Écolo au bout des doigts | Mode de vie & compagnie | Fondation David Suzuki
Photo: Écolo au bout des doigts

(Crédit : Noel Giger via Flickr)

Par Patricia Lachance

Le vernis, c'est l'accessoire du moment. À tel point que, sur les tapis rouges, la manucure des stars suscite souvent autant d'intérêt que leurs bijoux. Pour briller dans nos partys du temps des Fêtes, on mise nous aussi sur de jolis ongles (avec une touche écolo, bien entendu). Leçon de manucure en quelques étapes.

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Préparer la surface

D'abord, on enlève toute trace de vieux vernis à l'aide d'un dissolvant. Si l'odeur forte de ce type de produit peut parfois être rebutante, rien n'indique qu'il soit toxique chez l'humain — du moins s'il contient de l'acétate d'éthyle comme principal actif. Comme cette substance peut néanmoins irriter l'épiderme, on peut se tourner vers des formules à base de soja, plus douces pour la peau et moins nocif pour l'environnement.

Une fois les ongles nus, on leur redonne une jolie forme légèrement arrondie ou en amande (hyper tendance). On suggère de limer les ongles toujours sur le même sens afin d'éviter qu'ils ne se dédoublent.

L'heure du bain

On fait ensuite tremper nos mains pendant 10 minutes dans un grand bol d'eau chaude à laquelle on ajoute quelques gouttes de savon liquide (de type Marseille et sans ingrédients toxiques) et le jus d'un citron bio (qui blanchira nos ongles). On frotte la surface et le dessous de chaque ongle avec une petite brosse. Puis, à l'aide d'un petit bâtonnet de buis (disponible dans la plupart des pharmacies), on repousse un à un nos cuticules.

On les nourrit

Pour protéger nos ongles, on masse une petite quantité d'huile d'olive sur leur surface et leur cuticule. Pour prévenir les mycoses (ces champignons qui s'attaquent parfois aux ongles), on peut également ajouter quelques gouttes d'huile d'arbre à thé aux propriétés antifongiques. Puis, on enlève l'excédant d'huiles avec un linge sec pour favoriser l'adhérence de la laque.

À la laque!

Dans nos petits flacons colorés se trouve souvent un cocktail d'ingrédients toxiques. Parmi ces derniers, le phtalate de dibutyle (DBP), un plastifiant qui peut provoquer chez l'humain des mutations génétiques. Santé Canada interdit d'ailleurs cette substance dans la fabrication de jouets pour enfant, mais pas encore dans les cosmétiques.

On trouve aussi parfois dans nos vernis du toluène, un solvant dommageable pour le système nerveux et les fonctions de reproduction. Certaines résines contenues dans les laques peuvent également dégager du formaldéhyde, un gaz irritant réputé cancérigène. Heureusement, certaines marques ont choisi de rayer ces ingrédients chimiques de leur formule. Je vous en propose d'ailleurs quelques-unes, sur ellequebec.com.

Mais attention, il n'y a pas que ces 3 ingrédients qui peuvent être toxiques. Certains vernis peuvent aussi contenir des métaux lourds et d'autres substances nocives. Mieux vaut analyser à la loupe l'étiquette de chaque produit avant d'en faire l'achat. Avec la bonne formule entre les doigts, on peut se livrer sans crainte à notre créativité! Couleurs, textures, motifs... on vous livre d'ailleurs toutes les dernières tendances en la matière ici.

Quoi faire avec nos vieux flacons?
Tout comme vos gallons de peinture, la majorité des écocentres récupèrent les vieux flacons de vernis afin que ces résidus domestiques dangereux ne se retrouvent dans l'eau et le sol. Informez-vous auprès de votre municipalité.

13 décembre 2013

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