Communiqués de presse

13 500 signatures contre le parachèvement de la 19

Le 4 mars 2015 | Affiché dans

L'opposition au projet s'intensifie partout au Québec

Montréal, le 4 mars 2015 — Une pétition en ligne lancée par la Fondation David Suzuki et le Conseil régional de l'Environnement de Montréal pour s'opposer au projet de parachèvement de l'autoroute 19 a recueilli plus de 13 500 signatures à ce jour. Lancée en décembre, la pétition adressée au ministre des Transports, Robert Poëti, au ministre de l'Environnement, du Développement durable et de la Lutte aux changements climatiques, David Heurtel, et au maire de Montréal Denis Coderre demande de « revoir le projet de prolongement de l'autoroute 19, et de privilégier plutôt un boulevard urbain beaucoup moins coûteux, assorti de solutions de transport collectif peu coûteuses et efficaces. »

L'opposition au projet de parachèvement de l'autoroute 19 n'est pas confinée à l'ile de Montréal. Plus de 60 % des signataires de la pétition proviennent des couronnes de Montréal et des régions du Québec. Selon Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki : « En période d'austérité budgétaire, les citoyens de l'ensemble du Québec comprennent mal qu'un cadeau de 600 millions $ soit fait à la banlieue nord de Montréal alors que les régions du Québec subissent des coupes historiques. La colère est palpable. »

Les récentes annonces concernant les investissements routiers prévus pour la période 2015-2017 dans la province constituent un signal de plus que le projet n'est pas viable économiquement, l'A19 n'apparaissant pas dans la planification du ministère . En plus de faire fausse route en matière de finances publiques, le projet n'est pas non plus recevable d'un point de vue environnemental. En effet, les impacts du projet actuel mettent en péril la réduction des émissions de GES voulue par le Gouvernement et il serait souhaitable de privilégier un boulevard urbain qui permette de déployer des transports collectifs réellement ambitieux.

Pour le CRE-Montréal : « En privilégiant l'abondance de l'offre d'autoroutes tandis qu'on néglige le transport collectif, on s'endette collectivement et on amplifie la congestion. Les citoyens sont fâchés de payer pour des projets exorbitants qui profitent à l'étalement urbain et qui vont à l'encontre des choix de mobilité durables », explique Félix Gravel, Responsable campagnes transport, GES et aménagement du territoire.

La pétition rappelle que l'autoroute 19 franchit une nouvelle limite dans l'escalade des coûts, à 65 millions $ par kilomètre, ou 77 000 $ par usager. En comparaison, le train de l'Est qui vient d'entrer en fonction sur la Rive Nord de Montréal a coûté cinq fois moins cher du kilomètre et desservira deux fois plus d'usagers. Elle rappelle également qu'entre 2003 et 2013, il s'est ajouté 785 000 véhicules au parc automobile du Québec, une croissance deux fois plus rapide que celle de la population, et que les ménages québécois consacrent aujourd'hui 18% de leur revenu au transport. Elle rappelle que 43% des émissions québécoises de GES sont issues du transport et que les investissements en transports collectifs rapportent 2,5 fois plus d'emplois et de retombées économiques que la construction routière.

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Pour toute information ou demande d'entrevue :

Félix Gravel, Responsable campagnes transport, GES et aménagement territoire
Conseil régional de l'environnement de Montréal
Fgravel@cremtl.qc.ca, 514-842-2890, poste 230



1 Transports Québec « Investissements routiers 2015-2017 ». En ligne. http://www.mtq.gouv.qc.ca/infrastructures-transport/investissements-routiers-2015-2017/Pages/default.aspx

Nouveau rapport sur les impacts des projets de transport du pétrole sur le fleuve

Le 11 février 2015 | Affiché dans
Photo: Nouveau rapport sur les impacts des projets de transport du pétrole sur le fleuve

Des risques additionnels injustifiables pour les communautés et les écosystèmes, selon la Fondation David Suzuki, le WWF et la SNAP.

