Maxim Martin : rencontre avec le plus vert des humoristes québécois? | Mode de vie & compagnie | Fondation David Suzuki
Photo: Maxim Martin : rencontre avec le plus vert des humoristes québécois?

Crédit photo : David Nathan

Propos recueillis par David Nathan

L'humoriste Maxim Martin n'est pas le dernier pour amuser la galerie. Mais derrière le clown à la voix éraillée et grave, se cache un citoyen très concerné par les problèmes liés à l'environnement, à tel point que son site personnel comporte une section dédiée à ce sujet de société. Rencontre avec le plus vert des humoristes québécois?

Fondation : On t'entend parler de plus en plus de l'environnement et de la santé dans tes réseaux sociaux et par l'entremise de tes différents projets. Que signifie l'art de vivre écoresponsable pour toi et quelle en est son importance dans la vie de tous les jours?

Maxim Martin : J'ai développé une conscience verte assez jeune et l'émission «Vert tendre», que j'ai présentée à Canal Vox, m'a permis de prendre conscience de plusieurs enjeux écoresponsables et de m'y sensibiliser. Être écolo pour moi ça se traduit par plusieurs gestes que je pose au quotidien, je fais attention à mes emballages, à ce que j'achète comme produit, je fais du recyclage, je composte l'été, je me suis fait construire une maison la plus verte possible et je ralentis ma vitesse quand je conduis.

Inscrivez-vous à notre bulletin

Fondation : À ce propos tu as un 4×4, est-ce que ça ne contredit pas tes convictions?

Maxim Martin : Non, car j'habite à la campagne et pour moi ce type de véhicule est nécessaire. Être écolo ça ne veut pas dire non plus s'empêcher de vivre, mais de faire de meilleurs choix, autant qu'on peut. J'assume parfaitement le fait d'avoir cette voiture.

Fondation : Le numéro d'été du webzine Mode de vie et compagnie se penche sur la question de l'interdépendance entre la santé du fleuve et notre santé et des trucs que nous pouvons tous faire afin d'en améliorer sa qualité d'eau. D'après toi, quelle place occupe le fleuve dans la vie des Québécoises et Québécois et quelle en est l'importance de le protéger?

Maxim Martin : Ce fleuve me fascine littéralement, tant par son immensité que par son calme. À chaque fois que je le vois, j'ai envie de pousser un «wow» d'admiration. Je pense que les gens ne le regardent pas assez mais surtout ne sont pas assez conscients de sa fragilité. Il faut le surveiller de près, mais surtout ce qui se passe autour. Le fleuve a le «défaut» d'être trop bleu à certains endroits ce qui fait penser qu'il est en bonne santé mais ce n'est pas vraiment le cas.

Fondation : Quels sont tes conseils pour adopter un mode de vie sain et écologique, en particulier pour ceux qui s'y intéressent, mais ne savent pas trop par où commencer?

Maxim Martin : Je leur conseille de commencer, tout simplement. Les changements vont se faire graduellement, il faut être réaliste et bien comprendre qu'on ne va pas changer ses habitudes de vie complètement du jour au lendemain. C'est un peu comme en course: on ne commence pas par courir un marathon, mais un kilomètre, puis 5, 10, un demi-marathon et enfin les 42 km. Ce qui compte en bout de ligne c'est que les changements aient bien lieu.

Fondation : Tu animeras le 14 juin prochain le Grand BBQ du fleuve, sur le thème des pêcheries durables, pour aider à la Fondation David Suzuki de sensibiliser les citoyens à l'importance de manger des poissons et fruits de mer issus de pêcheries durables. Quel serait ton repas de rêve concocté de fruits de mer ou de poisson durable et avec qui voudrais-tu le partager?

Maxim Martin : Je suis en grand amateur de sushis, sauf ceux à base de thon rouge bien sûr... mais pour ce repas je dirais que manger le homard d'un jeune pêcheur des îles de la Madeleine, ça serait génial. Et j'aimerais le manger avec...?

Fondation : Finalement, partage-nous ton plus récent coup de cœur écolo (restaurant, recette, produit, etc.)!

Maxim Martin : C'est la nourriture biologique. Je trouve qu'il y a de plus en plus de bons produits bio du côté de chez moi, vers Charlevoix. Mais je trouve en revanche très dommage qu'il n'y ait pas plus de choix dans certaines grandes enseignes de supermarchés. Quand je fais mon épicerie, j'ai un ordre de priorité pour mes achats de fruits et légumes: des produits bio, si je ne trouve pas, je prends des produits du Québec, et s'il n'y a rien du Québec je prends des produits OGM-isés en espérant que ça ne soit pas trop dangereux...

26 juin 2013

Ajoutez un commentaire

La Fondation David Suzuki n'endosse pas nécessairement les commentaires affichés par le public sur son site Web. La Fondation se réserve le droit de refuser la publication de commentaires qui pourraient être perçus comme offensant ou qui vont à l'encontre des principes directeurs qui régissent les organismes de bienfaisance. Veuillez noter que tous les commentaires sont relus avant d'être publiés.

En savoir plus