Communiqués de presse

Forages à Cacouna : Québec doit révoquer le certificat de TransCanada et obtenir des avis scientifiques

Le 16 octobre 2014 | Affiché dans

Montréal — Les groupes environnementaux Fondation David Suzuki, Fondation Rivières, Greenpeace, Nature Québec et le Centre Québécois du Droit de l'Environnement (CQDE) interpellent le gouvernement du Québec à la suite du dépôt par TransCanada d'un plan correctif pour réduire le bruit causé par ses forages au large de Cacouna.

Le dépôt de ce plan a été exigé par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) parce que l'entreprise a dépassé le seuil de bruit déterminé dans le certificat d'autorisation. Pour les groupes, Québec doit immédiatement faire preuve de transparence, révoquer le certificat d'autorisation octroyé à TransCanada et obtenir l'avis des scientifiques experts des bélugas du Saint-Laurent.

Selon Robert Michaud, président et directeur scientifique du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM), « les dépassements de bruits produits par les travaux de TransCanada en septembre dernier dans l'habitat essentiel du béluga augmentent considérablement les risques d'impacts négatifs sur cette population en péril. À la lumière des informations sommaires disponibles, les bruits à la source pourraient avoir été 4 fois plus puissants que prévu et la zone ainsi insonifiée 25 fois plus étendue. Selon la nature et la fréquence de ces dépassements, cela peut remettre sérieusement en cause l'évaluation des risques de la poursuite de ses travaux au-delà du 15 octobre. »

À la lumière de cette opinion, les groupes réitèrent que le certificat d'autorisation octroyé à TransCanada doit être révoqué par le MDDELCC. Selon eux, les risques d'impacts négatifs pour les bélugas nécessitent qu'une révision scientifique en profondeur soit réalisée. Ils estiment que cette dernière ne peut être faite que par les véritables experts des bélugas au sein de Pêches et Océans Canada. De plus, les groupes invitent Québec à faire preuve de transparence et de publier les données soumises par TransCanada quant aux mesures pour le bruit ainsi que les nouveaux plans de travail que propose la pétrolière.

« Nous demandons que le gouvernement du Québec rende des comptes à la population et fasse preuve de transparence, a déclaré Patrick Bonin de Greenpeace. Ces dépassements sonores sont inquiétants et les impacts cumulatifs des travaux dans la pouponnière des bélugas n'ont toujours pas été évalués. »

Selon Christian Simard de Nature Québec, « avant d'encore déranger les bélugas, il faut évaluer adéquatement les impacts liés aux forages, et y ajouter ceux liés à une éventuelle construction et exploitation d'un terminal pétrolier. Bref, Il faut que les Québécois puissent décider de l'avenir de ce projet en toute connaissance de cause. »

« Le principe de précaution requiert que le gouvernement du Québec prenne le temps nécessaire et consulte les personnes qualifiées avant d'autoriser d'autres travaux qui pourraient affecter une espèce menacée comme le béluga », a mentionné Karine Péloffy du CQDE.

« Compte tenu que les travaux de TransCanada, qui ont été autorisés sans fondement scientifique rigoureux et en l'absence de la transparence la plus élémentaire, ont déjà eu un impact négatif sur les bélugas, le gouvernement du Québec doit de toute urgence faire cesser toute activité à Cacouna et soumettre l'ensemble du dossier au BAPE ».
a mentionné Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki.

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Pour plus d'information:
Karel Mayrand, Fondation David Suzuki, 514-998-5458
Catherine Huard, Fondation Rivières, 514-241-3031
Patrick Bonin, Greenpeace, 514- 594-1221
Christian Simard, Nature Québec, 418-928-1150
Karine Péloffy, CQDE, 514-746-6597

Projet de loi sur l'exploration pétrolière dans le golfe

Le 15 octobre 2014 | Affiché dans

La Coalition Saint-Laurent dénonce ce nouveau jalon vers un État pétrolier

Montréal — Le premier ministre Stephen Harper a annoncé aujourd'hui à Sept-Îles que la négociation avec le gouvernement du Québec concernant la gestion conjointe des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent montre des avancées importantes. Après plus de trois ans de négociation quant au contenu de la loi-miroir qui encadrera l'exploration et l'exploitation pétrolière dans le golfe, les deux paliers de gouvernement comptent déposer les projets de loi dans les prochains mois, à Ottawa et à Québec. Ces projets de loi ouvriront toute grande la porte à l'exploration pétrolière dans la partie québécoise du golfe qui présentement est toujours sous moratoire.