Montréal — Le rapport publié aujourd'hui par la Fondation David Suzuki, le Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada) et la SNAP Québec sous le titre « Le Saint-Laurent, artère pétrolière? » établit pour la première fois au Québec une cartographie des impacts cumulatifs du transport pétrolier — actuel et futur — pour le bassin versant du Saint-Laurent.

Transport de pétrole actuel et à venir : des chiffres impressionnants

Dans cette étude, les auteurs dressent pour le Saint-Laurent un descriptif précis des risques associés à chaque mode de transport de pétrole, que ce soit par oléoduc, par pétrolier ou par train. Sont ainsi décrits non seulement les impacts potentiels pour l'environnement, mais aussi pour l'économie et les communautés de ce territoire intrinsèque à l'identité et à la société québécoises.

Le rapport fait ainsi ressortir qu'avec 1,4 million de barils par jour, les seuls projets d'oléoducs ligne 9B et Énergie Est quadrupleraient le volume de pétrole transitant sur et en bordure du Saint-Laurent à ce jour; ou encore, que le nombre annuel de voyages aller-retour effectués par des pétroliers sur le Saint-Laurent augmenterait de 150 % avec les projets d'Enbridge, de TransCanada et de Suncor.

« On nous dit souvent qu'il y a déjà du pétrole qui transite sur le fleuve et dans les territoires environnants. Ce qu'on nous dit rarement, mais que l'étude démontre, c'est que mis tous ensemble, les déplacements actuels et à venir de pétrole vont avoir des impacts d'une tout autre ampleur pour le Saint-Laurent, alerte Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. On nous propose tout simplement de transformer l'un des joyaux de la province en autoroute pétrolière, ce qui est inacceptable. »

Un patrimoine de biodiversité unique : le Saint-Laurent

Représentant 20 % des réserves mondiales d'eau douce, le Saint-Laurent est un patrimoine exceptionnel, mais également fragile. Ceci explique en partie les importants efforts déployés pour en assurer l'intégrité et le rétablissement, comme le prouvent les investissements de 716 millions de dollars engagés depuis 1988 par Québec et Ottawa en faveur de cette cause.

« Le Saint-Laurent abrite 15 espèces floristiques et 41 espèces fauniques en danger, dont l'emblématique béluga de l'estuaire qui est aujourd'hui en voie de disparition, pointe Patrick Nadeau, directeur général de la SNAP Québec. Construire un terminal pétrolier à Cacouna et y multiplier par trois les allers-retours des pétroliers n'est pas selon nous compatible avec le rétablissement de cette espèce. »

Le fleuve n'est pas seulement vital pour la faune et la flore qu'il abrite : il l'est aussi pour un grand nombre de nos communautés.

Le rapport rappelle ainsi que le Saint-Laurent est la source d'eau potable principale de près de 45 de la population du Québec, dont les citoyens de 48 municipalités, et que 60 de la population du Québec habite à proximité des rives du Saint-Laurent, où se situe également la vaste majorité de nos terres agricoles.

Chaque année, l'industrie de la pêche génère des revenus de plusieurs millions de dollars, sans oublier les attraits touristiques du Saint-Laurent qui à eux seuls attirent plus de 2,5 millions de visiteurs, qui injectent plus de 500 millions de dollars dans l'économie québécoise.

Les risques encourus pour les écosystèmes et les communautés

L'arrivée massive du pétrole, de même que l'accroissement des mouvements de pétroliers, pose des risques aux activités humaines et aux écosystèmes du Saint-Laurent.

Les auteurs consacrent ainsi le dernier chapitre de l'étude aux principaux enjeux que posent les installations et les activités associées au transport d'hydrocarbures, de même que le potentiel d'accidents majeurs. Un tableau synthèse ainsi qu'une carte permettent au lecteur de bien saisir l'aspect cumulatif de ces risques.

