'arrondissement Saint-Laurent déploie aussi de grands efforts pour sensibiliser et impliquer ses citoyens à la cause du monarque.

« De par son engagement et la signature de cette importante déclaration, la Ville de Montréal pose un geste important pour la protection de la biodiversité et se joint à un mouvement nord-américain pour protéger le monarque, déclare Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Non seulement cette action insuffle-t-elle un nouvel élan dans la lutte pour protéger cette espèce iconique en voie de disparition, mais elle contribue également à un mouvement citoyen en plein essor pour ramener le monarque chez nous en grand nombre ».

Rappelons que la Fondation a lancé au printemps 2016 l'Effet papillon, une campagne de sensibilisation pour la sauvegarde du monarque, qui a permis la plantation près de 25 000 sachets de semences et plantules d'asclépiade partout au Québec, seule plante dont dépend le monarque pour sa survie. Depuis, plus de 100 ambassadeurs communautaires ont été formés pour encourager de milliers de citoyens à entreprendre eux-mêmes des actions concrètes pour protéger le monarque, dont 90 % de la population a disparu depuis les quinze dernières années. De plus, par l'entremise de ses efforts, la Fondation a su recueillir plus de 10 000 signatures sur sa pétition destinée à la ministre Catherine McKenna pour demander d'ajouter le monarque sur la liste fédérale des espèces en péril.

« La collaboration trilatérale s'avère essentielle pour protéger le papillon monarque et son spectaculaire parcours migratoire, qui englobe l'ensemble des pays d'Amérique du Nord, souligne César Rafael Chávez, directeur exécutif de la CCE. Aujourd'hui, nous félicitons la Ville de Montréal pour sa volonté de prendre part aux efforts nord-américains de conservation de ce papillon emblématique. »

En tant qu'organisation internationale de l'environnement établie à Montréal, la CCE agit comme catalyseur des efforts de conservation du monarque entrepris par le Canada, le Mexique et les États-Unis, notamment en finançant des projets communautaires, en publiant des plans d'action et des guides de surveillance, et en organisant des réunions trinationales.

Informations sur l'Engagement des maires pour la sauvegarde du monarque : http://espacepourlavie.ca/villes-amies-monarques
Informations sur l'Effet papillon: http://effetpapillon.davidsuzuki.org
Informations sur Mission Monarque : http://espacepourlavie.ca/mission-monarque
Informations sur la CCE : http://www.cec.org/monarque

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Renseignements et entrevues :

Manon Dubois, directrice des communications pour le Québec, Fondation David Suzuki
514 679-0821 | mdubois@davidsuzuki.org

Nadine Fortin, chargée de communication, division communications et marketing, Espace pour la vie
514 868-3053 | nadine.fortin@ville.montreal.qc.ca

Marie-Claude Rouillard, conseillère en communication, Commission de Coopération environnementale
514 350-4331 |mcrouillard@cec.org

COMMUNIQUÉ — Un rapport pourrait être l'initiateur d'une percée en matière de législation environnementale au Canada

Le 15 juin 2017 | Affiché dans

Un rapport sur la Loi canadienne sur la protection de l'environnement pourrait être l'initiateur d'une percée en matière de législation environnementale au Canada

OTTAWA — Un comité du gouvernement fédéral vient de déposer son rapport dans lequel il recommande que la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE) soit amendée afin de reconnaître, respecter et que puisse s'exercer le droit de chacun à un environnement sain. Si le Parlement décide d'appliquer cette recommandation, ce sera la première fois que le Canada reconnaît les droits environnementaux dans un texte de loi fédéral.

« C'est une nouvelle extraordinaire et très encourageante pour le mouvement — croissant — en faveur des droits environnementaux au Canada, a déclaré Kaitlyn Mitchell, avocate d'Ecojustice. Les droits environnementaux sont un droit de la personne et nous saluons la prise de position claire et raisonnée du comité à ce sujet. Ce principe, qui transcende la ligne de parti, pourra inspirer la marche de la société vers une plus grande justice et davantage d'équité. »

Le rapport déposé aujourd'hui fait écho au message que des milliers de citoyens à travers le Canada ont envoyé récemment à leurs élus à Ottawa. Ce message était clair : la loi doit protéger concrètement et véritablement le droit de chacun de vivre dans un environnement sain, ce qui comprend de l'air pur et de l'eau potable. Le rapport du Comité permanent reflète cet appui citoyen croissant, et il s'agit d'une étape déterminante du chemin menant à l'inclusion de ces droits dans la législation fédérale. Le rapport du Comité présente quelque 80 recommandations de large portée pour améliorer la LCPE.

