Communiqués de presse

RÉACTION — Du glyphosate détecté dans 30% des aliments testés par l'agence canadienne d'inspection des aliments

Le 14 avril 2017 | Affiché dans

Montréal - À la suite de la publication du rapport de l'Agence Canadienne d'Inspection des Aliments dans lequel on affirme avoir trouvé des résidus de glyphosate dans 47% des légumineuses, 37% des produits céréaliers et 31% des aliments pour enfants testés, Louise Hénault-Ethier, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki et membre du Collectif de Recherche sur les pesticides, les politiques publiques et les alternatives, a déclaré:

«Il est étonnant qu'un rapport décrivant des tests sur 3 188 échantillons d'aliments tienne sur 4 pages de texte. L'ACIA manque de transparence, ce qui mine la confiance des citoyens.»

Dans 4% des produits céréaliers, les concentrations mesurées excédaient les limites maximales de résidus et au total, l'ACIA avance que 98.7% des aliments testés sont conformes.

Un récent article issu du monde agricole (The Western Producer) semblait s'étonner du peu d'informations divulguées par l'ACIA dans son rapport sur le glyphosate et du secret industriel entourant ces évaluations.

Étonnamment, pour l'herbicide le plus utilisé au Canada, aucun suivi des concentrations de glyphosate dans les aliments n'a été publié par l'ACIA avant 2017. Aux États-Unis, le Detox Project publiait en novembre 2016 que le glyphosate est présent même dans des produits de consommation courante comme les céréales Cheerios (1,1 ppm) et les biscuits Oreo (0,3 ppm). L'Agence américaine de protection de l'environnement aurait récemment discrètement abandonné l'évaluation du glyphosate prévue dans les aliments selon un article du Huffington Post.

Autre fait intéressant, on peut voir dans le rapport de l'ACIA que les limites maximales de résidus (LMR) acceptables varient en fonction des aliments testés, oscillant entre la limite générale de 0.1 ppm jusqu'à 10 ppm pour l'orge et 20 ppm pour le soya.

«En fait, les limites maximales de résidus sont déterminées en fonction des bonnes pratiques agricoles et ne reflètent pas d'emblée leur potentiel toxicologique. Ainsi, les LMR reflètent ce qu'on s'attend à voir à la sortie de champ si les instructions sur l'étiquette d'un pesticide ont été respectées», explique Louise Hénault-Ethier. Santé Canada doit juger si les LMR causent un risque inacceptable pour la santé humaine lors du processus d'homologation des pesticides.

Ce rapport de l'ACIA fait état des concentrations de glyphosate et de l'acide aminométhyle phosphonique (AMPA, un produit de dégradation du glyphosate). On n'y décrit pas les teneurs des autres produits qui synergisent la toxicité du glyphosate, présents dans les formulations appliquées au champ. On n'y indique pas non plus les concentrations d'autres pesticides retrouvés simultanément sur ces aliments, puisque contrairement aux autres rapports de l'ACIA sur les pesticides dans les aliments, ce dernier rapport détaille le glyphosate isolément.

«Comme les produits réellement appliqués au champ peuvent avoir une toxicité différente de la substance active seule, et comme il peut y avoir des interactions entre différents pesticides, l'ACIA devrait publier ces résultats d'analyse de glyphosate conjointement aux teneurs mesurées de co-formulants ou d'autres pesticides», conclut Louise Hénault-Ethier.

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Diego Creimer, communications, dcreimer@davidsuzuki.org 514-999-6743
Louise Hénault-Ethier, chef des projets scientifiques, lHenault-Ethier@davidsuzuki.org 514-713-6839

Backgrounder :

Santé Canada devait annoncer en mars 2017 sa décision de ré-homologuer le glyphosate, l'ingrédient actif entrant dans la composition du populaire Roundup. Cet herbicide, le plus vendu au Canada et au monde, est classé comme cancérigène probable chez l'humain selon le Centre international de recherche sur le cancer — l'agence spécialisée de l'Organisation mondiale de la Santé sur la question du cancer -, une donnée que Santé Canada n'a pas reconnue dans son évaluation préliminaire du glyphosate. Récemment, des allégations de fraude et d'influence de l'industrie sur les gouvernements encadrant l'homologation du glyphosate ont été mises au grand jour.

La contamination par le glyphosate est omniprésente dans les eaux de surface et les concentrations sont à la hausse dans les cours d'eau des régions agricoles depuis les dernières années. Le glyphosate est aussi breveté comme antibiotique par Monsanto, signe qu'il pourrait affecter la flore microbienne du système digestif humain et des sols agricoles, et qu'il pourrait contribuer à la résistance croissante aux antibiotiques.