La Coalition Saint-Laurent s'inquiète vivement des implications d'un tel projet de loi qui, visiblement, cherche à faire sauter les derniers obstacles aux forages en mer dans le golfe. Qui plus est, cette annonce se fait alors que les projets pétroliers se multiplient au Québec que ce soit à Anticosti, en Gaspésie, avec les projets de pipeline ou de port pétrolier, ou même les projets de fracturation hydraulique dans la Vallée du Saint-Laurent.

La Coalition Saint-Laurent déplore que le Gouvernement du Québec envisage le dépôt de son propre projet de loi-miroir alors que l'évaluation environnementale stratégique (ÉES) sur la filière des hydrocarbures au Québec ne rendra ses conclusions qu'à la fin de 2015. «En annonçant leur intention d'adopter des lois miroirs à très court terme, Québec et Ottawa présument des résultats de l'évaluation environnementale stratégique lancée par Québec » d'affirmer Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « Les deux gouvernements mettent la charrue devant les boeufs, ce qui contribue à discréditer le processus d'évaluations environnementales auxquelles les Québécois sont conviés » de conclure M. Toussaint.

La loi-miroir qui sera éventuellement déposée par le Québec sera obligatoirement calquée sur le projet de loi fédéral dont le dépôt prochain a été annoncé aujourd'hui par le premier ministre Harper. La Coalition Saint-Laurent réclame depuis longtemps que le Québec intègre dans son propre projet de loi les « plus hauts standards » sans se soumettre aux normes fédérales constamment revues à la baisse. Il est important que le Québec n'abdique pas ses responsabilités environnementales au profit d'Ottawa.

« Le golfe du Saint-Laurent est un écosystème unique, d'une grande fragilité, partagé par cinq provinces côtières. Au lieu de paver la voie à l'exploration pétrolière, le Québec devrait assumer un leadership dans le golfe et travailler de concert avec les autres provinces côtières à la mise en place d'un moratoire général sur les activités pétrolière dans l'ensemble du golfe ainsi qu'à la tenue d'un vaste examen public » de dire Sylvain Archambault, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

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La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 85 organismes et associations et plus de 5 000 individus issus de secteurs économiques variés et des cinq provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Téléchargez le rapport de la Coalition Saint-Laurent sur l'exploration pétrolière dans le golfe « Golfe 101 »
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/wp-content/uploads/2014/06/DSF_Golfe_101_Francais_June_4_2014.pdf

Source :
Sylvain Archambault
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent
Biologiste, SNAP Québec
s.arch@me.com
t : 418 686-1854
c : 581 995-4350

Jean-Patrick Toussaint
Chef des projets scientifiques, Fondation David Suzuki
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent
jptoussaint@davidsuzuki.org
t : 514-871-4932 ext 1454
c : 438-884-4720

Exportation de pétrole des sables bitumineux sur le Saint-Laurent

Le 22 septembre 2014 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki réclame une évaluation environnementale et une consultation publique

Alors que se tient un important sommet sur le climat et que des centaines de milliers de citoyens à travers le monde ont tenu ce week-end les plus grands rassemblements de l'Histoire sur les changements climatiques, un super-pétrolier quittera Sorel d'ici quelques jours avec un chargement de pétrole issu des sables bitumineux destiné à l'exportation. La Fondation David Suzuki dénonce que le fleuve Saint-Laurent devienne une route d'exportation du pétrole albertain sans évaluation environnementale et sans consulter préalablement les Québécois.

Rappelons que Suncor a été autorisée à transporter du pétrole brut issu des sables bitumineux par voie maritime à partir de Sorel-Tracy, et ce dès cette semaine. Le pétrole bitumineux est acheminé à Sorel par voie ferroviaire à travers Montréal et des municipalités de la rive sud. Les activités de Suncor pourraient représenter une vingtaine de passages de navires par année et plusieurs milliers de wagons-citernes dans des zones densément habitées.