« Nous voyons difficilement comment ces risques pourraient être mitigés de façon à les rendre acceptables pour les communautés et compatibles avec la préservation des habitats et des espèces du Saint-Laurent, a renchéri, Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec du WWF-Canada. Nous demandons à nos élus de ne pas précipiter des décisions qui auraient pour conséquence de mettre notre fleuve en péril. »

En écho à tous les élus et citoyens qui ont d'ores et déjà émis de sérieuses réserves face au virage pétrolier que le Québec s'apprête à prendre, la Fondation David Suzuki, la SNAP Québec et le WWF-Canada s'accordent à dire que les projets de transport d'hydrocarbures ne peuvent qu'accentuer les pressions qui s'exercent déjà sur le Saint-Laurent. Ses communautés riveraines, ses milieux exceptionnels et les espèces qui y résident, ainsi que les services écosystémiques qu'il nous procure à tous, seraient exposés à des risques injusti¬fiables pour les auteurs de l'étude.

Consultez l'étude.

Consultez la carte qui fait le portrait des écosystèmes, communautés et activités économiques du fleuve ainsi que les projets et infrastructures de transport de pétrole sur le fleuve.

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Pour information et demandes d'entrevues :
Karel Mayrand, Fondation David Suzuki : 514 998-5458
Marie-Claude Lemieux, WWF-Canada : 514 394-1105
Patrick Nadeau, SNAP Québec : 514 278-7627, poste 226

Recommandations de la Commission permanente sur le schéma d'aménagement et de développement de l'agglomération de Montréal : un signal positif pour le Mouvement Ceinture Verte

Le 14 janvier 2015 | Affiché dans

Montréal — À la suite de consultations publiques sur le schéma d'aménagement de l'agglomération de Montréal, le Mouvement Ceinture Verte se réjouit de voir que l'ensemble des recommandations formulées dans son mémoire ainsi que celles de plusieurs autres groupes ont été prises en compte par les membres de la Commission permanente.

En effet, plusieurs points en lien avec les demandes du MCV ont été modifiés. Le MCV demandait entre autres :
- Un langage plus affirmé et contraignant sur les actions proposées par le schéma;
- L'atteinte d'un indice de canopée de 25 % par la mise en oeuvre du Plan d'action canopée;
- L'accroissement de la cible des surfaces terrestres protégées de 5,8 % à 12 %;
- D'accorder une plus grande importance au verdissement ainsi qu'à la Trame verte et bleue;
- De mettre en place un mécanisme de coordination pour la mise en oeuvre de la Trame verte et bleue et de lier des partenaires au système de gouvernance.

Le MCV tient à souligner l'importance que ces recommandations soient officiellement adoptées et entérinées lors du conseil d'agglomération à la fin de janvier. Il espère également que cet engagement aura une incidence sur tous les schémas d'aménagement prochainement adoptés sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

À propos du Mouvement Ceinture Verte
Le Mouvement Ceinture Verte est une coalition, mise en place à l'automne 2012, demandant la création d'une trame verte et bleue pour le Grand Montréal permettant de créer un réseau dynamique de milieux naturels et agricoles protégés, et de maintenir la biodiversité en plus de pallier à la perte de contact des citoyens avec la nature. Site Internet : www.ceintureverte.org

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Renseignement :
Sylvain Perron
Chargé de projet, Fondation David Suzuki
Coordonnateur du Mouvement Ceinture Verte
Tél. : 514-871-4932 p. 1465
Courriel : sperron@davidsuzuki.org

Entente — Québec — Caisse de dépôt sur les infrastructures TRANSIT accueille avec intérêt et optimisme l'accélération des grands projets

Le 13 janvier 2015 | Affiché dans

Montréal — Réagissant à l'annonce d'investissements à venir dans les infrastructures québécoises par la Caisse de dépôt et placement du Québec, TRANSIT, l'Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec, perçoit des aspects positifs et des questions en suspens. Si l'entente entre Québec et la Caisse accélère la réalisation de projets, dégage des budgets supplémentaires et permet l'atteinte des objectifs collectifs de mobilité durable, il s'agit d'une bonne nouvelle.

Cependant, ce modèle ne réduit en rien l'importance des investissements de l'État en transport collectif, pas plus qu'il ne donne d'assurance sur la juste tarification aux usagers, la cohérence des projets avec le réseau existant (et la tarification existante) ou la vision métropolitaine et urbaine nécessaire à la réalisation d'un réseau de transport efficace. « Le gouvernement devrait donner des garanties, car il reste des inconnues majeures à éclaircir, notamment en ce qui a trait à la tarification », s'est exprimé François Pepin, président de Transport 2000 Québec.

