Photo: COMMUNIQUÉ -- Des milliers de citoyens pressent le gouvernement fédéral d'agir et de protéger les papillons monarques

Une pétition de la Fondation David Suzuki demande aux instances fédérales de financer la recherche et la conservation

Montréal — Dans le cadre de sa campagne l'Effet papillon, la Fondation David Suzuki a lancé une pétition cette semaine pour exhorter le gouvernement fédéral à agir pour aider les papillons monarques. Depuis 20 ans, environ 90 pour cent des monarques qui migrent du Mexique au Canada ont disparu. On a assisté pendant quelques années à un léger redressement des populations, mais celles-ci ont de nouveau chuté, de 27 pour cent l'an dernier seulement.

C'est avec l'appui de plus de 5 000 citoyennes et citoyens qui ont envoyé des lettres à leur député et à la ministre fédérale de l'Environnement que la Fondation appelle à un financement immédiat de travaux de recherche et de mesures de conservation des monarques au Canada. En 2015, des organismes gouvernementaux des États-Unis ont accordé plus de 20 millions de dollars en ce sens, et ont fixé une cible de restauration d'habitats du monarque sur une superficie couvrant 200 000 hectares.

« Face à la crise sans précédent qui touche les papillons monarques, les États-Unis ont investi des millions de dollars et se sont fixés des objectifs ambitieux, déclare Louise Hénault-Ethier, chef des projets scientifiques pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Au Canada, en revanche, l'essentiel de l'action conséquente menée pour aider les monarques provient de citoyennes et citoyens et de groupes qui ont planté de l'asclépiade et des fleurs indigènes pour attirer et nourrir les papillons, et ont dénombré les populations de monarques et d'asclépiades par l'entremise de projets de science citoyenne. Il est grand temps que le gouvernement fédéral fasse sa part. ».

En décembre 2016, des experts du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) recommandaient que les monarques soient inscrits sur la liste des espèces en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada. Or, en dépit de cette recommandation, le gouvernement fédéral n'a toujours pas bougé pour assurer juridiquement la protection des monarques.

Mme Catherine McKenna, ministre fédérale de l'Environnement et du Changement climatique, s'est prise de passion pour le monarque et pour sa protection lors d'une visite effectuée l'an dernier des sites d'hivernage dans les forêts du Mexique. Mme McKenna avait à la suite de ce voyage écrit un article enthousiaste appelant les Canadiennes et Canadiens à agir avant que le monarque ne suive les traces de grands disparus comme la tourte voyageuse et le bison.

« On pourrait rapidement créer des programmes de financement de recherches et de mesures de protection ici au Canada, en nous inspirant de ce qui s'est fait aux États-Unis, affirme Mme Hénault-Ethier. L'on pourrait également fixer des cibles de plantation d'asclépiades et autres fleurs aimées du monarque dans des milliers de jardins résidentiels, parcs publics, bords de routes, corridors d'infrastructures et lieux naturels. Finalement, l'on devrait aussi réduire l'usage des pesticides sur ces mêmes milieux. »

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Pour un complément d'information, veuillez vous rendre au http://action2.davidsuzuki.org/fr/petitionmonarques ou communiquer avec Manon Dubois, Fondation David Suzuki, 514.679.0821, mdubois@davidsuzuki.org

16 mai 2017