Le rapporteur spécial au droit à l'alimentation de l'ONU a conclu en janvier 2017 que les pesticides posent un risque inacceptable pour les populations, que les gouvernements sont influencés par les industries dans leur décision d'encadrer les pesticides, et que ces pesticides présentés comme essentiels à alimenter une population mondiale grandissante étaient en fait remplaçables par des pratiques de culture alternatives et plus sécuritaires.

Le glyphosate est une substance active aux propriétés herbicides à large spectre. Depuis les années 90, son utilisation est fortement corrélée à l'expansion des cultures génétiquement modifiées pour y résister, comme le maïs et le soya. Bien que l'ARLA soutienne que cet herbicide se décompose rapidement et a un faible potentiel de lessivage vers les milieux aquatiques, plusieurs recherches soutiennent qu'il est au contraire persistant, qu'il contamine presque toutes nos eaux de surface en milieu agricole, et qu'il peut même se retrouver dans les eaux souterraines.

L'évaluation du glyphosate repose principalement sur des tests toxicologiques de la substance active, et non de l'impact réel des produits de formulation qui en contiennent. Ces produits à base de glyphosate ont une toxicité largement accrue au glyphosate utilisé seul, selon des données scientifiques connues depuis longtemps.

Le glyphosate serait présent dans l'urine de 100% des 30 volontaires récemment testés selon une étude française de Générations Futures publiée la semaine dernière. Selon une étude du Children's Environmental Health Network en cours, une hausse du glyphosate dans l'urine des mères enceintes pourrait réduire la durée des grossesses et entraîner de plus faibles poids à la naissance.

Le glyphosate n'est pas ciblé par la stratégie phytosanitaire québécoise. La Fondation David Suzuki et Équiterre ont participé au processus de consultation lors de la phase de commentaires du projet de décision de la ré-homologation du glyphosate en 2015.

RÉACTION — Budget 2017-2018 du gouvernement du Québec : La Fondation David Suzuki accueille favorablement l'annonce d'un virage vers la mobilité durable

Le 28 mars 2017 | Affiché dans

Québec - À la suite du dépôt du budget 2017-2018 du gouvernement du Québec, la Fondation David Suzuki accueille avec satisfaction les mesures annoncées en faveur des transports collectifs et de la mobilité durable. Ces mesures sont essentielles à l'atteinte des objectifs de réduction de gaz à effet de serre (GES) et de réduction de la consommation de pétrole du Québec à l'horizon de 2030.

Parmi les mesures structurantes en faveur des transports collectifs, la Fondation David Suzuki note le soutien aux projets de Réseau électrique métropolitain, de prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal et de réalisation du Service rapide sur bus (SRB) dans la région de Québec. La Fondation accueille aussi avec satisfaction l'objectif annoncé d'augmenter de 10% l'offre de transports collectifs et de 5% l'achalandage à l'horizon 2021-2022 par un investissement de 333 millions $ additionnels. Sur le plan des immobilisations, le budget accroît significativement les investissements en transports collectifs qui représenteront maintenant les deux tiers des ajouts et améliorations dans le secteur des transports.

«Avec un parc automobile qui croît à un rythme deux fois plus rapide que la population et des coûts de congestion en progression constante, le Québec se devait d'agir en mobilité durable», affirme Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

Rappelons que les coûts de la congestion routière atteignaient près de 2 G$ en 2013. Selon le gouvernement, les investissements en transports collectifs vont générer 5,8 G$ en retombées économiques et permettre de créer ou maintenir 6500 emplois.

«Un dollar investi en transports collectifs génère 2,7 fois plus de retombées économiques que le même dollar investi dans les routes, tout en réduisant la congestion. Investir dans les transports collectifs est une solution gagnante pour l'économie, l'environnement et la qualité de vie des gens.»

Le budget 2017-2018 annonce également le dévoilement au cours de la prochaine année d'une politique de mobilité durable. La Fondation David Suzuki se réjouit de cette annonce attendue depuis maintenant cinq ans. «Nous offrons notre entière collaboration au gouvernement pour contribuer à l'élaboration de cette politique. Le temps presse, nous espérons que les travaux s'amorceront le plus rapidement possible», conclut Karel Mayrand.

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RÉACTION — Le feu vert à Keystone XL va à l'encontre de l'Accord de Paris et de l'émergence d'une économie basée sur les énergies renouvelables

Le 24 mars 2017 | Affiché dans

Montréal — L'approbation ce matin aux États-Unis du projet de construction du pipeline transfrontalier Keystone XL menace le climat de la planète et va à contresens de la tendance lourde du virage de l'économie mondiale vers les énergies renouvelables.

«Les énergies fossiles ont amorcé un déclin inexorable, affirme Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. La course aux énergies propres est lancée et au rythme auquel on avance, les énergies renouvelables créeront une richesse au niveau mondial de l'ordre de 19 trillions de dollars dans les prochaines décennies. Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre du retard en approuvant de nouvelles infrastructures d'énergies fossiles.»