« Ces recommandations, si elles sont appliquées, pourraient être porteuses de bénéfices concrets importants pour la santé et le bien-être de tous les citoyens au Canada et, ultimement, les dispositions en découlant pourraient sauver des vies, a affirmé Lisa Gue de la Fondation David Suzuki. À l'heure actuelle, plus de 15 000 Canadiennes et Canadiens meurent prématurément des suites d'une exposition aux risques et dangers environnementaux et, en matière de performance environnementale, le Canada se situe aux derniers rangs des pays les plus nantis. Nous pressons le Parlement de reconnaître sans tarder les droits environnementaux dans la LCPE afin que nous puissions mettre en œuvre les mesures qui nous permettront de renverser la vapeur. »

Une étude réalisée récemment par l'Institut international du développement durable a démontré que les coûts de la pollution au Canada s'élèvent à plus de 39 milliards de dollars annuellement. Les recommandations du rapport déposé aujourd'hui pourraient certainement servir de guide pour la réduction d'un tel impact sur notre économie.

Outre l'inclusion d'un droit fondamental à un environnement sain dans la LCPE, le rapport recommande une révision en profondeur des dispositions relatives aux droits procéduraux de la Loi, notamment le droit à l'information, à la participation et à la contestation en matière de décisions environnementales.

Il y a près de 20 ans que la Loi canadienne sur la protection de l'environnement — loi fédérale dépassée régissant la pollution et les produits chimiques toxiques — a été révisée. Elle fait actuellement l'objet d'un examen parlementaire, et c'est donc l'occasion — elles sont rares — de la renforcer et de la moderniser afin qu'elle protège mieux la santé des citoyens et l'environnement.

La prochaine étape consistera, pour la ministre McKenna de l'Environnement et du Changement climatique et, ensuite, le Cabinet, à étudier le rapport, en attendant le dépôt d'un projet de loi attendu à l'automne, et les discussions, débats et votes qui suivront.

Personnes-ressources :
Kaitlyn Mitchell, avocate, Ecojustice
kmitchell@ecojustice.ca | 647-746-8702

Manon Dubois, Directrice des communications, Fondation David Suzuki
mdubois@davidsuzuki.org | 514 679-0821

Contexte

Ecojustice et la Fondation David Suzuki sont partenaires du mouvement Bleu Terre, un mouvement citoyen pancanadien en faveur de la reconnaissance juridique du droit de tous les citoyennes et citoyens du Canada de vivre dans un environnement sain. Depuis 2014, des milliers de citoyens au Canada se sont mobilisés pour presser leurs gouvernements d'agir en faveur des droits environnementaux. À ce jour, pas moins de 153 municipalités représentant plus de 40 pour cent de la population au Canada ont adopté une déclaration en faveur de la reconnaissance du droit de chacun à un environnement sain. À travers le monde, 110 pays ont inscrit ces droits dans leur constitution. Mais pas le Canada.

Ecojustice est le plus grand organisme sans but lucratif d'avocats voués à la protection de l'environnement et à la lutte contre les changements climatiques, et menant bataille pour la reconnaissance du droit de chacun à un environnement sain au Canada.

La Fondation David Suzuki collabore avec les Canadiennes et Canadiens de tous horizons, y compris les gouvernements et les entreprises, à la protection et conservation de notre environnement, et à la recherche de solutions pour assurer notre viabilité collective grâce à la recherche scientifique, à l'éducation et à l'adoption de politiques durables.

Principales recommandations du rapport

• Le consommateur a le droit de savoir si les produits qu'il achète contiennent des substances toxiques; ce droit devrait être reconnu.
• Des normes minimales légales devraient être établies en matière de qualité de l'air et de l'eau (la réglementation actuelle ne prévoit que des objectifs non contraignants).
• Un rapport devrait être produit annuellement sur la situation de l'environnement au Canada, y compris les questions liées à la justice environnementale.
• Une protection spéciale devrait être prévue pour les populations vulnérables — enfants, aînés, membres des Premières Nations et communautés pauvres — compte tenu que ces populations sont plus susceptibles de souffrir des effets d'une piètre santé environnementale.
• Les citoyennes et citoyens devraient être habilités à intenter des poursuites au civil en matière d'environnement, dans les cas où le gouvernement néglige ses devoirs ou en cas d'infraction à la Loi.
• Des ressources accrues devraient être déployées afin de mettre en application les dispositions de la Loi.

