Chroniques d'un bec sucré | Mode de vie & compagnie | Fondation David Suzuki
Photo: Chroniques d'un bec sucré

Par Mathieu Paradis et Audrée Favreau-Pinet

On ne s'en cache pas : on adooooore le temps des sucres! Pour nous, il s'agit d'un moment festif dont on ne se passerait plus : on réunit quelques amis, on choisit un après-midi ensoleillé et on part en gang profiter des merveilles de la nature de chez nous!

Nous avons eu l'idée de vous concocter une liste de quelques petites idées presto pour « écoresponsabiliser » votre printemps sucré :

  • Visitez une cabane à sucre de votre région! Comme ça, vous ne dépenserez pas d'argent (ni d'essence) supplémentaire à voyager sur une longue distance. Si l'activité est loin, assurez-vous de faire du covoiturage et de « paqueter » la voiture avec un maximum de personnes; de toute façon, le voyage n'en sera que plus chaleureux! (Eh oui, c'est sûr qu'on pourrait vous dire de choisir les transports en commun plutôt que l'automobile, mais, selon notre expérience, les autobus interurbains ne se rendent pas souvent au bout du troisième rang de Saint-Clin-Clin.)
  • Préférez les cabanes à sucre familiales aux grosses entreprises qui produisent « à la chaîne ». Les petites places sont bonnes pour l'économie locale et, soyons honnêtes, leur nourriture est nettement plus savoureuse! En plus, dans ce genre d'endroit, vous avez souvent la possibilité de discuter de vive voix avec les artisans du sucre et de parfaire vos connaissances sur la culture acéricole. La tire sur la neige, c'est bon. Savoir de quelle façon elle est faite, c'est encore meilleur!
  • Informez-vous si la cabane sert la nourriture dans des plats réutilisables. Il y a quelques années, nous nous étions retrouvés dans une cabane à sucre où tout, mais absolument TOUT, était servi dans des contenants de styromousse... du verre d'eau au pet-de-sœur! Disons que le sentiment de culpabilité généré après une telle bouffe n'est pas très bon pour la digestion.

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On pourrait bien sûr vous inciter à vous renseigner sur la nature de la nourriture donnée aux chevaux qui tirent la calèche, ou si le surplus de nourriture est conservé dans des contenants sans bisphénol A, ou si l'entreprise encourage la conciliation travail-famille. OK, c'est peut-être exagéré!

Quoi faire en ville?

La SODER (Société de développement environnemental de Rosemont) organise chaque année une érablière urbaine en plein parc Molson. Les familles et les groupes scolaires sont invités à la visiter. Discussions sur l'acériculture, dégustations de produits de l'érable et chansons traditionnelles sont au programme. De plus, l'activité est une excellente occasion de sensibiliser jeunes et moins jeunes à l'importance de conserver les arbres — et, plus particulièrement, les érables — au cœur de la ville.

Une idée intéressante qui peut facilement se transposer dans toutes les régions du Québec. À retenir pour l'an prochain.

Pour en profiter toute l'année

Difficile de passer sous silence une découverte faite au fil de nos recherches. La famille Dubois, dans Chaudière-Appalaches, est propriétaire des produits Biodélices; il s'agit de produits de l'érable certifiés biologiques offerts dans environ 150 points de vente au Québec.

La production biologique de sirop d'érable doit évidemment respecter des critères. Entre autres normes, au moins 15 % du bois destiné à la production doit être composé d'autres types d'arbres; la fertilisation doit être faite avec des produits tels la cendre, la chaux agricole ou les engrais naturels; les entailles doivent respecter des critères de profondeur, de diamètre et de nombre.

Pour en savoir plus sur cette entreprise familiale biologique bien de chez nous, visionnez le reportage de La Semaine verte.

Quels sont vos plaisirs écosucrés?

Nous sommes pas mal certains que cet article n'a pas pu couvrir tout ce qui se fait en acériculture responsable. À vous de nous faire découvrir vos trésors inspirés... et inspirants!

27 février 2013

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