L'octroi du permis de construction est le premier pas d'une démarche plus longue qui comprend l'approbation des organismes de réglementation de l'état de Nebraska et la soumission par TransCanada du tracé définitif, qui doit être étudié par la Commission des services publics et discuté lors des audiences publiques. Même si plusieurs conditions doivent encore être remplies avant que la construction du pipeline ne commence, Karel Mayrand a souligné que le feu vert de Washington constitue un recul majeur.

Au Canada, le budget fédéral 2017 déposé cette semaine contient des engagements clairs pour soutenir la transition vers les énergies renouvelables. À la lumière de ces engagements, l'appui d'Ottawa au projet Keystone XL devient irresponsable et contradictoire.

«Promettre des milliards de dollars pour accélérer le virage vers une économie verte tout en tablant sur une expansion des sables bitumineux et une augmentation de la production et des exportations de pétrole est une contradiction qu'Ottawa ne pourra pas balayer sous le tapis», conclut M. Mayrand.

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RÉACTION — Le budget fédéral 2017 maintient la transition vers une économie verte, mais n'investit pas assez dans la protection des espaces naturels

Le 23 mars 2017 | Affiché dans

Montréal - À la suite du dépôt du budget fédéral 2017, la Fondation David Suzuki salue le maintien des engagements d'Ottawa pour soutenir la transition vers les énergies propres et le transport collectif. Néanmoins, nous considérons que le budget ne va pas assez loin dans la protection des espaces naturels qui constituent la colonne vertébrale d'un environnement en santé et d'une économie prospère.

En ce qui concerne le financement des infrastructures de transport collectif, et considérant que plusieurs régions du Canada subissent les conséquences des grands embouteillages, la Fondation salue la décision de créer deux banques publiques pour financer des projets d'infrastructure avec un investissement de 20,1 G$ sur une période de 11 ans, mais déplore l'absence de confirmation des investissements dans des projets de transport collectif cruciaux au Québec, et l'abolition du crédit d'impôt pour les usagers du transport en commun.

«Le budget ne confirme pas de financement pour le REM, le prolongement de la ligne bleue et le SRB de Québec, en plus d'abolir le crédit d'impôt pour les usagers du transport en commun. À court terme, les usagers se retrouvent bec à l'eau», affirme Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

En ce qui concerne le financement de la transition vers une économie sobre en carbone, la Fondation félicite le gouvernement pour le maintien des programmes nationaux d'appui au Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques.

«Ce budget marque un pas dans la bonne direction pour toutes les communautés qui souhaitent une transition rapide vers les énergies renouvelables, surtout dans le Nord canadien», soutient Karel Mayrand.

Un an après l'annonce d'un investissement de 1 G$ dans le secteur des énergies propres, le budget 2017 engage 2,37 G$ sur une période de quatre ans pour soutenir le secteur des technologies industrielles sobres en carbone. De plus, le gouvernement annonce un investissement de l'ordre de 21,9 G$ sur une période de 11 ans dans les infrastructures vertes.

«Les investissements dans les énergies renouvelables stimuleront la création d'emploi et l'économie, bien plus que les subventions aux énergies fossiles», conclut M. Mayrand.

En ce qui touche le manque des mesures pour assurer la protection des océans, malgré les investissements importants pour contrer les changements climatiques, la protection des espaces naturels constitue à nos yeux l'un des points faibles de ce budget.

La Fondation, de concert avec 16 organisations environnementales, avait demandé un investissement de 146 M$ par année — pour une période de cinq ans — dans la création des aires marines protégées et la protection des pêcheries. Le budget 2017 n'inclut aucun montant pour ces deux projets cruciaux.

La volonté des citoyennes et citoyens canadiens de protéger nos océans ayant été clairement exprimée, la Fondation s'inquiète du silence que le budget 2017 fait sur cette question.

«La protection des océans et les solutions à la crise climatique vont de pair. Nous devons nous tourner vers une économie sobre en carbone tout en maintenant les efforts pour protéger la nature», a déclaré Louise Henault-Ethier, chef des projets scientifiques à la Fondation.

«En 2016, nous avons applaudi l'engagement du fédéral de créer de nouvelles aires marines protégées dans le but d'atteindre un 10 de superficie protégée d'ici 2020. C'est une promesse formidable, mais elle ne veut pas dire grand-chose si l'argent pour la concrétiser n'est pas au rendez-vous. Nous demandons au fédéral de fournir plus de détails sur leur Plan de protection des océans et sur la manière dont il compte atteindre ce 10 . Avec moins de 1 % d'aires protégées en ce moment, le travail à accomplir dans les trois prochaines années devient colossal», a conclu Louise Héneault-Ethier.