L'État doit en faire plus pour la mobilité durable
« L'annonce d'aujourd'hui démontre que les investissements en transports collectifs sont profitables au plan financier, environnemental et social. Ce nouveau paradigme d'investissement lance un signal prometteur, mais il ne doit en aucun cas justifier un désinvestissement du gouvernement du Québec dans les transports collectifs qui demeurent le parent pauvre du secteur des transports au Québec », a affirmé Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki. Depuis 2011, TRANSIT a demandé de rehausser à 30 en transport collectif les investissements du Fonds des réseaux de transport terrestre (actuellement autour de 20 ) et que le Fonds vert consacre les deux tiers de ses recettes à l'amélioration de service en transport collectif. « Il est toujours d'actualité pour le gouvernement d'entériner ces recommandations. »

Maintenir le cap sur la lutte aux changements climatiques
« Nous sommes heureux de voir le "bas de laine" des Québécois investir dans des projets de transports collectifs au Québec, il faudra toutefois s'assurer que les investissements de la Caisse se fassent en fonction des priorités du gouvernement du Québec telles la lutte aux changements climatiques ou encore la mobilité durable », s'est pour sa part exprimé Steven Guilbeault, directeur principal à Équiterre.

TRANSIT rappelle que, malgré cette annonce, l'État doit encore en faire plus pour la mobilité durable. À cet égard, l'Alliance a déjà identifié nombre des pistes qui, malgré le contexte de restrictions budgétaires, permettraient aux projets de transport collectif d'aller de l'avant.

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À propos de TRANSIT
Depuis sa création en août 2011, TRANSIT a fait état de plusieurs recommandations pour pallier la crise du financement des transports et aider le gouvernement et les organisations de transports collectifs à atteindre leurs objectifs d'achalandage d'ici 2020, dont le rééquilibrage des investissements en transports (30% aux transports collectifs), multiplier le financement du développement de l'offre de service en transport collectif via le Fonds vert et l'utilisation du Fonds Chantiers Canada pour financer les projets de transports collectifs au Québec. Pour devenir membre, pour consulter la liste des organismes membres et lire les publications : www.transitquebec.org.

Renseignements :

Philippe Cousineau Morin
514.394.1125 #202 (bur.)
514.799.1906 (cell.)
info@transitquebec.org

Les solutions aux changements climatiques existent au Canada

Le 11 décembre 2014 | Affiché dans

Un nouveau rapport démontre qu'en adoptant les meilleures pratiques provinciales, le Canada pourrait remplir ses engagements mondiaux.

Montréal, jeudi 11 décembre 2014 — Selon un rapport de la Fondation David Suzuki, le Canada pourrait respecter son engagement international sur les changements climatiques en appliquant simplement des solutions déjà implantées à certains endroits au pays.

Le rapport, Building on the best : Keeping Canada's climate promise (uniquement disponible en anglais) a utilisé des analyses de Navius Research pour déterminer les meilleures pratiques et solutions aux changements climatiques utilisées au Canada, afin d'évaluer comment le tout s'appliquerait au fédéral. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, l'étude présente de formidables opportunités qui résident dans l'ingéniosité du Canada, dans sa main-d'œuvre et dans l'abondance des ressources énergétiques renouvelables.

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Mise à jour économique et financière : l'action en changements climatiques à l'avant-plan

Le 3 décembre 2014 | Affiché dans

Montréal — Équiterre, la Fondation David Suzuki et le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCREQ) réagissent positivement aux dispositions concernant la lutte contre les changements climatiques dans la mise à jour économique et financière du ministre des Finances, Carlos Leitao. Plus précisément, ils sont satisfaits de voir que le gouvernement engage les sommes dédiées à la mise en oeuvre du Plan d'action sur les changements climatiques (PACC).