Liens et bibliographie

Rapport du Comité permanent
Rapport de l'Institut international du développement durable sur les impacts de la pollution sur la santé environnementale(en anglais seulement)
Conference Board du Canada: How Canada Performs: bulletin environnemental

RÉACTION — Le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris n'arrêtera pas le virage mondial vers les énergies propres

Le 1 juin 2017 | Affiché dans

**Montréal — **Le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris sur le climat est une décision à courte vue qui ignore la science et qui va à l'encontre des grandes tendances économiques qui rendent la transition vers les énergies propres inévitable. La Fondation David Suzuki déplore cette décision et encourage le Canada à se joindre à l'ensemble de la communauté internationale pour saisir les opportunités économiques générées par le développement des énergies propres.

«La décision des États-Unis n'entravera pas la transition vers les énergies propres qui est inévitable à travers le monde, a déclaré Karel Mayrand, directeur de la Fondation David Suzuki pour le Québec. En se retirant de l'Accord, le président place les États-Unis en position de faiblesse au plan international alors que la Chine, l'Inde, l'Europe et plusieurs autres pays se font concurrence pour saisir les nouvelles opportunités économiques créées par ce secteur en pleine croissance.»

Des études récentes ont démontré que si dans le passé la croissance économique a été accompagnée par une hausse des émissions, cela n'est plus le cas. Ainsi, on assiste depuis une décennie à un recul des émissions conjuguée à une croissance des économies dans 21 pays — y compris les États-Unis. En outre, le virage vers les énergies renouvelables s'accompagne de centaines de milliers de nouveaux emplois aux États-Unis et partout dans le monde.
Les États-Unis avaient pourtant joué un rôle de premier plan lors des négociations de l'Accord de Paris. Selon M. Mayrand, ils renoncent par cette décision à une position de leadership sur la scène internationale.

«Bien que le gouvernement fédéral des États-Unis se soit désengagé de la transition vers les énergies propres et la lutte aux changements climatiques, les États, eux, poursuivront leurs avancées», affirme monsieur Mayrand, rappelant que la Californie est déjà un chef de file mondial au chapitre des politiques d'action climatique, que le Texas intensifie le déploiement de son parc éolien et que de nombreux autres États d'allégeance républicaine sont devenus des centres importants de l'industrie des énergies propres.

«À lui seul, le secteur de l'énergie solaire représente un emploi sur 50 aux États-Unis. Ce n'est pas parce que le gouvernement des États-Unis décide de se retirer de l'Accord de Paris que les États, les villes et les investisseurs américains resteront les bras croisés. Les énergies renouvelables sont désormais un moteur important de développement économique qu'on ne peut plus négliger.»

Les résultats du sondage Yale's Climate Change in the American Mind mené après l'élection présidentielle aux États-Unis ont révélé que 73% des gens qui ont voté pour le président Trump sont en faveur des énergies renouvelables. «En se retirant de l'Accord, le président Trump tourne le dos à ses électeurs, déclare M. Mayrand. La majorité des Américains sont en faveur des énergies renouvelables, car ils y voient la possibilité de produire eux-mêmes leur électricité, sans parler des formidables ouvertures qu'elles offrent sur le plan économique.»

Bien que les États-Unis aient décidé de se retirer de l'Accord, le Canada, lui, ne renie pas sa signature. «Le Canada fait preuve de vision en honorant l'engagement que pris devant la communauté internationale d'agir sur le plan climatique dans l'intérêt des générations qui nous suivront. Il s'agit d'une formidable occasion de positionner le Canada comme chef de file mondial de la croissance des énergies propres», conclut Karel Mayrand.

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Pour plus d'information:
Diego Creimer, communications 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org

AVIS AUX MÉDIAS — Des leaders municipaux appelleront le gouvernement fédéral à protéger juridiquement le droit à un environnement sain

Le 26 mai 2017 | Affiché dans

OTTAWA Des leaders municipaux exhorteront le gouvernement fédéral à reconnaître juridiquement le droit à un environnement sain lors d'une rencontre organisée par la Fondation David Suzuki et Ecojustice le mercredi 31 mai prochain.