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COMMUNIQUÉ CONJOINT — REM : création d'une fiducie foncière à Brossard

Le 21 mars 2017 | Affiché dans

Le territoire agricole protégé grâce à une proposition d'Équiterre, la Fondation David Suzuki, Vivre en Ville et le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec

Montréal - Équiterre, la Fondation David Suzuki, Vivre en Ville et le RNCREQ saluent l'entente innovante annoncée aujourd'hui par CDPQ-Infra, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et l'Union des producteurs agricoles (UPA) pour la protection du territoire agricole autour du terminus à Brossard prévu pour le projet du Réseau électrique métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt et placement. L'annonce d'aujourd'hui vise à créer une fiducie foncière autour dudit terminus de façon à protéger le territoire agricole et limiter l'étalement urbain.

Les groupes écologistes avaient donné un appui conditionnel au REM lors des audiences du BAPE en septembre 2016. Parmi les quatre conditions énoncées, la première était d'ajouter des liens avec le métro de Montréal, ce qui a été fait avec trois nouvelles stations, soit les stations de McGill, du Bassin Peel et celle d'Édouard-Montpetit. La deuxième condition présentée au BAPE concernait la protection du territoire agricole.

«L'arrivée d'une infrastructure telle que le REM aux portes de la zone agricole aurait mis beaucoup de pression sur les terres environnant le terminus Rive-Sud », rappelle Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville. « Les outils de protection habituels de protection du territoire agricole ne nous apparaissaient pas suffisants face à ce risque. Nous sommes satisfaits de voir que les différentes parties ont pris au sérieux cette menace et développé une approche innovante», se félicite-t-il.

«Nous tenons à saluer cette entente importante visant à protéger le territoire agricole et freiner l'étalement urbain, deux enjeux très importants aux yeux d'Équiterre, a déclaré Steven Guilbeault, directeur principal d'Équiterre. Nous sommes d'autant plus heureux que nous avions, avec nos partenaires Vivre en Ville et le RNCREQ, fait cette proposition lors des audiences du BAPE et de discussions subséquentes avec la Caisse et qu'il s'agit d'une première au Québec pour ce type de projet», a-t-il ajouté.

«La création de cette fiducie est un progrès indéniable pour favoriser l'intégration et l'acceptabilité du projet de REM. Cette initiative de la Caisse rappelle d'ailleurs le besoin de se doter, au Québec, d'outils structurants qui permettront d'observer les enjeux reliés aux territoires agricoles et garantir leur protection», a déclaré pour sa part Vincent Moreau, directeur général du RNCREQ.

Pour Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, il s'agit d'un autre pas dans la bonne direction. «Nous avions demandé qu'il n'y ait aucune perte nette de terres agricoles autour de la station terminale de la Rive-Sud. C'est ce que nous offre cette fiducie. Dans le même esprit, nous espérons que les milieux naturels en bordure des antennes du REM seront aussi protégés par la Ville de Montréal, le gouvernement du Québec et d'autres partenaires.»

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RÉACTION — Résultats décevants de l'inventaire de GES en 2014: Québec doit revoir sa stratégie climat et adopter une politique de mobilité durable

Le 10 mars 2017 | Affiché dans

Montréal - À la suite de la diffusion ce matin des résultats de l'inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre (GES) en 2014, Karel Mayrand, directeur de la Fondation David Suzuki pour le Québec et l'Atlantique et membre du comité-conseil du gouvernement du Québec sur les changements climatiques, a déclaré :

«La tendance des trois dernières années est très inquiétante. Alors que le rythme des réductions devrait s'accélérer, le Québec fait du surplace et risque de rater ses cibles à l'interne pour 2020 et 2030.»

«Cette tendance ne pourra pas être inversée sans un coup de barre majeur dans la stratégie climat du gouvernement, notamment dans le secteur des transports qui représente 41% des émissions de GES au Québec. Il semble de plus en plus évident que le plan d'action sur le climat 2013-2020 et les actions menées à travers le fond vert ne livrent pas des réductions d'émissions suffisantes pour l'atteinte des objectifs du Québec. Nous offrons notre collaboration au gouvernement pour revoir l'ensemble de la stratégie climat du Québec et adopter le plus rapidement possible une politique de mobilité durable.»

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Le Comité de la Chambre des communes débute les audiences sur les pesticides néonicotinoïdes sous une influence disproportionnée de la part de l'industrie

Le 6 mars 2017 | Affiché dans

**Version mise à jour à 15h HE à la suite des derniers développements à la Chambre des communes**

Une coalition d'ONG qui demande l'interdiction des néonicotinoïdes pour protéger la biodiversité et la sécurité alimentaire à long terme invitée à participer à la toute dernière minute

Ottawa — Des groupes environnementaux, des défenseurs de la santé et des mouvements de mobilisation soulèvent leurs inquiétudes devant l'évaluation partiale de la proposition d'abandon graduel des pesticides composés d'imidaclopride, l'un des trois insecticides controversés largement utilisés de la classe des néonicotinoïdes (« néonics »). L'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) du Canada a proposé l'abandon graduel des principales utilisations de l'imidaclopride d'ici trois à cinq ans, après qu'une évaluation environnementale ait mis au jour des niveaux dangereux du produit chimique contaminant l'environnement.