Au moment où la communauté internationale se réunit à Lima au Pérou pour préparer la conférence du climat de Paris en 2015, le gouvernement du Québec démontre que la lutte aux changements climatiques n'est pas seulement une préoccupation pour lui mais un engagement accompagné d'actions concrètes.
Les organisations sont particulièrement satisfaites de voir que le gouvernement reconnaît que les efforts pour limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES), pour réduire la consommation de pétrole et pour soutenir l'économie verte sont sans nul doute bons pour l'économie québécoise.

Les revenus du SPEDE : un investissement, pas une taxe

À moins d'un mois de l'entrée en vigueur de la deuxième période de conformité du Système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de GES du Québec (SPEDE), Cette annonce du gouvernement est essentielle pour clarifier le fait que les sommes récoltées par le SPEDE soient entièrement réinvesties dans des programmes visant la réduction des émissions de GES. Pour les trois organisations, la hausse prévisible du prix des carburants à compter du 1er janvier, évaluée à 2¢/litre, ne doit donc pas être assimilée à une taxe. Il s'agit d'une mesure incitative visant à stimuler l'action en faveur de la lutte contre les changements climatiques.

Préserver l'équité et la compétitivité

Équiterre, la Fondation Suzuki et le RNCREQ ont à coeur le succès de la mise en oeuvre du PACC et du SPEDE, notamment dans la mesure où l'on cherche à ce que d'autres juridictions se joignent au marché du carbone auquel adhèrent actuellement le Québec et la Californie. En conséquence, ils voient d'un bon oeil la réallocation des sommes du PACC dans le soutien à la transition énergétique pour les PME.

Communiquer et sensibiliser

Les trois organismes sont très satisfaits des sommes supplémentaires allouées à la sensibilisation et l'éducation en matière de lutte contre les changements climatiques. Ces activités de communication sont essentielles pour assurer la participation et l'engagement des citoyens et de tous les acteurs de la société à cet important chantier.

L'action contre les GES exige la plus grande cohérence

Au moment de réagir à cette mise à jour économique et financière, les trois groupes se sont toutefois dit déçus et surpris des propos tenus plus tôt aujourd'hui par le premier ministre Philippe Couillard sur le fait que les GES ne seraient pas pris en compte dans le cadre de l'évaluation du projet Énergie Est de TransCanada.
Les trois organismes réagiront sur ce sujet demain afin de convaincre Québec de faire preuve de cohérence en matière de lutte contre les changements climatiques. Selon eux, on ne peut agir au Québec sans se soucier des conséquences des émissions générées ailleurs.

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Renseignements :
Anne-Marie Gagnon, responsable des communications
514 651-8236 | 514 861-7022 poste 24
annemarie.gagnon@rncreq.org

Le projet de port pétrolier de TransCanada stoppé à Cacouna

Le 2 décembre 2014 | Affiché dans

Une grande victoire pour le mouvement environnemental et les citoyens

Montréal — Le Centre québécois du droit de l'environnement CQDE, Nature Québec, la Fondation Suzuki, la Société pour la nature et les parcs (SNAP), France Dionne et Pierre Béland, requérants au terme de l'injonction qui a arrêté les forages de TransCanada à Cacouna, clament victoire suite à l'échéance le 30 novembre du certificat d'autorisation qu'ils avaient contesté devant les tribunaux. Malgré ses demandes insistantes jusqu'à la semaine dernière, TransCanada a essuyé un refus de Québec pour l'extension du certificat d'autorisation jusqu'au 31 décembre. Devant ce nouvel état de fait, les groupes et citoyens retirent leur demande d'injonction permanente qui devait procéder en début 2015.

« C'est une victoire sur toute la ligne que nous célébrons aujourd'hui », a déclaré Christian Simard, directeur général de Nature Québec. « TransCanada n'a jamais été en mesure de reprendre ses forages dans l'habitat du béluga après l'injonction obtenue le 23 septembre. Malgré des tentatives répétées, elle a fait face à un refus catégorique de Québec », a-t-il ajouté. Pour Me Michel Belanger, l'avocat qui a piloté ce dossier, « la victoire s'il en est une, est celle de la science que l'on a voulu taire et qui nous rappelle encore aujourd'hui que le prix à payer pour l'ignorer peut aller jusqu'à l'extinction d'une espèce. »