Pour le directeur de la Fondation au Québec, Karel Mayrand, « Il est déplorable que Québec et Ottawa aient autorisé un projet d'exportation de pétrole lourd par convois ferroviaires et navires-citernes sans que la population soit consultée. Suite à la tragédie de Lac-Mégantic, les Québécoises et les Québécois sont en droit d'être informés et consultés sur toute question touchant le transport de pétrole dans leurs communautés », a-t-il ajouté.

La Fondation David Suzuki s'inquiète des répercussions que le transport accru de pétrole pourrait représenter pour le fleuve alors qu'il s'agit des premiers pas vers l'exportation des sables bitumineux. « Les pétroliers qui emprunteront le Saint-Laurent sont les plus gros à ne jamais avoir été autorisés à naviguer sur le fleuve, alors que le gouvernement fédéral les interdisait l'an dernier. Il est donc impératif d'évaluer l'impact que l'augmentation du trafic de tels navires aura sur le fleuve » d'expliquer Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

La Fondation David Suzuki tient également à souligner que l'ouverture de voies d'exportation de pétrole au Québec pourrait permettre l'augmentation de la production des sables bitumineux de plus de 75% d'ici quelques années, effaçant ainsi tous les efforts réalisés par le Québec pour réduire ses propres émissions de gaz à effet de serre. Alors que les Québécois se disent des plus inquiets des impacts des changements climatiques, le Québec joue sa crédibilité en permettant le passage de pétrole sur son territoire sans condition et sans même soulever la question du climat auprès de l'Alberta et du gouvernement fédéral.

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Sources pour les médias:

Karel Mayrand, 
directeur pour le Québec, Fondation David Suzuki
 514-998-5458

Jean-Patrick Toussaint, Ph. D.,
 chef des projets scientifiques, Fondation David Suzuki 
438-884-4720

David Suzuki, accompagné de plusieurs personnalités publiques, entreprend une tournée pancanadienne

Le 10 septembre 2014 | Affiché dans

David Suzuki : « C'est la chose la plus importante que je n'aie jamais faite. »

Pour diffusion immédiate

MONTRÉAL — La Tournée bleu Terre de David Suzuki commencera dans deux semaines. Du 24 septembre au 9 novembre, lors de ce qui pourrait être sa toute dernière tournée pancanadienne, David Suzuki visitera 20 villes de St. John's, à Terre-Neuve, à Victoria, en Colombie-Britannique. David Suzuki et la Tournée bleu Terre seront de passage au Québec du 10 au 16 octobre 2014 en compagnie de plusieurs personnalités de la scène culturelle québécoise.

Pour David Suzuki, la Tournée est l'occasion de changer notre discours relativement à la protection de l'environnement au Canada et d'aider le pays à faire des progrès. « Il y a trente ans, nous célébrions des victoires historiques grâce auxquelles nous assurions la protection des plus belles régions de notre pays, » fait remarquer David Suzuki. « Nous pensions que ce n'était que le début. Mais, même si nous avons gagné quelques batailles, nous avons fini par perdre la guerre parce que nous n'avons pas changé notre façon de voir le monde. »

David Suzuki croit que, si nous nous joignons à tous les citoyennes et citoyens et soutenons le mouvement national pour le changement, nous verrons le droit qu'ont toutes et tous de vivre dans un environnement sain être reconnu par tous les ordres de gouvernement. « Je n'ai jamais rien fait d'aussi important, » affirme David Suzuki. « Il est difficile d'imaginer vivre sans droit d'expression, liberté de presse ou droit de vote. Pourtant, je me souviens d'une époque où les Asiatiques et les membres des Premières Nations n'avaient pas le droit de vote et où l'homosexualité était illégale. »

La Fondation David Suzuki est fière de voir son cofondateur, et modèle, diriger cette importante tournée et donner le coup d'envoi à la conversation sur les droits environnementaux.