Le Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire de la Chambre des communes a demandé la prolongation de la période de commentaires afin d'étudier la proposition, dont les audiences débuteront mardi. L'avis publié sur le site Web du comité pour la rencontre de mardi mentionne CropLife Canada (l'association commerciale de l'industrie des pesticides), aux côtés de Syngenta Canada et de Bayer CropScience Inc. (des fabricants de pesticides néonics) comme témoins. Des représentants de l'ARLA et d'Agriculture et agroalimentaire Canada sont également invités à être présents. Environnement et Changement climatique Canada ne se retrouve pas dans la liste des témoins. Aucun des groupes à l'origine du présent communiqué de presse n'avait été invité à participer aux audiences. Une heure après la diffusion de la version originale ce matin, la Fondation David Suzuki a reçu une invitation à témoigner devant le comité. »

« Il semble que le Comité ait décidé de ne donner la parole qu'aux lobbyistes de l'industrie, qui sont contre la restriction des pesticides. Il est inquiétant de constater que les enjeux environnementaux se retrouvent en bas de la liste de priorités », mentionne Sidney Ribaux, directeur général d'Équiterre.

« Les scientifiques indépendants mettent en garde contre l'utilisation massive de néonics, car ceux-ci menacent de nombreuses espèces », explique Lisa Gue, analyste senior des politiques en santé environnementale de la Fondation David Suzuki. « Nous recommandons vivement à l'ARLA d'entériner sa décision sur l'abandon graduel de l'imidaclopride, de devancer l'échéancier et d'entreprendre des actions parallèles pour l'interdiction des autres néonics. »

« Il y a eu un appui massif du public en faveur de la proposition du Canada d'interdire l'un des néonics les plus nocifs », ajoute Liz McDowell, directrice de campagne pour SumOfUs. « Les gens savent que l'utilisation répétée de ces produits chimiques n'est ni nécessaire ni durable, et ils ne veulent pas voir les lobbyistes de l'industrie aller contre une mesure de cette importance. »

Plus de cinq millions de personnes, dont des centaines de milliers de Canadiens, ont signé les pétitions d'Avaaz et de SumOfUs réclamant l'interdiction des néonics et déjà plus de 110 000 Canadiens ont soumis des commentaires individuels à l'ARLA en soutien à l'interdiction de l'imidaclopride.

La mortalité massive d'abeilles liée à l'utilisation des néonics en agriculture a motivé les chercheurs et les organismes de régulation du monde entier à réévaluer les pesticides ces dernières années. En 2015, le Task Force on Systemic Pesticides, un groupe de travail international regroupant des scientifiques indépendants, a évalué plus de 1 000 études scientifiques sur les néonics. Ils y ont trouvé la preuve évidente de leur nocivité pour les abeilles et autres pollinisateurs, les invertébrés terrestres tels que les vers de terre, les invertébrés aquatiques et les oiseaux. Le groupe de travail a sonné l'alarme au sujet de ces pesticides qui détruisent des services écologiques comme la pollinisation, lesquels s'avèrent essentiels à une sécurité alimentaire à long terme. Les dernières recherches montrent que les néonics et leurs résidus sont potentiellement nocifs pour la santé humaine.

L'Union européenne interdit partiellement les trois néonics, y compris l'imidaclopride et la France a récemment adopté une loi interdisant tous les néonics à partir de septembre 2018.

Au Canada, l'ARLA a réévalué l'imidaclopride l'année dernière et a conclu que son utilisation n'était pas durable en raison des risques pour les écosystèmes aquatiques. Les résultats de l'évaluation environnementale démontrent la présence d'imidaclopride dans les lacs et rivières du Canada à des niveaux considérés comme nocifs pour les insectes aquatiques essentiels à la santé des écosystèmes aquatiques. L'évaluation n'a pas pris en compte les risques pour les pollinisateurs, pour lesquels l'ARLA mène une évaluation dans un processus distinct, en partenariat avec l'Environmental Protection Agency (EPA) aux États-Unis, laquelle se déroule depuis 2012.

« Nous aimerions voir une action rapide pour contrer la contamination de l'environnement par l'imidaclopride », plaide John Bennet du groupe des Ami(e)s de la Terre. « Aucun argument scientifique ne justifie sa présence sur le marché pour un autre trois à cinq ans. »

Le directeur de campagne d'Avaaz, Danny Auron, ajoute que « ce produit chimique menace la fragile toile de la vie, des insectes aquatiques aux abeilles et aux oiseaux. C'est pourquoi des millions de personnes pressent le gouvernement de placer la protection des abeilles, de la population et de l'environnement devant les intérêts toxiques de l'industrie. »

L'ARLA se penchera jusqu'au 23 mars 2017 sur la proposition d'abandon graduel de l'imidaclopride, avant d'émettre une décision définitive plus tard dans l'année.