Depuis novembre 2014, plus de 150 administrations municipales à travers le Canada représentant quelque 15 millions de citoyens ont adopté une déclaration municipale des droits environnementaux. Ces municipalités appellent maintenant le gouvernement fédéral à faire preuve de leadership et à reconnaître le droit de chaque citoyen à l'air pur, l'eau potable, des aliments sains et une participation accrue aux décisions qui touchent à leur santé et à leur bien-être. Ce faisant, le Canada joindrait les rangs des 110 états qui ont déjà reconnu ces droits juridiquement.

• Date : le mercredi 31 mai 2017, 17 h 30 — 18 h 30 HAE
• Lieu : Hôtel de Ville d'Ottawa — Place Jean Pigott, 110, av. Laurier Ouest, Ottawa, Ontario
• Porte-paroles : Peter Robinson, chef de la direction de la Fondation David Suzuki, Lisa Helps, mairesse de Victoria et Georges Bourelle, maire de Beaconsfield, s'entretiendront du succès du mouvement Bleu Terre et de l'occasion pour le gouvernement fédéral d'agir concrètement et de protéger les droits environnementaux.

Personnes-ressources :
Alan Worsley
Fondation David Suzuki
604-732-4228, poste 1211
aworsley@davidsuzuki.org

Peter Wood
National Campaign Manager, Environmental Rights
Fondation David Suzuki
PWood@Davidsuzuki.org
Cellulaire : 604-761-307

COMMUNIQUÉ — Une nouvelle analyse confirme que la CDPQ continue d'augmenter ses investissements dans les énergies fossiles

Le 24 mai 2017 | Affiché dans

Montréal - Une analyse exhaustive des données de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) réalisée par le groupe Recycle ta Caisse vient confirmer une importante augmentation des investissements dans les énergies fossiles entre 2015 et 2016 et une exposition accrue au risque d'éclatement de la « bulle de carbone » pour l'ensemble des épargnants québécois.

L'étude du groupe Recycle ta Caisse mise en ligne par la Fondation David Suzuki et Greenpeace Canada remet en question la version officielle selon laquelle la CDPQ aurait entamé la transition vers une économie sobre en carbone. L'analyse des chiffres publiés par la CDPQ démontre au contraire qu'elle augmente ses investissements dans les combustibles fossiles.

« La Caisse tourne le dos à l'Accord de Paris et contribue à accélérer la crise climatique à chaque fois qu'elle augmente ses investissements dans le charbon, le pétrole des sables bitumineux et les pipelines, explique le porte-parole du groupe Recycle ta Caisse, Sébastien Collard. Il est temps que le gouvernement du Québec exige que la Caisse cesse d'investir dans les combustibles fossiles et favorise plutôt les énergies renouvelables. »

La valeur des placements dans le charbon, le pétrole et le gaz a connu sur un an une augmentation de 4,5 milliards et leur proportion dans le portefeuille global de la Caisse est passée de 4,9% à 6,2%. Plus spécifiquement, au niveau du portefeuille actions de la Caisse, la proportion dans les énergies fossiles passe de 7% à 9,7%.

« Investir dans les hydrocarbures est très risqué financièrement et injustifiable du point de vue environnemental. C'est aussi socialement irresponsable, car ces investissements ne font qu'augmenter la dette écologique que nous léguons à nos enfants », conclut Sébastien Collard.

Fait à noter, plus de la moitié des placements dans le secteur du pétrole et du gaz se situent au niveau des compagnies exploitant ou transportant le pétrole des sables bitumineux, un des pétroles les plus polluants sur la planète. Les placements dans ce secteur s'élèvent à 8,4 milliards à la fin 2016. Par exemple, entre 2014 et 2016, la participation de la Caisse dans Enbridge est passée de 286 à 931 millions $ (+225%) et dans TransCanada de 219 à 1028 millions $ (+370%).

Actuellement, la Caisse est sollicitée pour financer le pipeline TransMountain de Kinder Morgan en Colombie-Britannique. Recycle ta Caisse considère qu'il s'agit d'un test très important pour déterminer si la CDPQ souhaite vraiment diminuer en 2017 son exposition au risque carbone.