Les groupes et citoyens requérants dans cette cause rappellent que TransCanada n'a pas été en mesure de fournir un plan satisfaisant au gouvernement du Québec après que les mesures de bruit prises lors des deux séries de forages réalisées en septembre aient démontré que le seuil maximal de bruit avait été atteint dans un rayon cinq fois plus grand que celui originalement permis. Selon Pierre Béland, « en 32 ans de recherche et d'efforts pour préserver le béluga, ce projet représentait la plus sérieuse menace pour l'espèce. »

Cette victoire intervient au moment même où le Comité sur la situation des espèces en péril (COSEPAC) a changé la classification du béluga de menacé, à en voie de disparition. « Cette décision du COSEPAC vient confirmer que nous avions raison de nous alarmer du dérangement causé par les travaux de TransCanada à Cacouna », a mentionné Karel Mayrand, directeur pour le Québec à la Fondation David Suzuki. La perturbation causée par le bruit et le développement industriel fait partie des causes de déclin du béluga identifiées par le COSEPAC. « La nouvelle classification du béluga ne laisse plus aucune place au compromis. TransCanada doit abandonner son projet de terminal pétrolier » a conclu M. Mayrand.

Les groupes et citoyens qui ont initié le recours demandent maintenant au ministre de l'Environnement, du Développement durable et de la Lutte aux changements climatiques de ne plus autoriser de travaux dans l'habitat du béluga. Selon Patrick Nadeau, directeur général de la Société pour la nature et les parcs (SNAP), « Il est désormais impossible de justifier scientifiquement que l'implantation d'un terminal pétrolier à Cacouna puisse se réaliser sans causer un dommage irréparable au béluga du Saint-Laurent. On doit dès maintenant accélérer la création d'une aire marine protégée dans cette zone tel que recommandé par Pêches et Océans Canada depuis plus de 15 ans ».

Pour Karine Péloffy, directrice générale du Centre québécois du droit de l'environnement : « Il s'agit d'une grande victoire pour la justice environnementale au Québec. Sans notre intervention devant les tribunaux, un préjudice grave aurait été porté à une espèce en voie de disparition et au droit des Québécois de vivre dans un environnement sain et respectueux de la biodiversité. Le CQDE continuera d'exercer une vigilance de tous les instants pour assurer l'application efficace et rigoureuse des lois ».

Rappelons que le recours judiciaire avait été initié par le Centre québécois du droit de l'environnement (CQDE), la Fondation David Suzuki, Nature Québec, la Société pour la Nature et les Parcs (SNAP), et les citoyens France Dionne et Pierre Béland. Bien que n'étant pas parties au litige, le Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada), Fondation Rivières et Greenpeace soutenaient cette démarche.

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Pour information :

Christian Simard, Nature Québec: 418 928-1150
Karine Péloffy, CQDE: 514 746-6597
Karel Mayrand, Fondation David Suzuki: 514 998-5458
Patrick Nadeau, SNAP Québec: 514-278-7627, poste 226
Michel Bélanger, avocat : 514-927-6195

Une enquête révèle que les Canadiens veulent que des mesures soient prises contre les changements climatiques

Le 27 novembre 2014 | Affiché dans

Pour la plupart des Canadiens, une taxe sur le carbone similaire à celle de la Colombie-Britannique est une réponse au problème.

Vancouver, 27 novembre 2014 — Alors que, cette semaine, la ministre de l'Environnement du Canada se rend au Sommet de l'ONU sur les changements climatiques, une enquête sur l'opinion de la population canadienne révèle qu'un très grand pourcentage de personnes (88 %) demande au Canada de s'engager à prendre de nouvelles mesures tangibles en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

L'enquête publiée aujourd'hui par l'Environics Institute for Survey Research en partenariat avec la Fondation David Suzuki, indique que ce sont les répercussions éventuelles des changements climatiques sur leurs enfants et les générations futures qui inquiètent le plus de Canadiens (78 %). La pénurie d'eau et la hausse du nombre de périodes de sécheresse, l'augmentation du nombre de phénomènes météorologiques extrêmes comme les tempêtes et les inondations et la disparition de la faune sont aussi des préoccupations pour une majorité de Canadiens.