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Diffusé au nom des groupes suivants :

● Fondation David Suzuki
● Avaaz
● SumOfUs
● Équiterre
● Ami(e)s de la Terre
● Association canadienne du droit de l'environnement
● Environmental Defence
● Prevent Cancer Now
● Alliance pour l'interdiction des pesticides systémiques
● Association canadienne des médecins pour l'environnement (ACME)


Pour plus de renseignements ou pour toute demande d'entrevue, veuillez communiquer avec :

Julie Tremblay, Équiterre, 514 522-2000 poste 311 | 514 966-6992, jtremblay@equiterre.org
Diego Creimer, Fondation David Suzuki, 514 999-6743, dcreimer@davidsuzuki.org
Ari Pottens, Avaaz, 647 209-9799, ari@avaaz.org
Liz McDowell, SumOfUs, 604 219-6337, liz@sumofus.org
John Bennett, Ami(e)s de la Terre, 613-291-6888, johnbennett@foecanada.org
Kathleen Cooper, Association canadienne du droit de l'environnement, 705 341-2488, kcooper@cela.ca
Muhannad Malas, Environmental Defence, 416 323-9521 poste 241, mmalas@environmentaldefence.ca
Meg Sears, Prevent Cancer Now, 613 297-6042, meg@preventcancernow.ca
Kim Perrotta, Association canadienne des médecins pour l'environnement (ACME), 905 628-9437, kim@cape.ca

COMMUNIQUÉ CONJOINT — Un revirement dans l'étude du projet de loi 102 enregistre le retour de la transparence promise

Le 22 février 2017 | Affiché dans

Montréal - À la suite de questions soulevées par le Centre québécois du droit de l'environnement (CQDE) qui ont suscité un intense et sain débat sur les dangers posés par certains amendements au projet de loi 102 (Loi sur la qualité de l'environnement) autant dans les médias qu'entre les députés du gouvernement et de l'opposition à Québec, le ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la lutte aux changements climatiques David Heurtel a déposé deux nouveaux amendements en commission parlementaire afin de retirer des amendements antérieurs qui menaçaient les avancées promises sur la transparence et le droit d'accès à l'information.

Le 9 février, le juriste Me Jean Baril, ainsi que cent signataires de divers horizons, publiaient une lettre au premier ministre lui demandant d'intervenir dans la réforme de la Loi sur la qualité de l'environnement. C'était l'une des diverses démarches pour sensibiliser le public et le gouvernement à propos du dangereux revirement concernant le droit d'accès aux informations sur les conditions d'autorisations environnementales survenu lors de l'étude en commission parlementaire du Projet de loi 102 en décembre dernier.

Lors de la séance de la commission parlementaire du mardi 21 février, le ministre Heurtel a déposé deux nouveaux amendements, un portant sur le caractère public des renseignements des divers registres environnementaux (article 118.5.3) et un autre modifiant et corrigeant l'article 27 sur les renseignements portant sur les conditions d'autorisations ministérielles. « Ce faisant, la mention des restrictions des articles 23 et 24 de ladite « Loi sur l'accès à l'information » a été écartée, ce qui constituait le principal irritant de l'amendement apporté en décembre. » affirme Me Baril, professeur au département des sciences juridiques de l'UQAM.

Il sera donc fait mention dans la loi que tous les renseignements énumérés « ont un caractère public, à l'exception des renseignements concernant un secret industriel et commercial confidentiel ainsi que ceux concernant la localisation d'espèces menacées ou vulnérables. » Les termes en caractères gras sont nouveaux, mais dans la situation actuelle cela constitue à nos yeux un compromis acceptable entre les intérêts des entreprises et le droit de savoir de la population.

« C'est la démocratie québécoise qui en ressort gagnante ainsi que ses diverses institutions, a déclaré Karel Mayrand, directeur de la Fondation David Suzuki pour le Québec et l'Atlantique. Je tiens aussi à souligner le travail des parlementaires de tous les partis réunis en commission parlementaire qui, une fois sensibilisés aux graves limites imposées par l'amendement du 7 décembre à l'article 27, ont travaillé à corriger le tir et à respecter les promesses du Livre vert et du projet de loi initial sur la question de l'accès à l'information. »

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Pour plus d'information :

Karine Péloffy, Directrice générale du CQDE, 514-746-6597 karine.peloffy@cqde.org

Diego Creimer, Fondation David Suzuki, 514-999-6743 dcreimer@davidsuzuki.org

Me Jean Baril, Vice-président du CQDE, professeur au Département de sciences juridiques de l'UQAM 514 850 7521, (514) 987-3000 poste 0825, jeanbaril@hotmail.com

COMMUNIQUÉ CONJOINT — Les ministres de l'Environnement ont le devoir de protéger l'habitat naturel du caribou

Le 20 février 2017 | Affiché dans

QUÉBEC — Des groupes environnementaux font appel aux ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux de l'environnement afin qu'ils agissent rapidement pour protéger les troupeaux de caribous forestiers en danger et prennent des mesures importantes pour protéger leur habitat. L'appel est lancé juste avant la tenue de la réunion des ministres de l'Environnement à Ottawa les 21 et 22 février prochain.

