Les Cowboys Fringants: tous pour les arbres | Mode de vie & compagnie | Fondation David Suzuki
Photo: Les Cowboys Fringants: tous pour les arbres

(Crédit: Jocelyn Michel)

Le 10 mai prochain, le Centre Bell de Montréal accueillera un événement unique, Un arbre pour tous, un spectacle caritatif regroupant Louis-José Houde, Patrick Groulx, les Trois Accords et les Cowboys Fringants. La vente des billets servira à planter des arbres dans la région du grand Montréal. À quelques jours du spectacle, nous avons rencontré Jérôme Dupras des Cowboys Fringants.

À quel moment et comment s'est développée votre conscience écologiste?
Je dirais vers la fin des années 90. La prise de conscience ne s'est pas faite du jour au lendemain, mais au fur et à mesure, au fil de mes lectures et des choses inspirantes que j'ai été amené à découvrir, comme le visionnement de l'Erreur boréale, le documentaire de Richard Desjardins sur la déforestation. Ça nous a d'ailleurs inspiré « Le gars d'la compagnie », notre première chanson à caractère social et environnemental.

Quelle est la part d'implication environnementale vs la musique?

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Je pense que notre originalité c'est de faire des liens entre la musique et l'environnement. Toutes nos activités sont interdépendantes, ce n'est pas la musique d'un côté et l'environnement de l'autre. Les gens viennent s'amuser en concert, en écoutant nos chansons et chaque fois, il y a 5 % des revenus qui sont générés qui sont investis dans notre fondation . On transforme ça en projets concrets et en allant voir un spectacle, les gens savent que ça se traduira par la plantation d'arbres. On prend les outils à notre disposition pour impacter nos milieux.

Croyez-vous que vos fans sont impliqués dans la cause environnementale?
Le spectre est très large. Il y a des fans qui aiment les Cowboys justement parce qu'on a ce discours-là et d'autres qui viennent avant tout pour notre musique. On a des fans allemands qui ne comprennent pas forcément les paroles, mais qui vont aimer le côté dynamique de la musique, l'énergie. Je crois qu'il ne faut pas devenir moralisateur, on préfère prêcher par l'exemple, sans faire de prosélytisme. Le message est là, mais on ne force personne à y adhérer. On préfère mettre en avant les aspects plus positifs, le merveilleux et on essaye aussi d'agir concrètement. Par exemple, on a mesuré l'impact du transport sur une tournée, on voulait savoir ce que ça représentait. On s'est rendu compte que nous avions parcouru 150 000 km et notre public 27 millions de km! On a compensé pour nos émissions, mais aussi pour les leurs.

Vous êtes papa depuis quelque temps, est-ce que ça a changé votre rapport aux choses?
Depuis cinq semaines plus rien n'est pareil. C'est une grosse dose de bonheur qui arrive et oui ça remet beaucoup de choses en perspective. Je suis arrivé à un âge où je veux léguer aux enfants un monde sain dans lequel ils vont pouvoir s'épanouir, comme on a eu la chance de le faire.

Ça prend quoi pour que les choses changent?
Ça va passer beaucoup par l'éducation, sur la prise de conscience que nos actes ont des conséquences très lourdes parfois. Il faut parler, faire passer l'info. C'est en conscientisant les gens que l'on fera des citoyens qui finiront par voter pour les bonnes personnes. En changeant la conscience des électeurs, on va changer leur façon de voter. Je suis assez confiant.

Le choix de Louis-José Houde pour participer au concert Un arbre pour tous était-il évident?
Toute notre carrière, nous l'avons basée sur l'authenticité et les histoires d'amitié. On s'est vu à Paris avec Louis-José, on a pris un verre et un an et demi plus tard il nous a recontactées et de fil en aiguille c'est devenu très concret. Quand les individus s'entendent, les projets se concrétisent.

Propos recueillis par David Nathan

Lisez l'entrevue de Louis-José Houde

24 avril 2014

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