« Reconnaître notre droit de vivre dans un environnement sain est une façon efficace de nous assurer que les citoyennes et citoyens de partout au pays ont accès aux nécessités de base et mènent une vie en pleine santé et en toute dignité, » explique Michiah Prull, directeur des communications et de l'engagement du public la Fondation. « Plus de 110 pays ont déjà reconnu le droit de leurs citoyens de vivre dans un environnement sain. Il est temps pour le Canada de suivre le mouvement. »

David Suzuki affirme que le droit de vivre dans un environnement sain doit devenir un droit national et qu'il est temps de prendre les mesures nécessaires pour y parvenir. « Les valeurs qui nous tiennent le plus à cœur devraient être protégées par nos lois suprêmes, » dit-il. « C'est pourquoi tous les ordres de gouvernement doivent, dès maintenant, reconnaître le droit qu'ont toutes et tous de vivre dans un environnement sain. Et la population est prête à les aider. »

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Personne-ressource : Manon Dubois Croteau, directrice des communications pour le Québec
Fondation David Suzuki, 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

« Opération charme David Suzuki » : le grand gagnant dévoilé!

Le 9 septembre 2014 | Affiché dans

La Coalition pour la préservation du mont Kaaikop recevra la visite de David Suzuki et une bourse de 2000 $ offerte par Desjardins

Montréal, le 9 septembre 2014 — Au mois de juin dernier, en préparation pour la Tournée bleu Terre, la Fondation David Suzuki et le Mouvement Desjardins ont lancé l'« Opération charme David Suzuki », un tout nouveau concours invitant les citoyens à travers le Québec à faire la démonstration de leurs charmes écologiques pour courir la chance de gagner la visite de David Suzuki ainsi qu'une bourse de 2000 $, gracieuseté du Mouvement Desjardins. Pour ce faire, les citoyens devaient soumettre un projet écologique faisant preuve d'impacts positifs et concrets au sein de leur communauté.

Au terme d'une grande réflexion du jury, et tenant en compte des votes du public, la Fondation David Suzuki et le Mouvement Desjardins sont fiers d'annoncer le grand gagnant du concours : La Coalition pour la préservation du mont Kaaikop.

La Coalition a pour mission de préserver pour les générations futures le mont Kaaikop contre la menace de coupes forestières. La protection du mont Kaaikop représente des avantages socio-économiques d'importance pour sa communauté qui prévoit l'implantation de projets récréotouristiques durables dans le respect des écosystèmes.

« Les activités de la Coalition montrent l'attachement des citoyens à leur environnement et l'importance de sa préservation pour l'épanouissement social et économique de la communauté, explique Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. La Coalition est un modèle d'engagement citoyen et de collaboration avec les Premières Nations qui démontre l'impact que peuvent avoir les citoyens lorsqu'ils se rassemblent pour protéger les gens et les lieux qui leur sont chers. C'est pour cette raison qu'elle a réussi à convaincre le jury comme le public et qu'elle fut choisie comme récipiendaire du grand prix », ajoute-t-il.

La Coalition recevra la visite de David Suzuki dans sa communauté de Sainte-Lucie-des-Laurentides le lundi 13 octobre prochain, dans le cadre de la Tournée bleu Terre, la dernière tournée pancanadienne de David Suzuki pour sensibiliser les citoyennes et les citoyens à leur droit de vivre dans un environnement sain.

Madame Pauline D'Amboise, Secrétaire générale et Vice-présidente Gouvernance et Responsabilité sociale du Mouvement Desjardins, souligne l'importance de soutenir les initiatives locales qui invitent les acteurs économiques, sociaux et environnementaux à ouvrir le dialogue et à travailler ensemble sur les enjeux de développement durable touchant leurs communautés. « J'ai été ravie de constater, à travers l'Opération Charme, que le Québec foisonne de projets écologiques et surtout de gens mobilisés pour leur donner vie à long terme. Il est essentiel d'appuyer leur engagement puisqu'ils contribuent ainsi à la qualité de vie et à la prospérité de leur milieu.»