Cela fait près de cinq ans que le Programme fédéral de rétablissement du caribou des bois, Population boréale a été lancé en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Le programme a mis au point un seuil de risque pour la gestion du caribou, et vise à guider les provinces à maintenir ou rétablir chaque parc de caribous de manière à ce qu'au moins 65 % ne soient pas perturbés. Ceci est primordial pour la survie des caribous qui ont besoin d'un habitat non perturbé pour éviter les prédateurs. Des plans d'aménagement conformes à la LEP pour chaque troupeau de caribous sont attendus de la part des provinces d'ici octobre 2017.

Pourtant, partout au Canada, les activités industrielles telles que l'exploitation du pétrole, du gaz et des forêts continuent de perturber l'habitat essentiel du caribou. Par exemple, même si l'habitat de la région Little Smoky du centre-ouest de l'Alberta est perturbé à plus de 95 %, la province a publié un projet de plan d'aménagement qui autorise l'exploitation future de l'industrie forestière ainsi que du pétrole et du gaz. En Ontario et au Québec, l'exploitation forestière continue de dégrader l'habitat non perturbé du caribou. En raison d'une augmentation de perturbations industrielles, la harde de caribous de Brightsand est passée d'une persistance «incertaine» à une persistance «improbable».

Un article récent publié dans la revue Biological Conservation a conclu que sans une amélioration importante des mesures de préservation de l'habitat au cours des prochaines décennies, le Canada perdra probablement plus de la moitié de sa population actuelle de caribous forestiers, en particulier dans l'Ouest canadien.

«Les scientifiques s'entendent tous pour dire qu'il existe une méthode claire pour rétablir le niveau de population des caribous forestiers à son niveau historique, or nous continuons de voir les provinces autoriser la destruction de l'habitat tout en s'engageant dans des solutions de fortune telles que le contrôle des prédateurs ou des enclos permanents comme dans les jardins zoologiques, a déclaré Louise Hénault-Ethier, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. Si nous voulons avoir des caribous sauvages à l'avenir, la protection de leur habitat et la restauration des aires doivent être remises au sommet des priorités.»

Les organismes environnementaux estiment que l'économie peut fonctionner à la fois pour le caribou et pour l'industrie. Les systèmes de location de propriétés foncières peuvent être restructurés pour réduire la pression sur l'habitat essentiel du caribou. Certaines activités peuvent être restreintes aux zones perturbées existantes et, là où les seuils de perturbation sont déjà dépassés, des initiatives de restauration peuvent être entamées.

«La protection du caribou est synonyme d'une forêt boréale en santé. Nous avons les connaissances et la capacité d'être de bons intendants — nous pouvons protéger notre faune et avoir des industries forestières durables en parallèle, a déclaré Olivier Kolmel, chargé de campagne forêt chez Greenpeace. Le gouvernement doit agir maintenant, car bientôt il sera trop tard.»

La protection et la restauration de l'habitat du caribou auront des répercussions qui vont bien au-delà de la restauration de la population du caribou. La forêt boréale dont dépend le caribou est l'une des plus grandes sources de captage et stockage de carbone au monde et fournit l'habitat et des lieux de repos à des centaines d'autres espèces, notamment les oiseaux migrateurs.

«Afin de respecter nos lois sur les espèces en péril et nos engagements envers l'environnement, les provinces doivent urgemment fixer et imposer des limites aux perturbations de surface dans les aires des caribous », a déclaré Carolyn Campbell, spécialiste en conservation de l'Alberta Wilderness Association. De plus, les promesses importantes portant sur les aires protégées doivent être par la suite implémentées en actions.»

Depuis 2005 le caribou forestier est une espèce désignée comme vulnérable au Québec. Sa présence est un indicateur de la santé d'un plus vaste écosystème.

