Montréal — La Fondation David Suzuki déplore que le gouvernement du Québec envisage l'imposition du bâillon pour forcer l'adoption du projet de loi 106. La Fondation réitère sa demande de scinder le projet de loi en deux pour permettre l'adoption rapide du volet « transition énergétique » du projet de loi et la poursuite de l'étude du projet de loi sur les hydrocarbures qui comporte toujours des lacunes graves et qui fait face à une opposition quasi unanime.

« L'imposition du bâillon par le gouvernement ferait perdre toute légitimité au projet de loi sur les hydrocarbures. Le gouvernement doit se raviser et permettre la poursuite des débats sur ce projet de loi controversé. On ne rencontre pas l'acceptabilité sociale en suspendant les règles démocratiques », a déclaré Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

Rappelons que selon un récent sondage, 66% de la population s'oppose à l'exploitation d'hydrocarbures au Québec; un pourcentage similaire est contre la fracturation hydraulique et 88% contre l'expropriation. L'Union des producteurs agricoles du Québec, les municipalités et les groupes citoyens sont contre ce projet de loi.

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Diego Creimer
Spécialiste, communications et affaires publiques
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7 décembre 2016