Entrevue avec Caroline Dhavernas : l'écoresponsabilité en passant par la créativité! | Mode de vie & compagnie | Fondation David Suzuki
Photo: Entrevue avec Caroline Dhavernas : l'écoresponsabilité en passant par la créativité!

(Crédit : Pierre-Luc Dufour)

Propos recueillis par David Nathan.

Caroline Dhavernas est une des actrices québécoises les plus connues aux États-Unis. Elle a notamment incarné Jaye dans la série Wonderfalls et joue actuellement dans la série Hannibal. Même si Caroline a un train de vie très occupé, la jeune femme n'en reste pas moins très concernée par l'environnement et l'écoresponsabilité. Mode de vie & compagnie a eu la chance de rencontrer l'actrice entre deux tournages.

Fondation : Que signifie l'art de vivre écoresponsable pour toi et quelle en est son importance dans ta vie de tous les jours?

Caroline Dhavernas: J'ai un rapport assez fort avec l'écoresponsabilité. Je fais partie d'une génération qui a été éveillée très tôt, dès l'école nos enseignants nous apprenaient à bien utiliser les bacs à recyclage par exemple. Très vite j'ai eu l'impression de faire une différence et ressenti un sentiment de fierté qui m'a donné envie de continuer. J'ai donc intégré ces gestes dans ma vie de tous les jours très facilement. Je suis à vélo six mois par an et le reste du temps j'utilise les transports en commun. Être écoresponsable c'est aussi être créatif. Par exemple, je récupère le tissu qui entoure les vêtements neufs et j'en fais du papier cadeau.

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Fondation : Partage-nous une expérience où tu as tenté de changer une habitude de vie (avec ou sans succès!) et des leçons que tu en as tirées.

Caroline Dhavernas : Cela fait plusieurs années que j'ai choisi de faire du compost. J'ai la chance d'avoir un jardin et ce n'est pas si compliqué à faire que ça, ça nécessite juste un peu d'organisation, une habitude à prendre. Mais une fois qu'on l'a prise, c'est pour la vie.

Fondation : Quels sont tes 3 tops-conseils pour adopter un mode de vie sain et écologique, en particulier pour celles et ceux qui s'y intéressent, mais ne savent pas trop par où commencer?

Caroline Dhavernas : — faire de nos transports un exercice physique, choisir de marcher ou de prendre son vélo plutôt que de prendre sa voiture, si c'est possible.
— Faire son compost.
— Se renseigner sur les produits que l'on achète, s'informer sur ce qu'on mange, savoir d'où ça provient, ça aide à faire de bon choix de consommation, car n'oublions pas que consommer c'est voter.

Fondation : La Fondation David Suzuki œuvre en ce moment à protéger les milieux naturels dans la région du Grand Montréal... quelle est l'importance pour toi d'être dehors en nature?

Caroline Dhavernas: C'est essentiel pour moi d'aller de temps en temps dans la nature. Depuis toute petite, je passe mes étés dans les Laurentides chez mes parents, près d'un lac. Nous vivons dans un monde où nous sommes connectés tout le temps, branchés en permanence sur nos écrans d'ordinateur, sur nos téléphones, je trouve que la contemplation n'a plus de place, on perd le rythme de la nature qui est le vrai rythme.

Fondation : Tu voyages régulièrement en raison de ton occupation (celle de comédienne en demande!)... as-tu des trucs à proposer pour réduire notre impact sur la planète lors de voyages?

Caroline Dhavernas : Non, je n'ai jamais payé pour compenser l'empreinte carbone de mes voyages. Je pense que c'est aux compagnies aériennes de le faire. Il y a d'ailleurs un gros travail à faire dans ce sens-là.

Fondation : Finalement, partage-nous ton plus récent coup de cœur écolo (restaurant, recette, produit, etc.)

Caroline Dhavernas : Je trouve que la multiplication des fermes biologiques sur les toits est une idée absolument géniale. Le café Santropol par exemple fait pousser ses propres fruits et légumes qu'il vend ensuite, c'est parfait, ça encourage la consommation locale et évite de générer du transport. C'est très écoresponsable!

7 octobre 2013

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