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Pour plus d'information:
Sébastien Collard, groupe Recycle ta Caisse, 418-575-6147 coursebas@hotmail.com
Diego Creimer, Fondation David Suzuki, 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org

Pour télécharger le rapport: http://bit.ly/AnalyseCDPQEnergiesFossiles

COMMUNIQUÉ — 4e Grand pique-nique urbain : un franc succès

Le 19 mai 2017 | Affiché dans
Photo: COMMUNIQUÉ - 4e Grand pique-nique urbain : un franc succès

4e édition du Grand pique-nique urbain : plus de 3 500 personnes se rassemblent au centre-ville de Montréal pour festoyer en plein air et découvrir la biodiversité urbaine

Montréal — C'est sous un ciel dégagé et dans une ambiance de célébration qu'a eu lieu aujourd'hui la 4e édition du Grand pique-nique urbain, un événement annuel de la Fondation David Suzuki qui encourage les citoyennes et citoyens à sortir dehors afin de découvrir et de profiter des merveilles de la nature qui les entourent. Le thème du pique-nique cette année : les papillons monarques, dont la population migratoire Mexique-États-Unis-Canada a connu un déclin important de plus de 90 % au cours des 15 dernières années.

Lors de l'événement, plus de 3 500 participants se sont rassemblés au cœur du Quartier des spectacles de Montréal afin de prendre part à un éventail d'activités ludiques et éducatives sur les monarques et la biodiversité, tout en dégustant des bouchées concoctées avec des ingrédients locaux (y compris du miel urbain et des insectes comestibles). Afin d'encourager la population à contribuer à la sauvegarde du papillon monarque, plus de 900 sachets gratuits de semences d'asclépiade, la seule plante au Québec dont dépendent les monarques pour leur survie, ont été distribués lors des activités.

Cette distribution gratuite de semences s'ajoute aux 20 000 sachets de semences et aux 5 000 plantules qui ont été distribuées et plantées au Québec depuis le lancement de la campagne l'Effet papillon de la Fondation David Suzuki en 2016, qui a été couronnée gagnante du prix du Gala de reconnaissance en environnement et développement durable en mai 2017.

« Non seulement le Grand pique-nique urbain offre-t-il aux Montréalaises et Montréalais l'occasion unique de profiter d'un après-midi festif passé dehors en nature, mais aussi de découvrir la faune et la flore qui sont pourtant omniprésentes dans notre quotidien, même en milieu urbain, souligne Julie Roy, spécialiste en engagement du public à la Fondation David Suzuki. Plus important encore, nous sommes ravis d'avoir offert aux nombreux participants la chance de venir à la rencontre du magnifique papillon monarque et de poser des gestes leur permettant de contribuer de façon concrète à la sauvegarde de cette espèce iconique au Québec », poursuit-elle.

À titre de partenaire de la Fondation David Suzuki, Cascades voit en la campagne Effet papillon une belle façon de sensibiliser la population aux impacts de nos choix au quotidien. « La Fondation a réussi à mettre en place un mouvement citoyen remarquable pour résoudre un enjeu environnemental. C'est la preuve que l'engagement et la mobilisation peuvent mener à de grands résultats, que chaque petit geste compte et que chacun d'entre nous peut faire une différence, » affirme Suzanne Blanchet, vice-présidente principale, affaires corporatives chez Cascades.

Nature's Way, un partenaire de l'Effet papillon, distribua plus de 200 contenants gratuits de vitamines lors du pique-nique : « Nature's Way appuie depuis longtemps les initiatives environnementales, indique Gillian Aiken, vice-présidente du marketing chez Nature's Way Canada. Nous sommes heureux de soutenir le travail important de la Fondation pour protéger les monarques et autres papillons. »

« La Fondation du Grand Montréal est fière d'appuyer le Grand pique-nique urbain qui encourage la participation active de la communauté dans la sauvegarde de l'environnement, déclare Yvan Gauthier, directeur général de la Fondation du Grand Montréal. Le partenariat tissé depuis de nombreuses années avec la Fondation David Suzuki contribue à bâtir un avenir où les enfants et les générations futures pourront vivre en meilleur équilibre avec la nature. La FGM souhaite saluer la contribution des participants qui font du Grand pique-nique urbain un événement solidaire et rassembleur. »

Quant à Patrick de Bellefeuille, expert en changement climatique et présentateur à MétéoMédia, partenaire média officiel de la campagne l'Effet papillon : « Sur la Terre, il n'y a qu'une seule espèce capable de modifier son environnement. Toutes les autres subissent ces modifications sans en être responsables. L'humain a donc le devoir d'aider toute espèce en danger à la suite de ses actions. C'est dans cette optique qu'il faut venir au secours du monarque avant qu'il ne disparaisse. Il est temps qu'on agisse ensemble pour cette cause! », ajoute-t-il.