« Nous sommes très honorés de remporter l'Opération charme David Suzuki, affirme Claude Alexandre Carpentier, porte-parole de la Coalition. Ce premier prix de la Fondation David Suzuki souligne nos efforts continus depuis plus de 14 mois pour assurer la pérennité d'un couvert forestier d'exception, composé du mont Kaaikop, des terres environnantes et du corridor faunique allant au territoire mohawk de chasse et de pêche traditionnel de Tioweroton. La visite de M. Suzuki contribuera à appuyer les démarches d'un regroupement engagé, qui ne demande que le droit d'aller vers le développement durable, plutôt que de se faire imposer une exploitation commerciale à courte vue. »

L'« Opération charme David Suzuki » a connu un succès retentissant puisque plus de soixante (60) magnifiques projets ont été soumis et ce, provenant de toutes les régions du Québec. Parmi toutes ces belles initiatives, l'équipe de la Fondation David Suzuki a sélectionné huit candidatures qui se sont démarquées pour leur impact, leur originalité, leur aspect rassembleur et pour leur charme. Ces finalistes ont ensuite été soumis au vote du grand public, qui s'est manifesté avec enthousiasme avec près de 6000 votes!

Pour en savoir plus sur la Tournée bleu Terre, consultez le site Internet et la pétition en ligne pour revendiquer notre droit de vivre dans un environnement sain.

Pour en savoir plus sur le concours « Opération charme », consultez le site Internet.

Pour en savoir plus sur la Coalition pour la protection du mont Kaaikop, consultez le site Internet.

Pour en savoir plus sur le Mouvement Desjardins, consultez le site Internet

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Personne-ressource : Manon Dubois Croteau, directrice des communications pour le Québec
Fondation David Suzuki, 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org

PORT PÉTROLIER À CACOUNA — QUÉBEC A FAIT PREUVE DE COMPLAISANCE EN AUTORISANT LES FORAGES DE TRANSCANADA SANS OBTENIR D'AVIS SCIENTIFIQUE

Le 2 septembre 2014 | Affiché dans

La Cour supérieure du Québec a rejeté hier soir la demande d'injonction déposée par deux citoyens et des groupes environnementaux qui exigeaient la suspension des forages prévus par TransCanada dans les prochains jours à Cacouna dans l'habitat des bélugas. Malgré l'issue défavorable pour les requérants, ceux-ci s'estiment satisfaits que la procédure judiciaire ait permis de mettre en lumière le fait que le certificat d'autorisation délivré par Québec ne s'appuie sur aucun avis scientifique en bonne et due forme.

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Autorisation de de forages à Cacouna — Des organismes environnementaux demandent une injonction

Le 26 août 2014 | Affiché dans

Des organismes environnementaux soucieux d'assurer la protection des bélugas du Saint-Laurent et le respect des lois environnementales ont déposé aujourd'hui une demande d'injonction à la Cour supérieure du Québec pour mettre un frein aux travaux de forage prévus dans les prochains jours à Cacouna par l'entreprise TransCanada. France Dionne, citoyenne de Cacouna, ainsi que Pierre Béland, scientifique ayant initié la recherche sur les bélugas au Québec, sont aussi co-requérants de la demande.
Cette demande d'injonction survient suite à l'émission d'un certificat d'autorisation par le gouvernement du Québec le 21 août dernier pour ces travaux. Selon les demandeurs, cette autorisation ne repose sur aucun avis scientifique démontrant que les travaux n'auront pas d'impacts négatifs sur la santé des bélugas, espèces menacées d'extinction. La demande d'injonction sera entendue le vendredi 29 août prochain à 9h00 en salle 2.07 du palais de justice de Montréal.

Les organismes demandeurs sont le Centre québécois du droit de l'environnement (CQDE), la Fondation David Suzuki, Nature Québec, et la Société pour la Nature et les Parcs du Canada (SNAP). Bien que n'étant pas parties au litige, le Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada) et Greenpeace soutiennent cette démarche qui s'impose en raison des impacts nuisibles et importants qu'auront ces travaux sur cette espèce en déclin


http://www.cqde.org/autorisation-de-de-forages-a-cacouna-des-organismes-environnementaux-demandent-une-injonction/


Alexandre Desjardins
avocat



Centre québécois du droit de l'environnement

454 av. Laurier E. 