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Pour plus d'informations, veuillez contacter :

Manon Dubois Crôteau
Directrice des communications (Québec), Fondation David Suzuki, Québec, 514.679.0821

Philippa Duchastel de Montrouge
Conseillère aux communications, Greenpeace Canada, 514.465.5155

COMMUNIQUÉ — Nouveau rapport : Le fédéral manque à sa promesse de garantir l'accès à l'eau potable aux communautés autochtones

Le 9 février 2017 | Affiché dans

Nouveau rapport: Le fédéral manque à sa promesse de garantir l'accès à l'eau potable aux communautés autochtones

OTTAWA - Selon le rapport Verre à moitié vide? Première année des progrès réalisés pour résoudre le problème des avis concernant la qualité de l'eau potable dans neuf communautés des Premières Nations en Ontario dévoilé ce matin, le gouvernement fédéral ne remplira pas son engagement d'en finir avec tous les avis concernant la qualité de l'eau potable touchant les communautés autochtones d'ici 2020 si des changements considérables ne sont pas apportés aux processus actuels.

Diffusé par la Fondation David Suzuki et le Conseil des Canadiens, avec l'aide d'Amnistie internationale et Human Rights Watch, le rapport mesure le progrès du gouvernement fédéral dans neuf communautés autochtones en Ontario. Cette province, qui compte 81 avis en cours concernant la qualité de l'eau potable, soit plus que n'importe où ailleurs au pays, présente un aperçu de la crise de l'eau dans les communautés autochtones du Canada.

« Nous demandons au gouvernement de collaborer avec les communautés autochtones pour apporter les changements nécessaires à la façon dont il finance les réparations et l'entretien des infrastructures d'eau potable dans ces communautés, a déclaré Sylvain Perron, analyste de politiques publiques à la Fondation David Suzuki au Québec. Faute de quoi, il est presque certain que trop de gens continueront de vivre sans accès à de l'eau salubre pendant des années encore. »

L'automne dernier, au Canada, il y avait 156 avis concernant la qualité de l'eau potable touchant 110 communautés autochtones. Bon nombre de ces avis sont récurrents ou permanents et certains sont même en place depuis plus de 20 ans. Le budget fédéral de 2016 prévoyait 1,8 milliard de dollars pour aider à résoudre cette crise d'ici 2020, et ce, outre les fonds déjà investis dans les infrastructures, le traitement et la gestion de l'eau.

Voici les faits relevés dans le rapport sur les neuf communautés examinées : les avis ont été levés, ou sont en voie de l'être, dans trois de ces communautés; des efforts sont en cours dans trois autres communautés, mais l'incertitude règne toujours à savoir si les AEP seront levés à temps; et il est improbable que pour trois autres de ces communautés les AEP soient levés d'ici 2020, à moins que les processus et les procédures actuels ne soient modifiés.

Le rapport dévoile les lacunes fondamentales sur la façon dont le gouvernement fédéral s'acquitte de sa responsabilité pour assurer la salubrité de l'eau dans les communautés autochtones. Parmi ces lacunes, on compte un processus de financement très complexe bourré de failles, d'écarts et de retards; un manque de transparence et d'imputabilité quant à la surveillance du progrès du gouvernement fédéral; et l'absence d'un cadre règlementaire afin de gérer l'eau potable pour les Premières Nations.

Le rapport présente une série de 12 recommandations que le gouvernement doit mettre en place afin de rétablir la situation.

« Affaires autochtones et du Nord Canada a non seulement besoin d'un nouveau système pour réparer les infrastructures de l'eau de façon efficace, mais également d'un nouveau système d'imputabilité qui informera les Premières Nations et le grand public sur les dépenses budgétaires et le progrès accompli », a souligné Sylvain Perron.

« Le gouvernement canadien doit mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et reconnaître le droit fondamental de tous les humains à de l'eau potable et à des services d'assainissement. Toutefois, rien n'a encore été fait pour garantir ces droits, a affirmé Brent Patterson, directeur politique du Conseil des Canadiens. Les recommandations contenues dans ce rapport représentent des mesures qui auraient dû être prises il y a longtemps. Le gouvernement doit agir pour s'assurer que tous les citoyens canadiens puissent jouir de ces droits fondamentaux. »

« Ce rapport souligne le besoin de mettre en place un processus plus transparent pour les avis concernant la qualité de l'eau potable à long terme, de manière à ce que les communautés autochtones et l'ensemble de la population puissent vérifier les progrès accomplis, ou non, par le gouvernement et en fin de compte, faire respecter le droit humain fondamental qui constitue l'accès à l'eau potable dans les communautés autochtones », a déclaré Amanda Klasing de Human Rights Watch.

La version complète du rapport Verre à moitié vide ? est disponible sur http://bit.ly/RapportEauPotable

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Pour obtenir davantage de renseignements ou une entrevue, veuillez communiquer avec :

Diego Creimer
Communications et affaires publiques, Fondation David Suzuki
Cell. : 514 999-6743, dcreimer@davidsuzuki.org
Note aux rédacteurs :

En plus du communiqué de presse, voici les documents disponibles en français pour les médias :

Résumé du rapport et fiche d'information
À noter que le rapport complet est disponible en anglais seulement, à la page Web suivante : www.davidsuzuki.org/water