Photo: La Fondation David Suzuki à la défense du Saint-Laurent!

Par Jean-Patrick Toussaint

Alors que les yeux du monde entier seront tournés vers Paris en novembre et décembre prochains pour la 21e conférence des parties (COP21) où l'on souhaite voir se sceller un nouvel accord international sur le climat, les projets de transport de pétrole continuent de se multiplier au Québec et au Canada, et ce, depuis quelques années. Le projet Énergie-Est de la compagnie TransCanada en est un exemple et constitue l'un des plus imposants projets de transport de pétrole jamais envisagés en Amérique du Nord. Or ce projet, qui prévoit une capacité de transport de 1,1 million de barils de pétrole brut par jour (bpj), pourrait avoir un impact désastreux sur les plans environnemental et social.

Comme un tronçon de l'oléoduc doit traverser le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), la Fondation David Suzuki (FDS) a présenté à la CMM un mémoire traitant des risques et impacts environnementaux associés au projet Énergie-Est, et lui a présenté des recommandations.

Pour la FDS, non seulement le projet met à risque les cours d'eau de la métropole qui abreuvent en eau potable une grande partie de la population, mais il offre peu, s'il en est, de retombées économiques pour la région et le Québec en général. Ainsi, les efforts entrepris par le Québec et les municipalités pour améliorer la qualité de leur environnement pourraient être annihilés si les risques potentiels et inhérents associés à un tel projet de transport d'hydrocarbures devaient se concrétiser.

Forte de sa récente victoire dans le dossier de la protection des bélugas face au projet de TransCanada d'implanter un terminal pétrolier en plein cœur de l'habitat essentiel de cette espèce emblématique du Saint-Laurent, la FDS a soutenu que ce projet ne devrait pas être approuvé par la CMM tant que TransCanada ne pourra démontrer concrètement comment les impacts environnementaux et sociaux du projet pourront être atténués dans l'éventualité d'un incident.