Montréal (Québec) H2J 1E7


T. 514.272.2666 #26

C. 438.878.9899
F. 514.447.9455
www.cqde.org



FEU VERT DE QUÉBEC AUX TRAVAUX DE TRANSCANADA DANS L'HABITAT DES BÉLUGAS — DES GROUPES ENVIRONNEMENTAUX ÉTONNÉS ET DÉÇUS

Le 21 août 2014 | Affiché dans

Plusieurs organismes environnementaux sont étonnés et déçus de la décision du gouvernement du Québec d'autoriser les sondages exploratoires pour l'implantation d'un port pétrolier à Cacouna.

Cette décision survient alors qu'une autorisation émise par Pêches et Océan Canada pour ces mêmes travaux, est actuellement contestée devant les tribunaux parce qu'elle ne repose sur aucun avis scientifique. C'est pourquoi le gouvernement québécois est invité à divulguer toutes les études et informations qui lui permettent d'assurer que les travaux n'auront aucun impact sur la santé des bélugas.

Les organismes environnementaux vont examiner attentivement les conditions de cette autorisation et évalueront s'il est opportun de faire appel aux tribunaux.

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Pour informations:

Michel Bélanger, CQDE : 514-927-6195
Marie-Claude Lemieux, WWF-Canada : 514-260-6233
Patrick Nadeau, SNAP Québec : 514-276-7627 poste 226
Karel Mayrand, Fondation David Suzuki : (514) 998-5458
Christian Simard, Nature Québec: 418-928-1150
Patrick Bonin, Greenpeace : (514) 594-1221

MASCOUCHE : PAS D'AÉROPORT EN ZONE AGRICOLE!

Le 19 août 2014 | Affiché dans

Un grand nombre d'organisations ayant à cœur le développement durable ainsi que la protection de la zone agricole et de sa vocation nourricière dénoncent aujourd'hui l'administration de Mascouche qui souhaite déménager son aéroport sur des terres agricoles voisines.

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Exportation de pétrole issu des sables bitumineux sur le Saint-Laurent

Le 4 août 2014 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki réclame une étude environnementale et une consultation publique

Montréal — La Fondation David Suzuki a appris aujourd'hui avec stupéfaction que Suncor a été autorisée à transporter du pétrole brut issu des sables bitumineux par voie maritime à partir de Sorel-Tracy. Cette nouvelle suscite de vives inquiétudes pour la Fondation puisqu'elle pourrait être le prélude à des exportations massives de pétrole lourd sur le fleuve Saint-Laurent, source d'eau potable pour 43% des Québécois. La Fondation David Suzuki déplore que cette décision ait été prise en catimini, sans évaluation environnementale ou consultation publique préalable.

Pour le directeur de la Fondation au Québec, M. Karel Mayrand, « Il est déplorable que le Ministère de l'Environnement ait autorisé l'exportation de pétrole lourd sur le fleuve sans que la population n'en soit informée et sans évaluation environnementale puisque ce projet comporte des risques pour l'environnement et la santé humaine. » « Suite à la tragédie de Lac-Mégantic, les Québécoises et les Québécois sont en droit d'être informés et consultés sur toute question touchant le transport de pétrole en sol québécois », a-t-il ajouté.

La Fondation David Suzuki s'inquiète que ce premier chargement de pétrole des sables bitumineux soit le prélude à une augmentation du trafic pétrolier sur le fleuve Saint-Laurent aux fins d'exportation. « Nous sommes inquiets des risques que pourraient représenter un transport accru de pétrole lourd sur l'écosystème du Saint-Laurent et l'approvisionnement en eau potable de plusieurs municipalités » d'expliquer Jean-Patrick Toussaint, Chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « Il est inconcevable que le fleuve Saint-Laurent devienne une voie d'exportation du pétrole albertain sans aucune évaluation environnementale », a-t-il conclu.

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Sources pour les médias:

Karel Mayrand
Directeur pour le Québec, Fondation David Suzuki
514-998-5458

Jean-Patrick Toussaint, Ph.D.
Chef des projets scientifiques, Fondation David Suzuki
438.884.4720