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L'Ontario s'engage à réduire l'usage des pesticides néonicotinoïdes de 80 % : Le Québec doit se rattraper

Le 26 novembre 2014 | Affiché dans

Montréal, 26 novembre 2014- Une première en Amérique du Nord, le gouvernement ontarien annonçait hier la mise en place d'un plan d'action visant à protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs des effets négatifs des pesticides néonicotinoïdes (« néonics »). Équiterre et la Fondation David Suzuki demandent au gouvernement du Québec d'aller au moins aussi loin que son voisin.

Dans un document de consultation, l'Ontario propose un règlement afin de réduire de 80 % les superficies cultivées avec des semences de maïs et de soja traitées aux néonics d'ici 2017.

Au Québec, 99 des semences de maïs-grain et 30 des semences de soya sont enrobées de néonics, soit plus de 500 000 hectares de cultures chaque année. « Le gouvernement de M. Couillard doit agir rapidement et interdire dans les plus brefs délais ces pesticides dangereux. La science est claire. Il existe des solutions de rechange. Québec doit également interdire l'usage des néonicotinoïdes à des fins esthétiques, qui sont notamment abondamment utilisés pour lutter contre les vers blancs sur les pelouses. Si l'Ontario n'a pas annoncé d'interdiction des pesticides néonicotinoïdes à des fins esthétiques hier, c'est qu'ils sont déjà interdits et que le Québec devrait en faire tout autant », a indiqué Sidney Ribaux, directeur général d'Équiterre.

« Malgré les dangers actuels et les avantages douteux que présentent les pesticides néonics, l'Amérique du Nord a été inexplicablement lente à réagir — jusqu'à maintenant », a déclaré Lisa Gue, chercheure et analyste à la Fondation David Suzuki. « Nous espérons que le Québec et d'autres provinces, ainsi que le gouvernement fédéral, s'inspirent de l'annonce faite hier en Ontario et qu'il prendra les mesures nécessaires afin de bannir les pesticides néonics partout au Canada », a conclu Mme Gue.

Le 6 novembre dernier, Équiterre et la Fondation David Suzuki postaient au premier ministre du Québec 18 000 lettres de citoyens lui demandant d'interdire la vente et l'usage des pesticides néonics, demandes qui demeurent sans réponse actuellement de la part du gouvernement. L'appel à l'action se poursuit et les citoyens sont invités à demander au gouvernement du Québec de se ranger du côté de la science et d'interdire l'usage des néonics :
www.action.equiterre.org

En juin dernier, un groupe international de 29 scientifiques indépendants dévoilait ses résultats après avoir analysé 800 publications révisées par des pairs — un travail colossal réalisé sur quatre années. Leur analyse met en lumière les effets négatifs des néonics sur les abeilles, de même qu'un risque élevé pour un grand nombre d'espèces utiles, dont les papillons, les vers de terre et les oiseaux.

De plus, une étude québécoise démontre que le traitement des semences par les néonics n'augmente pas le rendement des cultures agricoles.
Santé Canada est responsable de l'approbation des pesticides au Canada. Les gouvernements des provinces ont le pouvoir de règlementer l'usage et la vente des pesticides sur leur territoire. La proposition est disponible sur le site du gouvernement de l'Ontario pour consultation et commentaires du public pour une période de 61 jours.

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Pour plus de renseignements :

Manon Dubois, directrice des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821

Nadine Bachand, chargée de projet Choix collectifs, agriculture et pesticides, Équiterre
514 213-3287

La Ville de Montréal reconnaît le droit de vivre dans un environnement sain

Le 24 novembre 2014 | Affiché dans

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Le Mouvement bleu Terre prend de l'essor au pays

Montréal, le 24 novembre 2014 — Le Conseil municipal de Montréal a reconnu aujourd'hui par un vote unanime le droit des citoyens montréalais de vivre dans un environnement sain. Montréal est ainsi devenue la deuxième grande ville au pays après Vancouver à reconnaître le droit de ses citoyens de respirer un air pur, de boire une eau propre, et de bénéficier des conditions de vie assurant leur santé et celle de leurs enfants.

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