Louis-José Houde: de plus en plus écolo | Mode de vie & compagnie | Fondation David Suzuki
Photo: Louis-José Houde: de plus en plus écolo

Plus le temps passe, plus Louis-José Houde devient «vert» et prend conscience de l'importance de poser des gestes concrets pour la planète. Le célèbre humoriste participera d'ailleurs le 10 mai prochain au Centre Bell à Un arbre pour tous , un spectacle caritatif en compagnie de Patrick Groulx, des Trois Accords et des Cowboys Fringants. La vente des billets servira à planter des arbres dans la région du grand Montréal. À quelques jours du spectacle, nous avons rencontré Louis-José Houde.

Quand votre conscience verte s'est-elle réveillée?
Le documentaire de Richard Desjardins sur la déforestation, l'Erreur boréale a été marquant pour moi. Mais je dirais qu'à titre de simple citoyen, j'ai pris conscience de l'importance de la Nature en y passant du temps. J'habite dans une petite maison sur le bord d'une rivière dans les Laurentides et je suis toujours en contact direct avec la nature, avec la forêt. Je me pose là, il ne se passe absolument, rien, je profite et j'aime le silence qu'il y a là-bas. C'est une forme de paix et je me dis souvent quand je suis là-bas que j'aimerais que les générations suivantes en profitent comme moi j'en profite.

Êtes-vous préoccupé du monde qu'on va laisser aux futures générations?

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Oui, ça me préoccupe. C'est épouvantable de penser que tout ce qu'on voit, toute la beauté de la nature peut disparaitre d'ici quelques générations. Je ne suis pas un spécialiste de l'environnement, mais j'ai conscience de l'urgence. On le voit bien, les gens en ville vont au parc dès qu'ils en ont l'occasion, c'est donc très important de développer cette Ceinture verte à Montréal et en périphérie. J'ai observé la même chose à Paris, place de Vosges par exemple où les gens étaient paquetés sur l'herbe, il faut dire il y a comme un arbre pour 8 000 habitants à Paris (donnée approximative).

Comment vous retrouvez-vous dans l'aventure de ce spectacle?
Je suis allé voir un spectacle des Cowboys Fringants à l'Olympia de Paris et après le show nous avons beaucoup discuté, jusqu'à très tard dans la nuit. Avec Karl et Jean-François notamment. Je cherchais le moyen de me rendre utile et l'idée de ce show-là est née cette nuit-là. Je m'y suis greffé très naturellement. C'était une première contribution concrète pour moi. Ce groupe a une belle philosophie et je trouve génial le principe des Cowboys Fringants qui consiste à verser un dollar à leur fondation par billet vendu. Je n'ai pas de système comme ça pour mes spectacles, mais je pense que je vais le mettre en place pour la prochaine tournée.

Quels gestes concrets posez-vous?
Je recycle et je composte pas mal. Parfois quand je suis parti longtemps de chez moi, je peux vous dire qu'il s'en passe des affaires dans le garage en mon absence! J'essaye aussi de donner l'exemple. L'autre jour j'ai vu des snowboarders laisser deux canettes de bière à côté de leur voiture, et bien je les ai mises sous leurs essuie-glaces. Bon, quand ils m'ont vu faire de loin, je dois admettre que je suis vite retourné dans ma voiture, mais quand même, c'était important pour moi d'essayer de leur montrer l'exemple, d'autant qu'ils étaient jeunes, à peine 20 ans. En plus ce sont des gens qui profitent de la nature quand ils font du snowboard, c'est ironique.

Êtes-vous confiant en l'avenir?
Je suis... semi-optimiste. On n'est pas à l'abri d'une catastrophe donc oui il y a matière à s'inquiéter. Ce qui me fait un peu peur c'est de me rendre compte que le niveau de conscience des gens est très variable, comme ces jeunes snowboarders pour qui le problème n'a pas l'air d'exister.

Propos recueillis par David Nathan

Lisez l'entrevue de Jérôme Dupras, bassiste du groupe les Cowboys Fringants.

24 avril 2014

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