« Espace pour la vie est ravi d'avoir participé au pique-nique, et surtout, est fier de s'associer à la Fondation David Suzuki pour la sauvegarde des monarques, explique Anne Charpentier, directrice de l'Insectarium de Montréal. Depuis 25 ans, l'Insectarium crée des programmes pour mieux faire connaître ce papillon et contribuer à sa survie en impliquant la population. Actuellement, le public peut aider les chercheurs en participant à Mission monarque ou en créant un jardin comme l'Oasis pour les monarques, des initiatives développées par les équipes d'Espace pour la vie. »

Suite à la tenue réussie du pique-nique, la Fondation demande à la population de signer sa pétition pour faire inscrire officiellement le monarque sur la liste des espèces en voie d'extinction : http://action2.davidsuzuki.org/fr/petitionmonarques

Consultez l'album photo du pique-nique sur Facebook : https://www.facebook.com/pg/fondationdavidsuzuki/photos/?tab=album&album_id=10155398827039974

Consultez la liste complète des activités du pique-nique : https://www.facebook.com/events/610446269161051/

Pour plus d'information sur l'Effet papillon : http://effetpapillon.davidsuzuki.org

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Entrevues et informations :

Manon Dubois, directrice des communications (Québec), Fondation David Suzuki
514 679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

Un immense merci à nos partenaires de la campagne l'Effet papillon qui agissent pour la protection des papillons monarques : Nature's Way, Cascades, Fondation du Grand Montréal, MétéoMédia et Espace pour la Vie

Logos horizontal -- tous les partenaires -- Effet papillon 2017.jpg

RÉACTION — L'établissement d'un prix carbone est une avancée importante dans la lutte aux changements climatiques

Le 18 mai 2017 | Affiché dans

Montréal — La mise en application d'une tarification des émissions de carbone à l'échelle nationale concrétise une initiative essentielle à la transition énergétique au Canada.

«Nous attendions cette décision depuis longtemps, a déclaré le directeur général pour le Québec et l'Atlantique de la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand. L'application d'un prix aux émissions de carbone donne déjà des résultats au Québec, en Alberta et en Colombie-Britannique. En étendant cette mesure à l'ensemble du pays, Ottawa jette les bases d'une stratégie de lutte aux changements climatiques avant-gardiste. L'application d'un prix carbone à l'échelle nationale est une bonne nouvelle pour l'économie et la santé publique. Cette mesure encourage tous les Canadiens — citoyens, familles, communautés et entreprises- à faire partie de la solution.»

«Nos recherches nous indiquent qu'avec cette mesure les énergies renouvelables deviendront plus abordables, impulsant l'innovation dans le secteur des technologies propres et contribuant à améliorer la qualité de l'air que nous respirons, ajoute Karel Mayrand. L'exemple du Québec, où un prix sur le carbone est appliqué depuis 2007, est probant : la tarification du carbone stimule l'innovation et le passage à une économie verte tout en favorisant une croissance économique durable.»

Le prix du carbone s'établira d'abord à 10 $ la tonne en 2018 pour ensuite augmenter progressivement. Malgré le fait que cette mesure représente une avancée majeure dans la stratégie canadienne de lutte aux changements climatiques, elle ne sera pas suffisante à elle seule pour atteindre la cible fixée par le Canada dans le cadre de l'Accord de Paris.

«Il s'agit certainement d'une pierre d'assise dans la stratégie canadienne de lutte aux changements climatiques. Mais la Fondation David Suzuki continuera à demander davantage d'action et de cohérence de la part d'Ottawa pour que d'autres solutions fondamentales fassent aussi partie de notre plan climat, telles l'électrification des transports publics et la fin des subventions aux compagnies d'énergies fossiles», conclut Karel Mayrand.

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Pour plus d'information:
Diego Creimer, communications, 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org